Lese-Ansicht

Volkswagen peut-il encore décider librement de son avenir industriel ?

Volkswagen prépare un virage brutal avec des fermetures d’usines en Allemagne et une réduction d’effectifs qui pourrait approcher 100 000 postes. Une restructuration massive qui relance une question centrale sur son mode de gouvernance et sa capacité à prendre des décisions rapides dans un secteur automobile sous pression. 

Le groupe fait face à une double tension. D’un côté, la transition vers les véhicules électriques impose des investissements lourds. De l’autre, la concurrence mondiale, notamment asiatique et américaine, fragilise ses marges et accélère les plans de réduction des coûts.

Derrière cette stratégie, Volkswagen reste un cas à part en Europe. Son capital est partagé entre la holding familiale Porsche SE, le Land de Basse-Saxe et le Qatar. Porsche SE détient une part minoritaire du capital mais contrôle une majorité des droits de vote, ce qui lui donne un pouvoir déterminant sur les décisions stratégiques.

Le système est encadré par une loi spécifique, le “Volkswagen Law”, qui renforce encore les blocages possibles. Certaines décisions nécessitent des majorités renforcées et les représentants des salariés disposent d’un pouvoir important au sein du conseil de surveillance, ce qui peut freiner des fermetures d’usines ou des restructurations rapides. Dans ce contexte, Volkswagen se retrouve en difficulté. Les annonces de coupes d’emplois et de restructuration montrent surtout un point clé. Même un géant industriel historique peut être limité dans ses décisions par son propre système de gouvernance.

L’article Volkswagen peut-il encore décider librement de son avenir industriel ? est apparu en premier sur Managers.

  •  

Quand Essoukna versera-t-elle son dividende ?

La société immobilière Essoukna distribuera un dividende de 0,100 dinar par action au titre de l’exercice 2025, conformément à la décision prise par son Assemblée générale ordinaire tenue le 23 juin 2026.

Le montant total des dividendes à distribuer s’élève à 505.050 dinars. Ce paiement sera effectué à partir des réserves extraordinaires arrêtées au 31 décembre 2013. La date de détachement du dividende est fixée au 14 août 2026, tandis que la mise en paiement interviendra à partir du 18 août 2026. Cette décision a été annoncée par la société dans un avis publié sur le marché financier à l’attention de ses actionnaires.

L’article Quand Essoukna versera-t-elle son dividende ? est apparu en premier sur Managers.

  •  

Les scientifiques sont catégoriques : cette vague de chaleur en Europe aurait été presque impossible sans le changement climatique

La vague de chaleur exceptionnelle qui frappe actuellement l’Europe occidentale n’aurait été « pratiquement impossible » sans le changement climatique provoqué par les activités humaines. C’est la principale conclusion d’une analyse publiée vendredi 26 juin par le groupe de recherche World Weather Attribution (WWA), spécialisé dans l’étude de l’influence du réchauffement climatique sur les événements météorologiques extrêmes.

Selon les chercheurs, les températures nocturnes extrêmement élevées observées cette semaine sont désormais 100 fois plus probables qu’elles ne l’étaient il y a seulement une vingtaine d’années. Le WWA estime également qu’il s’agit de la vague de chaleur la plus intense jamais enregistrée sur la région étudiée.

L’analyse montre que le réchauffement climatique a considérablement renforcé les épisodes de chaleur en Europe. À titre de comparaison, une vague de chaleur similaire à celle de juin 1976 aurait été environ 3,5 °C plus fraîche que celle observée aujourd’hui.

Les chercheurs ont également analysé plus de 800 villes européennes. Près de 45 % d’entre elles ont enregistré, ou devraient enregistrer, leur niveau de stress thermique le plus élevé jamais observé pour une fin juin. Le stress thermique correspond à une situation où le corps ne parvient plus à se refroidir efficacement par la transpiration, ce qui augmente fortement les risques pour la santé. Cette vague de chaleur a déjà entraîné des décès, perturbé les réseaux électriques, provoqué la fermeture d’écoles et de sites culturels dans plusieurs pays. Au Royaume-Uni, un record de température pour un mois de juin a été battu jeudi.

Les scientifiques rappellent que les émissions de gaz à effet de serre issues principalement de la combustion du charbon, du pétrole et du gaz ont déjà fait grimper la température moyenne mondiale d’environ 1,4 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Ils préviennent que, sans réduction rapide des émissions, les records de chaleur devraient être dépassés de plus en plus fréquemment. L’Europe reste aujourd’hui le continent qui se réchauffe le plus rapidement au monde.

L’article Les scientifiques sont catégoriques : cette vague de chaleur en Europe aurait été presque impossible sans le changement climatique est apparu en premier sur Managers.

  •  

Scatec investit jusqu’à 5 milliards de dollars en Égypte dans les énergies renouvelables

L’Égypte accélère sa transition énergétique et vise à porter la part des énergies renouvelables à 42% de son mix électrique d’ici 2030, puis à 60% en 2040, selon les objectifs annoncés par les autorités du pays et relayés par des sources officielles.

Dans ce cadre, le groupe norvégien Scatec prévoit d’investir jusqu’à 5 milliards de dollars en Égypte au cours des deux prochaines années. Cette annonce a été faite à l’issue d’une rencontre au Caire entre le Premier ministre égyptien Mostafa Madbouly et une délégation du groupe dirigée par son directeur général Terje Pilskog, selon le Conseil des ministres égyptien et des médias spécialisés.

Ces investissements concernent plusieurs secteurs liés à l’économie verte, notamment les projets solaires et éoliens, le stockage d’énergie par batteries, le dessalement de l’eau alimenté par les énergies renouvelables, ainsi que le développement de data centers écologiques et d’infrastructures liées à la transition énergétique. Le groupe norvégien développe déjà plusieurs projets importants dans le pays. Le projet Obelisk combine environ 1,1 gigawatt de solaire et 200 MWh de stockage par batteries, avec une première phase déjà mise en service et une seconde en cours de finalisation. Scatec travaille aussi sur le projet Energy Valley, qui prévoit 1,75 GW de solaire et 4 GWh de stockage pour fournir une électricité stable en continu destinée au secteur industriel.

D’autres projets sont également en développement, comme un parc éolien de 900 MW à Shadwan et une centrale solaire destinée à alimenter Egyptalum afin de réduire l’empreinte carbone de ses exportations et de s’adapter aux exigences européennes sur le carbone. Ces investissements s’inscrivent dans une stratégie égyptienne plus large visant à renforcer la sécurité énergétique, attirer davantage d’investissements privés et réduire les émissions de carbone tout en soutenant la croissance industrielle du pays.

 

L’article Scatec investit jusqu’à 5 milliards de dollars en Égypte dans les énergies renouvelables est apparu en premier sur Managers.

  •  

Une ministre suédoise assiste à une réunion européenne avec son bébé…

Un bébé de trois mois a été installé au cœur d’une réunion des ministres européens du climat à Luxembourg, un geste rare qui a immédiatement fait réagir les observateurs institutionnels. L’initiative revient à la ministre suédoise du Climat, Romina Pourmokhtari, qui a choisi d’assister à la session avec son fils Adam, mettant en lumière une réalité encore peu normalisée dans les sphères de pouvoir : la conciliation entre maternité et fonctions de haut niveau.   Romina Pourmokhtari venait tout juste de reprendre ses fonctions après un congé parental. Son choix de venir accompagnée de son bébé, tandis que son conjoint est lui-même en congé parental.

La Suède, laboratoire social de la parentalité partagée

Dans Suède, le congé parental atteint environ 16 mois, avec une particularité clé : une partie est réservée à chaque parent et ne peut être transférée. Ces “mois du père” ont été conçus pour encourager un partage plus équitable des responsabilités familiales.

Ce modèle est régulièrement étudié par des organisations internationales comme l’OCDE, qui souligne que les politiques de congé parental bien pensées améliorent à la fois la participation des femmes au marché du travail et le développement de l’enfant. Selon l’OCDE, les pays qui encouragent le partage du congé parental affichent généralement des écarts de genre plus faibles en emploi et en revenus.

Au-delà de l’événement, la situation touche un débat mondial : comment permettre aux femmes de poursuivre leurs ambitions professionnelles sans renoncer à la maternité ? Les données du rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT) montrent que les femmes restent encore pénalisées par les interruptions de carrière liées à la maternité, en particulier dans les postes à haute responsabilité. Dans de nombreux pays, la pression implicite reste forte : choisir entre progression professionnelle et présence auprès des enfants. Pourtant, plusieurs études récentes montrent que les environnements de travail flexibles et les politiques de soutien à la parentalité augmentent la rétention des talents féminins et réduisent le risque de burnout parental..

La scène impliquant la ministre suédoise relance une question simple mais structurante : pourquoi la présence d’un bébé dans un cadre professionnel devrait-elle encore surprendre ? Dans les pays nordiques, cette idée est déjà moins taboue. La flexibilité des horaires, le télétravail et les politiques de parentalité partagée ont contribué à réduire la frontière rigide entre vie privée et vie professionnelle.

Des recherches du World Bank Group montrent d’ailleurs que les politiques favorables aux familles contribuent directement à la croissance économique à long terme, en améliorant la participation des femmes au marché du travail et en réduisant les pertes de productivité liées aux abandons de carrière. La présence du bébé Adam dans une réunion ministérielle dépasse donc l’anecdote. Elle agit comme un signal politique : il est possible d’imaginer des environnements professionnels où maternité et responsabilité ne s’excluent pas. La ministre suédoise a d’ailleurs défendu l’idée que les politiques publiques doivent aller au-delà de la durée du congé parental, en intégrant davantage de flexibilité et un meilleur accès à des solutions de garde abordables.

 

L’article Une ministre suédoise assiste à une réunion européenne avec son bébé… est apparu en premier sur Managers.

  •  

La Marsa annule l’appel d’offres pour l’exploitation de ses parkings

La municipalité de La Marsa a décidé d’annuler l’appel d’offres portant sur la location des parkings de la commune. Les candidats ayant retiré le cahier des charges sans déposer d’offre financière sont invités à entamer les démarches nécessaires pour récupérer leur caution provisoire.

Dans un avis publié par la commune, cette dernière annonce officiellement l’annulation de la procédure de location des parkings situés dans la zone municipale, sans préciser les raisons de cette décision. La municipalité précise que les personnes ou entreprises ayant retiré le cahier des charges mais n’ayant finalement pas présenté d’offre peuvent contacter la recette municipale afin de procéder au remboursement du montant versé au titre de la garantie provisoire.

L’article La Marsa annule l’appel d’offres pour l’exploitation de ses parkings est apparu en premier sur Managers.

  •  

Le Kenya numérise la traçabilité de ses exportations horticoles

Le Kenya a lancé un Système national de traçabilité horticole (NHTS) pour suivre les fruits, légumes et fleurs destinés à l’exportation depuis les exploitations agricoles jusqu’aux marchés étrangers. Cette plateforme numérique doit permettre de mieux contrôler les produits, de simplifier les procédures d’exportation et de répondre aux exigences croissantes des marchés internationaux.

Mis en service le 23 juin par l’Autorité agricole et alimentaire (AFA), le NHTS regroupe les démarches de licence, d’enregistrement et de certification phytosanitaire au sein d’une seule plateforme. Les exportateurs peuvent ainsi effectuer une partie de leurs formalités en ligne, avec un système destiné à améliorer la transparence et l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement.

Cette initiative intervient alors que les contrôles sanitaires se renforcent, notamment sur le marché européen, principal débouché des produits horticoles kényans. En 2024, le Kenya Plant Health Inspectorate Service (KEPHIS) a recensé 43 interceptions liées à des ravageurs, 77 interceptions pour des anomalies documentaires et 80 notifications pour dépassement des limites maximales de résidus de pesticides, contre 50 un an auparavant.

À travers cette plateforme, les autorités espèrent réduire les risques de rejet des cargaisons, renforcer la conformité des exportations et préserver la compétitivité de la filière horticole. Deuxième source de recettes agricoles à l’exportation après le thé, l’horticulture a rapporté 202,4 milliards de shillings kényans (1,56 milliard de dollars) en 2024. Les fleurs coupées ont représenté 47,5 % de ces revenus, contre 46 % pour les fruits et légumes. Le gouvernement prévoit également d’étendre progressivement ce système de traçabilité à d’autres filières agricoles, notamment le maïs, la noix de coco et le macadamia.

L’article Le Kenya numérise la traçabilité de ses exportations horticoles est apparu en premier sur Managers.

  •  
❌