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Espérance de Tunis | Sahraoui de retour à la maison

L’Espérance Sportive de Tunis (EST) vient de boucler officiellement l’arrivée du défenseur Marouane Sahraoui pour les deux prochaines saisons.

« Avec le départ de Yassine Meriah et les nombreuses incertitudes entourant l’avenir de Mohamed Amine Tougaï après sa lourde suspension, la direction sang et or devait impérativement réagir. C’est désormais chose faite avec un joueur expérimenté, rompu aux exigences du haut niveau», lit-on dans le communiqué de l’Espérance de Tunis qui se réjouit de l’arrivée de l’international tunisien de 30 ans

Et d’ajouter : « Ce recrutement a également une saveur particulière. Avant de faire son chemin à l’étranger, Marouane Sahraoui a été formé à l’Espérance. Son parcours l’a ensuite conduit au FC Metz, au RFC Seraing, à Vitória Guimarães, puis en Égypte, avant un retour remarqué en Tunisie sous les couleurs du Stade Tunisien».

La même source rappelle que le retour de Marouane Sahraoui revêt une forte dimension symbolique pour le club de Bab Souika, qui a tenu à souligner que c’est « un enfant du club » qui retrouve le parc B

La direction espérantiste pose ainsi les bases d’un retour ambitieux pour ouvrir un nouveau chapitre.

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La France suffoque sous une chaleur historique : Un record absolu battu

La France traverse un épisode caniculaire sans précédent. Mardi 23 juin 2026, le pays a enregistré la journée la plus chaude de son histoire à l’échelle nationale, avec une température moyenne de 29,8°C, selon l’indicateur thermique national de Météo-France. Un niveau inédit qui dépasse le précédent record établi en juillet 2019.

Cette vague de chaleur exceptionnelle frappe une large partie de l’Europe occidentale, mais c’est en France que l’impact est particulièrement spectaculaire. Dans plusieurs régions, les températures ont dépassé les 40°C, avec des pointes locales atteignant 44,3°C dans le sud-ouest du pays.

Des dizaines de départements en vigilance rouge

Face à cette situation, les autorités françaises ont placé des dizaines de départements en vigilance rouge. Des écoles ont fermé leurs portes, des perturbations ont touché les transports ferroviaires, tandis que plusieurs sites touristiques emblématiques comme la tour Eiffel et le Louvre ont réduit leurs horaires d’ouverture.

Lire aussi : Tunisie : « El Niño » annonce un été plus long et plus chaud

Le phénomène, alimenté par une masse d’air brûlant remontant d’Afrique du Nord et un puissant “dôme de chaleur”, pourrait encore s’intensifier dans les prochains jours. Météo-France avertit que de nouveaux records pourraient tomber avant la fin de la semaine.

Plusieurs drames humains

Au-delà des chiffres, la canicule a déjà provoqué plusieurs drames humains, notamment des noyades et des malaises liés à la chaleur, relançant le débat sur l’adaptation des pays européens aux événements climatiques extrêmes, désormais plus fréquents et plus précoces.

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Terrorisme d’extrême droite : six hommes jugés à Paris

Six hommes d’extrême droite comparaissent devant le tribunal correctionnel de Paris dans une affaire mêlant armes, explosif, idéologie nazie et projets d’actions violentes. Les prévenus sont poursuivis pour association de malfaiteurs terroriste et encourent jusqu’à dix ans de prison. En…

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EST : Ibrahima Keïta, premier partant d’une longue liste qui se précise

Point de repos pour Chokri El Ouaer et Laurentiu Reghecampf qui poursuivent l’étude des dossiers des joueurs et avancent aussi bien dans ceux des recrutements comme ceux des départs. 

A propos de joueurs qui n’ont plus de place au Parc Hassène Belkhodja, il a été décidé de libérer Ibrahima Keïta soit sous forme de prêt ou de cession définitive, selon les offres. Cette décision a été confirmée après le renouvellement du contrat de Mohamed Ben Ali et le maintien de Mohamed Dräger. En revanche, la situation de Elyès Bouzaiene est encore confuse. 

Ce dernier a très peu joué la saison écoulée, mais a laissé entrevoir de bonnes dispositions. C’est pourquoi il a été décidé de le garder parmi l’effectif si aucune offre de prêt ne parvient à l’administration du club.

Boualia reste, Mokwana ne reviendra pas 

Par ailleurs, nous avons appris que Laurentiu Reghecampf a insisté pour le maintien de Kouceila Boualia. Annoncé partant au début du mois de juin, l’ailier algérien va finalement rester à l’Espérance Sportive de Tunis. Cette décision intervient après une autre décision, celle de se séparer de Elias Mokwana en prêt actuellement à l’équipe d’Al Hazm en Arabie saoudite.

L’équipe entraînée par Jalel Kadri a souhaité racheter le contrat du Sud-Africain qui se sent à l’aise à Al Hazm.

Ceci nous conduit à parler également de Sayfallah Ltaïef. Sollicité depuis quelque temps, il ne viendra finalement pas au Parc. Le dossier de son recrutement a été officiellement fermé, du moins pour le mercato estival.

Un Angolais pressenti

Mario Balbúrdia, de son vrai nom Mário César Azevedo Alves Balbúrdia, est un joueur international angolais qui évolue actuellement sous les couleurs de l’équipe turque de Bolusport. Il a été repéré pour remplacer Onuche Ogbelu.

Agé de 28 ans, il compte parmi les meilleurs à son poste dans le championnat de Turquie. Ceci lui a valu un intérêt de la part de l’Espérance, mais également d’Al Masry de Port-Saïd et d’Ismaïly d’Egypte. 

Maintenant, il faut attendre le résultat des négociations avec son agent, le joueur étant libre de tout engagement avec son équipe actuelle, étant donné que son contrat expire le 30 juin.

Hédi RASSAÂ

 

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Sondage : La popularité de Trump est au plus bas depuis le début de son mandat

Selon un sondage Reuters/Ipsos, seul un Américain sur quatre estime que la guerre menée par le président Donald Trump contre l’Iran en valait la peine. Et une majorité pense que la trêve avec Téhéran a peu de chances de durer.

Le sondage, mené sur cinq jours et achevé lundi 22 juin, montre également que la guerre affecte gravement la popularité de Trump, qui a chuté à 34 %, son niveau le plus bas depuis le début de son second mandat.

Seulement 23 % des Américains – et à peine la moitié des Républicains – estiment que les États-Unis sont en position de force face à l’Iran depuis la guerre. 35 % pensent qu’ils sont en position de faiblesse. Les autres se disent indécis ou estiment que la position américaine est restée inchangée.

Seuls 24 % des Américains estiment que la guerre en Iran en valait la peine. La moitié pense le contraire, et l’autre moitié se dit indécise. 63 % (la moitié des Républicains et 8 Démocrates sur 10) estiment peu probable que l’accord signé par Trump aboutisse à une paix durable entre les deux pays. Seuls 18 % (10 % des Démocrates et 34 % des Républicains) pensent qu’une paix durable est possible.

A souligner qu’à son retour à la Maison Blanche, la cote de popularité de Trump était de 47 %, mais elle a diminué en raison de l’inflation galopante et des critiques suscitées par sa politique d’expulsion des personnes en situation irrégulière. Ce déclin pourrait avoir des conséquences pour ses alliés républicains candidats aux élections de mi-mandat du 3 novembre.

Le dernier sondage Reuters/Ipsos révèle que seulement 37 % des personnes interrogées approuvent la gestion de l’immigration par Trump. Lors du précédent sondage, ce pourcentage était de 40 %. Le sondage a été réalisé auprès d’un échantillon de 1 262 adultes et la marge d’erreur est de plus ou moins 3 %.

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Automobile : 1700 recrutements et une filière tunisienne qui vise 150.000 emplois

La filière automobile tunisienne poursuit sa transformation. Réunis à Tunis, pouvoirs publics, industriels et partenaires internationaux ont signé sept conventions destinées à faciliter le recrutement de près de 1700 personnes. Au-delà de ces embauches, le secteur affiche désormais une ambition beaucoup plus large : porter ses effectifs à 150.000 emplois grâce au développement des véhicules électriques, intelligents et des technologies embarquées.

Sept conventions pour rapprocher formation et besoins des entreprises

Présidée mardi par le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, une journée dédiée à la formation, à l’insertion et au partenariat dans l’industrie automobile a débouché sur la signature de sept accords structurants.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du programme d’appui au secteur de l’éducation (PASE-OS3), mis en œuvre en coopération avec le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ).

Elle a réuni des représentants de l’administration, du secteur privé, des organisations professionnelles et des partenaires internationaux impliqués dans la filière automobile.

Une convention-cadre a été signée entre le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et l’Association tunisienne des fabricants de composants automobiles, en plus de six conventions spécifiques conclues entre l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (ANETI) et des entreprises du secteur.

Selon les autorités, ces accords devraient permettre la création de plus de 1.700 opportunités d’emploi, en améliorant l’adéquation entre les profils formés et les besoins des industriels.

Un secteur stratégique porté par les véhicules électriques et intelligents

Intervenant à cette occasion, le ministre Riadh Chaoued a insisté sur le caractère stratégique de l’emploi et sur la nécessité d’une mobilisation conjointe entre secteurs public et privé pour répondre aux défis du marché du travail.

Il a souligné l’importance de programmes mieux ciblés, dont celui des « grands recruteurs », afin d’adapter la formation aux besoins réels des entreprises, notamment dans les métiers émergents de l’automobile intelligente et électrique.

Le secteur des composants automobiles est aujourd’hui considéré comme l’un des plus dynamiques de l’industrie tunisienne, avec une forte orientation vers les technologies embarquées et les chaînes de valeur à forte intensité technologique.

Une filière à 120.000 emplois et des perspectives d’expansion

La filière automobile tunisienne emploie actuellement environ 120.000 personnes réparties dans près de 300 entreprises, ce qui en fait l’un des principaux employeurs industriels du pays.

Elle occupe également une place importante dans les exportations, portée par des activités telles que le câblage, les composants électroniques, les systèmes embarqués et les équipements destinés aux constructeurs internationaux.

Dans ce cadre, le ministère de l’Emploi annonce la création de plus de 1.700 recrutements pour l’année 2026 à travers les conventions signées entre l’ANETI et les entreprises du secteur.

Automotive Smart City : vers un écosystème à 150.000 emplois

Au-delà des mesures immédiates, les autorités misent sur le projet « Automotive Smart City », présenté comme un levier de transformation industrielle.

Ce programme vise à structurer un écosystème intégré autour des véhicules électriques, intelligents et des logiciels embarqués, avec un objectif d’investissements estimé à 1,3 milliard de dinars.

Selon le ministère de l’Industrie, ce projet pourrait contribuer à porter le nombre d’emplois liés à la filière automobile à environ 150.000 dans les prochaines années, consolidant ainsi l’ambition de la Tunisie de devenir une plateforme régionale dans ce domaine à forte valeur ajoutée.

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UE : nouvelle taxe de 3 euros sur les petits colis

Les consommateurs de l’Union européenne à la recherche de bonnes affaires en ligne commenceront à ressentir les effets de la hausse des coûts dès la semaine du 29 juin, avec l’entrée en vigueur d’une nouvelle taxe ciblant les importations en provenance principalement de Chine. Ce qui constituera un obstacle supplémentaire aux relations commerciales entre les deux économies.

À compter du 1er juillet, une taxe de 3 € sera appliquée aux produits d’une valeur inférieure à 150 €. Une mesure visant à freiner l’afflux de produits bon marché provenant de l’extérieur de l’UE, vendus via des plateformes telles que Shein et Temu.

A noter d’ailleurs que les importations de commerce électronique dans l’UE ont atteint près de 6 milliards d’articles l’an dernier, la Chine représentant environ 90 % des produits d’une valeur inférieure à 150 €, tels que les articles de mode éphémère, les produits de beauté et les appareils électroniques.

Ce droit de douane temporaire reflète, dans une certaine mesure, des préoccupations plus générales concernant le commerce international, touchant à des secteurs aussi variés que les microprocesseurs, les terres rares et les automobiles. Ces importations massives creusent le déficit commercial de l’UE avec la Chine. Tandis que les gouvernements européens s’interrogent sur la capacité des entreprises nationales à survivre face aux industries chinoises fortement subventionnées, relève Bloomberg...

La fin d’une exception

Les vendeurs, les transporteurs ou les transitaires devront s’acquitter des frais supplémentaires et les répercuter sur les acheteurs. Des retards de livraison ne sont pas à exclure. FedEx, par exemple, indique dans un communiqué qu’elle se ferait rembourser ce montant par le client.

Les autorités douanières ont maintenu cette exemption pendant des décennies afin d’alléger les charges administratives et de limiter les coûts pour les consommateurs effectuant des achats en ligne. Cependant, l’essor des importations à bas prix est devenu un enjeu politique, renforçant les tendances protectionnistes en matière de politique commerciale.

L’UE affirme que cette nouvelle mesure n’est pas un acte de protectionnisme, mais vise à instaurer des règles du jeu équitables et à améliorer la sécurité des produits. « Cela a créé une concurrence déloyale, à laquelle les détaillants traditionnels ne peuvent pas faire face », a déclaré la Commission en début de mois.

Ce changement ajoute une couche supplémentaire de bureaucratie pour les agents de conformité douanière, qui ont déjà dû faire face à des bouleversements tels que le Brexit et les droits de douane mondiaux imposés par le président américain, Donald Trump.

Les frais de douane de l’UE sont calculés par produit en fonction de son code douanier. Ainsi, un colis contenant trois t-shirts portant le même code sera taxé à 3 euros. En revanche, si le colis contient un t-shirt et un livre, les frais s’élèveront à 6 euros. Par conséquent, un envoi contenant trois produits portant le même code mais provenant de trois pays différents se verra facturer des frais totaux de 9 euros.

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Accord Iran – États-Unis : Une paix sur papier qui cache des fractures béantes

Trois jours après l’annonce d’un accord censé mettre fin à la guerre irano-américaine, Washington et Téhéran semblent déjà ne plus s’entendre sur ce qu’ils ont réellement signé. Pour le Maghreb, l’incertitude qui entoure cet accord pourrait devenir plus préoccupante que le conflit lui-même.

Un accord, plusieurs versions

Soixante-douze heures après la signature d’un accord-cadre, les deux parties offrent des lectures radicalement différentes de ses principales dispositions. Donald Trump affirme que l’Iran a accepté des inspections nucléaires « jusqu’à l’infini ». Téhéran rétorque que son programme nucléaire n’a même pas été abordé lors des négociations.

Même divergence sur les avoirs iraniens gelés à l’étranger. Washington assure qu’ils serviront à financer des achats de produits américains, tandis que les responsables iraniens affirment qu’ils resteront libres d’en disposer. Sur le détroit d’Ormuz enfin, l’Iran et Oman évoquent leur droit souverain à percevoir des frais de passage, alors que le secrétaire d’État Marco Rubio exclut catégoriquement cette possibilité.

Plus qu’un simple désaccord d’interprétation, ces contradictions révèlent la fragilité d’un compromis dont les contours restent flous.

Pourquoi le Maghreb est concerné

La première conséquence potentielle concerne l’énergie. Le détroit d’Ormuz assure le transit d’environ un cinquième du commerce mondial de pétrole. Pour la Tunisie, l’enjeu est concret : la production nationale ne couvre plus qu’une fraction des besoins du pays — environ 25 000 barils produits par jour pour plus de 100 000 consommés, selon les données 2025 de l’Observatoire national de l’énergie. Toute nouvelle fermeture du détroit se traduirait mécaniquement par une hausse des prix à l’importation et une pression accrue sur une balance commerciale déjà fragilisée.

Lire aussi: La production de pétrole brut recule de 12% en 2025 et accentue la dépendance aux importations

L’Algérie suit également ce dossier avec attention. Tout en maintenant des relations avec Téhéran, Alger veille à préserver ses partenariats occidentaux. Un accord durable pourrait ouvrir des perspectives économiques autour de la reconstruction iranienne, avec un fonds évoqué pouvant atteindre 300 milliards de dollars. Son effondrement placerait au contraire la diplomatie algérienne dans une position délicate.

Le Liban demeure toutefois le dossier le plus sensible. Fondé en 1982 avec l’appui des Gardiens de la révolution iraniens, le Hezbollah reste l’un des principaux relais d’influence de Téhéran au Moyen-Orient et l’un des sujets les plus difficiles à traiter dans les discussions en cours. Toute reprise des affrontements entre Israël et le Hezbollah risquerait de raviver les tensions régionales — avec des répercussions qui ne s’arrêteraient pas aux frontières du Liban.

Soixante jours pour éviter l’impasse

Le véritable danger réside dans l’ambiguïté actuelle. Chaque camp présente l’accord comme une victoire auprès de son opinion publique tout en refusant de céder sur les questions essentielles.

Au Sénat américain, un vote de 50 contre 48 a appelé à mettre fin aux hostilités, rejoignant une initiative déjà adoptée par la Chambre des représentants. Symbolique pour l’instant, ce vote traduit une érosion du soutien domestique que Trump ne pourra pas ignorer indéfiniment.

Pour le Maghreb, le scénario le plus probable n’est ni celui d’une guerre ouverte ni celui d’une paix durable. C’est celui d’une longue zone grise, où l’instabilité demeure et où chaque incident peut remettre en cause un équilibre encore extrêmement fragile.

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Mondial Fifa | Sous Trump et Rubio, la coupe est vide

En toute objectivité, indépendamment de ses qualités intrinsèques, l’équipe nationale des Etats-Unis de football possède les plus grandes chances de l’emporter. Elle a d’autant plus de chance que, après la calamiteuse campagne iranienne, Donald Trump en a un pressant besoin, et que son ami Gianni Infantino, le patron de la Fifa, ne le décevra certainement pas.

Dr Mounir Habablia *  

Si on s’en réfère au précédent le plus célèbre de machination ayant conduit une équipe nationale du pays hôte au succès final, la Coupe du monde de 1966 en Angleterre, alors il ne faudra pas s’étonner si un tacle trop appuyé met un de ces jours le célèbre Lionel Messi hors de combat, privant l’Argentine, le candidat le plus sérieux à la victoire finale, d’un de ses meilleurs arguments.

Le fan le plus célèbre de l’équipe nationale de la République démocratique du Congo, le sosie de Patrice Lumumba, est finalement présent en Amérique pour soutenir son équipe nationale. On ne saura pas qui sponsorise son voyage. Après un premier refus, lié semble-t-il à l’Ebola, il a finalement obtenu son visa.

Le plus étonnant, sous Trump et le secrétaire d’Etat Marco Rubio, c’est finalement que les autorités américaines ne se soient pas souvenues que l’ancien Premier ministre élu congolais, assassiné au début des années 60 à l’instigation des Belges, des Français, de la CIA, fût une figure de proue du socialisme et du tiers-mondisme, comparable à Fidel Castro dont il fut d’ailleurs l’ami. Que se serait-il passé si un sosie de Che Guevara s’était présenté au consulat américain de Buenos Aires pour une demande de séjour ? On ne dira pas de la Havane puisque le célèbre révolutionnaire était argentin, et cela fait plus de 60 ans que le gouvernement américain n’assure aucune présence à Cuba, mis à part la célèbre caserne-prison de Guantanamo.

Une fois débarrassé de sa douloureuse épine iranienne, le président américain n’aura que l’embarras du choix entre envahir Cuba, le Groenland, ou pourquoi pas, le Mexique, et à ce titre, une victoire de sa sélection peut stimuler la fibre nationaliste yankee dans le sens qui servirait ce dessein.

Heureusement que l’Amérique actuelle a la mémoire courte. Qui sait, peut-être dans 60 ans, un sosie de Ali Khamenei, de Kadhafi, ou de Ben Laden, pourra-t-il assister au Superbowl. 

* Médecin de libre pratique.  

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