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Programme pour renforcer l’emploi dans le secteur automobile en Tunisie

Une journée «Formation, insertion et partenariat automobile» s’est tenue le mardi 23 juin 2026 à l’hôtel Radisson Blu Tunis, dans le cadre d’une mobilisation conjointe tuniso-européenne pour renforcer l’employabilité et les compétences dans le secteur automobile en Tunisie.

La journée, organisée sous l’égide du ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, s’est tenue en présence de Jacqueline Groth, cheffe de la coopération allemande auprès de l’ambassade de l’Allemagne, de Aude Galli, attachée de coopération auprès de la Délégation de l’Union européenne en Tunisie, de Mariem Elloumi, présidente de l’Association tunisienne de l’automobile (TAA), ainsi que de représentants des entreprises du secteur automobile, des structures publiques, des organisations professionnelles et des partenaires institutionnels.

La journée partenariat automobile s’inscrit dans le cadre du projet Pase co-financé par l’UE et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et mis en œuvre par la GIZ Tunisie en partenariat avec le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

Cette initiative vise à renforcer les partenariats public-privé dans les domaines de la formation et de l’insertion professionnelle, à travers une meilleure compréhension des besoins et des attentes des acteurs publics et privés du secteur automobile ; la valorisation des mécanismes existants et des opportunités de coopération en matière de développement des compétences et de formation professionnelle; l’identification des besoins des entreprises en ressources humaines et en qualifications professionnelles; l’engagement concret de recrutement et d’insertion professionnelle (+ de 1600 postes d’emploi à pourvoir) ; le renforcement du dialogue entre les différents intervenants afin de favoriser l’émergence de nouveaux partenariats sectoriels durables; et la promotion des expériences réussies et des bonnes pratiques développées dans le cadre des projets soutenus par le ministère et la GIZ.

La rencontre a également été marquée par la signature de conventions de partenariat entre le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et la TAA, ainsi qu’entre six entreprises du secteur et l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (Aneti), concrétisant des engagements pour plus de 1600 opportunités d’emploi dans le secteur automobile, traduisant ainsi une volonté de renforcer l’insertion professionnelle des chercheurs d’emploi et de rapprocher durablement les dispositifs de formation des besoins réels des entreprises.

À cette occasion, trois entreprises ont reçu le label “Entreprise Formatrice”, en reconnaissance de leur contribution au développement des compétences, à l’accueil des stagiaires et à l’accompagnement des parcours de formation professionnelle.

Cette initiative devrait contribuer à renforcer la visibilité des dispositifs publics d’appui à l’emploi et à la formation, à favoriser de nouveaux engagements de recrutement et d’insertion professionnelle, et à consolider la coopération entre les acteurs publics et privés au service du développement du capital humain et de la compétitivité du secteur automobile tunisien.

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Automobile : 1700 recrutements et une filière tunisienne qui vise 150.000 emplois

La filière automobile tunisienne poursuit sa transformation. Réunis à Tunis, pouvoirs publics, industriels et partenaires internationaux ont signé sept conventions destinées à faciliter le recrutement de près de 1700 personnes. Au-delà de ces embauches, le secteur affiche désormais une ambition beaucoup plus large : porter ses effectifs à 150.000 emplois grâce au développement des véhicules électriques, intelligents et des technologies embarquées.

Sept conventions pour rapprocher formation et besoins des entreprises

Présidée mardi par le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, une journée dédiée à la formation, à l’insertion et au partenariat dans l’industrie automobile a débouché sur la signature de sept accords structurants.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du programme d’appui au secteur de l’éducation (PASE-OS3), mis en œuvre en coopération avec le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ).

Elle a réuni des représentants de l’administration, du secteur privé, des organisations professionnelles et des partenaires internationaux impliqués dans la filière automobile.

Une convention-cadre a été signée entre le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et l’Association tunisienne des fabricants de composants automobiles, en plus de six conventions spécifiques conclues entre l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (ANETI) et des entreprises du secteur.

Selon les autorités, ces accords devraient permettre la création de plus de 1.700 opportunités d’emploi, en améliorant l’adéquation entre les profils formés et les besoins des industriels.

Un secteur stratégique porté par les véhicules électriques et intelligents

Intervenant à cette occasion, le ministre Riadh Chaoued a insisté sur le caractère stratégique de l’emploi et sur la nécessité d’une mobilisation conjointe entre secteurs public et privé pour répondre aux défis du marché du travail.

Il a souligné l’importance de programmes mieux ciblés, dont celui des « grands recruteurs », afin d’adapter la formation aux besoins réels des entreprises, notamment dans les métiers émergents de l’automobile intelligente et électrique.

Le secteur des composants automobiles est aujourd’hui considéré comme l’un des plus dynamiques de l’industrie tunisienne, avec une forte orientation vers les technologies embarquées et les chaînes de valeur à forte intensité technologique.

Une filière à 120.000 emplois et des perspectives d’expansion

La filière automobile tunisienne emploie actuellement environ 120.000 personnes réparties dans près de 300 entreprises, ce qui en fait l’un des principaux employeurs industriels du pays.

Elle occupe également une place importante dans les exportations, portée par des activités telles que le câblage, les composants électroniques, les systèmes embarqués et les équipements destinés aux constructeurs internationaux.

Dans ce cadre, le ministère de l’Emploi annonce la création de plus de 1.700 recrutements pour l’année 2026 à travers les conventions signées entre l’ANETI et les entreprises du secteur.

Automotive Smart City : vers un écosystème à 150.000 emplois

Au-delà des mesures immédiates, les autorités misent sur le projet « Automotive Smart City », présenté comme un levier de transformation industrielle.

Ce programme vise à structurer un écosystème intégré autour des véhicules électriques, intelligents et des logiciels embarqués, avec un objectif d’investissements estimé à 1,3 milliard de dinars.

Selon le ministère de l’Industrie, ce projet pourrait contribuer à porter le nombre d’emplois liés à la filière automobile à environ 150.000 dans les prochaines années, consolidant ainsi l’ambition de la Tunisie de devenir une plateforme régionale dans ce domaine à forte valeur ajoutée.

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L’industrie automobile en Tunisie au rendez-vous de la mobilité de demain

De l’étincelle des premières lignes de montage à l’ère de l’électromobilité connectée, la Tunisie réaffirme avec conviction sa position de hub industriel stratégique et de partenaire de référence pour l’automobile mondiale.

Le 3 juin 2026 à Tunis, la Tunisian Automotive Association (TAA) a célébré un moment clé : «60 ans d’héritage, 10 ans d’accélération».

Cet événement a réuni institutions, industriels, partenaires nationaux et internationaux de l’écosystème automobile, ainsi que des représentants des médias, afin de rendre hommage à six décennies de savoir-faire industriel et à une décennie de structuration, de transformation et de rayonnement collectif. Il a également permis de tracer, ensemble, les contours d’une filière résolument tournée vers l’avenir.

Cette trajectoire illustre une épopée humaine et technologique faite d’expertise, de résilience et d’alignement sur les standards internationaux, portée par une vision commune : celle d’un secteur stratégique national en position de force, pleinement engagé dans les défis de la mobilité de demain.

Face aux investisseurs mondiaux, aux capitaines d’industrie, aux équipementiers et aux acteurs de la mobilité de demain, ce rendez-vous ne s’est pas limité au bilan. Il s’est imposé comme un manifeste : celui d’un écosystème mature, résilient et interconnecté, ancré dans une histoire industrielle solide, propulsé par une décennie d’accélération souveraine, et résolument tourné vers un horizon ambitieux au service de la filière automobile tunisienne et de son rayonnement international.

Une saga industrielle

Chaque grande industrie possède sa partition originelle. Celle de la Tunisie automobile s’est ouverte depuis sa fondation en 1960. À l’origine, le geste ouvrier, précis, qui assemblait les premières lignes cinématiques. Puis, décennie après décennie, la montée en gamme technologique a transfiguré le tissu industriel national. Les lignes d’assemblage rudimentaires ont cédé la place à des unités de production avancées, des centres d’excellence où convergent mécatronique intelligente, injection plastique de haute précision, et architectures de câblages complexes.

Ce ne sont plus seulement des composants qui sortent des usines tunisiennes, mais les systèmes nerveux et les structures critiques des véhicules qui circulent sur les routes du monde. L’industrie nationale a réussi une intégration profonde dans les chaînes de valeur mondiales (global supply chains), où la réactivité, le respect des standards de qualité les plus exigeants et l’excellence opérationnelle ont forgé une réputation internationale indélébile. La Tunisie n’est plus un sous-traitant en périphérie ; elle est un maillon systémique, exportateur et compétitif, ancré au cœur de la dorsale automobile mondiale.

«Cette célébration a marqué un jalon fondateur dans l’histoire de l’industrie automobile tunisienne. Six décennies d’engagement, de savoir-faire et de résilience ont forgé un tissu industriel qui s’est imposé comme pilier de notre économie nationale et territoire de confiance pour les grands acteurs internationaux. La décennie de la TAA a été celle de la structuration de la filière, fédérer nos industriels et positionner notre pays sur la carte mondiale de l’industrie automobile. Une transformation collective au service d’un rayonnement de nos compétences. C’est notre plus grande fierté. Nous revenons sur cette histoire pour écrire ensemble les prochains chapitres», a déclaré Myriam Elloumi, présidente de la TAA.

Disruption et innovation en première ligne

En 2016, sous l’impulsion de visionnaires et de leaders industriels, la TAA voyait le jour avec une ambition claire : transformer une somme d’expertises isolées en un bloc écosystémique unifié et compétitif.

En dix ans, la TAA est devenue le catalyseur de la compétitivité tunisienne, le porte-voix d’une filière qui fédère aujourd’hui plus de 80 entreprises membres, représentant un poids économique déterminant dans l’emploi et la dynamique exportatrice du pays.

L’accélération menée par la TAA s’est matérialisée par des réalisations majeures, parmi lesquelles :

– le Pacte de Compétitivité : une alliance stratégique public-privé pour sanctuariser l’attractivité du site Tunisie et sécuriser les conditions d’investissement à long terme ;

– la Tunisian Automotive Management Academy (Tama) : véritable pépinière de talents, dédiée à la formation d’ingénieurs et de managers calibrés pour les exigences de l’excellence technologique automobile mondiale ;

– la transition énergétique : le virage engagé vers la durabilité des processus de fabrication et l’intégration de composants dédiés au véhicule électrique, positionnant la Tunisie dans la chaîne de valeur durable de la mobilité de demain.

«Depuis 2016, notre protocole d’accord avec la TAA et plus tard avec la Tama, a transformé un engagement commun en collaboration durable. Face à l’électrification et la digitalisation et la mobilité durable, la TAA est idéalement positionnée pour jouer un rôle moteur d’innovation et de passerelle internationale. Notre souhait est que la TAA renforce son rôle de passerelle entre l’industrie, les décideurs publics et les partenaires internationaux, et poursuit ce développement d’un écosystème automobile tunisien dynamique et tourné vers l’avenir», a déclaré Hildegard Müller, présidente de la VDA.

Par son action, la TAA a redéfini le sourcing international en démontrant que la Tunisie possède l’agilité requise pour absorber les chocs logistiques mondiaux tout en maintenant des standards de rentabilité et d’innovation élevés pour ses partenaires investisseurs.

«Ces dix ans se résument en un seul mot ‘‘convergence’’. Les forces de notre industrie existaient en ordre dispersé. Aujourd’hui, industriels, institutions et talents ont la capacité de parler d’une seule voix avec la TAA. Les exportations du secteur sont passées de 624 millions d’euros en 2010 à près de 4 milliards d’euros en 2025. Une croissance moyenne de 16% par an depuis 2018, avec des projections à 4,2 milliards d’euros fin 2026. Ce rayonnement résulte de partenariats stratégiques bâtis avec la VDA QMC, la FIEV et l’AAAM à l’échelle africaine, qui ont permis d’attirer les leaders mondiaux du câblage, de l’électronique embarquée et des systèmes de sécurité. Le secteur compte aujourd’hui 300 entreprises, et plus de 120 000 emplois directs, un hub automobile reconnu, agile et stratégique. Une reconnaissance internationale alignée avec les exigences des plus grands constructeurs mondiaux», a déclaré Imed Charfeddine, vice-président de la TAA.

Cap sur les mobilités de demain

Regarder vers l’avant, c’est décoder les signaux faibles d’une industrie en pleine mutation logicielle (Software-Defined Vehicles) et énergétique. La Tunisie est positionnée pour l’étape suivante : la transition vers l’électromobilité, l’intégration de l’intelligence artificielle dans les processus industriels et la souveraineté technologique durable.

Ce manifeste est une invitation ouverte aux donneurs d’ordre mondiaux : la Tunisie offre bien plus qu’une proximité géographique avec l’Europe. Au-delà du nearshoring, elle s’impose comme un choix de valeur, un bestshoring assumé mettant à disposition un écosystème mature, un vivier de compétences et d’ingénierie hautement qualifiée et une volonté politique et industrielle d’anticiper la transition énergétique et l’éco-responsabilité de la filière automobile. 

«Aujourd’hui, l’enjeu est l’innovation : s’adapter à une industrie disruptive, portée par de nouveaux acteurs, de nouvelles technologies et de nouvelles exigences environnementales. La TAA accompagne cette transformation, notamment via un programme startups soutenu par l’AFD et la CDC, visant à dépasser le simple POC pour produire des prototypes industrialisables. Notre force reste notre communauté : talents tunisiens, ingénieurs, industriels nationaux et internationaux, tous engagés pour faire rayonner la Tunisie au-delà de ses frontières», a déclaré Lamia Fourati, vice-présidente de la TAA.

Cette célébration du 10e anniversaire de la TAA s’est affirmée comme un manifeste expérientiel majeur, une commémoration dédiée aux forces vives qui pilotent la transformation de la filière rythmée par des séquences immersives à haute intensité et la présence d’invités nationaux et internationaux de premier plan. Ce fut un grand rendez-vous où se sont scellées les alliances de demain.

Pour les analystes de marché, la Tunisie fait la démonstration de sa force : elle n’émet plus de promesses, elle déploie une capacité d’exécution éprouvée et s’impose comme un carrefour automobile névralgique reliant trois continents.

Le message adressé à l’écosystème mondial résonne comme un signal sans équivoque : connectez-vous à la trajectoire d’une filière en pleine accélération, résolument configurée pour une croissance durable, décarbonée et hautement compétitive.

L’avenir de la mobilité s’écrit aussi sur le sol tunisien. Et le futur y a déjà trouvé son ancrage.

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