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Infractions électorales : 10 députés perdent leur immunité parlementaire

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a tenu, ce mardi 23 juin 2026, une séance plénière à huis clos consacrée à l’examen de plusieurs demandes de levée de l’immunité parlementaire.

À l’issue de cette séance, les députés ont validé les demandes concernant dix élus, tandis que l’examen d’un onzième dossier a été reporté pour des raisons organisationnelles avant d’être renvoyé à la commission compétente.

21 dossiers étudiés

Dans une déclaration à l’agence TAP, le membre de la commission du règlement intérieur, Yosri Bouab, a précisé que la plénière a étudié 21 dossiers au total impliquant onze députés.

Selon la même source, les affaires concernent essentiellement des infractions à caractère électoral remontant à une période antérieure à la législature en cours.

Fait notable : les députés concernés ont eux-mêmes renoncé à leur droit constitutionnel de se prévaloir de l’immunité parlementaire, affirmant leur volonté de comparaître devant la justice afin que leurs dossiers soient tranchés.

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Cette procédure intervient après que le bureau de l’Assemblée, réuni le 4 juin dernier, a examiné ces demandes avant de les transmettre à la séance plénière, conformément aux dispositions du règlement intérieur du Parlement.

Entre immunité parlementaire et responsabilité judiciaire

Cette séquence relance, une nouvelle fois, le débat sur l’articulation entre immunité parlementaire et responsabilité judiciaire, dans un contexte où la transparence et l’exemplarité des élus restent au cœur des attentes citoyennes.

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Barrages : Les réserves d’eau au plus haut niveau depuis des années

Les barrages tunisiens abordent l’été 2026 avec un niveau de remplissage qualifié de « très rassurant ». Selon le directeur général des barrages et des grands travaux hydrauliques au ministère de l’Agriculture, Faïez Moslim, les réserves atteignent actuellement 60 % de la capacité totale nationale.

Ce niveau devrait permettre de couvrir les besoins en eau durant la saison estivale, une période traditionnellement marquée par une forte pression sur la consommation. Le responsable, cité par l’agence TAP, estime que cette situation éloigne, pour l’instant, le scénario des coupures d’eau qui avait marqué les dernières années.

L’amélioration est notable

L’amélioration est notable. À la même période en 2025, le taux de remplissage des barrages ne dépassait pas 41 % de leur capacité globale, selon les chiffres de l’Observatoire national de l’agriculture. Fin juin 2025, ce taux était même tombé à 38,1 %, illustrant la fragilité du stock hydrique tunisien.
Le rebond observé en 2026 s’explique principalement par des apports plus importants dans les barrages du Nord et du Cap Bon, où les précipitations ont été plus favorables.

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Début juin, plusieurs sources faisaient déjà état d’un taux dépassant les 60 %, avec près de 1,4 milliard de mètres cubes stockés.
Mais la situation reste contrastée. Le Centre du pays continue de souffrir d’un déficit hydrique important. Le barrage de Nebhana, principal ouvrage de la région, fait face à une absence d’apports significatifs, ce qui maintient une pression sur l’approvisionnement local.

Disparité régionale

Cette disparité régionale rappelle que l’amélioration actuelle, bien que réelle, ne règle pas la question structurelle de la gestion de l’eau en Tunisie. L’évaporation estivale, la surexploitation des nappes et les effets du changement climatique restent des défis majeurs.

Pour les ménages, le signal reste néanmoins positif : sauf retournement majeur, l’été 2026 pourrait être le premier depuis plusieurs années à se dérouler sans restrictions généralisées de distribution d’eau.

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Cocaïne à Tunis-Carthage : Jusqu’à 50 ans de prison pour un réseau international

L’affaire remonte à l’été 2024, lorsque les services sécuritaires et douaniers de l’aéroport Aéroport international de Tunis-Carthage avaient mis en échec une importante opération de contrebande.

Tout a commencé après des soupçons visant plusieurs voyageurs en provenance d’un pays européen. Un contrôle approfondi de leurs bagages a permis la découverte d’importantes quantités de cocaïne soigneusement dissimulées.

Un réseau criminel structuré

Les investigations menées par la suite ont révélé l’existence d’un réseau criminel structuré, actif à l’échelle internationale, impliqué dans le trafic de drogue ainsi que dans des opérations de blanchiment d’argent.

Selon les éléments retenus par le tribunal, cette organisation projetait d’inonder le marché tunisien de stupéfiants tout en réinjectant les revenus illicites dans l’économie légale afin d’en masquer l’origine.

Les accusés, parmi lesquels figure une femme, ont été poursuivis pour constitution, gestion, participation et adhésion à une organisation criminelle internationale, trafic de substances classées au tableau A, ainsi que blanchiment des produits issus du crime organisé.

De 20 à 35 et jusqu’à 50 ans de prison

Au terme du procès, la justice a prononcé des peines sévères allant de 20 à 35 et jusqu’à 50 ans de prison, dans ce qui apparaît comme l’un des dossiers les plus lourds en matière de narcotrafic traités récemment par les juridictions tunisiennes.

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