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La guerre Iran-USA a également touché les valeurs refuges (Morgan Stanley)

La guerre américano-israélienne contre l’Iran a, entre autres, ébranlé les valeurs refuges vers lesquelles les investisseurs se tournaient traditionnellement en période de conflits armés majeurs. Ni le dollar ni l’or et encore moins les obligations d’État, considérés comme des valeurs refuges, n’ont, cette fois-ci, confirmé leur réputation.

Alors que la guerre semble toucher à sa fin, Morgan Stanley a publié, samedi 20 juin, quelques conclusions sur l’évolution des marchés pendant le conflit. Ainsi, les marchés boursiers ont absorbé le choc relativement rapidement. Les craintes de droits de douane massifs annoncés par Trump en avril 2025 avaient provoqué une chute des actions d’environ 20 %. Cette fois-ci, cependant, malgré la guerre et les risques importants pesant sur la croissance mondiale, le repli a été plus modéré, se limitant à 9 %.

À la mi-avril, les marchés et la Bourse grecque avaient « déclaré » la fin de la guerre. Après tout, la plupart des chocs géopolitiques de ces dernières années n’ont pas eu d’impact durable sur les marchés boursiers. En effet, si de tels événements provoquent une volatilité immédiate et intense, les marchés ont tendance à se redresser relativement vite, souvent avant même la fin des conflits. Les événements géopolitiques engendrent des ventes massives à court terme, mais ils modifient rarement la tendance de fond des marchés.

Les marchés se concentrent en définitive sur les fondamentaux, tels que les bénéfices des entreprises, les taux d’intérêt et la croissance économique, plutôt que sur l’actualité. Les événements géopolitiques suscitent la peur (une hausse de l’indice de volatilité VIX), qui s’estompe une fois que la nouvelle réalité est intégrée aux prix.

Les investisseurs intègrent souvent le risque dans leurs cours avant même le début d’un conflit. Une fois l’événement survenu, l’incertitude diminue et les marchés se redressent avant même la fin du conflit.

Obligations d’État

De leur côté, les obligations d’État sont traditionnellement considérées comme une valeur refuge en période de conflit. Selon le modèle classique, elles servent de protection lorsque les marchés boursiers chutent. En mars, cette relation a été perturbée.

Face à l’escalade des tensions au Moyen-Orient, qui a fait grimper les prix du pétrole et ravivé les craintes d’inflation, obligations et actions ont chuté de concert, ne parvenant pas à diversifier les portefeuilles au moment où les investisseurs en avaient le plus besoin. La conclusion est simple : un portefeuille fondé sur une seule corrélation « fixe » entre actifs peut s’avérer plus vulnérable qu’il n’y paraît.

Le dollar

Quant au dollar, il ne s’est pas comporté comme une valeur refuge classique. Normalement, il se renforce lorsque les investisseurs recherchent la sécurité ou lorsque les taux d’intérêt américains sont plus avantageux que ceux pratiqués à l’étranger. Cependant, pendant la majeure partie des six premières semaines du conflit, le dollar est apparu étroitement lié au pétrole, progressant souvent en même temps que le prix de cette matière première. Et même après la forte baisse des prix du pétrole suite à l’annonce du cessez-le-feu, le dollar a chuté davantage que ce que beaucoup auraient anticipé au regard des normes historiques.

L’or

Mais l’or n’a pas été non plus une valeur refuge. Traditionnellement, l’or est également considéré comme une « valeur refuge ». Cette fois-ci, cependant, il s’est comporté davantage comme un actif liquide à haut risque, chutant souvent au même rythme que les actions. De nombreux investisseurs s’en débarrassant pour accroître leurs liquidités dans un contexte de resserrement des conditions financières.

Il convient de noter que la part de l’or dans les réserves de change, détenues par les banques centrales pour soutenir la stabilité financière et gérer leurs monnaies en période de crise, a augmenté. Lorsque l’or représente une part importante de ces réserves, il peut devenir une source de liquidités en période de tensions.

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Tunisia Retail Days 2026 : Glovo accélère le débat sur le Q-Commerce

Aziz Ben Taieb, Head of Q-Commerce and Global Affairs de Glovo Tunisie, est intervenu le 18 juin 2026 à l’occasion de la 4ème édition des Tunisia Retail Days, organisée sur le thème « Les nouveaux leviers de croissance du retail tunisien, Technologie, Data, Intelligence Artificielle & Expérience Client ». Dans une présentation intitulée « Du E-Commerce au Q-Commerce : redéfinir l’immédiateté dans le nouveau paysage du retail », il a livré trois messages clés aux retailers et aux marques présents.

1. Le Q-Commerce n’est pas le futur, c’est le présent

Pour Aziz Ben Taieb, le comportement du consommateur tunisien a déjà changé : adoption massive du smartphone pour les achats, commandes plus fréquentes et plus impulsives et attentes de livraison de plus en plus courtes. Porté par une dynamique mondiale, un marché estimé à 245 milliards de dollars en 2025 avec une croissance annuelle de 23,5 %, le Q-Commerce s’impose désormais comme une réalité de marché en Tunisie et non plus comme une tendance à venir. Le message adressé à l’industrie est sans ambiguïté : s’adapter maintenant et non dans cinq ans.

2. L’immédiateté, nouveau standard de compétitivité

Le second message porté par Glovo Tunisie souligne que la rapidité de livraison n’est plus un avantage différenciant, mais une condition d’accès au marché. Les retailers qui n’intègrent pas cette dimension risquent de perdre des parts de marché de manière silencieuse, sans toujours en percevoir les signaux à court terme. En s’appuyant sur les exemples du Maroc et de l’Égypte, marchés plus matures sur le Q-Commerce, la présentation a situé la Tunisie à un stade comparable à celui du Maroc en 2021, avec une fenêtre d’opportunité encore ouverte pour les acteurs locaux.

3. Glovo, plus qu’un canal de livraison : un média

Le troisième message a porté sur le Retail Media, présenté comme une opportunité émergente pour les marques et les retailers en Tunisie. Selon Aziz Ben Taieb, Glovo constitue désormais un point de contact avec des clients déjà en intention d’achat au moment où ils ouvrent l’application, un positionnement qu’il qualifie de canal publicitaire parmi les plus qualifiés. Ce constat s’inscrit dans une tendance mondiale forte : le Retail Media a représenté 184 milliards de dollars de dépenses publicitaires en 2025, avec une projection à 312 milliards de dollars à l’horizon 2030.

 

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À propos de cette intervention

Au-delà de ces trois messages, l’intervention a présenté la feuille de route de Glovo Tunisie en matière de Q-Commerce, structurée autour de trois piliers : l’élargissement du choix de produits disponibles; l’amélioration de l’accessibilité prix; et la garantie de disponibilité des commandes complètes.

Les Tunisia Retail Days, organisées par l’agence Iceberg et présidées par Lamia Tritar, CEO d’Iceberg Agency et Présidente de l’ATPMC, ont réuni du 17 au 18 juin 2026 des experts et dirigeants du secteur du retail autour des enjeux de technologie, de données, d’intelligence artificielle et d’expérience client.

« Le Q-Commerce n’est pas le futur, c’est le présent. Le comportement du consommateur tunisien a déjà changé : l’industrie doit s’adapter maintenant, pas dans cinq ans ». Ainsi a déclaré Aziz Ben Taieb, Head of Q-Commerce and Global Affairs de Glovo Tunisie.

Adresse : 2/3 Rue de l’Île de Tasmanie, 1053 Les Berges du Lac, Tunis – Tunisie.

Avec communiqué de Glovo

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Hôpital Roi Salman : signé en 2017, promis pour 2024, attendu finalement en 2029

Après une succession d’annonces, de promesses et de reports, le chantier de l’hôpital universitaire Roi Salman à Kairouan est enfin entré dans sa phase de réalisation. Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a annoncé, lundi 22 juin 2026, que les travaux avaient effectivement démarré et que l’établissement devrait accueillir ses premiers patients en 2029....

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Q-Commerce en Tunisie : Glovo appelle l’industrie du retail à accélérer, lors des Tunisia Retail Days 2026

Aziz Ben Taieb, Head of Q-Commerce and Global Affairs de Glovo Tunisie, est intervenu le 18 juin 2026 à l’occasion de la 4ème édition des Tunisia Retail Days, organisée sous le thème « Les nouveaux leviers de croissance du retail tunisien, Technologie, Data, Intelligence Artificielle & Expérience Client ». Dans une présentation intitulée « Du E-Commerce au Q-Commerce : redéfinir l’immédiateté dans le nouveau paysage du retail », il a livré trois messages clés aux retailers et aux marques présents.

1. Le Q-Commerce n’est pas le futur, c’est le présent

Pour Aziz Ben Taieb, le comportement du consommateur tunisien a déjà changé : adoption massive du smartphone pour les achats, commandes plus fréquentes et plus impulsives, et attentes de livraison de plus en plus courtes. Porté par une dynamique mondiale, un marché estimé à 245 milliards de dollars en 2025 avec une croissance annuelle de 23,5 %, le Q-Commerce s’impose désormais comme une réalité de marché en Tunisie, et non plus comme une tendance à venir. Le message adressé à l’industrie est sans ambiguïté : s’adapter maintenant, et non dans cinq ans.

2. L’immédiateté, nouveau standard de compétitivité

Le second message porté par Glovo Tunisie souligne que la rapidité de livraison n’est plus un avantage différenciant, mais une condition d’accès au marché. Les retailers qui n’intègrent pas cette dimension risquent de perdre des parts de marché de manière silencieuse, sans toujours en percevoir les signaux à court terme. En s’appuyant sur les exemples du Maroc et de l’Égypte, marchés plus matures sur le Q-Commerce, la présentation a situé la Tunisie à un stade comparable à celui du Maroc en 2021, avec une fenêtre d’opportunité encore ouverte pour les acteurs locaux.

3. Glovo, plus qu’un canal de livraison : un média

Le troisième message a porté sur le Retail Media, présenté comme une opportunité émergente pour les marques et les retailers en Tunisie. Selon Aziz Ben Taieb, Glovo constitue désormais un point de contact avec des clients déjà en intention d’achat au moment où ils ouvrent l’application, un positionnement qu’il qualifie de canal publicitaire parmi les plus qualifiés. Ce constat s’inscrit dans une tendance mondiale forte : le Retail Media a représenté 184 milliards de dollars de dépenses publicitaires en 2025, avec une projection à 312 milliards de dollars à l’horizon 2030.

À propos de cette intervention

Au-delà de ces trois messages, l’intervention a présenté la feuille de route de Glovo Tunisie en matière de Q-Commerce, structurée autour de trois piliers : l’élargissement du choix de produits disponibles, l’amélioration de l’accessibilité prix, et la garantie de disponibilité des commandes complètes.

Les Tunisia Retail Days, organisées par l’agence Iceberg et présidées par Lamia Tritar, CEO d’Iceberg Agency et Présidente de l’ATPMC, ont réuni du 17 au 18 juin 2026 des experts et dirigeants du secteur du retail autour des enjeux de technologie, de données, d’intelligence artificielle et d’expérience client.

« Le Q-Commerce n’est pas le futur, c’est le présent. Le comportement du consommateur tunisien a déjà changé : l’industrie doit s’adapter maintenant, pas dans cinq ans », a déclaré Aziz Ben Taieb, Head of Q-Commerce and Global Affairs de Glovo Tunisie.

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Canicule : l’Europe occidentale suffoque

L’été 2026 débute sous le signe de l’extrême. Une vague de chaleur s’est installée sur une grande partie du continent européen, plaçant plusieurs pays en état d’alerte…

Des Pyrénées à l’Île-de-France, en passant par la vallée du Rhône et le Centre, les autorités française ont multiplié les alertes face à une chaleur jugée exceptionnelle pour un mois de juin. Les prévisionnistes estiment qu’il s’agit de la deuxième canicule majeure de l’année en France. Un phénomène qui intervient avec l’installation officielle de l’été météorologique.

Les 21 et 22 juin sont parmi les journées plus torrides observées depuis plusieurs décennies. Dans de nombreuses régions françaises, le mercure franchit la barre des 40 °C, sous l’effet d’une masse d’air brûlant venue du Sahara et piégée par un puissant dôme de haute pression. Ainsi, Météo-France a placé plusieurs dizaines de départements en vigilance orange ou rouge. Tandis que les spécialistes estiment que l’épisode pourrait rivaliser par sa durée et sa sévérité avec la canicule historique de 2003.

Face à l’ampleur de la situation, les autorités françaises ont pris des mesures exceptionnelles. Des centaines d’établissements scolaires ont été fermés ou ont adapté leurs horaires afin de protéger les élèves. Les réseaux ferroviaires ont également été affectés, plusieurs dizaines de trains ayant été supprimés en raison des risques liés aux températures extrêmes sur les infrastructures…

Une Europe entière sous tension

Si la France concentre l’attention, l’ensemble de l’Europe occidentale est affecté. L’Espagne, l’Italie, l’Allemagne, la Suisse et le Royaume-Uni connaissent eux aussi des températures exceptionnellement élevées. À Rome, Madrid ou Berlin, les autorités ont activé des plans d’urgence. Tandis que de nombreux événements publics ont été annulés ou réorganisés.

En Allemagne, certaines écoles ont même accordé des journées de congé en raison de la chaleur. En Italie et en Espagne, plusieurs grandes villes ont été placées sous alerte rouge.

Le changement climatique au centre des préoccupations

Pour les climatologues, cet épisode illustre une tendance désormais bien installée : l’intensification des vagues de chaleur en Europe sous l’effet du réchauffement climatique. Le continent européen est aujourd’hui identifié comme l’une des régions du monde où le réchauffement progresse le plus rapidement. Les scientifiques alertent sur la multiplication des épisodes extrêmes, combinant chaleur, sécheresse et risques accrus d’incendies.

Au-delà de l’urgence sanitaire, cette canicule de juin 2026 apparaît comme un avertissement grandeur nature. Son caractère précoce, sa durée et son extension géographique interrogent la capacité des sociétés européennes à s’adapter à un climat devenu plus instable.

Alors que les températures devraient rester durablement élevées dans plusieurs régions au cours des prochains jours, les gouvernements sont confrontés à un défi désormais récurrent. A savoir : protéger les populations tout en accélérant l’adaptation des infrastructures, des villes et des modes de vie à une nouvelle réalité climatique.

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Iran–USA : un début de détente qui reconfigure le marché mondial du pétrole

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ismail Baghai, a déclaré que les discussions avec les États-Unis en Suisse avaient permis de réaliser des progrès sur la levée des sanctions et les exportations de pétrole.

« La vente du pétrole iranien, la délivrance des licences nécessaires aux exportations de pétrole et la levée des restrictions ou du gel des avoirs iraniens figuraient parmi les questions discutées en détail », a-t-il déclaré. Tout en poursuivant que ces questions « devraient, en règle générale, entrer bientôt dans la phase de mise en œuvre ».

A cet égard, notons que des négociations techniques entre l’Iran et les États-Unis se tiennent, lundi 22 juin, en Suisse, dans le but de discuter des mécanismes de mise en œuvre du Mémorandum d’Islamabad et de la mise en place des groupes techniques concernés, selon l’agence de presse iranienne Isna.

La délégation iranienne est dirigée par le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi. Des représentants du Pakistan et du Qatar participent également aux pourparlers. Tandis que la principale équipe de négociation iranienne, dirigée par Mohammad Baqer Qalibaf, est rentrée à Téhéran.

L’Iran relance ses exportations depuis Kharg

Dans le même temps, Bloomberg a rapporté que les vendeurs de pétrole brut iranien à la Chine ont considérablement baissé leurs prix depuis que la République islamique a recommencé à exporter des millions de barils de pétrole suite à un accord de paix intérimaire avec les États-Unis. Selon le média, citant des sources directement impliquées dans les transactions, les négociants et les courtiers proposent des cargaisons au comptant de pétrole brut iranien léger pour livraison en juillet avec une décote de 2,50 à 5 dollars par baril par rapport au Brent, le cours de référence international.

Avant l’accord, la réduction était d’environ 1 dollar par baril. Quant aux données de suivi maritime de Bloomberg, elles indiquent qu’au moins 11 pétroliers transportant un total de 20 millions de barils de pétrole ont quitté le port de Chabahar ces derniers jours.

L’Iran a également relancé ses expéditions depuis l’île de Kharg, son principal terminal d’exportation, après une interruption d’environ six semaines due au blocus naval américain, qui a été levé dans le cadre de l’accord intérimaire. Cette évolution marque une augmentation significative des exportations par rapport à il y a quelques semaines, lorsque le blocus empêchait Téhéran de vendre son pétrole sur les marchés internationaux, le privant ainsi de revenus cruciaux.

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Bac 2026: les lauréats par section et leurs meilleures moyennes

Le ministère de l’Éducation a dévoilé les meilleures moyennes par section de la session principale du baccalauréat 2026. La meilleure moyenne nationale revient à Yassmine Yâakoubi, élève en section Mathématiques au lycée pilote du Kef, avec une note générale de 20,01.

Par section, les meilleurs résultats sont les suivants: en sciences techniques, Mohamed Ouertani du lycée pilote de Siliana obtient 19,72. En sciences expérimentales, Molka Louhichi du lycée pilote de Nabeul atteint 19,76. En sciences de l’informatique, Mohamed Amine Chouchène du lycée Avicenne de Mahdia enregistre 19,54. En économie et gestion, Adam Kouki du lycée privé de Radès (Ben Arous) obtient 18,70, tandis qu’en sport, Ahmed Medhioub du lycée Abou Hassen Lakhmi de Sfax réalise 19,02. Enfin, en section lettres, Raghd Euchi du lycée Khemais-Hajri de Jendouba obtient 17,29.

Ces résultats illustrent des performances globalement élevées dans l’ensemble des sections du baccalauréat 2026, avec plusieurs moyennes proches de la note maximale. 

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Yves Lacoste et la Tunisie : disparition d’une passion intellectuelle

Le géographe français Yves Lacoste, fondateur de la revue Hérodote et figure pionnière de la géopolitique moderne, est décédé à l’âge de 96 ans.

Spécialiste reconnu du Maghreb, il avait consacré une part importante de ses travaux à la Tunisie, à l’Algérie et au Maroc, notamment à travers son ouvrage L’Afrique du Nord : Histoire et Géographie du Maghreb. Sa réflexion était notamment nourrie par la pensée d’Ibn Khaldoun.

Engagé dès ses débuts contre le colonialisme et contre l’instrumentalisation martiale de la géographie, il avait défendu tout au long de sa carrière une approche géopolitique ancrée dans le terrain et les réalités sociales.

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L’impuissance de la puissance des Etats-Unis

Au terme de la guerre illégale déclenchée contre l’Iran par l’axe israélo-américain, la signature du protocole d’accord marque une défaite stratégique et politique du couple Trump-Netanyahou. Certes, ils jouissent d’un rapport de force militaire très largement favorable. Toutefois, la résistance-résilience de l’Iran et la démonstration de sa capacité à frapper les monarchies du Golfe et à bloquer le détroit d’Ormuz ont placé l’offensive israélo-américaine dans une impasse. Résultat, le président Trump s’est résigné à négocier et à signer un accord par lequel les Iraniens ont atteint leurs principaux objectifs. Alors que les États-Unis n’en ont atteint aucun (ni la chute du régime ni la fin du programme nucléaire).

Si les tensions demeurent (à cause de la poursuite des bombardements israéliens contre le Liban) et que l’accord n’est pas certain d’être respecté, cette guerre illustre combien la puissance militaire peut connaître des limites stratégiques et politiques. Une réalité que les Etats-Unis ont déjà pu constater en Irak et en Afghanistan, mais qu’ils semblent avoir oublié…

 

L’interventionnisme de Trump

La réélection de Donald Trump (2024) a été soutenue par un mouvement populaire favorable au désengagement des Etats-Unis des affaires internationales, remettant ainsi en cause sa traditionnelle fonction de « gendarme du monde ». Motif : mieux se concentrer sur les affaires nationales au nom du principe à connotation nationaliste : America first, « l’Amérique d’abord ». La victoire du milliardaire américain et son entrée en fonction à la Maison Blanche devaient ainsi sonner la fin des « aventures extérieures ».

Finalement, depuis son second mandat, Donald Trump s’avère très interventionniste. Les Etats-Unis n’ont pas hésité à recourir à la force. Et ce, en violation du droit international : actes d’agression contre des Etats (Iran, Venezuela), « assassinats ciblés » ou extrajudiciaires (contre des narco-traficants vénézuéliens ou des responsables iraniens).

Des chefs d’Etats eux-mêmes n’échappent pas à cette violence, comme l’illustrent l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro (janvier 2026) et l’assassinat du Guide suprême iranien Ali Khamenei (février 2026). Des opérations qui confirment le caractère imprévisible de la présidence Trump …

L’impuissance de Trump

Des interventions qui mobilisent la force, mais qui amènent à souligner l’impuissance de la première puissance mondiale. C’est en particulier le cas de la guerre contre l’Iran (février-juin 2026), déclenchée en dehors de toute légalité internationale et qui s’est conclue sur un accord dont les termes témoignent d’une défaite stratégique des Etats-Unis. La stratégie des frappes aériennes qui n’ont pas fait plier le régime iranien. Une impasse qui tend à affaiblir la crédibilité et l’efficacité de cette stratégie.

Derrière une capacité militaire toujours inégalée, les Etats-Unis sont confrontés à ce paradoxe : les frappes militaires décidées unilatéralement par Donald Trump sont révélatrices de sa propre impuissance politique dans un Moyen-Orient en recomposition.

En effet, l’opération « Fureur épique » déclenchée contre l’Iran a de nouveau montré les limites de la puissance militaire des Etats-Unis, en général, et de sa stratégie basée sur sa supériorité aérienne, en particulier. Elle a porté un coup à l’image de puissance irrésistible que Donald Trump voulait donner de son pays.

C’est la crédibilité internationale des Etats-Unis qui s’en trouve affectée par la guerre contre l’Iran. La première puissance mondiale n’arrive à imposer sa volonté ni à son ennemi l’Iran ni à son allié Israël (qui continue son agression contre le Liban, malgré les appels de Trump au respect du cessez-le-feu).

Quant à Gaza, derrière son plan et la mise en place du « Conseil de la paix », la réalité est cruelle : depuis l’instauration de cette organisation internationale et du cessez-le-feu, le bilan des bombardements israéliens atteint plus de 1 000 morts civils… Ici la responsabilité est partagée avec l’allié israélien : la politique israélienne au Moyen-Orient relève moins de la rationalité et de la sécurité du pays que de la volonté d’hégémonie qui anime ses dirigeants soutenus par leur opinion publique.

Enfin, le comportement des Etats-Unis comme d’Israël souligne un point : si le droit international est affaibli, ineffectif, c’est d’abord de la responsabilité des puissances qui le violent en toute impunité …

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Décryptage – La Banque centrale face au choix impossible

« Les banques centrales sont comme les médecins de l’économie : lorsqu’elles réussissent, personne ne les remarque ; lorsqu’elles échouent, tout le monde les accuse ». Cette formule, souvent reprise dans les cercles financiers, résume parfaitement le destin des autorités monétaires contemporaines. Invisibles dans les périodes de stabilité, elles deviennent les cibles privilégiées des critiques dès que les prix s’emballent, que la croissance ralentit ou que le chômage s’installe.

Aujourd’hui, la Réserve fédérale américaine, la célèbre Fed, se retrouve une nouvelle fois au centre de cette contradiction. Derrière les conférences de presse soigneusement scénarisées, derrière les graphiques colorés et les discours pesés au gramme près, se joue une bataille autrement plus importante : celle de sa crédibilité, de son indépendance et, finalement, de sa capacité à arbitrer entre deux maux dont aucun ne peut être véritablement accepté.

Car l’époque n’est plus celle des certitudes. Dans un monde traversé par les crises géopolitiques, les guerres commerciales, les fractures sociales, les tensions énergétiques et les bouleversements technologiques, les banques centrales, toutes – y compris la BCT – avancent désormais comme des funambules. À chaque pas, elles risquent de tomber d’un côté ou de l’autre du précipice. Elles sont, plus que jamais, sur le fil du rasoir.

Quand les mots deviennent un instrument de politique monétaire

Autrefois, les banques centrales parlaient peu. Elles cultivaient même une certaine opacité, convaincues que le mystère renforçait leur autorité. Cette époque semble appartenir à un autre siècle. Aujourd’hui, la communication est devenue un outil aussi important que le taux directeur lui-même. Chaque conférence de presse de la Fed est disséquée par les marchés mondiaux. Chaque phrase est analysée, interprétée, parfois surinterprétée. Les investisseurs cherchent dans le moindre mot un indice sur les décisions futures. Une simple nuance de langage peut provoquer des milliards de dollars de mouvements sur les marchés financiers.

Mais derrière cette volonté affichée de transparence se cache une réalité plus profonde. La Fed ne communique pas seulement pour expliquer ses décisions. Elle communique parce qu’elle ressent le besoin de défendre sa légitimité. Depuis la crise financière de 2008, puis la pandémie, puis le retour brutal de l’inflation, les critiques se sont multipliées. Certains l’accusent d’avoir créé des bulles spéculatives géantes. D’autres lui reprochent d’avoir laissé l’inflation s’installer. D’autres encore estiment qu’elle a favorisé Wall Street davantage que l’économie réelle.

La communication est ainsi devenue une forme de bouclier institutionnel. Plus les critiques augmentent, plus la banque centrale éprouve le besoin de justifier ses choix. Car derrière les débats économiques se profile une menace autrement plus sérieuse : celle de voir son indépendance remise en cause.

La crédibilité : le véritable capital d’une Banque centrale

Contrairement aux entreprises, les banques centrales ne produisent ni voitures, ni téléphones, ni services marchands. Leur principal actif est immatériel. Cet actif s’appelle la confiance. Une banque centrale efficace n’est pas seulement celle qui agit. C’est celle dont les décisions sont crues.

Lorsque les citoyens croient qu’elle luttera contre l’inflation, ils adaptent spontanément leurs comportements. Les entreprises limitent leurs hausses de prix. Les salariés modèrent leurs revendications salariales. Les investisseurs évitent les comportements spéculatifs excessifs.

L’essentiel de la politique monétaire moderne repose donc sur les anticipations. Or, lorsqu’une banque centrale perd sa crédibilité, ce mécanisme se dérègle. L’histoire économique regorge d’exemples dramatiques. De l’Amérique latine des années 1980 à certaines économies émergentes plus récentes, la perte de confiance dans les autorités monétaires a souvent conduit à des épisodes inflationnistes destructeurs.

C’est précisément ce spectre qui hante aujourd’hui les grandes banques centrales, notamment occidentales. Après avoir injecté des milliers de milliards de dollars dans l’économie mondiale durant les crises successives, elles savent qu’elles marchent désormais sur une ligne extrêmement étroite.

Le dilemme infernal : combattre l’inflation ou protéger l’emploi

Toute la difficulté réside dans une question apparemment simple. Faut-il privilégier la stabilité des prix ou l’emploi ? Sur le papier, la réponse semble évidente : il faut les deux. Dans la réalité, les choses sont infiniment plus complexes. Lorsque l’inflation augmente, la banque centrale relève ses taux d’intérêt.

Cette hausse renchérit le crédit, freine la consommation, ralentit l’investissement et réduit progressivement la demande. Les prix finissent par se stabiliser. Mais ce traitement produit également des effets secondaires. Les entreprises investissent moins. Les recrutements ralentissent. Le chômage progresse. L’activité économique perd de sa vigueur.

À l’inverse, lorsque la banque centrale soutient fortement l’économie par des taux faibles, elle stimule la croissance et l’emploi mais prend le risque d’alimenter les tensions inflationnistes. Ainsi, chaque décision ressemble à un arbitrage douloureux. La Fed ne choisit jamais entre le bien et le mal. Elle choisit entre deux souffrances.

Pourquoi les banques centrales redoutent davantage l’inflation

À première vue, cette préférence peut sembler injuste. Après tout, le chômage détruit des vies. Il fragilise les familles. Il nourrit les tensions sociales. Il peut même compromettre durablement les perspectives d’une génération entière. Pourquoi alors les banques centrales semblent-elles souvent plus préoccupées par l’inflation ?

La réponse est d’abord politique. Un chômeur souffre profondément, mais son malheur reste individuel. L’inflation, elle, touche simultanément toute la population. Chaque passage à la caisse devient un rappel permanent de la hausse des prix. Chaque facture d’électricité, chaque plein de carburant, chaque achat alimentaire transforme une abstraction économique en expérience quotidienne.

L’inflation possède donc une visibilité politique considérable. Elle nourrit rapidement le mécontentement populaire. Elle fragilise les gouvernements. Elle alimente les mouvements protestataires. Elle remet en question la crédibilité des institutions. Pour une Banque centrale, laisser s’installer une inflation durable revient souvent à signer son propre procès public.

 

Lire aussi: DECRYPTAGE – Quand l’inflation ralentit mais que la vie continue de coûter plus cher

 

Le chômage, même élevé, peut être attribué à des facteurs structurels, à la mondialisation, aux mutations technologiques ou aux tensions géopolitiques. L’inflation, en revanche, est presque toujours perçue comme un échec monétaire.

Le piège de la règle de Taylor

Pour justifier leurs décisions, les banques centrales invoquent fréquemment des règles théoriques. Parmi elles figure la célèbre règle de Taylor. Cette approche suggère qu’une banque centrale doit réagir plus fortement aux dérapages inflationnistes qu’aux fluctuations du chômage.

Pendant longtemps, cette doctrine a constitué une sorte de boussole intellectuelle. Mais les crises récentes ont révélé ses limites. Car les modèles économiques sont construits à partir du passé. Or le monde actuel est devenu extraordinairement imprévisible. Les pandémies paralysent les chaînes d’approvisionnement. Les guerres bouleversent les marchés énergétiques. Les tensions géopolitiques fragmentent le commerce mondial. Les changements climatiques affectent la production agricole. Les modèles traditionnels peinent à intégrer cette accumulation de chocs. La politique monétaire devient alors autant un exercice de jugement qu’un exercice de calcul.

Une leçon précieuse pour la Tunisie

Ces débats peuvent sembler lointains. Ils ne le sont pas. La Tunisie est elle aussi confrontée à un arbitrage extrêmement délicat entre stabilité des prix et soutien à l’activité. Depuis plusieurs années, l’économie tunisienne évolue dans un environnement marqué par une croissance faible, un chômage persistant, une inflation élevée et des tensions budgétaires importantes.

Dans ce contexte, la Banque centrale de Tunisie se trouve confrontée à une difficulté comparable à celle de la Fed, même si les échelles sont différentes. Relever les taux permet de limiter certaines pressions inflationnistes. Mais cela augmente également le coût du financement pour les entreprises. Or l’investissement privé est déjà insuffisant. Les PME rencontrent des difficultés croissantes. Les jeunes diplômés peinent à trouver des emplois stables. L’économie souffre d’un déficit chronique de création de richesse.

Plus encore, une partie significative de l’inflation tunisienne ne trouve pas son origine dans un excès de demande. Elle résulte de dysfonctionnements structurels : pénuries récurrentes, coûts logistiques élevés, faiblesse de la concurrence, dépendance énergétique, dépréciation du dinar et vulnérabilité aux chocs extérieurs.

Autrement dit, la politique monétaire seule ne peut résoudre le problème. Une hausse des taux ne fera pas apparaître davantage d’huile végétale, de café ou de médicaments sur les étagères. Elle ne supprimera pas les goulots d’étranglement logistiques. Elle ne restaurera pas instantanément la productivité.

L’héritage de Bernanke : savoir sortir des dogmes

L’un des personnages les plus fascinants de l’histoire économique récente demeure sans doute Ben Bernanke. Lorsque la crise des subprimes éclata, les recettes traditionnelles semblaient insuffisantes. Face au risque d’effondrement général, Bernanke décida d’explorer des territoires inconnus. Les achats massifs d’actifs, les politiques monétaires non conventionnelles et les interventions exceptionnelles ont profondément transformé le rôle des banques centrales. Cette expérience laisse un enseignement fondamental.

L’orthodoxie économique est utile en période normale. Mais les périodes exceptionnelles exigent parfois du courage intellectuel. Les banques centrales ne doivent pas devenir esclaves de leurs modèles. Elles doivent conserver la capacité d’innover lorsque les circonstances l’exigent.

Le véritable défi du XXIe siècle

Au fond, la question dépasse largement la seule inflation. Elle touche à la manière dont nos sociétés arbitrent entre stabilité économique et cohésion sociale (« Assabiya ou Asabiyya », selon Ibn Khaldoun). Une inflation incontrôlée détruit progressivement la confiance collective. Mais un chômage durable détruit tout autant l’espérance collective. L’un attaque la monnaie. L’autre attaque le tissu social. La mission des banques centrales consiste précisément à naviguer entre ces deux dangers.

La Fed, comme la Banque centrale de Tunisie, savent qu’il n’existe pas de solution parfaite. Seulement des compromis. Seulement des risques à hiérarchiser. Seulement des choix difficiles dont les conséquences se mesureront parfois des années plus tard. Voilà pourquoi les banquiers centraux ressemblent de plus en plus à des funambules. Sous leurs pieds, le fil est tendu entre inflation et chômage. À gauche, le gouffre de la perte du pouvoir d’achat.À droite, celui de l’exclusion économique.

Et tandis que les marchés, les gouvernements, les médias et les citoyens observent chacun de leurs mouvements, ils avancent lentement, conscients qu’un faux pas peut faire vaciller bien davantage qu’une institution : l’équilibre économique et social tout entier.

C’est là toute la tragédie de la politique monétaire moderne. Gouverner la monnaie n’est plus seulement une affaire de chiffres. C’est devenu un exercice d’équilibriste où se jouent simultanément la prospérité, la stabilité et parfois même la paix sociale. Sur ce fil du rasoir, la technique rencontre l’humain, et l’économie révèle finalement sa véritable nature : une science des choix impossibles.

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* Dr. Tahar EL ALMI,

Economiste-Economètre.

Ancien Enseignant-Chercheur à l’ISG-TUNIS,

Psd-Fondateur de l’Institut Africain

D’Economie Financière (IAEF-ONG)

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