On a lu pour vous. Aux origines de l’imaginaire colonial français
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L’équipe nationale de l’Iran (20e au classement Fifa) a laissé un message poignant dans les vestiaires du SoFi Stadium de Los Angeles, dimanche 21 juin 2026, après son match nul et vierge contre la Belgique (9e) lors de la deuxième journée de la phase de groupes du Mondial 2026 qui se déroule aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique.
Le message manuscrit, laissé par les joueurs iraniens dans les vestiaires après leur départ, disait : «Nous sommes arrivés à Los Angeles avec fierté, nous avons joué avec honneur et nous repartons avec dignité. Merci, Los Angeles, pour votre accueil. Merci à tous les Iraniens qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour l’Iran pendant ces 180 minutes.»
Quand on sait que les autorités américaines de l’immigration ont décidé d’interdire à l’équipe iranienne de séjourner aux États-Unis avant et après les matchs pour des raisons de sécurité (sic !), comme si les joueurs iraniens étaient de dangereux terroristes, le contenu de cette lettre revêt toute sa signification : c’est un camouflet adressés aux organisateurs de la compétition, à savoir les dirigeants de la Fifa, Gianni Infantino et sa bande de corrompus, qui ont laissé leurs hôtes américains piétiner les principes même sur lesquels le Mondial de football a été bâti, à savoir la paix et la fraternité.
I. B.
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Des réformes des systèmes éducatifs s’imposent. Pour être efficaces, elles doivent être révisables en temps réel et conçues en partenariat avec l’industrie. Il est donc essentiel d’encourager les employeurs à investir dans la formation continue, les stages, les certifications et les programmes conjoints avec les établissements d’enseignement.
La Banque mondiale souligne aussi la nécessité d’une régulation publique garantissant la qualité, la transférabilité et la portée des formations, en particulier pour les travailleurs informels et les petites entreprises.
Le secteur privé apporte trois atouts décisifs :
Ces contributions ont toutefois des limites et doivent être complétées par le secteur public : les formations industrielles doivent déboucher sur des certifications reconnues et atteindre les populations hors du périmètre des grandes entreprises. Le cadre européen des certifications et les microcertifications de l’UE constituent des modèles instructifs.
Des initiatives en Argentine et en Malaisie montrent que l’alignement entre formation et emploi peut créer des milliers d’emplois et étendre les bénéfices au-delà des grandes entreprises. La Banque mondiale fait de cette approche un axe stratégique, thème central de sa 10e Conférence mondiale sur l’éducation à Madrid.
En somme, combiner l’agilité et l’échelle du secteur privé avec la régulation, les standards et l’inclusion portés par le secteur public est indispensable pour réduire le déficit de compétences et saisir les opportunités économiques à venir.
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Ces derniers jours, un soulagement général régnait après la signature du ‘’Memorandum of Understanding (MoU)’’ par les présidents américain et iranien. Trump a même réussi à surprendre agréablement le monde par des affirmations et des commentaires inédits que personne n’attendait de lui. Peut-être même lui-même était-il à mille lieues de penser qu’il les prononcerait un jour. Qu’on en juge.
Donald Trump s’en est pris avec virulence à Netanyahu, allant jusqu’à défendre le Liban contre Israël : « Ce n’est pas parce que vous voulez tuer une personne que vous pouvez vous permettre de bombarder tout un bloc d’habitations ». Tout en exigeant du Premier ministre israélien d’arrêter sa guerre contre le Liban. Une exigence exprimée, par ailleurs, clairement dans le premier des 14 points du MoU.
Plus inattendu encore. Trump, à la surprise générale, a affirmé dans un point de presse que « tout le monde possède des missiles, les Iraniens ont aussi le droit d’en posséder ».
C’en était trop pour Israël dont les éléments les plus extrémistes ne se réfèrent plus au président américain qu’avec les adjectifs de « maudit » et de « traitre ».
La tension entre Israël et les Etats-Unis a atteint des sommets sans précédent le 18 juin. Ce jour-là, lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, le vice-président J.D. Vance a déclaré :« Les membres du gouvernement israélien devraient comprendre que le président Trump est le seul chef d’État au monde qui a encore de la sympathie envers Israël. Le message que je leur adresse est double. Premièrement, Donald J. Trump est le seul chef d’État au monde à avoir encore de la sympathie à la nation israélienne, et il se trouve qu’il est à la tête de la superpuissance mondiale. Si j’étais au gouvernement israélien, je ne m’en prendrais pas au seul allié puissant qui me reste dans le monde.
Deuxièmement, vous devez comprendre que pendant ces trois derniers mois, les deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre patrie ont été fabriquées par des Américains et financées par l’argent du contribuable américain. » C’est la première fois qu’un langage aussi sévère est utilisé par un haut responsable américain pour s’adresser à Israël.
Le même vice- président s’est envolé deux jours plus tard à Genève pour entamer des négociations avec le président du parlement iranien sur l’accord final qui devrait mettre fin à la guerre entre l’Iran et les Etats-Unis.
Mais alors que les deux délégations étaient en pleines négociations en présence des intermédiaires pakistanais et qatari, voilà Donald Trump qui revient à la charge et surprend le monde, mais cette fois très désagréablement.
Trump change encore une fois son fusil d’épaule. Il oublie Netanyahu, son occupation du Liban et les massacres perpétrés par l’armée israélienne contre les civils libanais, et s’en prend de nouveau à l’Iran qu’il menace de « frappes plus sévères encore que la dernière fois. » Pourquoi ? Parce que l’Iran a menacé de « refermer le détroit d’Ormuz, si Israël n’arrête pas ses attaques contre le Liban et ne se retire pas du sud du pays », comme il est expressément ordonné par le premier point du MoU, que Trump a signé à Versailles lors de la réunion du G-7…
Les nouvelles menaces de Trump contre l’Iran ne semblent pas avoir l’effet ardemment désiré par Israël, c’est-à-dire à l’arrêt des négociations et à l’abandon du MoU. Les Iraniens ne comptent plus le nombre de fois où Trump les a menacés de « ne plus avoir de pays ». C’est même devenu une source d’humour et d’inspiration de sketches conçus à l’aide de l’Intelligence Artificielle qui pullulent sur les réseaux sociaux.
Dans un message publié sur X, Ghalibaf, le chef de la délégation iranienne aux négociations de Genève a balayé d’un revers de main les menaces de Trump. « Quand comprendront-ils que leurs menaces n’ont aucun effet sur nous ? Nous ne prenons pas les menaces américaines au sérieux. »
Jusqu’à présent, l’accalmie irano-américaine n’a pas été affectée par les menaces, usées jusqu’à la corde à force d’être répétées. Les négociations continueront, en attendant la prochaine sortie de Trump dont nul ne peut prévoir le contenu, y compris l’intéressé lui-même.
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Des opérations de contrôle et d’analyses financières visent 14 entreprises d’exploitation des marais salants, suite à des soupçons de fraude fiscale de plusieurs centaines de millions d’euros. (Photo : Marais salant à Monastir).
Depuis début 2026, la police fiscale a lancé une vaste enquête sur le secteur de la production et de l’exportation de sel, dans le cadre de sa révision de la gestion des ressources naturelles nationales.
Une source haut placée au ministère des Finances a indiqué à l’agence de presse nationale Tap que les opérations de contrôle et les analyses financières concernent 14 entreprises d’exploitation des marais salants, majoritairement étrangères, réparties sur plus de 20 sites le long du littoral tunisien, notamment dans les gouvernorats de Sfax, Gabès, Zarzis, Monastir, Mahdia et Sousse.
Les autorités examinent les mécanismes de production et de commercialisation du sel, un secteur très lucratif qui fait l’objet de soupçons de manipulation financière, de fraude fiscale et de pertes économiques importantes pour l’État.
L’enquête, ouverte en début d’année, comprend un audit approfondi et continu de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement.
Les investigations ont déjà mis au jour un système présumé de transfert de bénéfices à l’étranger par le biais de pratiques de «prix de transfert». Selon une source au sein du ministère des Finances, certaines entreprises étrangères opérant en Tunisie vendent le sel extrait à des sociétés mères ou filiales étrangères à des prix inférieurs à sa valeur réelle, puis le revendent sur les marchés internationaux à des prix bien plus élevés.
Ce mécanisme réduit artificiellement les recettes déclarées en Tunisie, privant ainsi les caisses de l’État de recettes fiscales et de devises importantes.
Les pertes pour l’économie tunisienne sont estimées à plusieurs centaines de millions d’euros par an, avec des répercussions sur le déficit commercial et la balance des paiements.
Pour lutter contre ce phénomène, les autorités appliquent les normes internationales de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), déjà intégrées au droit tunisien, qui exigent des critères scientifiques pour la détermination des prix des transactions entre entreprises liées. Les enquêteurs ont commencé à saisir et à vérifier des documents relatifs aux volumes de production, aux conditions de vente et aux flux financiers des vingt dernières années, afin de reconstituer les prix réels et d’identifier les sources potentielles de fraude fiscale.
La police fiscale, créée en 2017 et opérationnelle depuis janvier 2018 sous le contrôle du pouvoir judiciaire, est chargée d’identifier les infractions fiscales et de recueillir des preuves. Elle peut agir sur mandat judiciaire ou d’office.
La Tunisie produit environ deux millions de tonnes de sel par an, principalement destinées à l’exportation, notamment du sel de table et du sel industriel soluble. Une part importante de la production est contrôlée par des entreprises étrangères ou à capitaux étrangers. Le ministère des Finances a toutefois précisé que les audits en cours n’ont pas pour but de décourager les investissements étrangers, mais de garantir le respect des accords internationaux, la protection des ressources nationales et la transparence des relations avec les partenaires économiques.
Fin 2025, l’Unité de recherche et de lutte contre la fraude fiscale avait recensé une fraude fiscale estimée à environ 1,8 milliard de dinars (environ 540 millions d’euros) dans la production et le commerce des boissons alcoolisées.
I. B.
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Si les tensions demeurent (à cause de la poursuite des bombardements israéliens contre le Liban) et que l’accord n’est pas certain d’être respecté, cette guerre illustre combien la puissance militaire peut connaître des limites stratégiques et politiques. Une réalité que les Etats-Unis ont déjà pu constater en Irak et en Afghanistan, mais qu’ils semblent avoir oublié…
La réélection de Donald Trump (2024) a été soutenue par un mouvement populaire favorable au désengagement des Etats-Unis des affaires internationales, remettant ainsi en cause sa traditionnelle fonction de « gendarme du monde ». Motif : mieux se concentrer sur les affaires nationales au nom du principe à connotation nationaliste : America first, « l’Amérique d’abord ». La victoire du milliardaire américain et son entrée en fonction à la Maison Blanche devaient ainsi sonner la fin des « aventures extérieures ».
Finalement, depuis son second mandat, Donald Trump s’avère très interventionniste. Les Etats-Unis n’ont pas hésité à recourir à la force. Et ce, en violation du droit international : actes d’agression contre des Etats (Iran, Venezuela), « assassinats ciblés » ou extrajudiciaires (contre des narco-traficants vénézuéliens ou des responsables iraniens).
Des chefs d’Etats eux-mêmes n’échappent pas à cette violence, comme l’illustrent l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro (janvier 2026) et l’assassinat du Guide suprême iranien Ali Khamenei (février 2026). Des opérations qui confirment le caractère imprévisible de la présidence Trump …
Des interventions qui mobilisent la force, mais qui amènent à souligner l’impuissance de la première puissance mondiale. C’est en particulier le cas de la guerre contre l’Iran (février-juin 2026), déclenchée en dehors de toute légalité internationale et qui s’est conclue sur un accord dont les termes témoignent d’une défaite stratégique des Etats-Unis. La stratégie des frappes aériennes qui n’ont pas fait plier le régime iranien. Une impasse qui tend à affaiblir la crédibilité et l’efficacité de cette stratégie.
Derrière une capacité militaire toujours inégalée, les Etats-Unis sont confrontés à ce paradoxe : les frappes militaires décidées unilatéralement par Donald Trump sont révélatrices de sa propre impuissance politique dans un Moyen-Orient en recomposition.
En effet, l’opération « Fureur épique » déclenchée contre l’Iran a de nouveau montré les limites de la puissance militaire des Etats-Unis, en général, et de sa stratégie basée sur sa supériorité aérienne, en particulier. Elle a porté un coup à l’image de puissance irrésistible que Donald Trump voulait donner de son pays.
C’est la crédibilité internationale des Etats-Unis qui s’en trouve affectée par la guerre contre l’Iran. La première puissance mondiale n’arrive à imposer sa volonté ni à son ennemi l’Iran ni à son allié Israël (qui continue son agression contre le Liban, malgré les appels de Trump au respect du cessez-le-feu).
Quant à Gaza, derrière son plan et la mise en place du « Conseil de la paix », la réalité est cruelle : depuis l’instauration de cette organisation internationale et du cessez-le-feu, le bilan des bombardements israéliens atteint plus de 1 000 morts civils… Ici la responsabilité est partagée avec l’allié israélien : la politique israélienne au Moyen-Orient relève moins de la rationalité et de la sécurité du pays que de la volonté d’hégémonie qui anime ses dirigeants soutenus par leur opinion publique.
Enfin, le comportement des Etats-Unis comme d’Israël souligne un point : si le droit international est affaibli, ineffectif, c’est d’abord de la responsabilité des puissances qui le violent en toute impunité …
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