Lese-Ansicht

Des superpétroliers s’apprêtent à traverser le détroit d’Ormuz

Des superpétroliers chargés de près de 80 millions de barils de pétrole se trouvent dans le golfe Persique et sont prêts à traverser le détroit d’Ormuz à tout moment, dès que les négociants et les armateurs donneront leur feu vert. C’est ce qu’a rapporté Bloomberg vendredi 19 juin.

Ce pétrole, non soumis à des sanctions et provenant de producteurs du golfe Persique autres que l’Iran, est actuellement transporté dans 40 superpétroliers dans le Golfe, selon les données compilées par Vortexa pour l’agence Bloomberg. Le volume de pétrole brut dans le Golfe serait probablement plus élevé si l’on y ajoutait les pétroliers de plus petite taille…

Le marché pétrolier et le secteur du transport maritime suivent de près l’évolution de la situation dans le détroit d’Ormuz à la suite de l’accord temporaire signé entre les États-Unis et l’Iran pour rouvrir cette voie maritime. Les pétroliers, avec leur précieuse cargaison, seront probablement parmi les premiers navires à tenter le passage.

Environ 21 superpétroliers semblent se diriger vers l’Asie, dont cinq avec la Chine comme destination. Cinq autres font route vers des plateformes de transbordement au large de la Malaisie et de Singapour.

L’afflux de pétrole brut vers l’Asie est un signe positif pour les acheteurs de la région, fortement dépendante du pétrole brut du Moyen-Orient. Pendant la guerre, les raffineries asiatiques ont été contraintes de réduire leur production et les pays ont dû puiser dans leurs réserves pour faire face à la pénurie soudaine de pétrole.

La situation dans le détroit reste confuse. Trois superpétroliers saoudiens sont réapparus dans le golfe d’Oman jeudi, laissant supposer que les navires ont commencé à se déplacer, mais l’association maritime BIMCO a averti que des risques importants pour la sécurité de la navigation persistent malgré l’accord américano-iranien sur le passage.

Malgré l’incertitude, l’optimisme quant à une possible réouverture semble avoir incité les armateurs et les affréteurs à faire traverser le détroit ces derniers jours. Des navires transportant près de 10 millions de barils de pétrole ont été aperçus au large d’Ormuz ou ont tenté de le franchir jeudi, notamment des VLCC appartenant à l’Arabie saoudite, selon les données de suivi des navires…

L’article Des superpétroliers s’apprêtent à traverser le détroit d’Ormuz est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Origine de la Covid : le coup d’éclat de Tulsi Gabbard contre Anthony Fauci avant son départ

Pour son dernier jour à la tête du renseignement américain, Tulsi Gabbard frappe un grand coup en publiant des documents confidentiels explosifs. Elle accuse directement le Dr Anthony Fauci d’avoir collaboré avec des agents politisés pour masquer la fuite de laboratoire à Wuhan et d’avoir menti au Congrès.

La directrice sortante du renseignement national américain a rendu publiques des correspondances inédites mettant gravement en cause l’ancien patron de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID). Selon le Bureau du directeur du renseignement national, ces pièces officielles démontrent que le Dr Anthony Fauci a orchestré, en coulisses, la manipulation des évaluations des services secrets pour imposer la thèse d’une origine naturelle du virus et censurer l’hypothèse d’un accident de laboratoire.

Ces documents, fruits d’une enquête de déclassification d’un an alimentée par plusieurs lanceurs d’alerte, révèlent également le rôle financier de premier plan joué par le scientifique. L’administration affirme que le Dr Fauci a détourné des millions de dollars du contribuable américain pour financer des recherches à haut risque dites de « gain de fonction » sur les coronavirus de chauves-souris au sein même de l’Institut de virologie de Wuhan, un site aujourd’hui largement désigné comme la source probable de la pandémie de Covid-19.

Le rapport détaille la triple casquette de l’expert durant la crise sanitaire, à la fois financeur de projets virologiques dangereux liés aux « vaccins universels », conseiller de l’ombre de la communauté du renseignement — qui suivait majoritairement ses directives — et principal commentateur public de la pandémie. Tulsi Gabbard souligne que l’analyse de centaines de courriels prouve l’implication de scientifiques payés par le NIAID pour orienter les conclusions des services d’espionnage.

L’offensive de la directrice sortante prend aussi une tournure judiciaire puisque le communiqué accuse formellement le Dr Fauci de parjure devant le Congrès américain en 2024, année où il avait nié sous serment toute participation à des discussions sur ces recherches virologiques. Enfin, l’enquête lève le voile sur un système de pressions internes au sein du renseignement américain, affirmant que les analystes opposés aux conclusions officielles ont subi des marginalisations et des menaces de représailles directes sur leurs carrières. Pour Tulsi Gabbard, la publication de ces preuves met fin à des années de mensonges et de censure organisée.

L’article Origine de la Covid : le coup d’éclat de Tulsi Gabbard contre Anthony Fauci avant son départ est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Star Assurances reporte son AGO au 21 juillet

Le conseil d’administration de Star Assurances a annoncé, le 19 juin 2026, le report de son Assemblée générale ordinaire initialement prévue le mardi 23 juin 2026. La réunion se tiendra finalement le 21 juillet 2026 au siège social de la compagnie.

Cette décision vise à maximiser la participation des actionnaires, à garantir l’exercice de leurs droits et à finaliser l’ensemble des formalités légales et réglementaires requises. Une nouvelle convocation sera officiellement publiée prochainement, en conformité avec les dispositions en vigueur.

L’article Star Assurances reporte son AGO au 21 juillet est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Diplomatie tunisienne : les femmes, désormais 80% des nouvelles recrues

Près de quatre diplomates tunisiens sur dix sont aujourd’hui des femmes. Le chiffre, avancé vendredi par le chef de la diplomatie Mohamed Ali Nafti, illustre une dynamique qui s’accélère d’année en année : la dernière promotion de secrétaires des Affaires étrangères comptait 80% de femmes, contre 74% en 2025 et seulement la moitié l’année précédente.

C’est à l’occasion de la Journée internationale des femmes dans la diplomatie que ces données ont été dévoilées, lors d’une cérémonie tenue au siège de l’Académie diplomatique de Tunis. La rencontre, placée sous le signe de l’engagement des femmes au service de la paix et du développement, a réuni diplomates et représentants d’organisations internationales.

Dans son intervention, le ministre a tenu à inscrire cette évolution dans la durée. Il a rappelé que des femmes figuraient déjà dans la toute première délégation tunisienne envoyée à l’Assemblée générale des Nations unies, au lendemain de l’Indépendance — un choix qui, selon lui, traduisait l’attachement des fondateurs de l’État moderne au principe d’égalité entre citoyens et à l’émancipation féminine.

Mohamed Ali Nafti a également salué la mémoire des diplomates tunisiennes qui, depuis cette époque, ont œuvré à la défense de la souveraineté du pays, à la promotion de ses intérêts et à l’avancée du développement durable. Leurs héritières, a-t-il poursuivi, occupent désormais des fonctions à responsabilité, que ce soit au sein du ministère ou dans les instances internationales, où elles prennent part aux négociations, aux dialogues et à la recherche de consensus contribuant à la stabilité régionale et mondiale.

Le chef de la diplomatie est par ailleurs revenu sur l’engagement précoce de la Tunisie envers la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée en 2000, qui reconnaît le rôle des femmes non seulement comme bénéficiaires de protection, mais comme actrices à part entière de la construction de la paix. La Tunisie, a-t-il précisé, a été la première nation d’Afrique du Nord à se doter d’un plan d’action national pour appliquer ce texte, et la première de la région à en adopter un second, pour la période 2023-2027.

De son côté, Florence Basty, qui dirige le bureau d’ONU Femmes pour la Tunisie et la Libye, a salué un pays qu’elle considère comme précurseur en matière de droits des femmes, sur la scène régionale comme internationale. Son parcours depuis l’Indépendance, a-t-elle estimé, témoigne d’une influence durable des femmes tunisiennes dans la diplomatie multilatérale et les initiatives de paix à travers le monde.

Selon elle, les jeunes générations de diplomates perpétuent aujourd’hui cet héritage transmis par leurs aînées, tout en s’ouvrant à de nouvelles perspectives de responsabilité et d’influence. En plaçant les femmes au centre de ses priorités diplomatiques, a-t-elle ajouté, la Tunisie fait de leur participation pleine et égale un véritable choix stratégique, doublé d’une responsabilité assumée sur le plan international. Cette approche, a-t-elle conclu, trouve son ancrage dans l’agenda « Femmes, paix et sécurité » et dans la résolution 1325, référence centrale pour renforcer la place des femmes dans la prévention des conflits et la consolidation d’une paix durable.

L’article Diplomatie tunisienne : les femmes, désormais 80% des nouvelles recrues est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Banques et assurances : la grève des 23, 24 et 25 juin est maintenue

La Fédération générale des banques, des établissements financiers et des compagnies d’assurance, relevant de l’UGTT, a réaffirmé vendredi son attachement au droit syndical et au droit de grève, à quelques jours du mouvement sectoriel prévu les 23, 24 et 25 juin 2026. Cette mobilisation intervient dans un contexte de blocage des négociations sociales relatives aux augmentations salariales.

Dans un communiqué, la fédération a exprimé sa « profonde préoccupation » face aux pratiques et pressions qui auraient accompagné les préparatifs de cette grève sectorielle. Elle dénonce notamment des tentatives visant à influencer la liberté des employés dans le choix de leurs positions et dans l’expression de leur engagement syndical en toute indépendance.

Selon l’organisation syndicale, de telles pratiques constituent une atteinte au principe de la liberté syndicale ainsi qu’aux garanties encadrant l’exercice de l’action syndicale, telles que consacrées par la Constitution, la législation en vigueur et les normes internationales du travail.

La fédération a appelé à la mise en place de toutes les garanties juridiques et organisationnelles nécessaires afin de permettre aux travailleurs d’exercer leurs droits syndicaux dans un climat de liberté et de dignité. Elle a également exhorté ses adhérents à respecter les dispositions légales et réglementaires encadrant la grève et à y participer de manière « consciente et responsable ».

Pour rappel, la Fédération générale des banques, des établissements financiers et des compagnies d’assurance avait annoncé un mouvement de grève sectorielle de trois jours, du 23 au 25 juin 2026, pour protester contre l’enlisement des négociations sociales portant sur les revalorisations salariales.

L’article Banques et assurances : la grève des 23, 24 et 25 juin est maintenue est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Tourisme alternatif : 10 MDT pour les petites entreprises

Le ministère du Tourisme vient de lancer un nouveau mécanisme de financement doté de 10 millions de dinars (MDT) pour soutenir la création de petites entreprises dans le tourisme alternatif, en partenariat avec la Banque tunisienne de solidarité (BTS), l’Agence de formation dans les métiers du tourisme (AFMT) et l’Office national du tourisme tunisien (ONTT).

Ce dispositif prévoit de consacrer 50 % des crédits aux projets implantés dans les régions de l’intérieur. Il permettra de financer 50 petites entreprises portées par des diplômés de l’enseignement supérieur et 100 autres projets créés par des diplômés de la formation professionnelle sectorielle.

Les conventions signées visent à favoriser l’insertion économique des jeunes, à faciliter l’accès au financement et à accompagner les promoteurs à travers des actions de formation, de conseil et de suivi. Des récompenses financières seront également attribuées aux meilleures entreprises financées.

L’article Tourisme alternatif : 10 MDT pour les petites entreprises est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Le capital-investissement entre deux mondes. Un secteur qui se réinvente !

Après 8 ans de silence, la conférence annuelle de l’Association tunisienne des investisseurs en capital (ATIC) a fait son come-back en juin 2026, comme un signal fort dans un paysage économique en pleine recomposition.

Sur le thème « Intelligence artificielle et investissement durable », l’événement n’a pas ressemblé à une simple rencontre professionnelle. Il a plutôt pris des airs de repositionnement assumé, presque de déclaration d’intention, à un moment où le financement de l’économie tunisienne cherche de nouveaux équilibres.

Dans la salle, un constat revenait avec insistance. Le capital-investissement n’est plus seulement un outil de financement. Il devient une manière d’accompagner les entreprises dans leur transformation, parfois même dans leur survie.

Derrière les discours, les chiffres de 2025 ont donné le ton. Le secteur a mobilisé 709 millions de dinars (MDT) et investi davantage encore autour de 740 MDT, dans plus de deux cents entreprises. Plus de cinq mille emplois ont été préservés ou créés, des indicateurs qui montrent autant la vitalité du secteur que la pression économique du moment.

Mais un autre mouvement s’installe, plus discret et pourtant déterminant. Le capital-retournement prend de l’ampleur. Près de quatre investissements sur dix concernent désormais des entreprises en difficulté. L’image est claire. Le secteur n’est plus seulement tourné vers la croissance, il s’ancre aussi dans la réparation du tissu économique.

Nécessité de prolonger les dispositions de 2019

Cette dynamique s’accompagne d’une inquiétude partagée. Les incitations fiscales mises en place en 2019 arrivent à échéance fin 2026. Pour les professionnels du secteur, le calendrier est serré et les conséquences potentiellement lourdes. Le capital-investissement fonctionne sur le temps long, parfois cinq à sept ans. Sans visibilité au-delà de cette échéance, l’équation devient fragile. D’où une demande insistante pour prolonger ces dispositifs jusqu’en 2031.

Pendant que le débat fiscal occupe les esprits, une autre transformation avance plus silencieusement mais avec une portée tout aussi profonde. L’intelligence artificielle commence à redessiner les métiers de l’investissement. Le sourcing ne dépend plus uniquement des réseaux ou de l’intuition des acteurs. Il s’appuie désormais sur l’analyse de masses de données, parfois invisibles à l’œil humain. Recrutements accélérés, changements dans les directions, signaux faibles issus de l’activité numérique des entreprises, tout devient matière à lecture et à anticipation.

Quid de la gouvernance structurée de l’IA ?

La due diligence elle aussi change de nature. Elle n’est plus un moment figé avant l’investissement. Elle devient un suivi permanent, presque vivant. Les entreprises en portefeuille sont observées en continu à travers des flux d’informations qui croisent données financières, juridiques, sociales et environnementales. Une vigilance constante s’installe, portée par les outils numériques, mais toujours interprétée par l’humain.

Cette montée en puissance de la technologie ne se fait pas sans résistance. Les acteurs du secteur évoquent des freins bien concrets. Les coûts d’adoption, l’absence de gouvernance structurée autour de l’IA et les questions de sécurité des données ralentissent encore son intégration. Pourtant, une ligne de fond se dessine. L’outil peut accélérer, mais la décision doit rester humaine, ancrée dans le contexte et l’expérience.

À travers ces transformations, trois priorités se dégagent. Rendre le pays plus attractif pour les investisseurs internationaux. Développer des investissements à impact, intégrant les critères environnementaux et sociaux. Et mieux irriguer les régions, en renforçant le rôle des structures locales de financement.

Au fil des échanges, une impression s’est imposée. Le capital-investissement tunisien entre dans une phase de bascule. Pris entre la nécessité de stabilité fiscale et l’accélération technologique, il cherche un nouvel équilibre. Un équilibre où la donnée et l’algorithme prennent de plus en plus de place, sans pour autant effacer la décision humaine qui reste, pour l’instant, au centre du jeu.

L’article Le capital-investissement entre deux mondes. Un secteur qui se réinvente ! est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  
❌