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Tunisie : Les avocats en grève

L’Ordre national des avocats a observé, jeudi 18 juin 2026, une grève générale nationale accompagnée d’un rassemblement devant le Palais de justice de Tunis. À travers ce mouvement, les avocats entendent attirer l’attention sur plusieurs revendications touchant à la fois à l’avenir de la profession et au fonctionnement du système judiciaire.

Une mobilisation dans plusieurs tribunaux

La journée de protestation a été marquée par un rassemblement d’avocats devant le Palais de justice de Tunis ainsi que par le port du brassard rouge, symbole de la mobilisation.

Des mouvements de grève ont également été organisés dans plusieurs juridictions du pays, notamment dans les tribunaux de Bizerte, Béja, Jendouba, Le Kef et Siliana.

Cette action s’inscrit dans le cadre d’une mobilisation nationale initiée par l’Ordre des avocats pour défendre les intérêts de la profession et porter une série de revendications liées à la justice.

Réforme de la profession et amélioration du service judiciaire

Les avocats réclament en premier lieu une révision du cadre législatif et réglementaire encadrant l’exercice de la profession.

Ils appellent également à une amélioration du service public de la justice, estimant que les réformes doivent permettre un meilleur fonctionnement des juridictions et garantir davantage d’efficacité dans le traitement des affaires.

Parmi les principales demandes figure aussi la préservation de l’indépendance de la magistrature ainsi que la garantie du droit à un procès équitable.

L’Ordre considère ces principes comme des piliers essentiels de l’État de droit et du bon fonctionnement de la justice.

La question de la retraite et de la prévoyance

Les avocats revendiquent enfin une réforme du régime de prévoyance et de retraite de la profession.

Selon eux, cette réforme est devenue nécessaire pour assurer la pérennité du système et préserver son équilibre financier à long terme, dans un contexte marqué par l’évolution des conditions d’exercice du métier.

Cette journée de grève intervient alors que la profession multiplie les appels à une réforme globale de la justice et à une modernisation du cadre régissant l’activité des avocats en Tunisie.

Elle s’inscrit dans l’escalade décidée par le Conseil de l’Ordre lors de sa réunion du 13 mai. Le 18 mai, des avocats avaient déjà observé une première action symbolique en arborant le brassard rouge dans plusieurs juridictions du pays.

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Tunisie : Un prêt européen de 61,3 millions d’euros pour une centrale solaire de 100 MW à Sidi Bouzid

La Tunisie franchit une nouvelle étape dans sa transition énergétique. La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), la Banque européenne d’investissement (BEI) et l’Union européenne ont annoncé un financement de 61,3 millions d’euros destiné à la construction d’une centrale solaire photovoltaïque de 100 MW à Sidi Bouzid. Une fois mise en service, l’installation produira en moyenne 252 GWh d’électricité par an et contribuera à réduire la dépendance du pays aux énergies fossiles.

Une centrale de 100 MW au cœur de la transition énergétique

Le financement a été accordé à la coentreprise Scatec-Aeolus pour la réalisation d’une centrale photovoltaïque de grande capacité dans le gouvernorat de Sidi Bouzid. Le projet sera développé par la société Scatec Khobna PV Power, créée spécialement pour cette infrastructure en Tunisie.

Selon la BERD, la centrale affichera une capacité de production de 100 MW et générera en moyenne 252 GWh d’électricité par an, renforçant ainsi l’approvisionnement du réseau national en énergie renouvelable.

Avec une production moyenne de 252 GWh par an, la centrale pourrait couvrir la consommation électrique annuelle de plusieurs dizaines de milliers de foyers tunisiens. Elle contribuera également à réduire les importations de gaz naturel utilisées pour la production d’électricité, dans un contexte où le déficit énergétique du pays a dépassé 4,2 milliards de dinars à fin avril 2026.

Réduire la dépendance au gaz et les émissions de CO₂

Au-delà de la production électrique, le projet vise à diminuer la dépendance de la Tunisie au gaz naturel, qui demeure la principale source utilisée pour la production d’électricité.

La centrale permettra également d’éviter l’émission d’environ 107.000 tonnes de dioxyde de carbone par an sur la durée de vie du projet.

Cette réalisation s’inscrit dans le programme national de développement des énergies renouvelables lancé en 2022, qui prévoit l’attribution de concessions totalisant 1,7 GW afin de porter la part des énergies renouvelables à 35% du mix énergétique tunisien d’ici 2030.

Un financement européen renforcé

Le prêt principal de 61,3 millions d’euros bénéficie de garanties accordées par le Fonds européen pour le développement durable Plus (FEDD+), l’un des principaux instruments de la stratégie européenne « Global Gateway ».

Le projet bénéficie également d’une subvention complémentaire de 5,5 millions d’euros issue de la Plateforme d’investissement pour le voisinage de l’Union européenne. Cette enveloppe servira notamment au financement des infrastructures nécessaires au raccordement de la centrale au réseau électrique national.

Des retombées attendues pour les compétences locales

Le projet comporte également un volet consacré au développement des compétences locales grâce à un programme de coopération technique financé par le Fonds spécial des actionnaires de la BERD.

Cette composante vise à renforcer les capacités dans les régions de Sidi Bouzid et de Gabès, à travers des actions de formation et d’accompagnement liées aux métiers de la transition énergétique.

Pour l’Union européenne, ce projet s’inscrit dans le prolongement du protocole d’accord sur la coopération énergétique signé avec la Tunisie en 2024 et dans la stratégie de décarbonation du bassin méditerranéen.

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Tunisie : Le déficit énergétique franchit les 4,2 milliards de dinars en quatre mois

Le déficit de la balance commerciale énergétique de la Tunisie continue de se creuser. À fin avril 2026, il a atteint 4,222 milliards de dinars, contre 3,548 milliards un an plus tôt, soit une hausse de 19%, selon les dernières données publiées par l’Observatoire national de l’énergie et des mines. Malgré une progression des exportations énergétiques, la facture des importations demeure lourde dans un contexte marqué par la flambée des cours du pétrole.

Un déficit alourdi de 674 MD en un an

Les chiffres de l’Observatoire national de l’énergie et des mines montrent une aggravation du déficit énergétique au cours des quatre premiers mois de l’année.

En tenant compte de la redevance du gaz algérien exporté, le déficit de la balance commerciale énergétique s’est établi à 4,222 milliards de dinars à fin avril 2026, contre 3,548 milliards de dinars un an auparavant. En l’espace d’une année, le déficit s’est ainsi accru de 674 millions de dinars, soit une progression de 19%.

Cette évolution confirme la pression persistante exercée par la facture énergétique sur les échanges extérieurs du pays.

Les importations continuent de peser

Selon le rapport, les exportations des produits énergétiques ont progressé de 41% en valeur sur un an.

Cette hausse n’a toutefois pas suffi à compenser l’augmentation des importations énergétiques, qui ont elles-mêmes enregistré une progression de 23% en valeur durant la même période.

L’Observatoire rappelle que les échanges du secteur restent fortement dépendants de plusieurs facteurs externes, notamment les volumes échangés, l’évolution du taux de change dollar-dinar ainsi que les fluctuations des cours internationaux du pétrole.

L’effet de la flambée du Brent

L’évolution récente des prix du pétrole figure parmi les principaux facteurs expliquant l’aggravation du déficit.

Selon l’Observatoire, les cours du Brent ont fortement augmenté en avril 2026 par rapport à avril 2025, sous l’effet des tensions géopolitiques au Moyen-Orient et des inquiétudes liées au transit pétrolier dans le détroit d’Ormuz.

Cette hausse des prix internationaux a directement influencé le coût des importations énergétiques tunisiennes, même si le dinar a enregistré une amélioration de 4% face au dollar américain sur la même période.

À lui seul, le déficit énergétique représente plus de la moitié du déficit commercial global de la Tunisie, estimé à 7,53 milliards de dinars à fin avril 2026. Cette situation confirme le poids déterminant de la facture énergétique dans les déséquilibres extérieurs du pays.

Alors que les recettes issues des exportations énergétiques progressent, la balance commerciale du secteur demeure largement déficitaire.

Le franchissement du seuil des 4,2 milliards de dinars de déficit dès les quatre premiers mois de l’année illustre les défis auxquels reste confrontée la Tunisie.3

Une dépendance énergétique qui se renforce

Au-delà de l’aggravation du déficit commercial, les indicateurs de sécurité énergétique continuent de se détériorer. Selon l’Observatoire national de l’énergie et des mines, le taux de couverture des besoins énergétiques par les ressources nationales est tombé à environ 38% à fin avril 2026, contre près de 42% un an auparavant.

Autrement dit, plus de six unités d’énergie consommées sur dix en Tunisie proviennent désormais des importations, ce qui accentue la vulnérabilité du pays aux fluctuations des cours internationaux du pétrole et du gaz.

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Électricité : La production progresse, mais la Tunisie reste dépendante des importations

La production nationale d’électricité a enregistré une hausse de 7% au cours des quatre premiers mois de 2026, atteignant 5945 GWh contre 5577 GWh un an plus tôt, selon les données publiées par l’Observatoire national de l’énergie et des mines. Cette progression intervient dans un contexte marqué par une augmentation de la demande, mais aussi par une dépendance persistante aux importations d’électricité, qui continuent de couvrir une partie des besoins du pays.

Une production en hausse, mais des importations toujours nécessaires

D’après le rapport de l’Observatoire, la production nationale d’électricité, y compris l’autoproduction à partir des énergies renouvelables, s’est établie à 5945 GWh à fin avril 2026, soit une progression de 7% par rapport à la même période de l’année précédente.

La production destinée au marché local a, quant à elle, augmenté de 3%. Malgré cette évolution positive, la Tunisie continue de recourir aux importations pour satisfaire sa consommation électrique. Les achats d’électricité, principalement en provenance d’Algérie, ont ainsi couvert 9% des besoins du marché local à fin avril.

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) demeure l’acteur dominant du secteur, assurant à elle seule 92% de la production nationale.

Les énergies renouvelables progressent, mais restent limitées

Le rapport met également en lumière la place encore modeste des énergies renouvelables dans le mix électrique national.

À fin avril 2026, l’électricité produite à partir de sources renouvelables représentait 8,2% de la production totale. Ce taux demeure inférieur aux ambitions affichées en matière de transition énergétique, même si les investissements dans le solaire continuent de progresser.

L’Observatoire relève ainsi l’installation de près de 466 mégawatts de toitures photovoltaïques dans le secteur résidentiel, auxquels s’ajoutent 130 mégawatts raccordés en moyenne et haute tension dans les secteurs industriel, tertiaire et agricole.

Ces capacités supplémentaires témoignent d’un développement progressif de l’énergie solaire, sans pour autant modifier de manière significative l’équilibre global du système électrique.

Sur le front de la demande, les ventes d’électricité ont progressé de 3% entre fin avril 2025 et fin avril 2026. Les industriels demeurent les premiers consommateurs d’électricité du pays, représentant 61% de la demande totale des clients haute et moyenne tension.

La hausse de la production nationale constitue un signal positif pour le secteur électrique tunisien. Néanmoins, la dépendance aux importations, la faible part des énergies renouvelables et le poids croissant de la demande industrielle rappellent que les défis liés à la sécurité énergétique et à la transition vers des sources de production plus durables demeurent au cœur des enjeux du pays.

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Iran – États-Unis : Un protocole d’accord en 14 points pour une désescalade

Les États-Unis et l’Iran ont dévoilé les grandes lignes d’un protocole d’accord en 14 points destiné à mettre fin aux hostilités et à ouvrir une nouvelle phase de négociations sur le dossier nucléaire. Le texte prévoit une cessation immédiate des opérations militaires, un encadrement strict des discussions sur le nucléaire iranien et un allègement progressif des sanctions américaines. Les deux pays s’engagent également à respecter leurs souverainetés respectives et à éviter toute nouvelle escalade.

Un cessez-le-feu et une reprise du dialogue sous 60 jours

Le protocole d’accord prévoit en premier lieu l’arrêt immédiat de toutes les opérations militaires entre les deux pays, y compris sur les théâtres régionaux impliquant leurs alliés. Washington et Téhéran s’engagent à ne pas recourir à la force et à respecter l’intégrité territoriale de l’autre partie.

Le texte fixe également un calendrier serré : les deux pays doivent parvenir à un accord final dans un délai de 60 jours, avec la possibilité d’une prolongation si les négociations l’exigent.

Le nucléaire iranien au cœur du dispositif

Le dossier nucléaire constitue l’un des axes centraux de l’accord. L’Iran réaffirme son engagement à ne pas se doter de l’arme nucléaire. Le protocole prévoit le traitement des stocks d’uranium enrichi sous supervision internationale, notamment via des mécanismes de dilution encadrés par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

En parallèle, les deux parties devront définir les modalités techniques d’un futur accord global sur le programme nucléaire iranien, incluant les besoins énergétiques civils de Téhéran.

Levée progressive des sanctions

En contrepartie, les États-Unis s’engagent à lever progressivement leurs sanctions, à commencer par les restrictions liées aux exportations pétrolières et aux transactions financières.

Le texte prévoit également le dégel des avoirs iraniens et la mise en place de dérogations temporaires pour permettre la reprise des échanges commerciaux, notamment dans le secteur énergétique.

Le protocole évoque par ailleurs un plan de reconstruction et de développement économique de l’Iran, estimé à au moins 300 milliards de dollars, impliquant les États-Unis et leurs partenaires régionaux.

Sur le plan stratégique, un dispositif de suivi sera mis en place pour encadrer l’application de l’accord et garantir le respect des engagements pris par les deux parties.

Un accord encore provisoire

En attendant la conclusion d’un accord définitif, les deux pays s’engagent à maintenir le statu quo : absence de nouvelles sanctions américaines et gel de toute avancée majeure du programme nucléaire iranien.

L’ensemble du dispositif devra être validé par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU une fois l’accord final formalisé.

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Trafic de cocaïne : Une ressortissante étrangère condamnée à 30 ans de prison

La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné une ressortissante étrangère à 30 ans de prison ferme, assortie d’une amende supérieure à 100.000 dinars, pour tentative de trafic de cocaïne via l’aéroport international de Tunis-Carthage.

Les faits remontent à l’arrivée de la prévenue sur le territoire tunisien. Son comportement jugé suspect par les unités de sécurité de l’aéroport a conduit à un contrôle approfondi.

Une tentative de passage sous surveillance à l’aéroport

Lors de la fouille, les agents ont découvert une ceinture dissimulée autour de sa taille, contenant plusieurs sachets de cocaïne soigneusement cachés afin d’échapper aux dispositifs de contrôle frontalier, rapporte Mosaique fm.

Selon les éléments de l’enquête, la mise en cause aurait importé la drogue depuis l’étranger dans le but de la remettre à des réseaux locaux de distribution.

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Tunisie : Deux réseaux criminels internationaux démantelés, 25 personnes arrêtées

MISE A JOUR 19 juin 2026 | 14h00

Nouveau rebondissement dans l’affaire des deux réseaux criminels internationaux démantelés en Tunisie. Le juge d’instruction du Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme a émis 20 mandats de dépôt contre des suspects impliqués dans des activités de trafic de drogue, de blanchiment d’argent, d’extorsion et de meurtres commandités. L’enquête se poursuit afin de démanteler l’ensemble des ramifications de ces organisations.


Les services spécialisés de la sûreté nationale ont annoncé le démantèlement de deux réseaux criminels internationaux impliqués dans le trafic de drogue, le blanchiment d’argent, l’extorsion et le meurtre commandité. L’opération a permis l’arrestation de 25 personnes et la saisie de biens de luxe, de stupéfiants et d’importantes sommes d’argent.

Selon un communiqué publié ce jeudi 18 juin par le ministère de l’Intérieur, l’opération a été menée par l’unité nationale de recherche dans les crimes terroristes, les crimes organisés et les atteintes à la sûreté du territoire, relevant de la direction générale des services spécialisés de la sûreté nationale.

Une enquête appuyée sur le renseignement et la surveillance

Le ministère explique que cette opération est le résultat d’un travail de renseignement ainsi que d’un suivi technique et de terrain mené en coordination avec plusieurs services spécialisés.

Les investigations ont permis d’identifier deux réseaux criminels internationaux actifs dans plusieurs activités illicites, notamment le trafic de stupéfiants, le blanchiment d’argent, l’extorsion et le meurtre commandité.

Des biens de luxe, de la drogue et des liquidités saisis

Après coordination avec le ministère public, les forces de sécurité ont procédé à l’interpellation de la majorité des dirigeants présumés et des membres des deux organisations, soit 25 personnes au total.

L’opération a également conduit à la saisie d’un nombre important de voitures de luxe, de motos et d’embarcations de plaisance considérées comme provenant de leurs activités suspectes en Tunisie et à l’étranger.

Les enquêteurs ont en outre saisi une quantité de drogue ainsi que d’importantes sommes d’argent.

Des investigations toujours en cours

Le ministère de l’Intérieur précise que l’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuelles ramifications supplémentaires et de déterminer l’étendue des activités des deux réseaux.

Aucune précision supplémentaire n’a été communiquée à ce stade concernant les nationalités des suspects, la nature exacte des stupéfiants saisis ou les montants financiers récupérés.

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