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Tunisie : la production pétrolière recule de 7 %

La production pétrolière nationale de brut s’est établie à 393 kilotonnes à fin avril 2026. Enregistrant par conséquent une baisse de 7 % par rapport à la même période de 2025. C’est ce qu’indique le dernier rapport sur la situation énergétique publié par l’Observatoire national de l’énergie et des mines (ONEM).

Cette contraction de la production de pétrole se reflète également dans le recul du débit moyen quotidien. Il passe de 27 330 barils par jour à fin avril 2025 à 25 390 barils par jour un an plus tard.

De plus, la baisse de la production touche la majorité des champs pétroliers du pays. Les reculs les plus marqués concernent notamment le champ d’Ashtart (-64 %), celui de Zawiya dont la production est désormais nulle (-100 %), ainsi que El Guerbia (-44 %), Franeig/Baqal/El Tarfa (-50 %), Adam (-11 %), El Borma (-3 %) et Halk El Menzel (-2 %).

En parallèle, certains champs ont enregistré une amélioration de leur production, atténuant partiellement la tendance baissière. Il s’agit notamment de Sidi Marzoug (+92 %), Sarsina (+11 %), Chergui (+73 %) et Nawara (+13 %).

Par ailleurs, l’ONEM précise que plusieurs concessions pétrolières, dont Chourok, Dorra, Aneguid Charki, Jnane et Bnefsaj El Janoub, sont à l’arrêt depuis le 23 septembre 2025 en raison de travaux de maintenance. Ce qui contribue également à la baisse globale de la production.

Au final, cette évolution confirme la fragilité persistante de la production pétrolière nationale. Laquelle est fortement dépendante de quelques champs, exposée aux interruptions techniques et aux variations de rendement.

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La Tunisie n°1 en Afrique en complexité économique devant le Maroc

La Tunisie conserve sa position de leader africain en matière de complexité économique, selon les dernières données de l’Economic Complexity Index (ECI) élaboré par le Harvard Growth Lab. Ce classement international, qui mesure la sophistication et la diversification des exportations des pays, place la Tunisie au premier rang sur le continent africain et parmi les économies les mieux classées du monde en développement.

L’indice de complexité économique évalue la capacité d’un pays à produire et exporter une gamme diversifiée de biens nécessitant des savoir-faire, des compétences et des technologies avancés. Plus un pays exporte des produits complexes et peu répandus à l’échelle mondiale, plus son score est élevé.

Les données de l’Atlas of Economic Complexity de l’Université Harvard place la Tunisie au 45e rang mondial et demeure la première économie africaine dans ce classement. Elle devance notamment l’Eswatini, l’Égypte, l’Afrique du Sud, Maurice et le Maroc, qui figurent également parmi les pays africains les mieux positionnés.

Cette performance reflète la structure relativement diversifiée de l’appareil productif tunisien. Le pays se distingue particulièrement dans des secteurs à forte valeur ajoutée tels que les composants électriques, les équipements mécaniques, l’industrie automobile, l’aéronautique, les produits chimiques et certaines activités manufacturières intégrées aux chaînes de valeur internationales.

Contrairement aux indicateurs traditionnels basés sur la taille de l’économie ou le revenu par habitant, l’indice de Harvard met l’accent sur les capacités productives et le niveau de connaissances incorporées dans les exportations. Les chercheurs du Harvard Growth Lab considèrent d’ailleurs cet indicateur comme l’un des meilleurs outils pour anticiper le potentiel de croissance économique à long terme.

La première place africaine de la Tunisie ne signifie toutefois pas qu’elle dispose de la plus grande économie du continent. Des pays comme l’Afrique du Sud, l’Égypte ou le Nigeria affichent des PIB nettement plus élevés. En revanche, la Tunisie se distingue par la diversité et la sophistication de son tissu industriel. Un atout stratégique dans un contexte mondial marqué par les mutations technologiques et la reconfiguration des chaînes d’approvisionnement.

Cette reconnaissance internationale constitue également un signal positif pour les investisseurs étrangers. Alors que le pays cherche à renforcer son attractivité dans les secteurs industriels innovants et les activités à forte intensité technologique.

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Incident du Barrage de Mellègue : aucune victime ni dégât

Dans une déclaration exclusive accordée à L’Économiste Maghrébin, Tarek Makhzoumi, membre du bureau exécutif de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP), chargé des ressources naturelles et des études stratégiques, est revenu sur l’incident survenu récemment au barrage de Mellègue.

Il estime que la situation est désormais totalement maîtrisée et ne présente aucune conséquence ni humaine ni matérielle. « Ce qui s’est produit concerne l’ouverture de la vanne supérieure du barrage, ce qui a provoqué un écoulement important des eaux. Mais la situation a rapidement été contrôlée », a-t-il expliqué, soulignant qu’il s’agit d’un incident « sans dégâts ».

Le responsable a précisé que le débit d’eau a été stabilisé après l’intervention des équipes techniques, permettant d’éviter toute perte significative ou dommage sur les zones environnantes. « L’eau continue de s’écouler normalement dans l’oued et rien n’a été perdu », a-t-il ajouté.

Situation sous contrôle et absence de dégâts

Tarek Makhzoumi a insisté sur le fait qu’aucune victime ni aucun dégât matériel n’a été enregistré. « Heureusement, il n’y a eu ni pertes humaines ni dégâts matériels », a-t-il affirmé, évoquant une situation rapidement prise en charge.

Il a également indiqué que les opérations de maintenance et de réparation seront engagées afin de remettre en état la vanne concernée et rétablir son fonctionnement normal.

Impact limité sur la campagne agricole

Abordant la situation agricole, le responsable de l’UTAP a précisé que la saison en cours reste globalement satisfaisante, malgré quelques difficultés en début de campagne liées notamment à un déficit en intrants et à certaines maladies ayant touché les cultures.

Concernant les dernières précipitations, il a indiqué qu’elles ont eu un impact globalement positif sur les rendements, notamment pour les céréales, en particulier le blé dur et le blé tendre.

« Les pluies récentes ont été bénéfiques et n’ont pas causé de dégâts significatifs, notamment dans les zones de Nabeul et du nord-ouest », a-t-il précisé. Tout en ajoutant que les estimations de production restent en cours d’évaluation au niveau des structures régionales.

Une campagne jugée globalement satisfaisante

Malgré certaines contraintes, notamment au début de la saison, Tarek Makhzoumi a estimé que la campagne agricole demeure globalement encourageante. Les services spécialisés poursuivent actuellement la collecte des données pour affiner les prévisions de récolte à l’échelle nationale.

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Pensions de retraite : l’UGTT juge la hausse de 5 % insuffisante

La Fédération générale des retraités, relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a exprimé son rejet de l’augmentation de 5 % des pensions servies par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Et ce, en estimant que cette revalorisation demeure insuffisante face à la dégradation continue du pouvoir d’achat des retraités.

Dans un communiqué publié mercredi 17 juin, l’organisation a considéré qu’il aurait été plus équitable d’appliquer des augmentations progressives, accordant des taux plus élevés aux pensions les plus modestes. Une telle approche permettrait, estime-t-elle, de réduire les écarts qui se creusent davantage entre les retraités à chaque nouvelle revalorisation.

La Fédération juge que l’augmentation décidée pour les pensionnés affiliés à la CNSS reste « très faible » et ne reflète pas l’ampleur de la perte de pouvoir d’achat subie par la majorité des retraités ces dernières années. En revanche, elle estime que la hausse accordée aux bénéficiaires de la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS) répond, au moins, au seuil minimal des attentes.

Au-delà de la question des pensions, la Fédération générale des retraités a lancé un avertissement concernant la détérioration du système de santé public. Elle souligne que les difficultés du secteur se sont aggravées au fil des années, affectant directement les retraités, particulièrement dépendants des services de santé.

L’organisation pointe notamment la dégradation de la qualité des prestations médicales ainsi que les pénuries récurrentes de médicaments essentiels, qui compliquent davantage l’accès aux soins pour une large partie de la population.

Appel au dialogue sur l’avenir des caisses sociales

Face à cette situation, la Fédération appelle les autorités à engager un dialogue et des négociations sur les principales questions touchant les travailleurs et les retraités. Elle insiste sur la nécessité de trouver des solutions durables aux difficultés financières des caisses sociales.

L’organisation met également en garde contre les conséquences d’une poursuite de ce qu’elle qualifie de « politique de l’ignorance », estimant que les caisses sociales peinent de plus en plus à assurer les services de base auxquels les retraités sont en droit de prétendre.

À travers ce communiqué, la Fédération générale des retraités réaffirme ainsi ses revendications en faveur d’une amélioration du niveau de vie des pensionnés et d’une réforme en profondeur des systèmes de protection sociale et de santé publique.

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La Goulette accueille les premiers vacanciers de la diaspora tunisienne

La saison du retour des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) s’ouvre officiellement ce jeudi 18 juin 2026 avec le départ de la première traversée estivale de la Compagnie tunisienne de navigation (CTN) depuis le port de Marseille à destination de La Goulette.

Le ferry Tanit, qui a quitté le port français ce jeudi, transporte à son bord près de 1300 passagers et 660 véhicules. Son arrivée au port de La Goulette est prévue vendredi 19 juin à 10 heures. Marquant ainsi le coup d’envoi de l’opération estivale de retour des membres de la diaspora tunisienne pour les vacances d’été.

La directrice de l’exploitation des navires de transport de passagers à la CTN, Aïda Adouani, a indiqué que l’ensemble des préparatifs nécessaires a été finalisé. Et ce, afin d’assurer les meilleures conditions d’accueil et de transport. Elle a précisé qu’un important dispositif humain a été mobilisé pour accompagner les voyageurs tout au long de leur traversée et leur garantir les services requis.

Une forte affluence attendue cet été

La CTN prévoit une activité particulièrement soutenue durant la saison estivale 2026, portée par l’augmentation du nombre de Tunisiens établis à l’étranger choisissant de passer leurs vacances au pays.

Le ferry Tanit, principal navire affecté à cette mission, dispose d’une capacité d’accueil de 3200 passagers et de 1060 véhicules. Durant la haute saison, quelque 220 marins et agents spécialisés, répartis entre les équipes de navigation, d’hôtellerie et de services, sont mobilisés à bord afin d’assurer le confort des voyageurs.

Le navire offre également plusieurs équipements et prestations destinés à améliorer les conditions de voyage des familles et des passagers effectuant la traversée entre l’Europe et la Tunisie.

Un programme renforcé pour l’été 2026

Le programme estival de la CTN s’étend du 15 juin au 15 septembre 2026. Il comprend 149 traversées maritimes assurées par les ferries Tanit et Carthage, contre 145 traversées durant la même période en 2025.

À la mi-juin, la compagnie avait déjà enregistré près de 150 000 réservations et table sur plus de 200 000 réservations d’ici la fin de la saison.

Pour répondre à la demande croissante, la CTN a porté sa capacité globale à 433 400 passagers et 126 600 véhicules, contre respectivement 422 400 passagers et 123 600 véhicules l’an dernier.

Le programme des traversées prévoit 82 rotations sur la ligne Marseille–Tunisie et 67 sur la ligne Gênes–Tunisie. Il comprend également huit dessertes via le port de Zarzis, dont cinq sur la liaison Marseille–Zarzis, deux sur la ligne Gênes–Zarzis et une traversée Zarzis–Gênes.

À travers ce dispositif renforcé, la compagnie entend faciliter les déplacements des Tunisiens résidant à l’étranger et accompagner l’importante affluence attendue durant les mois d’été.

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