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Gaz naturel en Tunisie : baisse de 13% des ressources et hausse de la demande en avril 2026

Les ressources en gaz naturel en Tunisie ont reculé de 13% à fin avril 2026 pour s’établir à 565 ktep-pci, selon le dernier rapport de conjoncture énergétique publié par l’Observatoire national de l’énergie et des mines. Cette baisse intervient dans un contexte marqué par une hausse de la demande et un recours accru aux importations.

Dans le détail, la demande totale de gaz naturel a progressé de 4% sur un an pour atteindre 1 478 ktep-pci, portée principalement par le secteur de la production électrique, qui reste le premier consommateur du pays avec près de 64% de la demande totale. Face à cette évolution, les achats de gaz algérien ont augmenté de 12% pour atteindre 921 ktep-pci, confirmant la dépendance croissante de la Tunisie aux approvisionnements extérieurs afin de couvrir ses besoins énergétiques.

Le rapport met également en évidence une légère hausse de la consommation spécifique des centrales électriques, en progression de 1%, traduisant une utilisation toujours intensive du gaz naturel dans la production d’électricité. Selon les données de l’Observatoire, la structure du système gazier reste ainsi sous pression, entre une production nationale stable mais insuffisante et une demande en hausse, tirée essentiellement par le secteur électrique.

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Au nom de l’État tunisien, la BCT conclut un accord de 500 millions de dollars avec Afreximbank

La Banque centrale de Tunisie (BCT), agissant pour le compte de l’État tunisien, a signé un accord de financement de 500 millions de dollars avec la Banque africaine d’import-export (Afreximbank).

L’opération a été conclue le 16 juin 2026 au Caire. Elle a été signée par le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhaier Nouri, et le président d’Afreximbank, George Elombi. Ce financement est destiné à soutenir la mobilisation des ressources extérieures prévues dans la loi de finances 2026. Concrètement, il servira principalement à financer les importations de biens stratégiques, notamment dans les secteurs de l’énergie et des produits alimentaires.

Cet accord s’inscrit dans la continuité de la coopération entre la Tunisie et Afreximbank, dont le pays est membre fondateur. Il intervient dans un contexte où les autorités cherchent à sécuriser les approvisionnements essentiels et à renforcer les équilibres financiers extérieurs. 

La Banque centrale souligne enfin que cette opération s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement du rôle des institutions financières africaines dans le financement des économies du continent.

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Unimed: le dividende validé, quand sera-t-il versé?

Les actionnaires d’Unimed recevront un dividende de 0,625 dinar par action au titre de l’exercice 2025. Réunie le 17 juin 2026, l’Assemblée générale ordinaire de la société a approuvé la distribution d’un montant global de 20 millions de dinars.

Selon les modalités annoncées par l’entreprise, la date de détachement du dividende est fixée au 9 septembre 2026. Les actionnaires éligibles pourront percevoir leurs dividendes à partir du 11 septembre 2026.

 

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Le Maroc mise sur l’IA pour transformer ses hôpitaux avec une nouvelle alliance santé-technologie

La Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé (FM6SS) et ABA LIFE, pôle santé d’ABA Technology, ont annoncé la création d’une joint-venture dédiée au développement d’infrastructures de santé basées sur l’intelligence artificielle et les technologies numériques. L’objectif est de soutenir la modernisation du système de santé marocain en intégrant des solutions numériques dans la recherche, le diagnostic et l’organisation des soins.

Selon les informations issues des communiqués des deux acteurs, cette nouvelle structure ambitionne de déployer ses premières solutions de santé intelligente dès octobre 2026 au Maroc, avant une extension progressive vers d’autres pays africains. Le projet vise à connecter la recherche médicale, la pratique clinique et l’innovation technologique dans un même écosystème. Dans les faits, la plateforme entend intervenir sur l’ensemble de la chaîne sanitaire. Elle couvre la recherche en intelligence artificielle appliquée à la médecine, le développement de la télémédecine, la biosurveillance, la gestion des urgences ainsi que l’appui aux startups spécialisées dans la santé numérique. L’enjeu est d’améliorer la performance des services de soins tout en renforçant leur capacité d’anticipation face aux crises sanitaires.

Le projet repose sur une logique de transformation en profondeur des pratiques médicales. Une partie importante concerne la formation des professionnels de santé aux outils d’intelligence artificielle, avec un objectif annoncé de plus de 100 000 praticiens formés. La télémédecine est également appelée à jouer un rôle central dans la réduction des délais d’accès aux soins et l’extension de la couverture médicale. Au-delà des hôpitaux, la joint-venture ambitionne aussi de structurer un écosystème industriel autour des technologies de santé. Le développement de solutions locales, la création de brevets et l’accompagnement de startups HealthTech, MedTech et Biotech sont présentés comme des leviers pour renforcer l’innovation et réduire la dépendance technologique.

 

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Sephora investit-elle vraiment dans l’ESG ou seulement dans son image?

“Ce que l’on ne mesure pas, on ne peut pas l’améliorer”,  disait Peter Drucker, professeur, consultant américain en management d’entreprise, auteur et théoricien.

Dans l’industrie de la beauté, cette phrase résonne de plus en plus comme une règle de survie. Les marques ne vendent plus seulement des produits, elles vendent aussi des engagements. Et derrière les promesses écologiques et responsables, une question revient toujours: combien cela coûte réellement, et est-ce que les entreprises jouent  vraiment le jeu de la transparence?

Sephora, acteur majeur mondial de la distribution de produits cosmétiques et filiale du groupe LVMH, illustre parfaitement cette tension entre communication ESG et réalité des chiffres.

L’un des axes les plus visibles concerne la consommation énergétique. Selon Sephora Newsroom, “Sephora stands with the planet”,  ses opérations aux États-Unis fonctionnent avec 100% d’électricité renouvelable, incluant les magasins, les entrepôts et les bureaux.

Cette transition repose sur des achats d’énergie verte, des contrats d’approvisionnement à long terme et des investissements dans l’efficacité énergétique, notamment l’éclairage LED et la modernisation des systèmes de climatisation et de chauffage.

Même si aucun montant précis n’est rendu public, ce type de transformation implique généralement des investissements lourds, surtout dans un réseau physique de grande taille comme celui de Sephora.

Le recyclage comme vitrine concrète de l’engagement

Autre chantier important, la gestion des déchets liés aux emballages cosmétiques. Avec son programme Beauty (Re)Purposed lancé en Amérique du Nord, Sephora s’attaque à un problème structurel de l’industrie beauté, celui des packagings difficiles à recycler. Le dispositif permet aux clients de déposer leurs emballages vides en magasin. Ces déchets sont ensuite collectés et transformés via des partenariats spécialisés. Selon les données communiquées par la marque et ses partenaires, plus de 100 000 pounds de déchets d’emballages ont été collectés, soit environ 45 tonnes. Ce programme n’est pas seulement symbolique. Il implique des coûts logistiques, la mise en place de points de collecte dans des centaines de magasins et la gestion de la chaîne de traitement des déchets. Mais là encore, aucun budget global n’est communiqué.

Pourquoi Sephora investit vraiment dans l’ESG               

Derrière les engagements environnementaux, la logique est avant tout business.

Première pression, celle des régulateurs. Les règles sur les plastiques, la traçabilité des ingrédients et la responsabilité des entreprises se durcissent dans plusieurs marchés. Les enseignes doivent anticiper plutôt que subir. Deuxième facteur, le risque réputationnel. Dans un secteur exposé comme la beauté, la moindre accusation de greenwashing peut avoir un impact direct sur la confiance des consommateurs. Troisième élément, plus stratégique encore, la transformation du modèle économique. L’ESG devient un outil de différenciation commerciale. Les labels, les programmes de recyclage et les engagements environnementaux influencent désormais les décisions d’achat en magasin.

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Exportateurs: de nouvelles solutions de financement proposées pour le marché africain… Détails

La Tunisie s’apprête à lancer les procédures de réalisation d’un centre commercial africain multisectoriel qui accueillera notamment une représentation de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), un projet destiné à faciliter l’accès des entreprises tunisiennes aux marchés africains et à renforcer les mécanismes de financement du commerce.

Cette annonce a été au cœur d’une réunion tenue le 17 juin entre le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, et une délégation d’Afreximbank. Les discussions ont porté sur les préparatifs de ce projet, considéré comme l’un des leviers de la stratégie tunisienne de renforcement de sa présence économique sur le continent.

Selon le ministère, le futur centre devra servir de plateforme dédiée aux échanges commerciaux, aux services et à l’accompagnement des entreprises opérant en Afrique. Il permettra également de rapprocher les acteurs économiques tunisiens des solutions de financement, des garanties et des mécanismes d’appui proposés par Afreximbank. Lors de la rencontre, le ministre a souligné le rôle de la banque dans le financement des projets économiques, notamment ceux des petites et moyennes entreprises, ainsi que dans le développement du commerce intra-africain. Il a également rappelé l’engagement de la Tunisie dans les initiatives africaines d’intégration économique, notamment la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).

Le responsable a mis en avant plusieurs projets structurants portés par la Tunisie dans cette dynamique, dont le corridor commercial continental africain. Dans ce cadre, la zone franche logistique et commerciale de Ben Guerdane ainsi que le poste frontalier de Ras Jedir sont appelés à jouer un rôle de porte d’entrée vers la Libye et plusieurs pays d’Afrique subsaharienne.

Les échanges ont également porté sur le système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), destiné à faciliter les transactions commerciales en monnaies locales entre pays africains. La Tunisie avait été le premier pays d’Afrique du Nord à rejoindre ce dispositif en février 2024. De son côté, la délégation d’Afreximbank a réaffirmé sa volonté d’élargir sa coopération avec la Tunisie dans les secteurs public et privé. La banque a notamment exprimé sa disponibilité à accompagner les entreprises tunisiennes exportatrices dans leur développement sur le continent et à soutenir leur accès à de nouveaux marchés africains. Créée pour promouvoir le commerce et l’investissement en Afrique, Afreximbank compte aujourd’hui 52 États membres. L’institution figure parmi les principaux bailleurs de fonds du continent et intervient notamment dans le financement du commerce, le développement des exportations, l’industrialisation et les projets favorisant l’intégration économique africaine.

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Vitesse, trajets, ponctualité: Bizerte renforce le contrôle de ses bus par GPS

Le ministère des Transports veut accélérer la généralisation du système de géolocalisation GPS au sein de la Société régionale de transport de Bizerte afin d’améliorer le suivi de la flotte et de renforcer le contrôle du respect des limitations de vitesse en temps réel.

Cette orientation figure parmi les principales décisions annoncées à l’issue de la visite effectuée le 17 juin par le ministre des Transports, Rachid Amri, dans le gouvernorat de Bizerte. La visite avait pour objectif d’évaluer le fonctionnement de plusieurs structures relevant du secteur du transport et de suivre l’avancement des projets en cours dans la région.

Concernant la Société régionale de transport de Bizerte, le ministre a demandé l’accélération de l’intégration des différents modules du système d’information de l’entreprise afin d’améliorer la gestion et l’aide à la décision. Il a également insisté sur l’exploitation du système GPS pour assurer un suivi instantané des véhicules, notamment en matière de respect de la vitesse maximale autorisée. Au-delà du volet numérique, le ministère prévoit de renforcer progressivement les capacités de transport de la région. Le ministre a confirmé que Bizerte bénéficiera d’une part des 461 nouveaux bus acquis dans le cadre d’une première commande nationale. Une deuxième tranche de 621 bus est également prévue afin de poursuivre le renouvellement du parc et d’améliorer la desserte des différentes zones du gouvernorat, en particulier pour le transport scolaire et universitaire. Parmi les autres mesures annoncées pour la société régionale de transport figurent l’accélération des procédures de retrait définitif des bus réformés avant la fin du mois de juin 2026, l’amélioration des conditions de travail dans les ateliers de maintenance ainsi que le recrutement de nouveaux agents techniques et chauffeurs. Lors de cette visite, le ministre s’est également penché sur plusieurs dossiers liés aux infrastructures de transport. À la station de transport terrestre de Bizerte, il a appelé à accélérer le projet de réaménagement du site, à améliorer les conditions de travail des agents et à étudier la possibilité d’y aménager un espace dédié aux taxis collectifs «louages». Au port commercial de Bizerte, les recommandations portent notamment sur l’installation d’une signalisation pour les conteneurs, la numérisation progressive de leur gestion, le nettoyage des espaces portuaires et l’entretien de la voie ferrée desservant le port. Concernant le transport ferroviaire, le ministère a demandé plusieurs interventions destinées à faciliter le transport de marchandises par rail. L’une des principales décisions concerne le raccordement d’une section ferroviaire de 1,8 kilomètre à la cimenterie de Bizerte, avec un objectif de mise en exploitation au début de l’année 2027. Des travaux de nettoyage et de maintenance sont également prévus sur plusieurs tronçons ferroviaires utilisés par les industriels de la région.

À travers ces mesures, le ministère cherche à améliorer la qualité des services de transport dans le gouvernorat de Bizerte tout en accélérant la modernisation des infrastructures et la digitalisation de la gestion des réseaux.

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