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Tunisie : Des influenceurs chinois en tournée pour séduire des millions de voyageurs

Après plusieurs campagnes similaires menées ces dernières années, la Tunisie poursuit sa stratégie de promotion auprès du marché touristique chinois. Du 12 au 19 juin 2026, un groupe de journalistes et de créateurs de contenu chinois effectue une tournée à travers plusieurs régions du pays dans le cadre d’une campagne organisée par le bureau de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) en Chine.

Selon les informations publiées par l’agence TAP, la délégation comprend des représentants d’un important groupe médiatique spécialisé dans la promotion des hôtels et des destinations de voyage, ainsi qu’une influenceuse chinoise spécialisée dans les contenus consacrés au tourisme familial et au mode de vie. Grâce à leur présence sur les principales plateformes numériques chinoises, ces créateurs de contenu sont susceptibles d’atteindre des millions d’internautes.

L’objectif de cette opération est de renforcer la visibilité de la destination Tunisie sur un marché considéré comme stratégique par les autorités touristiques. Les voyageurs chinois s’appuient de plus en plus sur les recommandations d’influenceurs et les expériences relayées sur les réseaux sociaux pour choisir leurs destinations à l’étranger.

Un parcours à travers les atouts touristiques du pays

Le programme de la visite comprend plusieurs étapes à Tunis, Nabeul, Hammamet, Kairouan, El Jem et Sousse. Les participants sont invités à découvrir aussi bien les sites archéologiques et historiques que les stations balnéaires, les établissements hôteliers, les maisons d’hôtes et les activités culturelles proposées aux visiteurs.

Cette immersion doit donner lieu à la production de reportages, de vidéos et de contenus interactifs mettant en valeur le patrimoine tunisien, les paysages naturels, les traditions locales ainsi que la gastronomie nationale. Les publications seront diffusées sur des plateformes majeures du web chinois, notamment WeChat, Weibo, Douyin et Xiaohongshu.

Un marché en progression, mais freiné par l’absence de vol direct

La Chine représente un marché encore modeste pour le tourisme tunisien, mais dont la croissance se confirme. Selon les données communiquées par l’ONTT, la Tunisie a accueilli près de 28 000 touristes chinois en 2025, soit une hausse de 19,3 % par rapport à 2024. Au cours du premier trimestre 2026, les arrivées en provenance de Chine ont encore progressé de 8,7 %.

Les responsables du secteur estiment que la destination dispose de nombreux atouts pour séduire cette clientèle, notamment son patrimoine historique, ses sites classés, son offre de bien-être et l’exemption de visa accordée aux ressortissants chinois. Mais ce potentiel reste structurellement limité par l’absence de liaison aérienne directe entre Tunis et Pékin : les voyageurs chinois doivent aujourd’hui transiter par des hubs au Moyen-Orient, en Turquie ou en Égypte, un point que les représentants de l’ONTT à Pékin soulèvent régulièrement comme le principal frein au développement du marché.

Lire aussi: Hausse du nombre de touristes chinois en Tunisie : A quand une liaison aérienne directe avec Pékin ?

Une visibilité importante, mais un impact encore à mesurer

Si cette nouvelle tournée s’inscrit dans une stratégie de promotion déjà engagée depuis plusieurs années, son impact réel reste encore difficile à évaluer. Les noms des influenceurs mobilisés, les liens vers leurs comptes et les audiences générées par les premiers contenus n’ont pas été rendus publics.

Dans un environnement où les décisions de voyage sont fortement influencées par les réseaux sociaux, les retombées de l’opération dépendront avant tout de la visibilité obtenue sur les plateformes chinoises et de sa capacité à transformer cette exposition numérique en réservations touristiques concrètes.

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Prêt européen de 61,3 M€ pour un projet solaire à Sidi Bouzid

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), en partenariat avec l’Union européenne (UE) et la Banque européenne d’investissement (BEI), soutient les programmes de la Tunisie en matière d’énergies renouvelables par un prêt de 61,3 millions d’euros (environ 207 millions de dinars) à la coentreprise Scatec-Aeolus pour la construction d’une centrale solaire photovoltaïque de 100 MW dans la région de Sidi Bouzid, qui sera construite par Scatec Khobna PV Power, une société de projet tunisienne.

Cet investissement renforcera la sécurité et la résilience énergétiques de la Tunisie, en contribuant à diversifier son mix énergétique et à réduire sa dépendance au gaz naturel.

Une fois opérationnelle, la centrale devrait produire en moyenne 252 GWh d’électricité renouvelable par an, réduisant ainsi les émissions annuelles de CO₂ de 107 000 tonnes en moyenne sur sa durée de vie.

Cet investissement favorisera également la participation du secteur privé dans le pays grâce au développement d’un projet d’énergie renouvelable de grande envergure, financé par des fonds privés.

Le financement de la Berd sera garanti par une garantie de première perte au titre du Fonds européen de développement durable plus (FEDD+), tandis que la participation de la BEI sera couverte par le volet «Connectivité» de l’accord de garantie d’architecture ouverte du FEDD+.

Le projet bénéficiera également d’une subvention de 5,5 millions d’euros de la Plateforme d’investissement de voisinage (PIV) de l’UE, qui servira à cofinancer l’infrastructure de transport associée.

Ce financement s’inscrit dans le cadre d’un programme plus vaste de 35,8 millions d’euros, «Portail mondial de l’UE», destiné à soutenir les investissements dans les énergies renouvelables en Tunisie.

Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme de concessions de 1,7 GW lancé par la Tunisie en 2022, contribuant à l’objectif du pays de produire 35 % de son énergie à partir de sources renouvelables d’ici 2030.

Harry Boyd-Carpenter, directeur général du groupe Infrastructures durables de la Berd, a déclaré : «Nous sommes ravis de renouveler notre partenariat avec Scatec et Aeolus, deux des investisseurs les plus dynamiques et rigoureux du secteur, pour financer cet important projet. Il s’agit également d’un bel effort collectif européen, mené en partenariat avec notre co-bénéficiaire, la BEI, et bénéficiant du généreux soutien de l’Union européenne pour favoriser le développement d’une énergie propre et à très bas coût en Tunisie. Ces avantages sont d’autant plus importants dans le contexte actuel de défis posés à la sécurité énergétique. Le succès de ce projet témoigne également de la détermination du gouvernement tunisien à mener à bien une ambitieuse réforme et transition énergétiques.»

Le vice-président de la BEI, Ioannis Tsakiris, a déclaré : «Ce projet constitue une étape importante pour soutenir les efforts de la Tunisie visant à fournir à ses citoyens une énergie abordable, fiable et durable, conformément aux objectifs nationaux du pays. Par le biais d’EIB Global et de l’approche Équipe Europe, nous collaborons avec nos partenaires pour accroître les investissements dans les énergies renouvelables et renforcer les infrastructures nécessaires à un système énergétique plus sûr et résilient.»

Giuseppe Perrone, ambassadeur de l’UE en Tunisie, a déclaré : «Dans l’esprit du mémorandum d’entente UE-Tunisie sur l’énergie de juin 2024, l’Union européenne prend des mesures concrètes dans le secteur des énergies renouvelables afin de garantir la sécurité énergétique et la décarbonation de la Tunisie, conformément au programme T MED lancé par le commissaire Suica le 9 juin 2026 lors de la Semaine européenne de l’énergie durable.»

Ce financement sera complété par un programme de coopération technique de la Berd, financé par le Fonds spécial des actionnaires de la Berd, afin de soutenir des activités de renforcement des capacités répondant aux nouveaux besoins en main-d’œuvre du secteur de l’énergie, en particulier dans les régions de Sidi Bouzid et de Gabès.

Les activités comprendront des campagnes de sensibilisation communautaires à Khobna et Mezzouna sur les violences et le harcèlement sexistes et les prestations liées aux soins, visant à encourager une plus grande participation des femmes au marché du travail dans ce secteur.

EFSD+ a été créé en juin 2021 pour offrir aux pays partenaires de l’UE une assistance pour des investissements clés, sous forme de subventions ou de garanties financières.

L’UE mobilise ainsi des ressources financières supplémentaires pour le développement durable auprès des secteurs public et privé. EFSD+ dispose d’une capacité de garantie mondiale totale de 39,8 milliards d’euros pour la période 2021-2027, dont 22,5 milliards d’euros seront alloués aux régions d’élargissement et de voisinage de l’UE.

EFSD+ est un outil essentiel à la mise en œuvre de la stratégie «Global Gateway» de l’UE.

Depuis 2012, la Berd a investi plus de 3 milliards d’euros dans 90 projets à travers la Tunisie et a apporté son soutien à environ 2 000 petites et moyennes entreprises locales grâce à une assistance technique financée par l’UE.

Communiqué.

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Iran – États-Unis : Un protocole d’accord en 14 points pour une désescalade

Les États-Unis et l’Iran ont dévoilé les grandes lignes d’un protocole d’accord en 14 points destiné à mettre fin aux hostilités et à ouvrir une nouvelle phase de négociations sur le dossier nucléaire. Le texte prévoit une cessation immédiate des opérations militaires, un encadrement strict des discussions sur le nucléaire iranien et un allègement progressif des sanctions américaines. Les deux pays s’engagent également à respecter leurs souverainetés respectives et à éviter toute nouvelle escalade.

Un cessez-le-feu et une reprise du dialogue sous 60 jours

Le protocole d’accord prévoit en premier lieu l’arrêt immédiat de toutes les opérations militaires entre les deux pays, y compris sur les théâtres régionaux impliquant leurs alliés. Washington et Téhéran s’engagent à ne pas recourir à la force et à respecter l’intégrité territoriale de l’autre partie.

Le texte fixe également un calendrier serré : les deux pays doivent parvenir à un accord final dans un délai de 60 jours, avec la possibilité d’une prolongation si les négociations l’exigent.

Le nucléaire iranien au cœur du dispositif

Le dossier nucléaire constitue l’un des axes centraux de l’accord. L’Iran réaffirme son engagement à ne pas se doter de l’arme nucléaire. Le protocole prévoit le traitement des stocks d’uranium enrichi sous supervision internationale, notamment via des mécanismes de dilution encadrés par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

En parallèle, les deux parties devront définir les modalités techniques d’un futur accord global sur le programme nucléaire iranien, incluant les besoins énergétiques civils de Téhéran.

Levée progressive des sanctions

En contrepartie, les États-Unis s’engagent à lever progressivement leurs sanctions, à commencer par les restrictions liées aux exportations pétrolières et aux transactions financières.

Le texte prévoit également le dégel des avoirs iraniens et la mise en place de dérogations temporaires pour permettre la reprise des échanges commerciaux, notamment dans le secteur énergétique.

Le protocole évoque par ailleurs un plan de reconstruction et de développement économique de l’Iran, estimé à au moins 300 milliards de dollars, impliquant les États-Unis et leurs partenaires régionaux.

Sur le plan stratégique, un dispositif de suivi sera mis en place pour encadrer l’application de l’accord et garantir le respect des engagements pris par les deux parties.

Un accord encore provisoire

En attendant la conclusion d’un accord définitif, les deux pays s’engagent à maintenir le statu quo : absence de nouvelles sanctions américaines et gel de toute avancée majeure du programme nucléaire iranien.

L’ensemble du dispositif devra être validé par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU une fois l’accord final formalisé.

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La Fed change de président mais pas ses taux directeurs 

La Réserve fédérale américaine (Fed) a décidé de maintenir ses taux directeurs dans une fourchette comprise entre 3,50 % et 3,75 %, à l’issue de sa réunion des 16 et 17 juin, la première présidée par son nouveau président, Kevin Warsh. Cette décision, largement anticipée par les marchés, intervient dans un contexte marqué par une inflation persistante et des incertitudes liées à la situation géopolitique au Moyen-Orient.

Le Comité fédéral de l’Open Market (FOMC) a adopté cette décision à l’unanimité, signant ainsi un quatrième maintien consécutif des taux. Toutefois, le message envoyé par la banque centrale a été perçu comme plus restrictif qu’attendu. Les nouvelles projections publiées à l’issue de la réunion montrent qu’une part importante des responsables monétaires envisage désormais une hausse des taux d’ici la fin de l’année si les pressions inflationnistes persistent.

Pour sa première conférence de presse à la tête de la Fed, Kevin Warsh a insisté sur la nécessité de restaurer pleinement la stabilité des prix et sa volonté de rompre avec les pratiques de communication de ses prédécesseurs. A cette occasion, il a présenté un communiqué plus court et moins orienté vers des indications de politique monétaire future, estimant que les prévisions à long terme sont moins pertinentes dans l’environnement actuel.

La Banque centrale américaine assure que l’économie américaine continuait de croître à un rythme solide malgré un climat d’incertitude élevé, notamment en raison du conflit au Moyen-Orient. Elle reconnaît cependant que l’inflation demeure supérieure à son objectif de 2 %, ce qui justifie le maintien d’une politique monétaire restrictive…

Cette orientation plus ferme a provoqué des réactions mitigées sur les marchés financiers. Les principaux indices boursiers américains ont reculé après l’annonce de la Fed. Tandis que les rendements obligataires ont progressé, reflétant les nouvelles attentes concernant l’évolution des taux d’intérêt.

Nouveau mode de communication

Kevin Warsh a également annoncé le lancement d’un vaste examen du fonctionnement de la Banque centrale, portant notamment sur sa stratégie de communication, ses outils d’analyse économique et son cadre de lutte contre l’inflation. Cette initiative marque le début d’une nouvelle phase pour l’institution monétaire américaine, avec une volonté affichée de simplifier son fonctionnement et de renforcer sa crédibilité dans la lutte contre la hausse des prix.

Pour l’heure, la Fed privilégie donc l’attentisme. Mais le message adressé aux marchés est clair : tant que l’inflation restera durablement au-dessus de son objectif, aucune baisse des taux n’est à l’ordre du jour, et un nouveau durcissement monétaire ne peut être exclu.

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Détroit d’Ormuz | Le casse-tête du déminage

Bien que l’accord américano-iranien ait suscité l’espoir d’une réouverture du détroit d’Ormuz et d’une reprise des exportations de pétrole et de gaz, la réalité sur le terrain pourrait s’avérer plus complexe que ne le laissent entendre les déclarations politiques. L’accord qui devrait être signé à Genève vendredi 19 mai 2026 pourrait ouvrir le détroit politiquement mais d’éventuels obstacles pourraient en retarder l’ouverture concrète.

Imed Bahri

Pour le New York Times, la question cruciale n’est plus de savoir si l’accord sera signé vendredi, mais plutôt l’Iran a-t-il posé des mines marines dans le détroit ? Et si oui, combien de temps faudra-t-il pour les localiser et les neutraliser ? 

À ce jour, aucune réponse définitive n’a été apportée. Durant les mois de guerre, des dizaines de navires ont traversé le détroit sans rencontrer de mines. Le Commandement central américain a annoncé en mars avoir ciblé 16 navires iraniens utilisés pour poser des mines à proximité du détroit. Mais nul ne sait avec certitude si l’Iran a réussi à poser des mines avant ou après ces frappes.

Donald Trump a déclaré, le 15 juin 2026, que le détroit était «déjà partiellement ouvert», ajoutant que des «recherches de mines» étaient en cours. Le président américain a également indiqué qu’il demanderait aux pays européens de contribuer aux opérations de déminage.

Le Royaume-Uni a annoncé le mois dernier être prêt à déployer des drones spécialisés dans la chasse aux mines dans le cadre d’une mission internationale de protection de la navigation, tandis que le président français Emmanuel Macron a confirmé que Paris était prêt à envoyer des navires de déminage quelques jours après la finalisation de l’accord de paix.

Un important arsenal iranien

Avant le déclenchement de la guerre, les services de renseignement américains estimaient que l’Iran possédait environ 5 000 mines marines de différents types.

Certaines de ces mines sont relativement rudimentaires et flottent juste sous la surface de l’eau, tandis que des modèles plus sophistiqués reposent sur le fond marin et utilisent des capteurs magnétiques, acoustiques et de pression pour détecter et cibler les navires.

Comment la marine américaine va-t-elle les rechercher ?

La marine américaine se prépare à utiliser une nouvelle génération de systèmes sans pilote.

Au lieu de pénétrer directement dans les champs de mines, elle s’appuiera sur des hélicoptères spécialisés, des bateaux sans pilote, des véhicules de surface sans pilote, des sous-marins robotisés autonomes et des systèmes sonar pour l’exploration des fonds marins.

Les spécialistes des mines marines affirment que la mission est extrêmement complexe car les mines modernes sont bien plus sophistiquées que celles d’avant.

Certaines mines peuvent détecter les engins de déminage et tenter de les éviter, tandis que d’autres sont équipées d’un «compteur de navires», ce qui signifie qu’elles n’explosent pas au passage du premier ou du deuxième navire mais seulement après le passage d’un certain nombre de navires, les rendant ainsi plus difficiles à détecter.

Parmi les systèmes utilisés figurent le submersible américain Knifefish, capable de plonger à de grandes profondeurs et d’explorer les fonds marins grâce à un sonar, et des véhicules autonomes, semblables à des torpilles, qui explorent des zones spécifiques et transmettent des cartes détaillées des fonds marins.

Après analyse des données, des véhicules télépilotés, équipés de caméras et de bras robotisés, sont déployés pour inspecter les objets suspects. Si l’objet est identifié comme une mine marine, le robot peut y fixer une charge explosive et la faire détoner à distance. Dans certains cas, plus compliqués, les plongeurs démineurs de l’US Navy sont contraints de descendre seuls.

Un véritable casse-tête 

La neutralisation des mines intelligentes gisant au fond de la mer est considérée comme l’une des missions navales militaires les plus dangereuses. C’est pourquoi ces plongeurs s’entraînent parfois à descendre complètement seuls, sans corde ni bouée de sécurité, car l’explosion d’une mine pourrait tuer plusieurs personnes s’ils travaillaient en équipe.

Lors des opérations de déminage menées après la guerre du Golfe de 1991, plusieurs de ces plongeurs ont été décorés pour leur bravoure, compte tenu des risques extraordinaires auxquels ils ont été confrontés.

Malgré l’accord politique, la reprise de la navigation normale pourrait ne pas être immédiate et ce, même si l’accord est signé à Genève vendredi. Il faut d’abord s’assurer que le détroit est exempt de mines. Ensuite, il faut organiser le passage des centaines de navires bloqués de part et d’autre du détroit. Ce n’est qu’alors que le commerce normal pourra reprendre.

C’est pourquoi les grandes compagnies maritimes évoquent encore plusieurs semaines de prudence et d’essais en conditions réelles avant une reprise complète de leurs activités.

Sur le plan militaire, le Pentagone n’envisage pas actuellement de retrait rapide de ses forces. Plus de 50 000 soldats américains restent déployés dans la région, ainsi que deux porte-avions et des dizaines d’avions de chasse, dans l’attente de la confirmation de la pérennité de l’accord. Autrement dit, l’accord pourrait ouvrir le détroit politiquement mais d’éventuels obstacles pourraient en retarder l’ouverture concrète.

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