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Bako Motors décroche l’homologation ECE

La startup tunisienne Bako Motors a obtenu l’homologation ECE – pour Commission économique pour l’Europe. Ce qui fait d’elle le premier constructeur tunisien de véhicules électriques à recevoir cette certification internationale.

Cette reconnaissance atteste de la conformité des véhicules de Bako Motors aux normes internationales en matière de sécurité, de qualité et de performance. Elle ouvre également la voie à l’exportation vers plusieurs marchés internationaux, notamment ceux européens.

Fondée par l’ingénieur tunisien Boubaker Siala, Bako Motors est spécialisée dans la conception et la fabrication de véhicules électriques légers. Lancée en 2021 avec un premier véhicule électrique alimenté à l’énergie solaire, l’entreprise dispose aujourd’hui d’une capacité de production d’environ 300 véhicules par an.

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Mondial 2026 : Renard remplace Lamouchi à la tête des Aigles de Carthage

En sport comme dans d’autres domaines, certaines fautes ou erreurs de casting se paient cash. Sabri Lamouchi ne dira pas le contraire.

En tout cas, Moez Nassari, le président de la Fédération tunisienne de football, a annoncé qu’« un accord officiel avait été conclu avec l’entraîneur français Hervé Renard afin qu’il prenne les rênes de l’équipe nationale jusqu’à la fin de la Coupe du monde 2026 », rapporte la télévision publique tunisienne. Et ce suite au naufrage des Aigles de Carthage face à la Suède (5-1), dimanche 14 juin lors de leur entrée en lice dans la compétition.

Au passage, plusieurs médias tunisiens et français avaient fait état du limogeage du technicien tunisien et de son remplacement par le Français Hervé Renard. Tandis qu’une autre source de la FTF affirmait le contraire.

 

Lire aussi : Tunisie – Coupe du monde : Sabri Lamouchi a-t-il été viré ?

 

Aussitôt nommé à la place de Lamouchi, Hervé Renard doit diriger ses premiers ses entraînements sur le banc de l’équipe nationale, avec une mission délicate mais claire : relancer une sélection tunisienne durement touchée après sa contre-performance face aux Suédois.

On aura saisi l’urgence : le prochain match des Aigles de Carthage c’est dimanche 21 juin à 6 heures du matin, contre les Japon qui a déjà 1 point au compteur obtenu face aux Pays-Bas (2-2).

Réussira-t-il ce challenge ? Rien n’est moins sûr. Mais il aurait accepté de le relever, car le technicien français se serait, selon des sources médiatiques, envolé vers Monterrey, au Mexique, où l’équipe tunisienne l’attend pour une première séance d’entraînement dès ce mardi 16 juin.

Deux questions cependant… à des millions d’euros. Tout d’abord, à combien se montera l’indemnité de Sabri Lamouchi, fût-il Tunisien ? Ensuite, si d’aventure l’équipe nationale venait à sombrer de nouveau et devant le Japon et devant les Pays-Bas, combien toucherait le technicien Hervé Renard comme indemnité ?

Affaire à suivre.

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Paiements numériques en Tunisie : la bascule s’accélère au premier trimestre 2026

La Tunisie franchit un cap décisif vers une économie sans cash. Au premier trimestre 2026, les paiements numériques enregistrent une progression généralisée sur tous les canaux, confirmant l’accélération de la transformation financière du pays. Selon le dernier Bulletin de la Banque centrale de Tunisie, l’e-paiement progresse de 28,4 % en volume, le mobile atteint 2,7 millions de transactions et les règlements interbancaires de gros montants dépassent 1 547 milliards de dinars. L’ensemble dessine une dynamique cohérente : celle d’une économie tunisienne qui bascule progressivement vers la dématérialisation des échanges.

L’e-paiement, moteur principal de la croissance digitale

Le paiement en ligne confirme son rôle de segment le plus dynamique. Avec 5,2 millions de transactions au T1 2026, contre 4,04 millions un an plus tôt, il enregistre une hausse de 28,4 % en volume et de 34,8 % en valeur, pour un total de 382,7 millions de dinars.

Cette progression dépasse celle de la monétique globale (+11,7 %), traduisant un changement structurel des usages, souligne le Bulletin de la BCT. Cette croissance repose sur une infrastructure marchande en expansion rapide. La Tunisie compte désormais 1 288 sites e-commerce actifs, soit +28,2 % sur un an.

Dans le même temps, le parc de terminaux de paiement électronique atteint 45 000 unités, en hausse de 4,4 %, renforçant l’acceptation des paiements électroniques chez les commerçants.

Dans les points de vente physiques, la tendance est également haussière. Les transactions par carte ou sans contact atteignent 11,7 millions d’opérations (+21,4 %) pour 1 381,6 millions de dinars (+19,7 %).

Le paiement physique conserve un ticket moyen supérieur à celui de l’e-commerce, en cohérence avec la nature des achats réalisés en magasin.

Le mobile devient un levier central d’inclusion financière

Le paiement mobile s’impose comme l’un des moteurs les plus dynamiques de la période. L’application TunPay enregistre 2,7 millions de transactions au T1 2026, portées par 477 000 portefeuilles actifs, en hausse de 22,2 % sur un an.

L’écosystème se structure également avec 17 prestataires de services de paiement agréés (+34,5 %), renforçant l’interopérabilité et la concurrence. La répartition des usages montre une relative maturité du wallet : 65,6 % pour les paiements, 18,8 % pour les transferts, 10,7 % pour les dépôts (cash-in) et 4,8 % pour les retraits (cash-out).

Ce dernier segment attire particulièrement l’attention : sa hausse de 67,1 % pourrait refléter des frictions d’usage ou une dépendance persistante au cash dans certains circuits.

Par ailleurs, l’intégration de nouveaux services publics, comme le paiement des inscriptions scolaires via USSD et wallet, confirme le potentiel du mobile comme outil d’inclusion financière, notamment dans les zones sous-bancarisées.

Les échanges interbancaires gagnent en automatisation

La télécompensation interbancaire poursuit sa montée en puissance. Au T1 2026, 14,7 millions d’opérations ont été traitées pour 53,4 milliards de dinars, en hausse de 8,7 % en valeur. Les virements dominent largement avec 9,6 millions d’opérations et un taux de rejet quasi nul (0,1 %), signe de la robustesse du système.

Les prélèvements automatiques progressent de 26,4 %, illustrant la généralisation des paiements récurrents digitalisés. À l’inverse, le chèque poursuit son déclin structurel avec une baisse de 24,9 % en volume et un taux de rejet alarmant de 51,2 %, confirmant son recul comme instrument de paiement.

La lettre de change surprend toutefois par sa résilience, avec une hausse de 35,9 % en volume et de 23,5 % en montant, portée par les échanges interentreprises.

Sur les flux de très gros montants, le système Elyssa-RTGS traite 109 118 transactions (+8,4 %) pour 1 547,5 milliards de dinars (+9 %), confirmant la stabilité des infrastructures critiques.

Une architecture financière en pleine modernisation

Au-delà des chiffres, la Banque centrale met en avant plusieurs chantiers structurants. La refonte du système national de télécompensation vise à renforcer la résilience et la capacité de traitement du réseau interbancaire. La restructuration des opérateurs SIBTEL et SMT s’inscrit dans une réforme de gouvernance plus large du secteur des paiements.

Parallèlement, le déploiement du standard national White-EMV doit garantir l’interopérabilité des cartes sur tout le territoire. Enfin, la généralisation du label TunPay et l’intégration progressive des paiements administratifs visent à étendre l’usage du mobile au-delà des seuls services commerciaux.

Ces réformes traduisent une stratégie cohérente de modernisation portée par la Banque centrale de Tunisie. Elles confirment une trajectoire claire : celle d’un système financier en mutation rapide, tiré par la digitalisation, mais encore marqué par des disparités d’adoption entre canaux, secteurs et territoires.

Au premier trimestre 2026, la Tunisie ne s’est donc pas contentée d’expérimenter les paiements numériques : elle en a accéléré la généralisation.

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Source : Bulletin N°16 « Paiements en chiffres en Tunisie », PPCFR/DGPIF, Banque centrale de Tunisie, 1er trimestre 2026.

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Dr Hajer Habib remporte le Prix du meilleur jeune économiste tunisien 2026

La chercheure et universitaire tunisienne Dr Hajer Habib a remporté la deuxième édition du « Prix du meilleur jeune économiste tunisien 2026 », décerné par le Global Institute for Transitions (GI4T) en partenariat avec l’Association des économistes tunisiens (ASECTU).

Le prix lui a été remis à l’occasion du Forum de l’ASECTU, organisé du 11 au 13 juin à Hammamet. Selon les organisateurs, cette distinction récompense la qualité des travaux de recherche et la contribution au développement de la réflexion économique en Tunisie de la lauréate.

Maître-assistante en sciences économiques à l’Institut supérieur de gestion de Bizerte (Université de Carthage) et chercheure associée au Forum des recherches économiques (ERF), Hajer Habib est titulaire d’un doctorat en sciences économiques de l’Université Tunis El-Manar. Elle est également diplômée en sciences politiques de l’École politique de Tunis.

Ses recherches portent notamment sur la migration internationale, le marché du travail, le changement climatique, la sécurité alimentaire et la résilience face aux crises. Elle a publié plusieurs études dans des revues scientifiques internationales et participé à des projets de recherche menés avec l’ERF et la Fondation Friedrich Naumann.

Membre de l’ASECTU et de l’Association des relations économiques et financières internationales (AREFI), elle est aussi fondatrice du Conseil arabo-africain de développement durable (CAADD).

Créé pour promouvoir l’excellence de la recherche économique tunisienne, le Prix du meilleur jeune économiste tunisien vise à encourager les jeunes chercheurs, valoriser leurs travaux et renforcer leur participation au débat public sur les enjeux économiques du pays.

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Rome attendra ! 

Il aura suffi de quelques lettres pour clouer sept voyageurs au sol. Ce mercredi 3 juin 2026, à l’aéroport de Nice, rapporte le quotidien Nice Matin, « un groupe d’amis en route vers Rome s’est vu refuser l’embarquement à la suite d’une étonnante confusion géographique : des passagers mauriciens ont été pris pour des ressortissants mauritaniens. Résultat, leur avion a décollé sans eux ». Cet épisode rappelle un événement presque similaire qui est arrivé à deux touristes américaines qui voulaient se rendre à Nice – “to… nice“ – mais qui, par une malheureuse interprétation, se retrouvèrent à Tunis – pour “to (t… nis)“.

Mais passons et venons-en à notre histoire du jour. Et l’événement est décrit comme “un sketch administratif“. Alors que cinq Mauriciens (ressortissants de l’île Maurice) et deux Français s’apprêtent à embarquer sur un vol EasyJet à destination de la capitale italienne, Rome, rapporte le journal, « une agente d’escale demande aux voyageurs mauriciens de présenter un visa d’entrée pour l’Italie. Problème : les intéressés n’en possèdent aucun, et pour cause, ils n’en ont pas besoin ».

Ils ont beau expliquer, la situation ne s’arrange pas, et même au contraire, elle s’enlise. « Plusieurs responsables sont sollicités et confirment, à tort, que les passagers doivent effectivement présenter un visa. La raison de cette certitude ? Les employés croient avoir affaire à des détenteurs de passeports… mauritaniens », ajoute le journal.

Reconnaissons cependant qu’entre les deux pays il existe des océans et des pays. En effet, l’un, c’est-à-dire l’île Maurice est un paradis tropical de l’océan Indien, alors que la Mauritanie, vaste pays désertique, est située en Afrique de l’Ouest. Autrement dit, aucune confusion entre les deux ne devrait exister et donc être tolérée, étant donné que les deux pays sont séparés par une distance de 9 151 km. « Quelques syllabes de différence seulement, mais des conséquences bien réelles pour les voyageurs, parmi lesquels figuraient principalement des personnes âgées, dont une nonagénaire accompagnée de son assistante », se désolent nos confrères de Nice Matin.

Il faudra finalement l’intervention de la police aux frontières pour dissiper le malentendu et rappeler que les passeports présentés étaient bien mauriciens et non mauritaniens. Une découverte aussi tardive qu’embarrassante : l’avion pour Rome avait déjà fermé ses portes.

« Heureusement, l’histoire se termine mieux qu’elle n’avait commencé. Les sept vacanciers ont pu être replacés sur un vol suivant à destination de Rome et ont reçu des bons de restauration en guise de compensation ».

Moralité : cette mésaventure rappelle qu’en matière de géographie, mais parfois de langue, quelques lettres ou une prononciation peuvent parfois coûter un embarquement ou un changement de destination.

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