Lese-Ansicht

Tozeur et Sidi Bouzid accueillent deux nouveaux hubs ELIFE

La Fondation Tunisie pour le Développement (FTD) inaugure cette semaine deux nouveaux centres ELIFE à Sidi Bouzid et Tozeur. Renforçant ainsi son dispositif de formation et d’insertion professionnelle des jeunes dans les régions de l’intérieur du pays.

Avec ces deux nouvelles structures, le réseau ELIFE compte désormais six centres opérationnels en Tunisie, après ceux de Siliana, Béja, Le Kef et Djerba. Le programme vise à développer les compétences des jeunes dans les métiers du numérique, à favoriser leur employabilité et à accompagner la création de startups.

Le projet ELIFE dans les régions de Tozeur, Sidi Bouzid et Kairouan bénéficie d’un financement de 4,9 millions d’euros de la Facilité Investissements pour l’Emploi (IFE), mise en œuvre par la KfW Banque de Développement dans le cadre de la coopération allemande. L’Agence française de développement (AFD) a également contribué au renforcement des infrastructures technologiques des centres avec un montant de 3 millions d’euros.

Selon les promoteurs du projet, les trois nouveaux centres prévus dans le cadre de ce programme devraient permettre la création de plus de 1 300 emplois directs et indirects au cours des trois années suivant leur mise en service.

Chaque centre pourra accueillir jusqu’à 1 000 bénéficiaires par an et proposera des formations certifiantes dans les métiers du numérique, des programmes d’accompagnement vers l’emploi, des espaces de coworking et d’incubation de startups ainsi que des FabLabs équipés de technologies modernes.

Cette initiative intervient dans un contexte de chômage élevé des jeunes, particulièrement dans les régions de l’intérieur. Elle vise à diversifier les perspectives professionnelles à Sidi Bouzid, dont l’économie repose principalement sur l’agriculture, et à Tozeur, où l’activité demeure fortement dépendante du tourisme.

L’article Tozeur et Sidi Bouzid accueillent deux nouveaux hubs ELIFE est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Plan de développement 2026-2030 : feu vert du gouvernement

Le gouvernement tunisien a franchi une étape décisive dans la définition de sa feuille de route économique. Réuni lundi 15 juin 2026 au Palais du gouvernement à La Kasbah, et présidé par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, le Conseil des ministres a examiné et approuvé le projet de loi relatif au Plan de développement 2026-2030, document structurant qui engagera la politique économique et sociale du pays pour les cinq prochaines années.

Le document du Plan s’articule autour de trois parties principales : les orientations générales et les objectifs de développement, le développement territorial et les politiques de développement. Il fixe cinq grandes orientations stratégiques couvrant la justice sociale, l’équilibre territorial, le renforcement du tissu économique, la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique, ainsi que la modernisation du cadre institutionnel.

Sur le plan méthodologique, ce Plan marque une première dans l’histoire de la planification tunisienne : il a été élaboré selon une approche ascendante, partant du niveau local vers le niveau régional, puis des districts, pour aboutir au plan national. Les rapports issus des conseils locaux, régionaux et de district ont ainsi alimenté les orientations définitives du document.

Réduire les disparités et moderniser l’économie

Parmi les priorités affichées figurent la réduction des taux de pauvreté et de vulnérabilité, le renforcement des systèmes de protection sociale et l’égalité des chances dans l’accès à l’éducation, à la santé, à l’emploi et au logement. Le Plan prévoit également le développement des infrastructures de base – ports, routes – ainsi que le soutien aux secteurs à forte valeur ajoutée et la promotion de l’innovation et de la recherche.

 

Lire aussi : Plan de développement 2026-2030… pour une économie forte, résiliente et équitable

 

La sécurité alimentaire, hydrique et énergétique constitue un autre axe central, avec un accent mis sur la durabilité des ressources en eau, le renforcement de l’indépendance énergétique et la préservation de l’environnement et de la biodiversité. La réforme des entreprises et structures publiques, ainsi que l’amélioration des performances de l’administration, complètent le dispositif.

Un mécanisme de suivi…

Pour assurer le suivi de la mise en œuvre, le texte prévoit un mécanisme d’évaluation périodique comprenant un rapport annuel intégré au budget économique et un rapport d’évaluation à mi-parcours. Ce dispositif vise à permettre des ajustements en fonction des évolutions conjoncturelles et des mutations géostratégiques mondiales identifiées dans le document comme facteurs de risque – notamment la volatilité des prix de l’énergie, des denrées alimentaires et des matières premières, ainsi que les transformations des marchés du travail.

Le projet de loi sera désormais soumis au circuit législatif en vue de son adoption définitive.

L’article Plan de développement 2026-2030 : feu vert du gouvernement est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  
❌