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Le Bitcoin, et les cryptos, pourraient bien changer de statut

Depuis quelques mois, l’actualité sur le Bitcoin se fait de plus en plus rare. Et il y a bien une raison : la crypto monnaie a perdu près de la moitié de sa valeur depuis qu’elle a atteint un record historique au-dessus de 123 000 dollars en juillet 2025. Son comportement historiques, marqué par des périodes de forte volatilité, montre que ceux qui y croient finissent par être récompensés, ce qui fait de cette chute libre un nouveau test pour la patiente des investisseurs.

Cette tendance intervient dans un contexte de faiblesse généralisée de plusieurs actifs, à un moment que les investisseurs réévaluent les risques et l’allocation de leurs trésoreries. Certes, il y a eu des prises de bénéfices. De plus, les anticipations selon lesquelles les taux d’intérêt pourraient rester plus élevés plus longtemps pourraient également rendre les investisseurs plus prudents vis-à-vis des actifs plus risqués. Il ne faut pas aussi oublier que certains investisseurs pourraient transférer leurs capitaux vers d’autres opportunités à fort potentiel de hausse, notamment les investissements liés à l’IA.

Toutefois, la baisse de cette fois incite sérieusement à reconsidérer les raisons pour lesquelles ils détiennent du Bitcoin. C’est un investissement complémentaire aux actifs plus traditionnels. C’est un outil de diversification du moment qu’il n’évolue pas toujours en tandem avec les actions, les obligations ou l’immobilier. Il permet d’améliorer les rendements. Il a la capacité de conserver sa valeur en période d’incertitude économique et de protéger les investisseurs contre l’inflation.

L’épisode actuel de volatilité rend difficile de considérer les crypto-monnaies comme une réserve de valeur fiable. Ils sont même difficiles à valoriser. Les analystes financiers les comparent aux objets de collection. Ils valent ce que les autres sont prêts à payer pour l’obtenir.

 

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Près de 1,1 milliard de dinars d’intentions d’investissements dans l’industrie et les services

Les chiffres de l’APII, relatifs aux quatre premiers mois de 2026, ont confirmé une certaine accélération des intentions en matière d’investissements industriels et en services.

Entre janvier et avril 2026, le secteur industriel a enregistré une augmentation de 18% des investissements déclarés par rapport à la même période de l’année précédente. Cette dynamique s’accompagne d’une hausse encore plus marquée des emplois déclarés, qui progressent de 31,7%. Au total, 745 projets ont été recensés, représentant 754,6 MDT d’investissement et la création de 12 934 emplois potentiels.

Trois secteurs concentrent l’essentiel de cette progression, à savoir les industries agroalimentaires avec 312,9 MDT, les industries mécaniques et électriques avec 217,5 MDT et les industries diverses avec 128,5 MDT.

Les investissements totalement exportateurs ont augmenté de 65,1%, un bond expliqué par les performances des industries mécaniques et électriques (269,4 MDT) et des industries agroalimentaires (90 MDT).

La ventilation par nationalité montre que les investissements tunisiens ont progressé de 6,4%, à 525,8 MDT. La véritable augmentation concerne les projets 100% étrangers et ceux en partenariat, qui totalisent ensemble 228,7 MDT, soit une augmentation impressionnante de 91% par rapport à 2025.

L’investissement dans les zones de développement régional a bondi de 117%, passant de 174,1 MDT en 2025 à 377,8 MDT en 2026. Cela indique une meilleure répartition géographique des projets et une potentielle réduction des disparités territoriales si cela continue dans les années à venir.

Le secteur des services n’est pas en reste. Sur la même période, les activités de services connexes à l’industrie enregistrent une hausse de 57,4% des investissements. Cette progression est tirée par deux sous-secteurs: le transport (+71,7%) et la formation professionnelle (+161,5%), signe d’un besoin croissant en compétences et en logistique industrielle.

Au total, les services ont vu les intentions d’investissement atteindre 343 MDT jusqu’à fin avril 2026, contre 253,9 MDT sur la même période en 2025. Les investissements 100% étrangers ont totalisé 11,2 MDT, ceux mixtes 20,5 MDT.

Les chiffres sont bons, mais il reste qu’ils soient concrétisés sur le terrain. C’est le plus dur.

 

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Les Suisses optent pour la stabilité et rejettent le plafond migratoire

La Suisse, l’un des pays les plus riches d’Europe, a connu hier l’un des votes les plus importants et controversés, comparé même au Brexit de 2016. Portée par le parti conservateur de droite, l’Union démocratique du centre, la proposition stipulait que la population ne devait pas dépasser 10 millions d’ici à 2050. En cas de dépassement pendant deux ans consécutifs, le pays devait mettre fin à la libre circulation avec l’UE. Il y a des craintes que l’immigration pèse sur les services publics et fait augmenter les loyers.

Pour rappel, ce n’est pas la première action de ce parti politique en la matière. En 2014, il a réussi sa tentative et les Suisses ont accepté l’instauration de contingents pour limiter l’immigration. La Suisse compte déjà 9,1 millions d’habitants et sa croissance démographique est plus rapide que celle de l’UE environnante. Les étrangers représentent près de 28% de la population totale, et les projections officielles estiment que celle-ci atteindra 10 millions d’ici le début des années 2040. La proposition a été rejetée, envoyant un signal que la majorité des Suisses privilégient la stabilité économique et les liens avec l’Union européenne. Bien évidemment, un plafonnement de la population aurait limité l’accès aux travailleurs étrangers, ce qui nuirait à l’économie et tendrait les relations avec Bruxelles. La demande qui émane de l’UE est essentielle pour le pays, dont les exportations totales ont dépassé 310 milliards d’euros en 2025. Après la décision des États-Unis d’appliquer une surtaxe forfaitaire de 10% sur l’ensemble des importations helvétiques, les relations économiques avec l’espace commun sont plus que jamais cruciales.

 

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