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Transport touristique en Tunisie : parc vieillissant et permis bloqués freinent la relance du secteur

Le transport touristique en Tunisie s’impose comme l’un des dossiers les plus sensibles pour les professionnels du secteur. Lors de la réunion tenue le 12 juin 2026 entre le ministère du Tourisme et la Fédération tunisienne des agences de voyages et du tourisme (FTAV), ce segment a été identifié comme un frein opérationnel majeur à la compétitivité des agences et à la qualité de l’offre touristique.

Les représentants du secteur alertent d’abord sur l’état du parc de transport touristique, jugé vieillissant et peu adapté aux exigences actuelles du marché. Plusieurs acteurs appellent à la mise en place de mécanismes incitatifs pour accélérer le renouvellement des véhicules, notamment les bus de moyenne capacité, ainsi que les véhicules utilitaires type VAN utilisés pour les circuits touristiques.

Au cœur des revendications figure également la révision des dispositifs fiscaux et douaniers liés à l’importation des véhicules touristiques. Les professionnels estiment que les avantages existants ne répondent plus aux besoins du terrain, en particulier pour les bus de 9 à 30 places et les véhicules tout-terrain utilisés dans les circuits sahariens.

Autre point de blocage : les contraintes administratives liées aux chauffeurs. La FTAV évoque des difficultés persistantes concernant la carte professionnelle des conducteurs, un document jugé essentiel mais dont les procédures d’obtention et de renouvellement restent complexes, ralentissant l’activité des opérateurs.

Le dossier du transport touristique inclut aussi la question des véhicules 4×4 utilisés dans les zones sahariennes. Les professionnels demandent une clarification du cadre régissant ces activités, afin d’assurer une meilleure organisation des circuits tout en sécurisant l’activité des opérateurs.

 

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À qui s’adresse le nouveau service d’étalonnage industriel lancé par le Cettex?

Le Centre Technique du Textile (Cettex) met en place un service d’étalonnage en Tunisie destiné aux entreprises industrielles, avec un objectif clair : réduire la dépendance aux laboratoires étrangers et améliorer la performance des chaînes de production locales.

Selon le communiqué officielle, cette nouvelle offre permet aux industriels de faire vérifier et ajuster leurs instruments de mesure directement sur le territoire tunisien, sans recours à l’international. Jusqu’ici, ces opérations nécessitaient des envois à l’étranger, entraînant des délais longs, des coûts logistiques élevés et une immobilisation des équipements. Avec ce service, le Cettex introduit un gain opérationnel immédiat pour les entreprises : réduction des délais de traitement, baisse des coûts en devises et meilleure disponibilité des équipements critiques. Le centre a déjà réalisé une première opération concrète avec l’émission d’un rapport d’étalonnage de luxmètres pour une entreprise textile tunisienne. Ce premier test confirme la mise en service effective du dispositif et sa capacité à répondre aux standards industriels.

Au-delà de l’aspect technique, l’enjeu est directement lié à la qualité industrielle. Un instrument mal calibré peut entraîner des erreurs de production, des défauts de fabrication, des pertes de matière ou des non-conformités lors des audits. L’étalonnage régulier devient donc un outil de maîtrise des risques et de sécurisation de la qualité. Le service s’adresse en priorité à l’industrie textile, mais aussi aux secteurs qui dépendent fortement de la précision des mesures, comme l’électronique, les laboratoires d’analyse ou les chaînes de production de haute précision.

 

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Les États-Unis imposent la suspension de Fable 5 et Mythos 5 d’Anthropic. Voici pourquoi

Un ordre du gouvernement américain vient de forcer la désactivation immédiate des modèles Fable 5 et Mythos 5, développés par Anthropic. Et ce, parce qu’il y a des tensions autour de la sécurité nationale et des risques de contournement des systèmes de protection des IA.

Selon un communiqué publié le 12 juin 2026 par l’entreprise, une directive de contrôle des exportations a été émise par les autorités américaines. Elle impose la suspension de tout accès à ces modèles pour toute personne étrangère, y compris les employés non américains de la société, qu’ils se trouvent aux États-Unis ou à l’étranger. Face à cette obligation légale, Anthropic indique devoir désactiver entièrement Fable 5 et Mythos 5 pour l’ensemble de ses clients. Les autres modèles de la société ne sont pas concernés par cette mesure.

La notification gouvernementale, reçue à 17h21 (heure de l’Est), n’a pas détaillé les raisons précises liées à la sécurité nationale. D’après l’interprétation d’Anthropic, les autorités auraient identifié une méthode permettant de contourner les protections de Fable 5, un phénomène connu dans le domaine sous le nom de “jailbreak”. Cette technique aurait permis de révéler certaines vulnérabilités déjà connues, jugées mineures par l’entreprise et également détectables par d’autres modèles publics.

Dans son communiqué, Anthropic défend toutefois la solidité des garde-fous intégrés à Fable 5. L’entreprise affirme avoir mis en place des protections renforcées visant à limiter les usages sensibles, notamment en cybersécurité. Avant le lancement, le modèle aurait été soumis à des milliers d’heures de tests et d’audits réalisés avec des partenaires publics et privés, dont des organismes de sécurité américains et britanniques. Ces évaluations n’auraient pas permis d’identifier de “jailbreak universel”, capable de contourner largement les protections du système.

L’entreprise reconnaît cependant qu’une résistance parfaite à ces contournements n’existe pas aujourd’hui dans l’industrie de l’IA. Elle revendique une stratégie dite de “défense en profondeur”, combinant limitation des abus, détection des comportements suspects et surveillance continue. Anthropic souligne également que les risques observés seraient comparables à ceux d’autres modèles déjà déployés sur le marché.

Dans l’immédiat, la société affirme se conformer à la décision réglementaire tout en contestant son interprétation. Elle indique travailler à rétablir l’accès à ses services dans les meilleurs délais.

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Faux PV de contravention en Tunisie: une arnaque par SMS qui piège les automobilistes et vise leurs données bancaires

Une nouvelle vague de SMS frauduleux imitant des avis d’infraction au code de la route circule actuellement en Tunisie, dans une opération de phishing particulièrement construite. Le message, qui se présente comme une notification officielle de contravention, affirme qu’une infraction routière a été enregistrée et invite la victime à régler rapidement une amende en ligne via un lien.

Le scénario repose sur une mécanique simple: créer un sentiment d’urgence. Le SMS mentionne un prétendu numéro de dossier, évoque une infraction détectée par un système de surveillance automatisé et impose un délai très court pour éviter des pénalités financières. Dans certains cas, des montants et des pourcentages de retard sont même ajoutés pour renforcer la pression psychologique et pousser à une réaction immédiate.

En réalité, aucune administration tunisienne n’a confirmé l’envoi de ce type de notification par SMS. Aucun organisme officiel ne procède au recouvrement d’amendes de cette manière, encore moins via des liens envoyés depuis des numéros inconnus ou étrangers. Donc, il est bon de rappeler que les communications officielles passent par des canaux sécurisés et des domaines institutionnels clairement identifiés, notamment en “.gov.tn”. Tout message demandant un paiement immédiat via un lien externe doit donc être considéré comme suspect.

Le piège se trouve précisément dans ce lien. Il redirige vers un site qui imite l’apparence d’un portail de paiement officiel, où l’utilisateur est invité à saisir ses informations personnelles et bancaires. Une fois ces données entrées, elles peuvent être exploitées pour des opérations de fraude et de vol de fonds. 

Les signaux d’alerte sont pourtant nombreux. L’utilisation de numéros étrangers, des domaines internet non officiels, ou encore des formulations administratives approximatives sont autant d’indices révélateurs d’une tentative d’escroquerie. Dans certains cas, les fraudeurs vont jusqu’à demander de répondre au SMS pour “activer” le lien, une technique destinée à contourner les filtres anti-spam des téléphones.

Cette campagne de faux avis de contraventions s’inscrit dans un phénomène beaucoup plus large. Ces derniers jours, plusieurs formes d’arnaques numériques ont été signalées en Tunisie, allant du phishing bancaire aux faux conseillers qui contactent les victimes pour obtenir des codes de validation ou des informations sensibles. Selon la dernière alerte, l’Agence nationale de cybersécurité met en garde contre la multiplication de ces tentatives d’hameçonnage qui ciblent directement les données personnelles et bancaires des citoyens. Les autorités rappellent que les institutions officielles ne demandent jamais de mots de passe, de codes bancaires ou de paiements urgents via des messages non sécurisés. La Poste tunisienne a également alerté récemment sur des tentatives de piratage visant les cartes de paiement et les informations sensibles des utilisateurs, confirmant l’ampleur du phénomène.

Dans ce contexte, les recommandations restent inchangées: ne jamais cliquer sur un lien reçu par SMS sans vérification, ne jamais saisir ses données bancaires sur un site non officiel et supprimer immédiatement tout message suspect. Derrière ces faux avis de contraventions routières, c’est une stratégie d’escroquerie numérique bien organisée qui se déploie, exploitant la confiance et la rapidité de réaction des utilisateurs.

 

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Un demi-million de migrants pourraient sortir de la clandestinité dans ce pays européen

L’Espagne a officiellement lancé un vaste programme de régularisation destiné à environ 500 000 migrants en situation irrégulière. La mesure, approuvée par le gouvernement du premier ministre Pedro Sánchez, vise à accorder un statut légal à des centaines de milliers de personnes vivant déjà sur le territoire espagnol sans titre de séjour.

Cette décision tranche avec la tendance observée dans plusieurs pays européens, où les politiques migratoires se sont durcies ces dernières années. Le gouvernement espagnol défend au contraire une approche fondée sur l’intégration et les besoins économiques du pays.

Cette régularisation répond à plusieurs enjeux. L’Espagne fait face à un vieillissement de sa population et à des besoins croissants de main-d’œuvre dans des secteurs comme le tourisme, les services, la construction ou encore l’agriculture. Selon les autorités, de nombreux migrants vivent déjà et travaillent dans le pays, souvent dans l’économie informelle. Le gouvernement estime que leur intégration dans l’économie formelle permettra d’améliorer les recettes fiscales, de répondre aux besoins du marché du travail et de renforcer la cohésion sociale. Qui peut bénéficier de la mesure ? Les candidats doivent notamment prouver qu’ils résidaient en Espagne avant le 1er janvier 2026, justifier d’une présence continue dans le pays et ne pas avoir de casier judiciaire. Les demandes sont traitées par les services de l’immigration relevant du ministère espagnol des Migrations. Les permis accordés sont valables un an et permettent de travailler légalement sur l’ensemble du territoire espagnol. Ils peuvent ensuite être renouvelés sous certaines conditions.

Une mesure qui suscite le débat…

L’annonce a été saluée par de nombreuses organisations de défense des migrants, des associations et plusieurs acteurs économiques qui y voient une réponse pragmatique aux besoins du pays. Plus de 700 000 signatures citoyennes avaient été recueillies en faveur d’une régularisation exceptionnelle. À l’inverse, les partis conservateurs et d’extrême droite dénoncent une mesure susceptible, selon eux, d’encourager l’immigration irrégulière. Ils accusent le gouvernement de créer un «appel d’air» migratoire et envisagent différentes actions politiques et juridiques contre le dispositif. Il convient de noter que contrairement à certaines affirmations relayées sur les réseaux sociaux, cette régularisation ne donne pas automatiquement accès au marché du travail des autres pays de l’Union européenne. Les bénéficiaires obtiennent un droit de résidence et de travail en Espagne uniquement. Ils peuvent voyager temporairement dans l’espace Schengen, mais ne disposent pas d’un permis de travail valable dans le reste de l’Union européenne.

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