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Rentrée 2026-2027 : Le ministère promet « zéro poste vacant »

Le ministère de l’Éducation a engagé, dès à présent, la préparation de la rentrée scolaire 2026-2027. Une réunion tenue vendredi sous la présidence du ministre de l’Éducation, Nourredine Nouri, avec les cadres centraux du ministère, a été consacrée au suivi des principaux chantiers stratégiques de la prochaine année scolaire.

Au cœur des discussions figure la question des ressources humaines. Le ministre a insisté sur la nécessité de couvrir l’ensemble des besoins en enseignants, personnels administratifs et agents d’appui, avec un objectif clairement affiché : éviter toute ouverture d’établissement scolaire avec des postes vacants susceptibles de perturber le déroulement des apprentissages. Cette orientation traduit une volonté de sécuriser le fonctionnement du système éducatif en amont de la rentrée.

Digitalisation des procédures administratives

Le ministère met également l’accent sur la digitalisation des procédures administratives. La préparation de l’opération d’inscription à distance des élèves pour les différents cycles avance selon le calendrier fixé. Cette démarche s’inscrit dans la continuité des réformes visant à simplifier les services administratifs et à réduire les délais de traitement, tout en améliorant l’accès des familles aux procédures scolaires.

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L’autre volet abordé concerne les infrastructures éducatives. Les travaux de maintenance, de rénovation et d’extension des établissements ont été examinés, dans l’objectif de garantir un environnement scolaire plus adapté et plus sécurisé. L’amélioration des conditions matérielles d’accueil demeure un axe central de la politique éducative, dans un contexte marqué par la pression démographique et les attentes croissantes en matière de qualité de service public.

Anticipation précoce de la rentrée 2026-2027

Au-delà des aspects techniques, cette anticipation précoce de la rentrée 2026-2027 traduit une évolution de la gouvernance du secteur éducatif vers une logique de planification renforcée. L’enjeu est désormais de passer d’une gestion souvent réactive des contraintes à une approche plus structurée, centrée sur la continuité pédagogique et la stabilité des établissements.

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Vers un cahier des charges pour les spectacles privés à Carthage

Le ministère des Affaires culturelles entend renforcer le cadre réglementaire des spectacles organisés sur le site archéologique de Carthage en dehors du festival international. Une séance de travail a été consacrée à la mise en place de règles plus strictes pour l’initiative Carthage OFF. L’objectif affiché est de concilier valorisation culturelle et protection du patrimoine.

Selon les échanges tenus lors de cette réunion, la ministre des Affaires culturelles a insisté sur la nécessité d’un dispositif organisationnel clair pour les manifestations accueillies sur le site archéologique de Carthage. L’enjeu central concerne la multiplication d’événements hors du cadre du festival officiel, qui soulève des questions de gestion, de préservation et de coordination.

Une logique d’autorisations encadrées

Le dispositif envisagé repose sur une logique d’autorisations encadrées, avec des critères plus rigoureux pour l’octroi des permis aux organisateurs. Les discussions ont également porté sur l’élaboration de cahiers des charges de référence, censés harmoniser les pratiques et clarifier les responsabilités des différents intervenants dans la gestion des événements culturels sur ce site sensible.

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Au-delà de la dimension administrative, cette orientation traduit une tension structurelle entre deux impératifs : l’exploitation culturelle et économique des sites patrimoniaux d’une part, et la préservation de leur intégrité archéologique et symbolique d’autre part. Le site archéologique de Carthage, déjà fortement sollicité par des usages culturels, devient ainsi un espace où se redéfinit l’équilibre entre animation artistique et conservation.

Efficacité réelle des futurs mécanismes

Dans cette perspective, la question de l’efficacité réelle des futurs mécanismes de contrôle reste ouverte. L’expérience de gestion des sites patrimoniaux en Tunisie montre que la multiplication des cadres réglementaires ne garantit pas toujours leur application sur le terrain, notamment en matière de surveillance, de logistique et de respect des contraintes techniques liées aux monuments historiques.

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18 MD pour nettoyer 1400 km de routes tunisiennes

Le ministère de l’Équipement et de l’Habitat a annoncé l’allocation d’un budget de 18,2 millions de dinars pour l’année 2026 afin d’assurer des opérations de nettoyage et d’entretien sur le réseau des routes classées. Cette enveloppe s’inscrit dans le cadre des efforts visant à améliorer l’environnement routier et à garantir un cadre plus sain aux usagers.

Selon le ministère, des interventions sont programmées sur près de 1400 kilomètres de routes pour un coût estimé à 10 millions de dinars. Parallèlement, 82 petites entreprises ont été mobilisées dans le cadre du programme d’encouragement à l’emploi des jeunes dans les activités de nettoyage et d’entretien des abords routiers, pour un montant de 8,2 millions de dinars.

Elimination des herbes sauvages

Les travaux concernent notamment l’élimination des herbes sauvages, l’élagage des arbres, le curage manuel et mécanique des canalisations d’évacuation des eaux, l’enlèvement des déchets de construction ainsi que l’entretien des espaces verts situés le long des axes routiers.

Cette annonce coïncide avec la célébration de la Journée nationale de la propreté et de la protection de l’environnement, organisée le 11 juin de chaque année. À cette occasion, une campagne de nettoyage a été menée sur plusieurs axes routiers et sites relevant du ministère, en coordination avec les municipalités et différents services techniques régionaux.

Le ministère affirme que cette mobilisation vise à ancrer une culture de la propreté comme responsabilité collective, à travers une implication directe des directions régionales et des agents des services publics.

Au-delà de l’opération de nettoyage, cette campagne met aussi en lumière un problème structurel de plus en plus visible sur les routes tunisiennes : la multiplication des dépôts anarchiques de gravats et de déchets sur les accotements. Dans plusieurs régions, les abords des routes nationales et régionales se transforment progressivement en décharges sauvages, altérant le paysage mais aussi le fonctionnement des infrastructures hydrauliques.

Ouvrages de drainage

Le curage des ouvrages de drainage apparaît d’ailleurs comme un enjeu crucial à l’approche des épisodes pluvieux. Ces dernières années, plusieurs inondations localisées ont été aggravées par l’obstruction des canalisations par des déchets ménagers ou des résidus de chantier. La question dépasse ainsi le simple aspect esthétique : elle touche directement à la sécurité routière et à la résilience des infrastructures face aux aléas climatiques.

Cette situation pose également la question du coût indirect de l’incivisme environnemental. Une partie importante des budgets publics consacrés à l’entretien routier est aujourd’hui absorbée par des opérations de nettoyage répétitives, alors que ces ressources pourraient être orientées vers la modernisation ou l’extension des infrastructures.

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Plages tunisiennes : Le rappel à l’ordre de l’APAL

À l’approche de la saison estivale, l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (Apal) a renouvelé son appel au respect du droit des citoyens à accéder librement aux plages, tout en rappelant les règles encadrant l’exploitation du domaine public maritime.

Dans un communiqué, l’Apal précise que les autorisations accordées dans le cadre de l’occupation temporaire du domaine public maritime imposent des limites strictes aux exploitants de plages privées et aux détenteurs de concessions saisonnières. Conformément au décret n°1847 de 2014 relatif à l’occupation temporaire du domaine public maritime, les installations et équipements ne peuvent dépasser la moitié de la largeur de la plage.

Un usage « libre, égal et gratuit »

L’autre moitié doit impérativement rester accessible au public. L’agence rappelle, à ce titre, que la loi tunisienne garantit un usage « libre, égal et gratuit » des plages, conformément à l’article 21 de la loi n°73 de 1995 relative au domaine public maritime, modifiée en 2005.

Ce rappel intervient dans un contexte marqué, chaque été, par des polémiques récurrentes autour de la privatisation de fait de certaines plages, notamment à travers l’occupation excessive du sable par des parasols, transats ou installations touristiques. Sur les réseaux sociaux, de nombreux estivants dénoncent régulièrement des difficultés d’accès à certaines portions du littoral ou des pratiques jugées abusives.

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L’Apal insiste également sur la protection des équipements et des installations situés sur le domaine public maritime. L’agence souligne que toute dégradation, atteinte ou modification des équilibres naturels du littoral expose les contrevenants à des poursuites judiciaires.

Des peines allant de 16 jours à un an de prison

L’article 28 de la même loi prévoit des peines allant de 16 jours à un an de prison, ainsi que des amendes pouvant atteindre 50 mille dinars contre toute personne portant atteinte au domaine public maritime ou à ses équilibres naturels. Les sanctions peuvent être doublées en cas de récidive.

À travers cette mise au point, l’Apal affirme vouloir garantir un accès équitable aux plages tout en préservant les ressources côtières et les équilibres environnementaux, dans un contexte où la pression sur le littoral tunisien s’intensifie chaque été.

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