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Facebook, Instagram et Messenger perturbés, des milliers d’utilisateurs déconnectés

Les principales plateformes du groupe Meta Platforms ont subi une importante panne ce vendredi 12 juin 2026, affectant simultanément Facebook, Messenger et Instagram dans plusieurs pays. Des milliers d’utilisateurs ont signalé des difficultés d’accès, des déconnexions inattendues et des erreurs empêchant l’utilisation normale des services.

Les premiers signalements sont apparus en milieu de journée et se sont rapidement multipliés sur les plateformes de suivi des pannes. Selon plusieurs sources, plus de 100.000 signalements ont été enregistrés pour Facebook, tandis que Messenger a connu un pic de plusieurs milliers de plaintes en quelques minutes. Les utilisateurs concernés rapportent avoir été déconnectés de leurs comptes sans explication, être incapables de se reconnecter ou encore voir apparaître des messages d’erreur tels que «This page isn’t available right now» ou «Query Error». D’autres ont signalé l’impossibilité d’envoyer des messages sur Messenger, de rafraîchir leur fil d’actualité sur Facebook ou de charger du contenu sur Instagram.

L’incident semble avoir touché simultanément plusieurs services de l’écosystème Meta, un scénario généralement observé lors de perturbations affectant des infrastructures techniques centrales. Des signalements ont été recensés dans plusieurs régions du monde, notamment en Europe et en Amérique du Nord.

Concernant Threads, les informations restent contradictoires. Certains utilisateurs affirment avoir rencontré des difficultés de publication, tandis que d’autres médias indiquent que la plateforme continuait à fonctionner normalement au moment de la panne. Au moment de la publication, Meta n’avait pas encore publié de communication officielle détaillant les causes de la panne ni annoncé un calendrier de rétablissement complet des services.

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Développée en Tunisie, EYST réinvente l’indemnisation des sinistres et accélère son expansion internationale

Transformer le remboursement des sinistres en paiement instantané. C’est l’ambition d’EYST Technology, une startup InsurTech fondée en 2022 par l’entrepreneur tunisien Marwen Amamou. Développée en Tunisie par des compétences tunisiennes, sa solution est aujourd’hui déployée auprès de compagnies d’assurance dans plusieurs pays européens.

La startup a conçu une plateforme SaaS qui permet aux assureurs d’émettre instantanément des cartes bancaires virtuelles créditées du montant de l’indemnisation. L’assuré reçoit la carte directement sur son smartphone et peut l’utiliser via Apple Pay ou Google Pay pour régler les dépenses liées à son sinistre, sans avoir à avancer les frais puis attendre un remboursement. Cette approche rompt avec le modèle traditionnel de l’assurance, où les clients doivent généralement financer eux-mêmes les réparations avant d’être remboursés. Elle permet ainsi d’améliorer l’expérience des assurés, de réduire les délais de prise en charge et de simplifier le traitement des dossiers.

La solution apporte également des avantages aux assureurs. Les cartes virtuelles peuvent être paramétrées pour être utilisées uniquement auprès de certaines catégories de prestataires liées au sinistre, comme les garages automobiles, les plombiers ou les professionnels de la réparation et les compagnies aériennes. Ce mécanisme contribue à limiter les risques de fraude, à mieux contrôler l’utilisation des fonds et à réduire certaines vérifications coûteuses.

Si la technologie est développée depuis la Tunisie, son marché est résolument international. EYST opère actuellement dans sept pays européens et travaille avec six compagnies d’assurance. La startup prévoit de porter ce nombre à dix clients d’ici la fin de l’année et prépare son expansion vers l’Amérique latine et l’Asie à partir de 2027. Pour soutenir cette croissance, EYST vient de réaliser une levée de fonds de 1.7 millions d’euros auprès d’investisseurs français et tunisiensl. Ce financement doit permettre à la startup d’accélérer le développement de nouvelles fonctionnalités, notamment autour de la data intelligence et du cashback, de renforcer ses équipes commerciales et data, et de poursuivre son déploiement sur de nouveaux marchés internationaux. Avec cette opération, EYST entend consolider sa position sur le marché de l’assurance digitale et poursuivre le développement d’une technologie conçue en Tunisie pour répondre aux besoins d’assureurs opérant à l’échelle internationale.

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Des requins bleus observés près des côtes tunisiennes : faut-il s’inquiéter ?

Plusieurs observations de requins bleus ont été signalées ces derniers jours à proximité de certaines côtes tunisiennes. Face aux interrogations que suscite leur présence près des plages, l’Association TunSea pour la Science Participative appelle au calme et assure qu’aucun danger particulier n’a été identifié pour les baigneurs.

Selon l’association, le requin bleu (Prionace glauca) est une espèce qui vit habituellement en haute mer. Son rapprochement ponctuel du littoral ne constitue pas un phénomène exceptionnel et ne signifie pas nécessairement un risque accru pour les estivants. TunSea souligne qu’aucun incident impliquant cette espèce et l’être humain n’a été enregistré en mer Méditerranée. L’association rappelle également que le requin bleu fait partie intégrante de l’écosystème marin et joue un rôle important dans l’équilibre de la biodiversité.

Plusieurs facteurs naturels pourraient expliquer sa présence près des côtes tunisiennes. Parmi eux figurent l’augmentation de la température de l’eau, l’abondance de proies à proximité du rivage ou encore les déplacements saisonniers de l’espèce. Cette période pourrait également coïncider avec une activité reproductive observée dans certaines zones méditerranéennes, même si aucune preuve scientifique ne permet, à ce stade, d’affirmer que tous les individus aperçus près des plages sont venus dans ce but.

L’association recommande toutefois d’adopter un comportement prudent en cas d’observation. Elle conseille de ne pas tenter d’approcher, de poursuivre ou de capturer ces animaux, de limiter les prises de vue trop rapprochées susceptibles de perturber leur comportement naturel et de s’éloigner calmement en maintenant une distance de sécurité.

 

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Un câble de 1 050 km relie désormais directement la Tunisie à Marseille. Détails

La Tunisie dispose désormais d’une nouvelle liaison directe avec l’Europe. L’opérateur Orange a annoncé la mise en service commerciale de ViaTunisia, un câble sous-marin reliant Bizerte à Marseille. Cette infrastructure doit permettre d’augmenter les capacités de transmission de données entre les deux rives de la Méditerranée et de sécuriser davantage les échanges numériques.

Long d’environ 1 050 kilomètres, le câble est directement connecté aux infrastructures d’Orange à Marseille, l’un des principaux points d’interconnexion internet en Europe. Son entrée en exploitation intervient dans un contexte de forte croissance du trafic numérique, portée par le développement du cloud, des centres de données et des applications d’intelligence artificielle.

Au-delà de l’augmentation des capacités, l’enjeu est aussi celui de la résilience. Ces dernières années, plusieurs incidents ayant affecté des câbles sous-marins en Méditerranée et en Afrique ont provoqué des perturbations sur les réseaux internationaux. La multiplication des routes de connectivité est désormais considérée comme un élément clé pour limiter les risques de coupure et garantir la continuité des services numériques.

ViaTunisia constitue l’un des premiers segments opérationnels du projet Medusa, un vaste réseau sous-marin de près de 8 700 kilomètres destiné à connecter plusieurs pays d’Europe et d’Afrique du Nord. À terme, ce système reposera sur 24 paires de fibres optiques et offrira une capacité totale pouvant atteindre 480 térabits par seconde, ce qui en fera l’un des plus importants projets de connectivité de la région méditerranéenne. Le projet bénéficie d’un soutien financier de l’Union européenne à travers le programme Connecting Europe Facility (CEF Digital), qui finance une partie du segment tunisien. L’objectif est de renforcer les échanges numériques entre l’Europe et la rive sud de la Méditerranée et d’accompagner la croissance des flux de données. Alors que les investissements dans le cloud, l’intelligence artificielle et les services numériques s’accélèrent à l’échelle mondiale, la qualité et la diversité des connexions internationales deviennent un facteur de compétitivité de plus en plus important. 

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La Tunisie instaure un impôt sur la fortune : ce que vous devez savoir

Une nouvelle taxe sur la fortune entre en vigueur depuis le 1er janvier 2026. La Note commune n°13 publiée par le ministère des Finances en explique les contours. Qui est concerné ? Sur quoi porte-t-elle ? Comment la payer ? Voici ce qu’il faut retenir.

Longtemps absente du paysage fiscal tunisien, la taxation du patrimoine fait son retour sous une forme inédite. La loi de finances 2026, dans son article 88, institue officiellement un impôt sur la fortune, applicable aux personnes physiques dont le patrimoine net dépasse un certain seuil. Pour en préciser les modalités, la Direction Générale des Études et de la Législation Fiscale a publié le 1er juin 2026 la Note commune n°13.

Tout commence par un chiffre: 3 millions de dinars. C’est le seuil à partir duquel un contribuable tunisien — résident ou non — bascule dans le champ de ce nouvel impôt. La valeur retenue est celle du patrimoine net global au 1er janvier de chaque année, tous actifs confondus: immobilier, mobilier, avoirs financiers et véhicules de luxe. Au-delà de ce seuil, deux taux s’appliquent. Un taux de 0,5 % frappe la tranche de patrimoine comprise entre 3 et 5 millions de dinars, tandis qu’un taux de 1% s’applique à la portion excédant 5 millions de dinars. Les parents ne sont pas épargnés par la déclaration : ils doivent intégrer dans leur patrimoine imposable les biens détenus par leurs enfants mineurs dont ils assurent la tutelle. En cas de copropriété ou d’indivision, chaque propriétaire est taxé à hauteur de sa quote-part.

Un impôt qui cible large

L’assiette de l’impôt est volontairement étendue. Elle englobe l’ensemble des droits réels immobiliers — propriété pleine, usufruit, droit d’usage, emphytéose — couvrant ainsi aussi bien les logements que les terrains, locaux commerciaux et espaces verts. Du côté des biens mobiliers, la note distingue deux catégories. Les biens corporels, ceux qui se déplacent ou peuvent être transportés, comme les marchandises et les équipements. Et les biens incorporels, qui désignent les droits attachés à un actif financier: actions, obligations, parts sociales et créances diverses. Les véhicules non utilitaires dont la puissance fiscale dépasse douze chevaux sont également visés, tout comme les avoirs déposés dans les banques ou à La Poste tunisienne sous différentes formes d’épargne.

Ce que la loi exclut de l’impôt

La résidence principale échappe intégralement à la taxation, quelle que soit sa valeur. C’est l’une des exonérations les plus significatives du dispositif.

Les biens affectés à une activité professionnelle — immeubles, équipements, outils de travail — sont également exclus de l’assiette, à condition qu’ils figurent dans la comptabilité de l’entreprise et génèrent effectivement un revenu imposable. Il en va de même pour les terres agricoles exploitées directement par leur propriétaire. Les actions détenues dans des sociétés à responsabilité limitée sont exonérées lorsque l’actionnaire possède plus de 50 % du capital. Plusieurs catégories de produits d’épargne réglementés bénéficient aussi d’une exemption : comptes épargne classiques, plans d’épargne logement, contrats d’assurance-vie et de retraite complémentaire, ainsi que les fonds communs de placement.

Comment est évalué le patrimoine ?

La valeur retenue pour les biens immobiliers est en principe celle déclarée par le contribuable lui-même. L’administration fiscale peut toutefois se baser sur des actes de cession comparables ou sur le prix de marché si la déclaration lui paraît insuffisante. Pour les titres cotés en bourse, c’est le cours au 31 décembre de l’année précédente qui fait référence.

Une déduction importante est prévue: les dettes peuvent être soustraites de la valeur du patrimoine avant calcul de l’impôt, à l’exception des garanties réelles constituées au profit de sociétés.

La déclaration doit être déposée chaque année avant la fin du mois de juin, selon un modèle fourni par l’administration. Le paiement peut s’effectuer en ligne via les canaux électroniques officiels.

Le lieu de dépôt dépend du profil du contribuable. Les résidents exerçant une activité commerciale, artisanale ou libérale déclarent auprès du bureau des impôts compétent pour leur établissement principal. Ceux qui perçoivent des revenus passifs sans exercer d’activité en Tunisie s’adressent au centre des impôts de leur domicile principal. Quant aux non-résidents, ils déposent leur déclaration auprès du bureau dont relève leur principal bien immobilier ou mobilier situé en Tunisie.

Conformément à l’article 110 de la loi de finances 2026, le dispositif s’applique rétroactivement aux patrimoines détenus à la date du 1er janvier 2026. Autrement dit, les personnes physiques concernées sont d’ores et déjà dans le champ de l’impôt pour l’année en cours, avec une première déclaration attendue avant fin juin 2026.

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