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Mehdi Bach Hamba prend les rênes de la SICAV SECURITY

Mehdi Bach Hamba a été officiellement nommé directeur général de la société d’investissement à capital variable SICAV SECURITY. Il succède ainsi à Karim Abdelkefi.

Cette nomination découle d’une décision du conseil d’administration de SICAV SECURITY, qui s’est réuni le 29 mai 2025. L’information a été publiée sur le site du CMF le 8 juin 2026.

Parallèlement à l’arrivée de M. Bach Hamba à la direction générale, le conseil d’administration a également entériné la nomination de Hajer Gabsi au poste de présidente du conseil d’administration, en remplacement de Raouf Negra.

Le profil du nouveau dirigeant

Outre ses nouvelles fonctions au sein de la SICAV, Mehdi Bach Hamba occupe le poste de directeur général de la société UNION CAPITAL. Il prend également la présidence du comité de gestion réorganisé de la SICAV SECURITY, aux côtés de cadres issus d’UNION CAPITAL et de la salle des marchés de l’UBCI.

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Magasin Général dégage 5,27 millions de dinars de bénéfice

Magasin Général a renoué avec les bénéfices en 2025, enregistrant un résultat net de 5,27 millions de dinars; contre une perte de 3,74 millions l’année précédente. La société est portée par une hausse de ses revenus et une baisse de ses charges financières.

La compagnie de grande distribution, qui compte un réseau de 104 points de vente à la fin de l’année 2025, soumettra ses indicateurs financiers à l’approbation de son Assemblée générale ordinaire prévue le 19 juin 2026.

Le chiffre d’affaires global de l’entreprise a progressé pour atteindre 1,199 milliard de dinars contre 1,079 milliard en 2024. Ce qui représente une augmentation de près de 120 millions de dinars. Les ventes de marchandises constituent l’essentiel de ces produits avec une contribution de 1,161 milliard de dinars sur la période.

De son côté, la performance opérationnelle affiche une dynamique similaire puisque le résultat d’exploitation s’est établi à 15,20 millions de dinars en 2025. Soit en hausse par rapport aux 10,16 millions enregistrés au cours de l’exercice précédent. Cette amélioration intervient malgré une augmentation des charges de personnel, passées de 84,22 millions de dinars à 93,92 millions de dinars. Et ce, sous l’effet notamment de la hausse des effectifs consécutive à l’entrée en vigueur de la loi portant interdiction de la sous-traitance.

Ainsi, le redressement financier s’explique principalement par l’allègement des charges financières nettes. Lesquelles ont chuté de 14,44 millions de dinars en 2024 à 5,10 millions de dinars en 2025. D’ailleurs, la direction attribue cette baisse de plus de 9 millions de dinars à la non-obtention de nouveaux crédits ainsi qu’à l’impact positif de l’augmentation de capital réalisée en 2023, qui a permis d’optimiser la trésorerie et de réduire les intérêts liés aux comptes courants et aux dépôts

Au bilan, les capitaux propres de la société s’élèvent à 87,98 millions de dinars après imputation du résultat, contre 82,27 millions de dinars fin 2024. Le total des actifs se stabilise à 710,16 millions de dinars. Tandis que le résultat de base par action repasse en territoire positif à 0,334 dinar; contre une valeur négative de 0,237 dinar un an plus tôt.

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Maher Ketari alerte sur les tensions entre exécutif et législatif et appelle à une meilleure coordination

Le président de la Commission des finances au sein de l’Assemblée des représentants du peuple, Maher Ketari, a dressé un diagnostic sans détour sur les relations entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif, estimant que les dysfonctionnements de communication constituent aujourd’hui l’un des principaux freins à l’efficacité de l’action publique, notamment dans le cadre...

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ESG 2025 : Carthage Cement reste muette sur son empreinte carbone et sa consommation d’eau

Carthage Cement, premier cimentier coté en Tunisie, a publié son rapport de durabilité 2025. Il s’agit de son premier exercice de reporting extra-financier. Le document couvre l’ensemble de ses sites. Il inclut la carrière et la cimenterie de Jebel Ressas, la centrale à béton de Bir El Kassaa, ainsi que le siège social. L’entreprise a établi ce rapport selon le guide ESG de la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis (BVMT).

 La consommation énergétique totale a atteint 5 304 115 gigajoules (GJ) en 2025. En effet, ce chiffre marque une baisse de 12,16 % par rapport aux 6 038 176 GJ enregistrés en 2024.

Cette diminution se décompose en deux postes. D’une part, la consommation thermique a baissé de 12,49 % (de 5 389 186 GJ à 4 716 235 GJ). D’autre part, la consommation électrique a reculé de 9,42 % (de 648 990 GJ à 587 881 GJ). Le mix énergétique repose sur quatre sources : le petcoke, le gaz naturel, le gasoil et l’électricité.

Par ailleurs, le volume extrait est passé de 4 623 626 tonnes en 2024 à 4 088 559 tonnes en 2025. Cela représente une baisse de 11,6 %. L’efficacité de production atteint 1,5 tonne de matières premières par tonne de ciment produite.

Cependant, le rapport ne publie aucune donnée chiffrée sur les émissions de CO₂. L’entreprise développe actuellement un système de mesure des gaz à effet de serre. Néanmoins, elle ne chiffre pas non plus les niveaux d’émissions de poussières (PM), d’oxydes d’azote (NOx) ni d’oxydes de soufre (SOx). La production de déchets atteint 361 tonnes en 2025. Ce total comprend 343 tonnes de déchets non dangereux et 18 tonnes de déchets dangereux. Ces derniers représentent 5 % du total. Actuellement, les déchets dangereux sont stockés en attendant des opérateurs autorisés. 

Pourtant, le rapport ne fournit aucune donnée sur la consommation ou le recyclage de l’eau. L’entreprise a identifié cet enjeu comme prioritaire pour sa feuille de route 2026-2028.

L’intégration des ex-sous-traitants fait bondir les effectifs

L’effectif total a progressé de 23 % en un an. Carthage Cement comptait 726 salariés en décembre 2024. Ce chiffre est passé à 892 en décembre 2025. Cette évolution s’explique principalement par l’intégration de 172 agents de sous-traitance. En effet, la loi n°9-2025 du 21 mai 2025 interdit désormais la sous-traitance de main-d’œuvre. À fin 2025, 889 salariés sur 892 bénéficient d’un CDI titularisé. Les trois derniers sont en période d’essai. Aucun contrat à temps partiel ni télétravail n’existe.

Le taux de rotation des effectifs bondit à 12,9 %. Ce taux était de 1,1 % en 2024. La hausse reflète les 176 entrées enregistrées sur l’exercice. Les départs se sont limités à 11 personnes. Le taux d’absentéisme atteint 2,12 % en 2025, contre 2,05 % en 2024. Le taux d’encadrage s’établit à 24,3 % en 2025, contre 30 % en 2024.

Les femmes restent très minoritaires

Elles représentent seulement 5,4 % de l’effectif total en 2025 (contre 6,2 % en 2024). Par catégorie professionnelle, elles constituent 16,1 % des cadres (35 sur 217), 0,5 % des agents de maîtrise (2 sur 403) et 2,6 % des agents d’exécution (7 sur 272). En revanche, les écarts de rémunération sont faibles. Le ratio de rémunération brute hommes/femmes s’établit à 1,003 pour les cadres et à 0,953 pour les agents d’exécution. La part des femmes managers atteint 21 %.

Sécurité et formation

Le taux de fréquence des accidents avec arrêt s’élève à 13,34 pour un million d’heures travaillées. Le taux de gravité atteint 172 jours perdus pour un million d’heures travaillées.

Aucune maladie professionnelle déclarée n’est recensée.

Par ailleurs, aucun jour de grève ni conflit n’a eu lieu en 2025. La couverture par des accords de négociation collective est de 100 %. L’entreprise a dispensé 8 206 heures de formation en 2025. Cela représente une moyenne de 9,2 heures par salarié. Le budget équivaut à 1 % de la masse salariale. Au total, 48 % des salariés ont bénéficié d’au moins une formation. La formation aux thèmes ESG a représenté 6 396 heures, soit 7,2 heures en moyenne par salarié. Le taux de promotions internes s’établit à 18 %.

Enfin, l’entreprise a accueilli 51 stagiaires. De plus, trois initiatives communautaires ont eu lieu en 2025. En février, Carthage Cement a distribué des paniers alimentaires à 15 familles de la zone de Morneg. En mars, elle a fait un don de vêtements à l’occasion de l’Aïd el-Fitr. Enfin, en septembre, elle a fourni des fournitures scolaires pour la rentrée 2025-2026.

Une gouvernance partiellement indépendante et féminisée à 33 %

Le Conseil d’administration compte neuf membres. Parmi eux, deux sont des administrateurs indépendants, soit 22 % du total. Un administrateur représente les actionnaires minoritaires. Les membres non exécutifs constituent 89 % du conseil, contre 11 % de membres exécutifs. Les fonctions de Président et de Directeur Général sont dissociées. Le Conseil s’est réuni à quatre reprises en 2025. La représentation féminine au sein du Conseil atteint 33 %. Dans les comités spécialisés, elle atteint 29 % en moyenne. Ces comités sont au nombre de quatre : Comité d’Audit, Comité Stratégique, Comité de Recrutement et de Rémunération et Comité de suivi des dossiers juridiques. Les taux de représentation féminine y sont respectivement de 33 %, 0 %, 33 % et 50 %.

La gouvernance ESG repose sur trois niveaux. Le premier niveau est le Conseil d’administration. Le second est un Comité ESG présidé par la Direction Générale. Le troisième regroupe les directions opérationnelles. Entre 2023 et 2025, plusieurs sessions de formation ont eu lieu. Elles ont concerné les membres du Comité ESG, les équipes Finance et les directions opérationnelles. De plus, une session de sensibilisation a eu lieu le 18 juin 2025 pour les membres du Conseil. La démarche de matérialité a mobilisé 111 parties prenantes. Ont été consultées 88 parties prenantes internes et 23 externes. Au final, cette consultation a abouti à neuf enjeux RSE critiques pour 2026-2028.

Une feuille de route 2026-2028 autour de cinq axes stratégiques

La stratégie ESG de Carthage Cement s’articule autour de cinq axes. Il s’agit de la décarbonation et de la performance environnementale. Vient ensuite le capital humain, la santé et la sécurité. Puis la gouvernance responsable et la conformité. L’entreprise inclut également les achats responsables et la chaîne de valeur durable. Enfin, elle ajoute l’ancrage territorial et la responsabilité sociétale. L’entreprise a formalisé cette stratégie en deux étapes. D’abord, elle a réalisé un diagnostic selon le référentiel ISO 26000. Ensuite, elle a mené une analyse d’impacts en ateliers. 24 enjeux potentiels ont été identifiés. Finalement, après consultation des parties prenantes, l’entreprise les a ramenés à neuf enjeux critiques.

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