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SOTIPAPIER réduit son capital

SOTIPAPIER a annoncé la clôture de son programme de rachat d’actions propres destiné à leur annulation dans le cadre d’une réduction de capital, conformément à l’autorisation accordée par l’Assemblée générale extraordinaire du 20 août 2024.

Réuni le 15 décembre 2025, le Conseil d’administration a approuvé l’annulation de la totalité des 191.681 actions rachetées, d’une valeur nominale de 1,09 dinar chacune, avec effet au 31 octobre 2025. Dans le cadre de ce programme, la société a acquis 191.681 actions pour un montant global de 1,03 million de dinars. À la suite de cette opération, le capital social de SOTIPAPIER a été réduit de 208.932,29 dinars, passant de 30,72 millions de dinars à 30,51 millions de dinars.

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« Gourbi » de Nidhal Yahyaoui : une création entre traditions populaires et musique électronique

C’est samedi soir 6 juin 2026, dans l’enceinte du 4ème Art à Tunis, que le chanteur Nidhal Yahyaoui a offert au public les premières esquisses scéniques de son dernier projet, intitulé « Gourbi ». Une prestation pensée comme un arc narratif sonore, où l’artiste a volontairement inversé les attentes liées au terme dialectal, synonyme dans l’usage courant de lieu décousu ou de bric-à-brac.

 
Derrière ce nom, Nidhal Yahyaoui assume une ambition de métissage esthétique. La soirée a fait se succéder des expressions musicales variées : les sonorités soufies originaires de la région de Kasserine, des formes populaires telles que le Mezoued ou le Stambali (interprétées via le Gumbri) et les répertoires du Malouf tunisien.

Le spectacle a duré environ quatre-vingt-dix minutes. Sa construction suivait une montée progressive en intensité. Les premiers instants, consacrés à une nouba soufie évoquant les saints Sidi Mohamed Ibn Aissa et Sayyida Manoubia, ont précédé l’entrée du Gumbri, qui a changé l’atmosphère et entraîné une partie des spectateurs à danser. En cours de représentation, Nidhal Yahyaoui a également rendu hommage à Ismaïl Hattab, grande figure du patrimoine populaire, en reprenant un extrait de son répertoire. Le final a été marqué par un air traditionnel de la zone de Siliana, dont la résonance particulière a été soulignée par la forte présence de spectateurs originaires du Nord-Ouest tunisien.
 
Sur scène, cinq musiciens accompagnaient l’artiste. La palette instrumentale réunissait des percussions (Daff et Tabl), une Zokra, une guitare, ainsi qu’une partie électronique maintenue sans interruption tout au long du show. La dimension visuelle n’était pas en reste : des projections mêlant motifs amazighs, teintes saturées, références au tatouage traditionnel et influences africaines habillaient la scénographie, en adéquation avec la pluralité culturelle revendiquée par le projet. 

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IPSI : après 30 ans d’attente, une licence en médias numériques voit le jour

Le Conseil des universités vient d’approuver la création d’une nouvelle licence nationale « Médias et narrations numériques » à l’Institut de presse et des sciences de l’information (IPSI). C’est la première nouvelle formation de ce niveau ouverte par l’établissement depuis trois décennies.

La même instance a simultanément validé la réhabilitation des deux licences nationales existantes, en journalisme et en communication. L’IPSI dispose ainsi d’un portefeuille de trois licences nationales.

La nouvelle formation cible les métiers liés aux plateformes et aux systèmes de communication numérique, un secteur en profonde mutation. L’Institut la présente comme un axe central de sa stratégie d’adaptation aux évolutions de l’environnement médiatique et communicationnel. L’annonce a été faite par la direction de l’IPSI le 7 juin 2026.

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De Tunis à Vienne : comment l’INSAT a conquis le monde de la robotique

Le chapter étudiant IEEE RAS de l’Institut national des sciences appliquées et de technologie de Tunis (INSAT)  a reçu, début juin 2026, le titre de meilleur club estudiantin de la branche Robotique et Automatisation de l’IEEE à l’échelle mondiale. Une première pour la Tunisie, décerné lors du plus grand congrès international de robotique, réuni à Vienne.

Le prix « Best IEEE Robotics and Automation Society Student Chapter in the World » a été remis au cours de la 43e édition de l’IEEE International Conference on Robotics and Automation (ICRA), tenue du 1er au 5 juin 2026 dans la capitale autrichienne. L’événement a rassemblé plus de 8 000 participants venus du monde entier et constitue la principale manifestation mondiale dédiée à la robotique et à l’automatisation.

Quatre étudiants de l’INSAT ont représenté l’établissement lors de la cérémonie officielle : Tayssir Trabelsi, Emna Taghlet, Mohamed Amine Elkadhi et Rami Troudi. Ils ont reçu le trophée au nom de l’ensemble des membres du chapter et de la communauté IEEE de l’INSAT.

Des activités à dimension internationale

La distinction récompense plusieurs années d’activités estudiantines dans les domaines de la robotique et de l’automatisation. Parmi les initiatives retenues figurent l’organisation du National Robotics Weekend (NRW), devenu un rendez-vous à portée internationale accueillant experts, chercheurs et industriels étrangers. Ainsi que celle du IEEE MENA Student and Young Professionals Congress, qui a réuni des centaines de participants issus d’Afrique et du Moyen-Orient.

Le chapter s’est également illustré par sa participation à plusieurs compétitions internationales, dont Eurobot et les tournois NXP.

Un jalon pour l’enseignement supérieur tunisien

Selon l’INSAT, cette consécration constitue une première pour la Tunisie dans le domaine de la robotique et de l’innovation technologique estudiantine. Elle positionne l’établissement parmi les références mondiales en matière d’activités étudiantes liées à la robotique et à l’automatisation. De même qu’elle atteste de la capacité des étudiants tunisiens à rivaliser avec ceux des grandes universités et écoles d’ingénieurs à l’échelle internationale.

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Reporting extra-financier : l’Algérie s’aligne sur les standards internationaux dès 2027

Les entreprises cotées sur le compartiment principal de la Bourse d’Alger devront publier à partir de 2027 un rapport extra-financier complet incluant des critères ESG. Et ce, selon une nouvelle réglementation de la Commission d’Organisation et de Surveillance des Opérations de Bourse (COSOB).  

Cette obligation légale, inscrite dans l’article 44 du nouveau dispositif, vise à aligner les pratiques locales sur les standards internationaux en matière de reporting de durabilité. L’objectif affiché par le régulateur est de renforcer la transparence des sociétés cotées et de répondre aux attentes croissantes des investisseurs étrangers.

Vérification par un tiers indépendant

Le texte prévoit également que les données ESG publiées devront être vérifiées par un Organisme Tiers Indépendant (OTI). Cette disposition vise à garantir la fiabilité et la sincérité des informations communiquées au marché. Une exigence commune dans les places financières matures.

Nazim Sini, président du conseil scientifique de la COSOB, estime que cette mesure s’inscrit dans une logique d’amélioration de la gouvernance d’entreprise et de réaffirmation de l’engagement social des sociétés cotées.

Calendrier : entrée en vigueur en 2027

Bien que certaines annonces aient initialement évoqué une application dès 2026, l’ensemble des sources concordantes situe désormais l’entrée en vigueur de cette obligation à l’exercice 2027. Les sociétés concernées disposent donc d’un délai pour mettre en place les processus internes nécessaires à la collecte et à la vérification de leurs données extra-financières.

L’Algérie rejoint ainsi plusieurs pays d’Afrique et de la région MENA qui imposent progressivement un reporting ESG aux entreprises cotées. Cette évolution réglementaire est perçue par les analystes comme un signal favorable à l’ouverture du marché algérien aux capitaux internationaux, de plus en plus sensibles aux critères de durabilité. Aucune sanction spécifique n’a encore été détaillée par la COSOB en cas de non-respect de cette nouvelle obligation.

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Tabagisme : les écoliers tunisiens seront sensibilisés dès le primaire

La Tunisie prévoit de moderniser son cadre légal de lutte contre le tabagisme. Elle entend l’élargir aux nouveaux produits à base de nicotine, notamment les cigarettes électroniques. Cette évolution intervient dans un contexte de consommation en hausse et de forte exposition des jeunes à leur promotion.

Le ministère de la Santé prépare un renforcement de son dispositif juridique. Il souhaite intégrer les produits émergents à base de nicotine, dont les cigarettes électroniques. Cette réforme s’inscrit dans une révision du cadre légal existant, selon le responsable du programme national de lutte contre le tabagisme au ministère de la Santé, Fayçal Samaâli, dans une déclaration dimanche à la Radio nationale. Un projet de loi a été élaboré pour actualiser la loi n°17 de 1998 relative aux méfaits du tabagisme.

Le texte interdit le tabagisme dans les espaces à usage collectif. Il interdit aussi la vente de cigarettes aux personnes de moins de 18 ans. Il prohibe également toute publicité ou promotion des produits du tabac dans les médias audiovisuels, écrits et numériques.

Les autorités jugent nécessaire de renforcer ce cadre juridique. Elles visent la protection des enfants et des adolescents. Ces derniers restent particulièrement exposés aux nouveaux produits du tabac et de la nicotine, notamment les cigarettes électroniques. Ces produits font l’objet de campagnes de promotion internationales.

Les responsables alertent également sur les risques d’addiction. La consommation de ces produits peut conduire au tabagisme traditionnel ou à d’autres formes de dépendance, selon le responsable.

Les autorités appellent enfin à renforcer la prévention dans le système éducatif. Elles proposent d’intégrer la sensibilisation aux risques du tabac, de la nicotine et des comportements à risque dans les programmes du primaire et du collège en Tunisie.

Cadre légal sur le tabagisme passif et les espaces publics

Faut-il encore rappeler que l’interdiction de fumer dans les espaces publics  ne date pas d’hier ?  Elle repose sur la loi n°98-17 du 23 février 1998 relative à la prévention des méfaits du tabagisme. Cette loi constitue le cadre de référence en Tunisie. Elle interdit de fumer dans les lieux à usage collectif. Ces lieux incluent notamment les administrations et les établissements recevant du public. Elle encadre aussi la publicité pour les produits du tabac. Elle prévoit enfin des mesures de protection contre le tabagisme passif. Le décret n°98-2248 du 16 novembre 1998 précise les lieux concernés par l’interdiction de fumer. Plusieurs arrêtés adoptés entre 1998 et 1999 définissent également les modalités de signalisation et d’application de ces mesures.

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Tunisie – Suède : il y a 63 ans, Bourguiba visitait Stockholm

Il y a 63 ans, le 7 juin 1963, Habib Bourguiba effectuait à Stockholm la première visite d’État d’un président tunisien, scellant des relations diplomatiques établies il y a 70 ans (1956) avec la Suède.

C’était il y a 63 ans jour pour jour. Le 7 juin 1963, le palais royal de Stockholm vivait au rythme des honneurs militaires et des uniformes historiques. Habib Bourguiba, père de l’indépendance , devenait le premier président du  pays à effectuer une visite d’État en Suède, à l’invitation du roi Gustaf VI Adolphe. Une cérémonie d’accueil solennelle, un déjeuner royal et un dîner de gala rythmèrent cette journée historique, symbole d’une relation naissante entre deux nations que tout semblait opposer, mais que la modernité et la coopération allaient rapprocher.

Cette visite officielle s’inscrivait dans un contexte diplomatique déjà mature. Les deux pays avaient établi leurs relations officielles dès 1956, soit 70 ans avant ce printemps 2026. . Quelques mois avant le déplacement royal, un accord bilatéral majeur avait été signé, prévoyant notamment la construction d’un port de pêche moderne à Kélibia ainsi qu’un centre de planification familiale, financés par Stockholm.

Sur place, l’accueil fut royal. Le cortège officiel, mené par le roi et le président dans le premier véhicule, traversa la capitale suédoise sous une haie d’honneur de 1500 soldats. Le souverain, passionné d’archéologie méditerranéenne, servit lui-même de guide au président tunisien lors de la visite du chantier naval Vasa. Le soir, devant l’assemblée réunie pour le dîner de gala, Bourguiba prononça un discours où transparaissait son admiration pour « le peuple suédois, si juste et si moderne ». En retour, le roi lui remit l’Ordre des Séraphins, la plus haute distinction du royaume. À l’heure où les deux pays célèbrent sept décennies de relations continues, l’ombre de Bourguiba plane encore sur les travées du palais royal de Stockholm.

 

Les chiffres riment avec  la réussite  

Selon les données UN COMTRADE compilées par Trading Economics, les importations suédoises en provenance de Tunisie ont atteint 61,9 millions de dollars en 2025. D’après l’Observatory of Economic Complexity (OEC), les exportations tunisiennes vers la Suède sont passées de 38,9 millions de dollars en 2017 à 69 millions en 2022. Soit une hausse de 77% sur la période post-2011. En 2024, les exportations tunisiennes de câbles isolés vers la Suède ont atteint 25,01 millions de dollars (UN COMTRADE / Trading Economics). En 2025, les importations suédoises d’habillement tunisien se sont élevées à 17,11 millions de dollars (UN COMTRADE. Le groupe suédois Borgstena a inauguré un site textile à Aousja (Bizerte) le 25 mars 2026, selon African Manager.

 

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