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Entretien entre le ministre de la Défense et le commandant des forces navales américaines pour l’Europe et l’Afrique

Le ministre de la Défense nationale, Khaled Sehili, a reçu, lundi, au siège de son département, le commandant des forces navales américaines en Afrique et en Europe, l’amiral George M. Wikoff. La rencontre s’est déroulée en présence de l’ambassadeur des États-Unis à Tunis, du chef d’état-major de la Marine nationale et de plusieurs hauts responsables des deux pays.

À cette occasion, le ministre a souligné la solidité des relations d’amitié et de coopération unissant la Tunisie et les États-Unis, mettant en avant leur niveau particulièrement avancé, illustré notamment par la multiplication des visites de hauts responsables américains à Tunis, selon un communiqué du ministère de la Défense.

Le ministre s’est félicité des résultats positifs du programme de coopération militaire bilatérale, caractérisé par sa profondeur, sa diversité et son développement continu, en particulier depuis la mise en œuvre de la feuille de route de coopération militaire 2020-2030 entre les deux pays.

Et d’ajouter que ce programme repose sur un partenariat stratégique de long terme, couvrant non seulement le soutien logistique et technique aux forces armées tunisiennes, mais également les domaines de l’entrainement, de la formation et des exercices militaires conjoints.

Le ministre a, en outre, exprimé, l’aspiration de la Tunisie de renforcer davantage les échanges d’expertise et de bonnes pratiques dans le domaine du renforcement des capacités maritimes et de l’amélioration de la préparation opérationnelles des forces spéciales navales.

Il a indiqué que cet objectif s’inscrit dans la perspective de la création d’un « centre d’excellence pour les forces navales d’élite », destiné à consolider le rôle de la Tunisie comme pôle régional de formation et d’entraînement, notamment à travers l’organisation d’activités et d’exercices conjoints multilatéraux tels que l’exercice naval « Phoenix Express ».

De son côté, l’amiral George M. Wikoff a salué la qualité de la coopération militaire entre la Tunisie et les États-Unis, ainsi que les compétences et capacités de la Marine tunisienne en matière de formation et d’entraînement, mises en évidence lors de l’exercice naval « Phoenix Express » organisé en Tunisie.

Il a réaffirmé l’engagement des Etats-Unis à poursuivre et renforcer la coopération bilatérale, en soutenant le développement des capacités navales de la Marine tunisienne et à l’amélioration de leur niveau opérationnel, au service de l’intérêt commun des deux pays.

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Le Liban, les démangeaisons de Netanyahu et la réponse de l’Iran

Il était évident dès le départ que les négociations directes entre Israël et le Liban, non seulement n’allaient aboutir à aucune sorte d’apaisement entre les deux pays, mais qu’elles ne manqueraient pas d’engendrer une aggravation de la situation dans toute la région.

Tout le monde sait, et les responsables du gouvernement libanais en premier, que les Américains qui se sont posés en « intermédiaires », sont partie prenante plutôt qu’un arbitre neutre. Que les responsables américains, quand il s’agit d’Israël, non seulement tournent le dos à toute autre considération, mais ignorent même l’intérêt de leur propre peuple. Pourtant, le président du Liban Michel Aoun et son Premier ministre se sont pliés aux pressions américaines de s’engager dans des négociations directes avec leur pire ennemi.

Pire encore, ils ont accepté de négocier avec leur ennemi « sous le feu », c’est-à-dire négocier alors que les bombes israéliennes continuent de tuer les Libanais par centaines et de détruire leurs villages par dizaines.

La seule « concession » que Trump a pu arracher à Netanyahu est que la banlieue sud de Beyrouth, la fameuse ‘Dhahya’, soit épargnée. Une concession obtenue après que l’Iran a menacé de bombarder le nord d’Israël au cas où celui-ci attaquerait la ‘Dhahya’.

Mais les démangeaisons de Netanyahu pour plus de guerre, plus de morts, plus de destruction se sont avérées plus fortes que les pressions américaines et les menaces iraniennes : il a bombardé la banlieue sud de Beyrouth. Et l’Iran a répondu aussitôt en lançant des missiles sur des cibles militaires en Israël, après avoir ordonné aux Israéliens vivant à proximité d’évacuer les lieux…Netanyahu qui n’attendait que ça, a répondu par des bombardements en Iran, escomptant que Trump le rejoigne dans la guerre. Jusqu’à présent, Trump n’a pas rejoint son allié, mais les Houthis sont entrés en scène en lançant une série de missiles sur Israël et en interdisant la mer Rouge aux navires israéliens…

Nul ne sait comment les choses vont évoluer dans les prochaines heures et les prochains jours. Nul ne sait si l’on est au bord de la guerre totale ou s’il s’agit d’une tentative désespérée de Netanyahu de provoquer une reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran. Mais une chose est certaine : l’économie mondiale que la prise en charge par l’Iran du détroit d’Ormuz a mise à genoux et une éventuelle fermeture de Bab el Mendeb par les Houthis engendreraient l’asphyxie économique de la planète. Ce qui se traduirait par l’aggravation des conditions de vie, déjà précaires, des milliards d’êtres humains, y compris la majorité des Américains qui ne cachent plus leur fureur contre leurs dirigeants et ceux d’Israël…

Dans son podcast, « Judging Freedom », diffusé le 1er juin, le juge Andrew Napolitano a demandé à l’ancien diplomate britannique Alastair Crooke si les Israéliens et les milliardaires en Amérique se souciaient réellement de la fermeture du détroit d’Ormuz et des conséquences néfastes pour l’économie américaine, et par extension pour l’économie mondiale ?

Crooke a répondu : « Les milliardaires qui soutiennent si ardemment Israël, possèdent une fortune telle que beaucoup considéreraient une récession, voire une dépression, comme une opportunité d’acquérir des terres agricoles et d’autres biens. »

Tout est dit. Les 10 % d’Américains qui possèdent 90 % des richesses du pays sont majoritairement de grands défenseurs d’Israël. C’est parmi eux que se trouvent ceux qui ont conçu, planifié et soutenu toutes guerres de l’Amérique, du Vietnam à l’Iran, en passant par l’Afghanistan et l’Irak. Car la guerre, loin de les affecter, est une aubaine qui accroîtrait leurs richesses…

Le drame est que cette infime minorité a le pouvoir de manipuler à sa guise l’opinion publique américaine pour lui faire accepter toutes ses décisions politiques, y compris celles très dommageables pour les intérêts de la grande majorité, comme la guerre contre l’Irak hier et contre l’Iran aujourd’hui. Toutefois, ce pouvoir de manipulation se réduit de jour en jour à mesure que les millions d’Américains prennent de plus en plus conscience que les responsables des malheurs de leur pays sont les hordes enragées au pouvoir à Tel-Aviv encore capables de mener par le bout du nez la plus grande puissance du monde.

Charley Reese, chroniqueur vedette de C-SPAN (Cable-Satellite Public Affairs Network) et d’autres médias a écrit en 2005 : « Les principaux instigateurs de la guerre en Irak sont les mêmes que d’habitude : des Américains qui, depuis longtemps, prétendent défendre les intérêts des États-Unis alors qu’en réalité, ils servent les intérêts israéliens. »

La même vérité écrite il y a plus de 20 ans, s’applique à la réalité que le monde vit aujourd’hui. Il suffit de remplacer « Irak » par « Iran ».

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World Cup 2026 : comment le partenariat Maroc-États-Unis se renforce

Alors que l’équipe nationale marocaine est aux États-Unis pour la World Cup 2026, les liens entre Rabat et Washington illustrent la profondeur d’un partenariat stratégique renforcé ces dernières années. De la reconnaissance américaine du Sahara aux recompositions géopolitiques au Moyen-Orient,…

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