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Lifestyle : Entre Bab Djedid et Bab Menara, Rania réveille Dar Dou

Depuis un mois, Dar Dou accueille ses premiers visiteurs dans un écrin ensoleillé de la rue Ben Rejeb, dans l’ancien quartier andalou de la médina de Tunis.

À quelques pas de Bab Djedid, à l’embouchure de la rue du Riche, la rue Ben Rejeb s’étire en longueur jusqu’à la rue Mohsen et Hammam Daoulatli.

C’est là, dans un quartier qui oscille entre mémoire khorassanide et legs andalou que Rania a eu un coup de foudre irrésistible pour une ancienne demeure quasiment en ruines et ayant changé de mains à plusieurs reprises.

Cinq années plus tard, Dar Dou vient de voir le jour et offre un havre de paix non loin de Bab Menara et ses souks traditionnels.

Comme les nombreuses maisons d’hôtes de la médina, Dar Dou contribue à la gentrification des quartiers environnants et offre une expérience de qualité au cœur d’une maison ancestrale.

Originalité de cette demeure : elle possède deux puits dont l’un servait à cultiver un jardin aujourd’hui disparu. C’est au cours des travaux de rénovation que Rania a littéralement découvert ce puits dont l’accès était caché sous une cloison.

Restaurée, embellie et mise aux normes d’un accueil personnalisé, la maison aux deux puits mise sur la sérénité dans l’intimité. Seulement trois chambres, un patio convivial et une salle à manger qui ouvre directement sur une cuisine lumineuse.

Après plus de trois ans d’un chantier aux multiples aléas, Rania savoure l’instant. Grâce à son implication, la maison jadis en ruines n’est plus qu’un souvenir fixé par quelques photos.

Forte de son désir de revenir vers le quartier paternel et d’une volonté d’exceller, Rania qui est également photographe, rayonne et partage ses créations qui s’affichent sur les murs de Dar Dou après avoir animé l’une des portes de Tunis.

Désormais, jour après jour, Rania apporte son rêve à une médina qui frémit et réapprend un art de vivre qui l’avait longtemps désertée.

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Quand le malouf et le fado se rencontrent à Tunis

L’Ambassade du Portugal en partenariat avec le Théâtre de l’Opéra de Tunis, propose au public de découvrir le projet musical « Entre Fado et Malouf ». Un concert aura lieu pour sceller cette rencontre musicale au Théâtre de l’Opéra ce samedi 13 juin à 19h.

Ce projet musical « Entre Fado et Malouf », a été conçu et réalisé par les ambassades de Tunisie à Lisbonne et du Portugal à Tunis en partenariat avec le festival Sete Sóis Sete Luas.

Ce concert réunit deux traditions musicales emblématiques : le fado portugais et le malouf tunisien dans une création originale qui rassemble les artistes portugais Custódio Castelo et Ana Paula Gonçalves, aux côtés des musiciens tunisiens Nada Mahmoud, Hassine Ben Miloud et Mohamed Ali Chebil.

Pour mémoire, le fado, inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, exprime la saudade, cette émotion profonde mêlant nostalgie, mémoire et désir. Le Malouf, héritier des traditions arabo-andalouses, se caractérise par la richesse de ses modes mélodiques, de ses rythmes et de son héritage poétique.

À travers un travail de création collective, les cinq artistes ont élaboré un répertoire inédit où les mélodies du fado dialoguent avec les sonorités et les structures musicales du malouf.

À découvrir dans une semaine à la Cité de la culture.

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Everyday Tunisians : Ahlem, muse des halles de Tunis

Unique femme à travailler dans la vaste halle aux poissons du Marché central, Ahlem est une combattante. Toujours à l’affût, rapide à la tâche, elle mériterait la palme de l’efficacité.

Durant ses journées, elle nettoie le poisson et veille à ce que les écailles soient enlevées et les intestins évidés. Comme un métronome, elle répète les mêmes gestes et aligne ensuite les poissons dans un bac.

Dans le tumulte du marché et le flot des chalands, Ahlem reste toujours concentrée et obéit à une cadence impressionnante. Son métier et sa précision sont précieux et sa bonne humeur contagieuse.

Îlot de féminité dans une marée masculine, la présence d’Ahlem est un éclair qui marie beauté, expertise et art de la répartie. Car c’est bien elle qui finit par avoir le dernier mot : celui qui est l’apanage des travailleurs exemplaires.

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