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Crise du carburant : l’Inde débloque 1 milliard $ pour ses compagnies aériennes

L’Inde va allouer 100 milliards de roupies (1 milliard de dollars) pour soutenir les sociétés de négoce de pétrole, dans le but de contenir les prix du kérosène et de protéger les compagnies aériennes.

Le gouvernement indien a plafonné, jeudi 4 juin, le prix du kérosène à 75,6 roupies le litre pour les vols intérieurs, alors qu’il est à 104,9 roupies le litre actuellement pratiqués à l’aéroport de New Delhi. Ce plafonnement devrait soulager les compagnies aériennes, mais pourrait aggraver les pertes des raffineries.

SpiceJet décrit cette mesure comme offrant une plus grande prévisibilité et une meilleure stabilité à un moment où le secteur aérien continue de faire face à des incertitudes géopolitiques et à des coûts de carburant élevés. IndiGo, la plus grande compagnie aérienne indienne, a qualifié cette intervention d’opportune et de très positive pour le secteur.

Le carburant représente environ 40 % des coûts d’exploitation des compagnies aériennes en Inde. Le secteur a récemment mis en garde contre d’éventuelles suspensions de vols en l’absence d’intervention gouvernementale sur les prix. Elles sont également confrontées à la dépréciation de la roupie, qui renchérit le coût des locations d’avions et des redevances aéroportuaires à l’étranger, payables en dollars.

« Ce n’est pas une solution permanente, mais dans des périodes comme celle-ci, une intervention opportune est exactement ce dont le secteur a besoin pour maintenir le cap », a déclaré Sahil Mahajan, associé chez PwC Inde. Cette mesure donnera aux compagnies aériennes le temps nécessaire pour se redresser et préserver leur rentabilité, tout en assurant une meilleure prévisibilité des prix des billets.

La compagnie pétrolière publique IndianOil Corp. a temporairement doublé les prix du kérosène domestique en avril, avant de revenir sur sa décision quelques heures plus tard à la suite des protestations des compagnies aériennes. Les raffineries ont maintenu les prix inchangés pour mai et juin.

Le soutien financier aux raffineries prendra la forme d’une avance aux distributeurs de carburant, qui rembourseront les sommes non dépensées sans intérêts une fois les prix stabilisés, selon une annonce gouvernementale. Aux termes de cet accord, les compagnies aériennes s’approvisionneront exclusivement auprès des raffineries d’État pendant une durée maximale de trois ans…

Depuis le début de la guerre avec l’Iran, l’Inde a annoncé une série de mesures, notamment des réductions sur les redevances d’atterrissage et de stationnement des avions, des ajustements des hausses de prix du carburant d’aviation et des réductions des taxes sur le carburant pour les vols opérés depuis Delhi et Mumbai, les deux plus grands aéroports du pays.

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Ormuz bloqué : 15 millions de tonnes d’engrais retirées du commerce mondial

Selon le président de l’Association russe des producteurs d’engrais, Andreï Guriev, la fermeture du détroit d’Ormuz entre février et mai a entraîné une baisse du commerce mondial d’engrais minéraux d’environ 15 millions de tonnes.

Participant au Forum économique international de Saint-Pétersbourg, jeudi 4 juin, Andreï Guriev a ajouté que ces quantités perdues ne peuvent être compensées. Tout en expliquant que les producteurs d’engrais ne disposent pas d’une capacité de stockage suffisante pour reporter les exportations et les compenser ultérieurement.

La réduction de l’offre signifie que moins d’engrais seront utilisés en agriculture. Ce qui entraînera à terme une diminution du volume des récoltes agricoles. C’est ce que précise l’agence de presse russe Interfax. Les pays producteurs d’engrais situés en dehors du Moyen-Orient ont également réduit leur production et leurs exportations, en partie à cause de la hausse des prix des matières premières.

Quant à la Chine, elle a quasiment cessé ses exportations d’engrais. Tandis que le Maroc a réduit sa production de moitié environ en raison de la hausse des prix du soufre et de la baisse des approvisionnements en provenance du Moyen-Orient. Idem pour Mosaic, l’un des plus grands producteurs d’engrais phosphatés aux États-Unis, qui a elle aussi réduit sa production en raison du prix élevé du soufre.

Déclin de la productivité des cultures agricoles

Par ailleurs, M. Guriev estime que la réduction de l’utilisation des engrais azotés à elle seule pourrait entraîner une baisse de la productivité des cultures agricoles de l’ordre de 20 à 40 %, selon les pays. Le monde assiste à une aggravation de la crise mondiale de la sécurité alimentaire, étant donné que les répercussions de la fermeture du détroit d’Ormuz dépassent celles des crises précédentes, s’inquiète-t-il.

Et de rappeler que le détroit était utilisé pour environ 30 % de l’approvisionnement mondial en engrais minéraux, 46 % de l’approvisionnement en soufre et 25 % de l’approvisionnement mondial en ammoniac.

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L’OPEP ne revoit pas ses prévisions malgré les incertitudes du marché

L’OPEP prévoit une forte hausse de la demande de pétrole et n’a pas l’intention de revoir ses estimations. C’est ce qu’a déclaré le secrétaire général de l’organisation, Haitham Al Ghaith, au Forum économique international de Saint-Pétersbourg en Russie.

« Malgré tous les commentaires qui circulent sur le déclin de la demande de pétrole, nous n’avons encore enregistré aucun signe en ce sens », a déclaré Al Ghaith. « Nous continuons d’observer une forte croissance de la demande, à 1,2 million de barils par jour pour cette année », a-t-il ajouté.

Il a également souligné que les investissements dans le secteur pétrolier ne devraient pas être affectés par des « événements isolés » survenant n’importe où dans le monde. « Nous devons investir beaucoup plus tôt afin d’être prêts à répondre à la demande future ».

Pour sa part, le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdulaziz bin Salman Al Saud, qui participe au Forum économique international de Saint-Pétersbourg en Russie, estime que le monde a besoin d’une stabilisation du secteur énergétique.

Quant au vice-Premier ministre russe Alexandre Novak, qui a rencontré le ministre saoudien, il a assuré que toutes les évaluations du marché pétrolier devaient être radicalement revues et que l’OPEP+ était en mesure de compenser les changements mondiaux dans le secteur de l’énergie.

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États-Unis : la dépendance financière aux parents touche encore 42 % des adultes

Près de la moitié des adultes américains dépendent encore financièrement de leurs parents, car l’inflation, le coût élevé de la vie et l’incertitude des marchés continuent de peser sur les ménages, selon Bloomberg.

D’après un sondage réalisé par Northwestern Mutual (société américaine de services financiers et d’assurance basée à Milwaukee, dans le Wisconsin), 42 % des Américains se disent toujours financièrement dépendants de leurs parents. Tandis que 20 % pensent ne jamais atteindre une totale indépendance financière. Ces résultats concernent toutes les générations, indépendamment de l’âge, du parcours professionnel ou de la situation financière.

La compagnie d’assurance définit la dépendance financière comme le soutien apporté par les parents pour couvrir une part importante des dépenses courantes. Il est particulièrement frappant de constater que même 33 % des membres de la génération X – nés entre 1965 et 1980 – reçoivent encore une aide financière de leurs parents, alors qu’ils approchent de la retraite.

Comme le souligne Kurt Rupprecht, conseiller en gestion de patrimoine chez Northwestern Mutual, l’inflation et surtout la hausse des coûts du logement rendent difficile l’accès à l’indépendance financière, car elles pèsent lourdement sur les budgets familiaux. Dans le même temps, les licenciements et les inquiétudes concernant l’impact de l’intelligence artificielle sur le marché du travail rendent plus difficile pour de nombreux travailleurs de trouver un emploi stable.

Il souligne que les épargnants devraient privilégier la constitution d’une résilience financière plutôt que la recherche d’un résultat d’investissement « parfait ». Il explique que beaucoup abordent la planification de leur retraite avec une mentalité de « plan parfait ». Ce qui les rend plus vulnérables lorsque les circonstances de la vie ne se déroulent pas comme prévu.

La situation de la génération X est jugée particulièrement inquiétante, car nombre d’entre eux dépendent encore de l’argent de leurs parents pour des dépenses telles que la rénovation de leur maison ou le financement des études de leurs enfants.

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