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Chocolat sans cacao: une nouvelle disruption en marche sur le marché mondial

 

 

Le cacao est une culture tropicale qui pousse dans plusieurs pays, mais il est aujourd’hui principalement produit en Afrique de l’Ouest. La Côte d’Ivoire en est le premier producteur mondial, suivie du Ghana. Mais si un jour l’on parle de chocolat sans véritable cacao, cela pourrait profondément transformer toute la filière mondiale du chocolat.

En effet, une nouvelle étape vient d’être franchie dans l’industrie du chocolat. Le groupe agroalimentaire Barry Callebaut a annoncé l’intégration de ChoViva, une alternative au chocolat sans cacao développée par la startup allemande Planet A Foods. Une évolution qui marque l’entrée de ces innovations dans une phase d’industrialisation à grande échelle, selon des informations rapportées par l’Agence Ecofin.

Une alternative au chocolat “sans fèves de cacao”

ChoViva se présente comme un substitut au chocolat traditionnel, capable d’en reproduire le goût et la texture sans utiliser de fèves de cacao. Le produit est élaboré à partir de graines de tournesol et de pépins de raisin fermentés et torréfiés, auxquels sont ajoutés sucre, lait et matières grasses.

Initialement développé dans un cadre de recherche par Planet A Foods, le produit a été progressivement testé sur le marché européen depuis le début des années 2020, avant d’être commercialisé à plus grande échelle dès 2024.

Une industrialisation portée par les grands groupes

L’entrée de Barry Callebaut dans la distribution de ChoViva constitue un tournant majeur pour cette technologie. Le groupe suisse, leader mondial de la transformation du cacao, ne se contente plus de suivre la filière traditionnelle, il s’implique désormais dans des alternatives susceptibles de réduire la dépendance aux fèves de cacao. Selon les informations de l’Agence Ecofin, ce partenariat marque le passage d’une innovation de niche à une solution intégrée dans les chaînes industrielles alimentaires mondiales.

Une tendance mondiale d’innovations alternatives…

ChoViva n’est pas un cas isolé. D’autres startups développent également des technologies visant à produire du chocolat sans cacao, que ce soit via la culture cellulaire, la fermentation ou des substitutions végétales. Certaines entreprises travaillent notamment sur du cacao cultivé en laboratoire ou sur des alternatives à base de légumineuses. Ces innovations restent encore en phase pilote ou précommerciale, mais elles traduisent une tendance de fond: la recherche de solutions pour diversifier les sources d’approvisionnement et réduire la dépendance à une filière jugée fragile.

Réalité/ les faits

Cette dynamique intervient dans un contexte difficile pour la filière cacao mondiale. Concentrée à plus de 70% en Afrique de l’Ouest, la production fait face à plusieurs contraintes. On peut citer: vieillissement des plantations, maladies, faible productivité et impacts du changement climatique. Ces tensions ont contribué à une forte volatilité des prix ces dernières années, avec un pic historique atteint fin 2024 sur les marchés internationaux. Même si les cours ont depuis reculé, les analystes estiment que le marché reste structurellement instable.

Si ces alternatives restent encore limitées en termes de volumes, leur montée en puissance pourrait à moyen terme modifier la structure de la demande mondiale de cacao, notamment dans les produits de grande consommation où la substitution est plus facile. Pour les pays producteurs, notamment en Afrique, cette évolution pose une double équation: risque de pression sur les volumes exportés, mais aussi opportunité de repositionnement vers des cacaos premium et mieux valorisés.

Selon les normes internationales du Codex Alimentarius, seuls les produits contenant une proportion minimale de cacao peuvent être commercialisés sous l’appellation “chocolat”, ce qui limite encore la substitution totale. À ce stade, le cacao demeure difficilement remplaçable dans les segments haut de gamme, où son profil aromatique reste central. Toutefois, l’entrée d’acteurs majeurs comme Barry Callebaut dans les alternatives sans cacao confirme une transformation progressive de l’industrie. 

 

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Ce que l’on sait d’Uber Boat, qui débarque en France

Uber décide de s’attaquer au marché du nautisme. Selon plusieurs sources, le géant américain s’est associé au leader européen de la location de bateaux, Click&Boat, pour proposer à partir de mi-juin des sorties en mer avec skipper directement depuis son application.

En effet, Uber élargit son champ d’activité en lançant ce nouveau service “Uber Boat” en France. À vrai dire, il s’agit d’une nouvelle étape dans la stratégie de diversification du groupe, qui vise à devenir une plateforme globale de mobilité et de services touristiques.

Ici, plutôt que de créer sa propre flotte nautique, Uber adopte un modèle d’agrégation en s’appuyant sur l’offre déjà existante de Click&Boat. Cette approche lui permet d’intégrer un marché fragmenté, celui de la location de bateaux, sans supporter les coûts élevés liés à l’acquisition et à la gestion d’actifs. L’objectif est de centraliser, dans une seule interface, des services variés allant du transport urbain aux activités touristiques, afin de renforcer l’engagement des utilisateurs et d’augmenter la fréquence d’utilisation de l’application.

Le lancement est prévu dans 7 villes françaises :

  1. Marseille

  2. Paris

  3. Annecy

  4. Cannes

  5. Nice

  6. Saint-Tropez

  7. Toulon

Toutefois, pour l’heure, le service dépend des règles locales très strictes, surtout en zones protégées, comme le Parc national des Calanques. Ces endroits limitent fortement le nombre de bateaux, les zones de navigation et les activités touristiques… 

 Uber ambitionne de devenir une application “tout-en-un”. L’entreprise a récemment annoncé une collaboration avec Expedia Group afin d’intégrer les réservations d’hôtels directement dans son application.

A suivre…

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Après le durcissement des visas, les États-Unis réduisent leur réseau consulaire en Afrique à l’exception de 20 pays

Dans un contexte où l’accès aux visas américains n’a cessé de se durcir au fil des mois, entre nouvelles contraintes imposées dans plusieurs pays et, dans certains cas, exigence d’une caution pouvant atteindre 15 000 dollars, les États-Unis s’apprêtent à revoir leur réseau consulaire en Afrique, selon l’agence AP News.

S’il s’agit, en réalité, d’un secret de Polichinelle, l’administration Trump multiplie les mesures destinées à limiter les flux migratoires vers les États-Unis et à lutter contre les dépassements de séjour. Concrètement, cette évolution concerne la réorganisation du réseau des ambassades et consulats chargés du traitement des demandes de visa sur le continent africain. D’après AP News, le département d’État prévoit de réduire ce dispositif d’environ 50 centres de traitement à près de 20 pôles régionaux, appelés “hubs”, vers lesquels les demandeurs seront désormais orientés.

Il ne s’agit toutefois pas d’une fermeture des représentations diplomatiques concernées. Les postes qui ne seront pas désignés comme hubs conserveront leurs missions essentielles, notamment les services aux citoyens américains, le renouvellement des passeports, ainsi que la gestion des situations consulaires urgentes ou des dossiers relevant de l’intérêt national.

Dans cette nouvelle configuration, le traitement des visas serait donc concentré dans un nombre limité de capitales africaines, appelées à jouer un rôle régional. Ces hubs incluraient notamment “Abidjan, Accra, Addis-Abeba, Le Cap, Dakar, Dar es Salaam, Djibouti, Johannesburg, Kampala, Kigali, Kinshasa, Lagos, Lomé, Luanda, Malabo, Monrovia, Nairobi, Port-Louis, Praia et Yaoundé”, dit la même source.

À ce stade, aucune communication officielle détaillée n’a été publiée par les autorités américaines sur les modalités précises de mise en œuvre de cette réorganisation. En attendant d’éventuelles confirmations ou précisions supplémentaires, cette réforme esquissée par la même source pourrait néanmoins modifier l’accès aux services consulaires pour de nombreux demandeurs africains, contraints de passer par des centres régionaux pour leurs démarches.

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Industrie aéronautique: Safran prévoit d’étendre ses activités en Tunisie

Source: ministère de l’Économie et de la Planification.

Dans un contexte où la Tunisie cherche à renforcer son positionnement comme hub industriel à forte valeur ajoutée, le secteur aéronautique confirme son rôle stratégique dans l’économie nationale.

Aujourd’hui, la filière aéronautique tunisienne s’appuie sur un tissu de plus de 80 entreprises, majoritairement tournées vers l’export, et génère environ 17 000 emplois directs, selon les données de la FIPA. Intégrée aux chaînes de valeur mondiales, elle s’est spécialisée dans la production de composants de haute précision destinés principalement aux grands donneurs d’ordre européens.

Plus largement, les industries mécaniques et électriques, dont relève l’aéronautique, constituent un pilier majeur de l’économie exportatrice tunisienne. D’après les chiffres de la CETIME, elles représentent plus de 28 milliards de dinars d’exportations, dont environ 76% sont orientés vers l’Union européenne, confirmant la forte dépendance du secteur aux marchés européens.

C’est dans ce cadre que s’inscrit la dynamique actuelle du groupe Safran en Tunisie. Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a reçu le 3 juin les responsables du groupe français afin de faire le point sur l’évolution de ses activités et d’échanger autour de ses orientations stratégiques pour la période 2027-2030.

Au cours de cette rencontre, les représentants de Safran ont présenté leur vision de développement pour les années à venir, ainsi que l’état d’avancement de leurs opérations en Tunisie. De son côté, le gouvernement tunisien a réaffirmé sa volonté d’accompagner les investissements dans les secteurs à forte intensité technologique, considérés comme prioritaires pour la transformation industrielle du pays.

Le ministre a également exprimé le soutien des structures publiques chargées de l’investissement aux projets d’expansion envisagés par le groupe, dans une logique de renforcement du positionnement de la Tunisie dans les chaînes de valeur mondiales.

La performance du secteur repose également sur un capital humain en constante évolution. Le pays dispose de plus de 260 établissements universitaires et d’environ 1 000 centres de formation professionnelle, formant chaque année plus de 65 000 diplômés, dont une part importante dans les filières scientifiques et techniques.

Présent depuis plusieurs années en Tunisie, Safran exploite trois sites de production situés à Soliman, Grombalia et Dhahri. Le groupe y emploie près de 3 300 personnes, dont environ 900 ingénieurs et cadres techniques. Ses activités couvrent la fabrication de plusieurs composants aéronautiques, notamment des sièges d’avions, des systèmes d’éclairage, des équipements de ventilation et d’autres pièces de haute précision.

À travers ce dispositif industriel, la Tunisie s’impose comme un maillon important de la chaîne de production mondiale du groupe, qui fournit plus de 200 clients répartis dans une trentaine de pays.

 

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