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Tunisie : les réserves en devises atteignent 103 jours d’importation au 3 juin

Les avoirs nets en devises de la Banque centrale de Tunisie (BCT) se sont établis à 25,5 milliards de dinars au 3 juin 2026, soit l’équivalent de 103 jours d’importation, selon les derniers indicateurs monétaires publiés par l’institution.

Les données provisoires de la BCT montrent également que le volume global de refinancement accordé aux banques a atteint 11,1 milliards de dinars à la même date. Par ailleurs, les billets et monnaies en circulation ont poursuivi leur progression pour s’élever à près de 29,5 milliards de dinars, reflétant l’importance de la liquidité fiduciaire dans l’économie. De son côté, le solde du compte courant du Trésor auprès de la Banque centrale s’est établi à 1,21 milliard de dinars au 3 juin 2026. Ces indicateurs offrent un aperçu de la situation de la liquidité bancaire, des réserves en devises et de la trésorerie de l’État au début du mois de juin.

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Les premiers logements sociaux voient le jour avec le lancement de 162 unités à Mornaguia

Le programme de location-vente entre dans sa phase de réalisation. Les travaux de construction de 162 logements sociaux à Mornaguia, dans le gouvernorat de la Manouba, ont été lancés mercredi 3 juin 2026. Il s’agit des premiers projets mis en œuvre dans le cadre de ce mécanisme destiné à faciliter l’accès au logement.

En donnant le coup d’envoi des travaux, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, chargé également de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, a indiqué que ces projets constituent le premier noyau de logements sociaux réalisés dans le cadre du programme de location-vente annoncé par le président de la République, Kaïs Saïed.

La réalisation sera assurée par la Société nationale immobilière de Tunisie (SNIT), à travers ses filiales du Nord, du Centre et du Sud, ainsi que par la Société de promotion des logements sociaux (SPROLS). Les deux projets devraient être achevés à la fin de l’année 2027. Le ministre a souligné que cette première tranche doit ouvrir la voie au lancement d’autres projets de location-vente dans les différentes régions du pays. Il a également insisté sur le respect des délais de réalisation et des normes de qualité, avec pour objectif de remettre les logements aux bénéficiaires dès leur achèvement. Selon le ministère, les financements nécessaires ont été mobilisés en coordination avec le ministère des Finances à travers le Fonds de promotion du logement pour les salariés (FOPROLOS), afin d’assurer l’avancement du projet dans les meilleures conditions.

Par ailleurs, la plateforme numérique consacrée aux critères d’attribution des logements est à un stade avancé de développement. Son entrée en phase de test est prévue pour la fin de l’année 2026. Une réunion de suivi s’est tenue le 2 juin afin de faciliter les procédures de sélection des entreprises chargées de réaliser les autres projets de location-vente prévus à travers le pays.

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SIAME : pourquoi le nombre de mandataires de justice a-t-il été réduit à un seul membre ?

La Société Industrielle d’Appareillage et de Matériels Électriques SIAME informe ses actionnaires et le public qu’en vertu d’une ordonnance du Tribunal de première instance de Tunis en date du 18 mai 2026, il a été procédé à la recomposition du collège des mandataires de justice.

Cette décision a conduit à la réduction du nombre de mandataires, passant de trois (3) membres à un (1) seul membre. En conséquence, la mission de contrôle des actes de gestion de la société est désormais assurée par le mandataire de justice, Faouzi Ben Salem.

 

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ICF : quels dividendes seront versés aux actionnaires au titre de 2025 ?

Les actionnaires de la société Industries Chimiques du Fluor percevront un dividende de 3,200 dinars par action au titre de l’exercice 2025. Le montant global distribué s’élève à 6,72 millions de dinars.

Cette décision a été prise lors de l’Assemblée Générale Ordinaire tenue le 2 juin 2026. Concrètement, la société fixe la date de détachement des dividendes au 27 août 2026. Le paiement, lui, interviendra à partir du 31 août 2026.

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Automobile en Tunisie : 4 milliards d’euros d’exportations et 120.000 emplois, une industrie en pleine montée en gamme

Ce n’est plus seulement une histoire de production automobile. En Tunisie, la filière entre désormais dans une phase où se jouent la technologie, la valeur ajoutée et le positionnement international. À l’occasion des 60 ans du secteur et des 10 ans de la TAA, les acteurs de l’automobile ont affiché une même idée : le modèle change, et vite.

Dans une industrie mondiale bouleversée par l’électrification, le software et les nouvelles chaînes de valeur, la Tunisie tente de consolider ses acquis tout en accélérant sa transformation. « Le monde change rapidement, et avec lui les métiers et les technologies », a rappelé Myriam Elloumi, présidente de la TAA, évoquant une opportunité autant qu’un défi pour le pays.

En dix ans, la TAA s’est imposée comme un point de convergence pour un secteur longtemps fragmenté. Industriels, institutions, centres techniques et universités évoluent désormais dans un cadre plus structuré.

Selon les données présentées lors de l’événement tenu le 3 juin 2026, l’association regroupe aujourd’hui 80 entreprises représentant près de 80 % des emplois du secteur. Une structuration qui a permis de faire émerger une voix commune et de renforcer le dialogue avec les pouvoirs publics.

Cette dynamique a notamment débouché sur le Pacte pour la compétitivité de l’industrie automobile signé en 2022 avec l’État. Un cadre stratégique articulé autour de six piliers : infrastructures, réglementation, recherche et développement, emploi et formation, marketing et durabilité. Pour Imed Charfeddine, vice-président de la TAA, ce pacte traduit une évolution majeure : celle d’une industrie qui ne travaille plus en silos, mais en écosystème coordonné.

Une performance tirée par les exportations

Les chiffres confirment la montée en puissance du secteur. Les exportations automobiles tunisiennes sont passées de 624 millions d’euros en 2010 à près de 4 milliards d’euros en 2025. Depuis 2018, la croissance moyenne annuelle atteint 16 %, avec des projections qui dépassent les 4,2 milliards d’euros en 2026. En parallèle, la filière s’est élargie. Plus de 300 entreprises sont aujourd’hui actives dans l’écosystème, et l’emploi direct est passé de 80.000 en 2018 à plus de 120.000 aujourd’hui. Une trajectoire maintenue malgré les crises successives et les tensions géopolitiques mondiales. Mais derrière les performances économiques, un autre pilier revient avec insistance : les compétences.

Pour Lamia Fourati, vice-présidente de la TAA, la force de l’industrie automobile tunisienne repose d’abord sur les talents locaux. Des ingénieurs aux techniciens, en passant par les opérateurs et opératrices dans les usines, tous constituent la base réelle de la filière.

La formation est devenue un levier stratégique. À travers la Tunisian Automotive Management Academy (TAMA), lancée avec le soutien de la GIZ, plus de 3.000 professionnels ont été formés. L’académie est également certifiée partenaire VDA QMC, une référence mondiale dans les standards qualité de l’industrie automobile.

La prochaine bataille

La filière regarde désormais vers l’étape suivante : l’innovation. Avec le soutien de l’AFD et de la CDC, la TAA a lancé un programme destiné à intégrer les startups dans la chaîne industrielle automobile. L’objectif est clair : dépasser les projets pilotes pour aller vers des solutions industrialisables, capables de s’intégrer dans les chaînes de valeur globales. À l’heure où l’industrie automobile mondiale se reconfigure, la Tunisie mise sur un triptyque devenu central : compétences, innovation et intégration internationale. Dix ans après sa structuration, la filière n’est plus seulement dans une logique de croissance. Elle entre dans une phase où se joue sa capacité à changer d’échelle.

 

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Pourquoi la Banque centrale a-t-elle maintenu son taux directeur à 7 % ?

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a choisi de ne pas toucher à son taux directeur. Réuni le 3 juin 2026, son Conseil d’administration a décidé de le maintenir à 7%, malgré une inflation qui est repartie à la hausse au mois d’avril.

Cette décision intervient alors que plusieurs indicateurs économiques montrent une amélioration progressive de la situation du pays. La croissance économique a atteint 2,6 % au premier trimestre 2026, contre 1,6 % un an auparavant, portée notamment par les services, l’agriculture et certaines activités industrielles. La situation extérieure s’est également améliorée. Le déficit courant s’est réduit à 2,731 milliards de dinars à fin avril, tandis que les réserves en devises ont atteint 25,5 milliards de dinars, soit l’équivalent de 104 jours d’importation, contre 98 jours un an plus tôt. Mais la BCT reste prudente face à l’évolution des prix. Après plusieurs mois de ralentissement, l’inflation est remontée à 5,5 % en avril 2026, contre 5 % en mars. Cette hausse est principalement liée à l’augmentation des prix des produits alimentaires frais, dont les prix ont progressé de 13,3 % sur un an. La Banque centrale souligne également que les tensions internationales continuent d’alimenter les risques inflationnistes. Les conflits géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, pèsent sur les marchés mondiaux de l’énergie et des matières premières, tandis que l’inflation demeure élevée dans plusieurs grandes économies. Dans ce contexte, l’institution estime qu’il est préférable de conserver une politique monétaire prudente afin de préserver la stabilité des prix et d’éviter un nouvel emballement de l’inflation.

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