Le ministère de la Défense nationale a réceptionné, hier mercredi 3 juin 2026, à la base aérienne de l’Aouina, 48 véhicules Hummer, en présence de l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, ainsi que de hauts cadres militaires et civils des deux pays.
Ces véhicules renforceront les capacités opérationnelles de l’armée tunisienne et amélioreront sa préparation, notamment dans la protection des frontières terrestres, la lutte contre le terrorisme, la contrebande, la criminalité organisée et toutes les activités illégales.
Cette acquisition s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par la Tunisie et les États-Unis pour renforcer davantage leur coopération militaire, confirmer les relations historiques entre les deux pays amis, et rapprocher leurs visions sur diverses questions sécuritaires, dans une volonté commune de consolider ce partenariat stratégique au service des intérêts des deux parties, affirme-t-on du côté officiel tunisien.
La livraison de ces véhicules témoigne de l’engagement continu du gouvernement américain à développer les capacités de l’armée tunisienne et à favoriser la prospérité du secteur économique de la défense des États-Unis, indique de son côté l’ambassade des Etats-Unis sur ses réseaux sociaux.
Dans le cadre du renforcement de la coopération sécuritaire entre Tunis et Washington, les États-Unis ont procédé, mercredi 4 juin 2026, à la livraison de 48 véhicules à haute mobilité et polyvalents (HMMWV) à l’Armée tunisienne. La cérémonie officielle s’est déroulée à la base militaire d’El Aouina, à Tunis, en présence de responsables militaires et civils des deux pays.
Renforcement des capacités opérationnelles
Cette dotation s’inscrit dans le cadre des programmes de coopération militaire entre les deux partenaires, visant à renforcer les capacités opérationnelles des forces armées tunisiennes.
Selon l’Ambassade des Etats-Unis à Tunis, ces véhicules blindés sont destinés à améliorer la mobilité des unités tunisiennes, notamment dans le cadre d’exercices conjoints et d’opérations interarmées.
Ils devraient également permettre une meilleure réactivité lors d’interventions sur le terrain, dans un contexte où la modernisation des équipements militaires demeure une priorité pour les autorités tunisiennes.
Un partenariat militaire qualifié de stratégique
La cérémonie s’est tenue en présence de l’ambassadeur des États-Unis à Tunis, Bill Bazzi, qui a salué la solidité des relations bilatérales entre les deux pays.
Dans son intervention, il a rappelé que la coopération sécuritaire constitue un pilier central des relations entre la Tunisie et les États-Unis, établies depuis plus de deux siècles. Il a également souligné que cette livraison illustre la continuité d’un partenariat qualifié d’allié stratégique majeur non membre de l’OTAN.
Selon les deux parties, cette nouvelle dotation de matériel militaire marque une étape supplémentaire dans l’élargissement de cette coopération, dans un contexte régional où les enjeux sécuritaires restent importants.
Les autorités américaines affirment, de leur côté, que ce type de programme contribue également à soutenir le secteur industriel de la défense aux États-Unis, en parallèle de l’aide apportée aux partenaires étrangers.
L’administration américaine prévoit une profonde restructuration de son dispositif consulaire en Afrique en réduisant le nombre de centres chargés du traitement des visas. Selon des informations rapportées par l’Associated Press, le Département d’État américain envisage de concentrer le traitement des demandes de visa dans seulement vingt centres régionaux, contre une cinquantaine actuellement. La Tunisie ne figure pas parmi les sites retenus, une décision qui pourrait compliquer davantage les démarches des demandeurs de visa dans la région.
Cette réorganisation, qui pourrait entrer en vigueur dès ce mois de juin, s’inscrit dans une stratégie de rationalisation des ressources et de renforcement des contrôles administratifs et sécuritaires.
La Tunisie absente de la nouvelle carte consulaire US
Les vingt représentations diplomatiques appelées à devenir des centres régionaux de référence sont notamment Abidjan (Côte d’Ivoire), Accra (Ghana), Addis-Abeba (Éthiopie), Le Cap (Afrique du Sud), Dakar (Sénégal), Dar es Salaam (Tanzanie), Djibouti (Djibouti), Johannesburg (Afrique du Sud), Kampala (Ouganda), Kigali (Rwanda), Kinshasa (Congo), Lagos (Nigeria), Lomé (Togo), Luanda (Angola), Malabo (Guinée équatoriale), Monrovia (Liberia), Nairobi (Kenya), Port-Louis (Maurice), Praia (Cap-Vert) et Yaoundé (Cameroun).
Aucune représentation américaine en Tunisie ne figure sur cette liste, ce qui signifie que le pays ne fera pas partie des plateformes régionales chargées du traitement des demandes de visa dans le cadre du nouveau dispositif. Par ailleurs, aucune information allant dans ce sens n’a été confirmée par la page Facebook de l’Ambassade des Etats-Unis à Tunis.
Cette absence intervient alors que la Tunisie constitue un point de passage diplomatique important en Afrique du Nord et entretient des relations soutenues avec les États-Unis dans plusieurs domaines.
Avec la Tunisie, l’Algérie et le Maroc sont également exclus de cette nouvelle liste en rapport avec le dispositif de traitement des visas. Reste donc à savoir vers quels centres les ressortissants maghrébins devront se diriger pour déposer leurs dossiers de demande de visa…
Le Département d’État, dirigé par Marco Rubio, justifie cette restructuration par la nécessité d’utiliser les ressources publiques de manière plus efficace. La mesure s’inscrit également dans un contexte de durcissement de la politique migratoire américaine et de renforcement des procédures de contrôle.
Un durcissement qui s’inscrit dans une série de restrictions
Cette restructuration ne survient pas dans un vide. Depuis le 21 janvier 2026, le Département d’État avait déjà suspendu la délivrance des visas d’immigration permanente pour les ressortissants tunisiens, algériens et marocains, dans le cadre d’un gel étendu à 75 pays accusés d’afficher des taux « inacceptables » de bénéficiaires d’aides sociales aux États-Unis.
S’y était ajoutée, pour certains profils, une caution pouvant atteindre 15 000 dollars exigée à la simple demande de visa. La réduction aux 20 hubs constitue ainsi un troisième niveau de restriction en moins de six mois, consolidant un dispositif qui rend le visa américain structurellement plus coûteux, plus long et géographiquement moins accessible pour les candidats maghrébins.
Vers quel hub les Maghrébins devront-ils se rendre ?
Une question centrale reste pourtant sans réponse officielle. Aucun des vingt hubs retenus ne se situe en Afrique du Nord, ce qui pourrait contraindre les demandeurs tunisiens, algériens et marocains à rejoindre Dakar, Djibouti ou Abidjan pour déposer leur dossier — des trajets internationaux supplémentaires, avant même que leur demande ne soit examinée. Le Département d’État n’a, à ce stade, communiqué aucune directive précisant vers quelle représentation les ressortissants maghrébins devront se rediriger.
Des démarches potentiellement plus lourdes pour les demandeurs
La réforme pourrait avoir des conséquences concrètes pour les ressortissants des pays concernés par la réduction ou la fermeture de certains services consulaires.
Les demandeurs de visa devront, dans certains cas, se déplacer vers l’un des vingt pôles régionaux retenus pour accomplir leurs formalités. Une situation susceptible d’augmenter les coûts de déplacement, les délais de traitement et les contraintes administratives.
Plusieurs représentations diplomatiques en Afrique pourraient ainsi voir leurs activités fortement réduites ou être amenées à fermer certains services liés aux visas.
Les services aux citoyens américains maintenus
L’administration américaine précise toutefois que les prestations consulaires destinées aux citoyens américains devraient être préservées. Les renouvellements de passeports, l’assistance aux ressortissants et les interventions d’urgence continueraient d’être assurés dans les représentations diplomatiques concernées.
Dans un revers politique pour Donald Trump, la Chambre des représentants américaine a adopté mercredi une résolution exigeant la fin de l’engagement militaire des États-Unis contre l’Iran. Le texte, soutenu par l’ensemble des démocrates et quelques élus républicains, a été approuvé par une courte majorité et relance le débat sur les pouvoirs de guerre du président américain.
Ce vote intervient alors que les combats se poursuivent et que les critiques se multiplient concernant les conditions dans lesquelles les États-Unis sont entrés en guerre.
Un vote serré qui fragilise la Maison-Blanche
La résolution a été adoptée grâce à l’appui de plusieurs élus républicains qui ont rejoint les démocrates pour réclamer un réexamen du rôle du Congrès dans les décisions militaires.
Les partisans du texte estiment que l’exécutif a engagé le pays dans un conflit majeur sans obtenir une autorisation explicite du pouvoir législatif. Ils invoquent notamment les dispositions de la loi sur les pouvoirs de guerre adoptée en 1973, qui limite la capacité du président à mener des opérations militaires prolongées sans l’accord du Congrès.
Pour ses promoteurs, cette initiative vise à réaffirmer les prérogatives constitutionnelles du Parlement en matière de guerre et de paix.
Une portée politique plus qu’immédiate
Malgré son adoption à la Chambre, la résolution ne signifie pas un retrait automatique des troupes américaines. Le texte doit encore franchir plusieurs étapes institutionnelles avant d’avoir un effet contraignant.
Son examen au Sénat s’annonce particulièrement incertain. Même en cas d’adoption par les deux chambres du Congrès, Donald Trump pourrait opposer son veto à la mesure.
Le vote constitue néanmoins un signal politique fort adressé à la Maison-Blanche et témoigne des divisions qui émergent au sein de la majorité républicaine sur la conduite du conflit.
Le débat sur les pouvoirs de guerre relancé
Au-delà de la situation en Iran, cette initiative remet au premier plan une question récurrente de la politique américaine : l’équilibre des pouvoirs entre le président et le Congrès en matière militaire.
Depuis plusieurs décennies, les présidents américains ont souvent engagé des opérations armées à l’étranger sans déclaration formelle de guerre. Les défenseurs de la résolution estiment que cette pratique a progressivement réduit le rôle du Congrès dans les décisions stratégiques majeures.
Le vote de la Chambre ouvre ainsi un nouveau bras de fer institutionnel à Washington, alors que la guerre contre l’Iran continue de susciter des interrogations sur ses objectifs, son coût et ses conséquences pour les États-Unis.
Selon le récent rapport régulier d’ADP, les embauches dans le secteur privé américain ont progressé à un rythme plus soutenu et plus important que prévu en mai.
Plus précisément, le rapport indique que les entreprises américaines ont embauché 122 000 travailleurs le mois dernier, contre 105 000 en avril. Selon CNBC, ce chiffre est le meilleur enregistré pour le marché de l’emploi du secteur privé américain depuis janvier 2025.
Un autre élément important est que, contrairement aux mois précédents où la croissance de l’emploi concernait principalement le secteur de la santé et quelques autres secteurs, elle est désormais plus généralisée.
En effet, huit des dix secteurs suivis par ADP ont affiché une croissance de l’emploi. Les embauches étant réparties de manière relativement uniforme en fonction de la taille des entreprises et de leur situation géographique.
L’éducation et les services de santé sont de nouveau en tête de la hausse avec 57 000 emplois supplémentaires. Idem pour le commerce, les transports et les services publics qui eux aussi ajoutent 36 000 emplois. Les services professionnels et aux entreprises ont contribué à hauteur de 11 000 emplois. Tandis que la construction et les loisirs/l’hôtellerie ont tous deux enregistré des augmentations de 8 000 emplois.
En revanche, les services informatiques ont perdu 9 000 emplois, probablement en raison du développement de l’intelligence artificielle. Alors que le secteur des ressources naturelles et des mines a enregistré une perte de 3 000 emplois.
En outre, les entreprises de moins de 50 employés ont vu leurs effectifs augmenter de 67 000; celles de 500 employés ou plus de 40 000; et les entreprises de taille moyenne de 17 000.
En ce qui concerne les salaires, les revenus annuels ont augmenté de 4,4 % pour ceux qui sont restés en poste, soit le même taux qu’en avril. Tandis que ceux qui ont changé d’emploi ont vu leur croissance salariale ralentir à +6,5 %.
Le rapport ADP est généralement considéré comme un indicateur précurseur de l’indicateur plus large que le département du Travail américain publiera vendredi pour l’ensemble des créations d’emplois non agricoles. Les analystes prévoient 80 000 nouveaux emplois après les 115 000 créés en avril et un taux de chômage stable à 4,3 %.
Les hackers (pirates informatiques) iraniens utilisent avec habilité une nouvelle arme redoutable : les modèles d’intelligence artificielle (IA) américains. L’usage de l’IA ne se limite pas au hacking. Les Gardiens de la révolution l’ont intégrée à leurs missiles et drones. L’IA est aussi utilisée dans le travail des services de sécurité mais aussi à des fins de propagande.
Imed Bahri
Selon une enquête du Financial Times (FT), des programmes comme ChatGPT, Gemini et d’autres outils d’IA occidentaux ont considérablement renforcé les cyber-opérations iraniennes, leur permettant de développer des logiciels malveillants, de concevoir des courriels d’hameçonnage en hébreu et en arabe avec une précision quasi parfaite et de lancer des attaques avec une rapidité et une ampleur sans précédent, selon des experts en cybersécurité et des entreprises technologiques.
«Nous constatons des indices montrant qu’ils utilisent l’IA à chaque étape dans les opérations de piratage. Cela leur a vraiment permis de passer à la vitesse supérieure», a déclaré un analyste d’une grande entreprise de cybersécurité sous couvert d’anonymat en raison de la sensibilité du sujet.
Cette évolution a permis à l’Iran, qui vit sous une trêve fragile avec Israël et les États-Unis depuis début avril, de maintenir une pression numérique sur ses adversaires plus avancés en recherchant constamment des vulnérabilités et en réduisant ses propres faiblesses internes.
Téhéran utilise également l’IA pour créer de fausses identités convaincantes afin de tromper des cibles aux États-Unis et en Israël.
Les Émirats arabes unis, qui ont subi des milliers d’attaques de missiles et de drones pendant la guerre, affirment être confrontés quotidiennement à plus d’un demi-million de cyberattaques, facilitées par ChatGPT d’OpenAI.
Parallèlement, les Israéliens reçoivent des vagues successives de courriels d’hameçonnage et de messages frauduleux, certains les incitant à coopérer avec les services de renseignement iraniens.
Les hackers iraniens expérimentent l’IA depuis des années mais les modèles les plus récents et les plus performants les rendent bien plus dangereux.
«Tout est automatisé», explique Gil Messing de la société israélienne de cybersécurité Check Point, qui ajoute: «Ils utilisent tous les outils disponibles pour accélérer leurs efforts en matière d’IA».
Les attaques iraniennes consistent souvent à inciter les victimes à cliquer sur des liens malveillants. Or, établir une relation de confiance sous une fausse identité peut prendre des semaines de conversation.
«Si vous êtes à Téhéran et que vous essayez de vous faire passer pour un recruteur d’une entreprise de défense, il est très difficile de communiquer avec quelqu’un pendant un mois comme si vous viviez réellement en Californie», a déclaré un analyste en cybersécurité.
Un jeu du chat et de la souris sans fin
Peu avant le déclenchement de la guerre fin février, Google a découvert que le groupe de pirates informatiques APT42, soutenu par l’État iranien, utilisait le modèle Gemini précisément à cette fin.
Les entreprises occidentales ont tenté d’empêcher les Iraniens d’utiliser ces modèles mais la détection de nouveaux comptes est devenue un jeu du chat et de la souris sans fin.
«Lorsque nous détectons une activité malveillante, nous prenons des mesures immédiates, notamment la désactivation des comptes et la suppression des accès ou la restriction des fonctionnalités utilisées à mauvais escient», a déclaré OpenAI dans un communiqué.
L’entreprise a ajouté que ses modèles les plus avancés ne sont pas largement disponibles et qu’elle continue de détecter et de perturber les tentatives des hackers liés à l’Iran d’exploiter ses services.
L’entreprise a expliqué que des entités iraniennes utilisaient ses modèles à des fins telles que la recherche, la traduction, le débogage de code et l’écriture de scripts, soulignant que les modèles protégés ne confèrent pas de «nouvelles capacités cybernétiques surhumaines».
L’année dernière, Google a constaté que les pirates informatiques iraniens utilisaient ses robots intelligents bien plus fréquemment que leurs homologues russes, nord-coréens ou chinois, pourtant plus avancés.
Le groupe APT42 a notamment utilisé Gemini pour étudier comment brouiller les avions de chasse américains F-35.
Cependant, l’intégration de l’IA dans le domaine militaire iranien ne se limite pas à la cyberguerre.
Une analyse du FT portant sur près de 300 études militaires iraniennes menées au cours des cinq dernières années a révélé des recherches sur l’utilisation de l’IA pour améliorer la guerre électronique, accélérer la prise de décision dans les salles d’opérations et optimiser le guidage des drones et le ciblage sous-marin.
Nicole Grajewski, spécialiste des affaires militaires iraniennes à Sciences Po Paris, a déclaré : «L’Iran souhaite rester au même niveau que les armées les plus avancées».
Les progrès technologiques occidentaux ont également permis à l’Iran de rattraper son retard sur ses adversaires. Face à la maîtrise limitée de l’anglais et du russe au sein des services de sécurité iraniens, Google Traduction a permis aux Iraniens d’étudier plus rapidement les recherches militaires occidentales, selon Farzin Nadimi, spécialiste des affaires militaires iraniennes au Washington Institute.
À l’inverse, le recours par Washington à l’IA dans sa campagne contre l’Iran lui a permis de mener des frappes à un rythme beaucoup plus rapide, affirment les experts.
Les États-Unis s’appuient sur la plateforme de commandement de terrain MavenSmart de Palantir et sur le modèle génératif Cloud d’Anthropic pour analyser les renseignements, suggérer des cibles et fournir un retour d’information en temps réel pendant les combats.
L’Iran, affaibli par les sanctions économiques, reste largement en retard sur les États-Unis dans ce domaine. Cependant, le pays a fait preuve d’une capacité d’innovation considérable.
Certains experts estiment que l’Iran a remporté un succès notable dans la guerre de propagande numérique, les comptes officiels publiant régulièrement des vidéos générées par IA se moquant du président américain Donald Trump, qui deviennent virales.
Téhéran affirme également avoir intégré l’IA à ses missiles et drones. Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) affirme posséder des missiles de croisière dotés de systèmes de guidage, de navigation et d’évitement basés sur l’IA.
Nademi estime que le CGRI est théoriquement capable d’utiliser ces technologies mais on ignore s’il les a déjà employées au combat.
Cependant, certains indices laissent penser que l’Iran a pu utiliser des formes rudimentaires d’IA pour planifier ses frappes dans le Golfe. Le ciblage répété des premières frappes suggère l’implication de l’IA, selon Grajewski. Elle a ajouté que l’Iran pourrait également avoir utilisé l’intelligence artificielle à des fins d’analyse prédictive et pour localiser les forces américaines avant de les cibler.
Parallèlement, l’Iran développe une plateforme nationale d’IA capable de rester opérationnelle même en cas de déconnexion du pays d’Internet.
Cette plateforme a été développée par l’Université de technologie Sharif de Téhéran, un établissement soumis à de sévères sanctions occidentales en raison de ses liens avec l’armée.
«Investir dans l’IA est un véritable programme de modernisation de la sécurité nationale», a déclaré Alex Leslie, consultant chez Recorded Future, spécialiste de l’utilisation de l’IA en Iran. Il a ajouté que cet investissement vise également à aider l’Iran à contourner les sanctions économiques et à atténuer les effets des perturbations liées à la guerre, affirmant : «C’est un impératif stratégique».
Des frappes israéliennes et américaines menées début avril ont gravement endommagé le centre de données hébergeant l’infrastructure de la plateforme ainsi que les laboratoires de recherche en IA de l’Université Sharif.
Toutefois, il est peu probable qu’Israël et les États-Unis parviennent à maîtriser la situation. Gil Messing a déclaré : «Il s’agit d’un pays développé et doté d’outils de pointe. Il est prêt à payer le prix fort pour obtenir ce qu’il y a de mieux».
L’administration Trump annonce un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Liban. Une avancée diplomatique susceptible de favoriser un règlement plus large du conflit opposant les États-Unis, Israël et l’Iran.
Israël et le Liban ont convenu de mettre en œuvre un cessez-le-feu destiné à arrêter les hostilités entre les deux pays. C’est ce qu’a annoncé, mercredi 3 juin 2026, l’administration américaine. Washington espère que cette avancée diplomatique contribuera à créer les conditions d’un accord plus large visant à mettre un terme à la guerre qui oppose les États-Unis et Israël à l’Iran.
D’ailleurs, un communiqué du département d’État américain annonce qu’à l’issue de négociations menées à Washington, la trêve est conditionnée à un arrêt total des tirs du Hezbollah et au retrait de ses combattants de la zone située au sud du fleuve Litani.
A cet égard, notons que les deux parties avaient déjà conclu un accord de cessez-le-feu le mois dernier. Lequel n’avait pas permis de mettre fin aux affrontements commencés en mars…
Cette annonce intervient alors que l’Iran avait lié toute avancée dans ses discussions avec Washington à une cessation des combats entre Israël et le Liban.
Dans le même temps, les tensions militaires se sont poursuivies dans le Golfe. Ainsi, au Koweït, une attaque de drones et de missiles attribuée à l’Iran a endommagé l’aéroport international ainsi que plusieurs installations diplomatiques…