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Grand-Tunis : Un plan de mobilité à l’horizon 2040 en préparation avec les Japonais

Un projet structurant visant à repenser en profondeur la mobilité dans le Grand Tunis a été lancé en 2025 par l’Agence d’urbanisme de la région du Grand Tunis, avec l’appui technique de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA). L’objectif affiché est de doter la capitale et son agglomération d’une vision stratégique de la mobilité urbaine à l’horizon 2040.

Étendu sur trois ans, ce projet s’articule autour de deux volets complémentaires : l’élaboration d’un schéma directeur de la mobilité urbaine pour le Grand Tunis et le renforcement des capacités des acteurs impliqués dans la planification et la gestion du secteur.

Le projet a été présenté lors d’une première rencontre technique organisée mercredi à la Cité des sciences de Tunis. Cette étape marque le lancement opérationnel des travaux de diagnostic et de concertation.

Un diagnostic territorial pour repenser les déplacements

Selon les responsables du projet, la démarche repose sur un diagnostic territorial approfondi intégrant les dynamiques de transport, d’aménagement du territoire et d’évolution urbaine. Une enquête sur les ménages et leurs déplacements a notamment été engagée dès janvier 2026 afin de mieux cerner les pratiques actuelles et les besoins futurs.

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Ce travail doit permettre de construire plusieurs scénarios d’évolution et de définir une stratégie globale de mobilité. Celle-ci servira ensuite de base à un plan d’action destiné à orienter les investissements publics et les politiques de transport.

Une approche globale de la mobilité urbaine

Les responsables du projet insistent sur une approche élargie de la mobilité, qui ne se limite pas aux infrastructures routières ou aux transports collectifs. Elle inclut également les mobilités actives, comme la marche et le vélo, ainsi que les enjeux liés à l’urbanisme et à la planification territoriale.

L’un des objectifs centraux est de mieux coordonner la planification urbaine et celle des transports afin de limiter les embouteillages, améliorer la qualité de vie et réduire les impacts environnementaux liés à la congestion urbaine.

Un appui technique japonais et une vision intégrée

Du côté de la coopération internationale, la JICA souligne qu’un rapport préliminaire a été élaboré après une année de travail conjoint avec les institutions tunisiennes et des experts japonais. Ce document dresse un état des lieux du système de transport, de l’aménagement du territoire ainsi que des dimensions sociales, économiques et environnementales.

Il met également en lumière les cadres institutionnels, réglementaires et financiers du secteur, tout en permettant de reconstituer une image actualisée des dynamiques de mobilité et d’urbanisation dans le Grand Tunis.

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Crise du logement en Tunisie : Les prix continuent de grimper

Le marché immobilier tunisien a enregistré une nouvelle hausse en 2025, selon les données avancées par la plateforme spécialisée Moboueb. Les prix des logements ont augmenté en moyenne de 7 % par rapport à 2024, tandis que les loyers ont progressé de 7,5 %. Cette tendance confirme la persistance des tensions sur l’accès au logement dans les grandes villes.

Le directeur de la plateforme Anis Gharbi, intervenant sur les ondes de la radio nationale, a expliqué que cette évolution s’inscrit dans un contexte de déséquilibre entre l’offre et la demande. La pression de la demande dans les centres urbains, combinée à la rareté des terrains constructibles, figure parmi les principaux facteurs de cette hausse.

Impact de la fiscalité

Il a également évoqué l’impact de la fiscalité appliquée au logement, la hausse des taux d’intérêt bancaires ainsi que le niveau de l’inflation, qui renchérit globalement le coût de l’investissement immobilier.

Sur le marché locatif, la progression des loyers reflète les mêmes tensions structurelles, avec une demande soutenue face à une offre jugée insuffisante dans les zones les plus attractives.

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Concernant les mécanismes de facilitation de l’accès au logement, notamment la formule de location-accession, le responsable estime qu’elle reste une solution intéressante pour une partie des ménages. Toutefois, sa mise en œuvre limitée aux promoteurs publics réduit, selon lui, sa capacité à influencer réellement l’équilibre global du marché, en raison de capacités de production jugées insuffisantes.

Evolution des comportements d’achat

Il observe par ailleurs une évolution des comportements d’achat, avec des ménages qui adaptent désormais leurs choix immobiliers à leur budget plutôt qu’à leurs préférences initiales en matière de surface ou de configuration. Cette contrainte se traduit par une tendance à la réduction des superficies des appartements et par une concentration de la demande dans des zones déjà fortement urbanisées.

Dans ce contexte, l’enjeu de l’aménagement urbain apparaît central. Le développement de nouveaux quartiers équipés en infrastructures et en services est présenté comme l’une des pistes pour atténuer la pression sur les zones saturées et rééquilibrer le marché à moyen terme.

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Le Kef attire un industriel chinois : 5 000 emplois espérés

La perspective d’un important investissement chinois dans le gouvernorat du Kef suscite de nouveaux espoirs pour l’emploi et le développement régional. La députée à l’Assemblée des représentants du peuple pour la région du Kef, Rim Maachoui, a annoncé qu’une délégation conduite par l’ambassadeur de Chine en Tunisie s’est rendue mardi dans la région, accompagnée de représentants d’une entreprise chinoise spécialisée dans la fabrication de câbles automobiles.

Selon ses déclarations à Jawhara FM, cette visite avait pour objectif d’examiner les atouts du gouvernorat, notamment les infrastructures disponibles et les avantages fiscaux accordés aux investissements dans les régions de l’intérieur. La parlementaire a affirmé que les investisseurs chinois ont manifesté un intérêt sérieux pour l’implantation d’une unité industrielle au Kef.

L’entreprise présente dans plusieurs pays

L’entreprise concernée est déjà implantée dans le gouvernorat de Ben Arous et opère également dans plusieurs pays, dont les États-Unis et l’Allemagne. La députée a précisé que le propriétaire chinois du groupe devrait effectuer une nouvelle visite au Kef la semaine prochaine afin de poursuivre les études techniques et financières du projet.

D’après les estimations avancées, cette future unité industrielle pourrait générer environ 5 000 emplois directs, en plus de près de 2 000 postes destinés à des cadres, techniciens et agents spécialisés. Un tel projet représenterait l’un des investissements industriels les plus importants annoncés ces dernières années pour le gouvernorat du Kef.

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Le secteur des composants automobiles constitue aujourd’hui l’un des piliers de l’industrie exportatrice tunisienne. Plusieurs groupes étrangers spécialisés dans les câbles automobiles ont déjà renforcé leur présence dans le pays ces dernières années, à l’image de Yura Corporation à Kairouan ou encore Leoni et Yazaki dans d’autres régions.

Attirer davantage d’investissements industriels

La Tunisie cherche depuis plusieurs années à attirer davantage d’investissements industriels étrangers vers les régions intérieures, à travers des incitations fiscales et foncières destinées à réduire les disparités régionales. Le rapprochement économique entre Tunis et Pékin s’est également renforcé ces dernières années à travers plusieurs projets d’infrastructures et investissements industriels.

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Attaque au Koweït : Le trafic aérien paralysé après des explosions à l’aéroport

L’aéroport international du Koweït a été touché, mercredi 3 juin 2026, par une attaque de drones dans un contexte de fortes tensions militaires au Moyen-Orient. Selon les autorités koweïtiennes et plusieurs médias internationaux, des explosions ont visé notamment le terminal passagers ainsi que certaines infrastructures techniques de l’aéroport.

Le ministère koweïtien de la Santé a fait état d’au moins un mort et d’une soixantaine de blessés transférés vers des hôpitaux de la capitale, tandis que des dégâts matériels importants ont été signalés au niveau des installations aéroportuaires. Plusieurs employés de l’aéroport figureraient parmi les victimes.

Suspension temporaire du trafic aérien

Dans un communiqué relayé par des médias internationaux, l’armée koweïtienne a indiqué que les systèmes de défense aérienne tentaient d’intercepter des drones et missiles hostiles ayant visé le territoire du pays durant la nuit. Les autorités ont également annoncé la suspension temporaire du trafic aérien et le détournement de plusieurs vols commerciaux vers des aéroports voisins.

Selon des responsables iraniens, ces frappes s’inscrivent dans une série de représailles après des opérations militaires américaines menées dans le détroit d’Ormuz et contre des installations iraniennes. Téhéran accuse notamment certains pays du Golfe, dont le Koweït et Bahreïn, de permettre l’utilisation de leurs territoires par les forces américaines.

Ce n’est pas la première fois que l’aéroport international du Koweït est pris pour cible depuis le début de l’escalade régionale en 2026. Plusieurs attaques de drones avaient déjà endommagé ces derniers mois le système radar, des dépôts de carburant et certaines infrastructures de navigation aérienne.

Vive inquiétude dans les pays du Golfe

La situation suscite une vive inquiétude dans les pays du Golfe, alors que plusieurs compagnies aériennes internationales ont déjà réduit ou suspendu leurs dessertes dans la région en raison des risques sécuritaires croissants.

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Climat : La Méditerranée déjà au-delà de 1,5°C de réchauffement

La région méditerranéenne a déjà franchi le seuil critique de 1,5°C de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle, selon les Experts méditerranéens sur le changement climatique et environnemental (MedECC), soutenus par l’Union pour la Méditerranée (UpM). Une donnée alarmante qui confirme le statut de la Méditerranée comme « point chaud » du changement climatique, avec un réchauffement environ 20% plus rapide que la moyenne mondiale.

Dans un communiqué publié depuis Barcelone à la veille de la Journée mondiale de l’environnement, l’UpM tire la sonnette d’alarme sur l’aggravation des vulnérabilités sociales, économiques et environnementales dans une région qui abrite plus de 500 millions d’habitants. Le changement climatique y agit comme un multiplicateur de risques, accentuant les vagues de chaleur extrêmes, les sécheresses, les incendies de forêt et les inondations soudaines.

Les zones côtières particulièrement exposées

Les zones côtières densément peuplées sont particulièrement exposées à la montée du niveau de la mer, à l’érosion et à la salinisation, avec des conséquences directes sur la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance. Le stress hydrique est déjà structurel dans de nombreux pays du sud et de l’est de la Méditerranée, tandis que la demande en eau pourrait doubler, voire tripler, d’ici 2050. À plus long terme, jusqu’à 20 millions de personnes pourraient être contraintes de se déplacer de manière permanente d’ici la fin du siècle si les tendances actuelles se poursuivent.

Face à cette trajectoire, l’organisation estime que les efforts actuels d’atténuation et d’adaptation restent insuffisants pour garantir des futurs viables. Elle met toutefois en avant le potentiel de la transition verte, notamment à travers le développement des énergies renouvelables et les échanges transméditerranéens d’électricité verte, identifiés comme un levier stratégique dans un rapport conjoint UpM-OCDE sur l’intégration régionale.

L’urgence d’agir

Le secrétaire général adjoint de l’UpM chargé de la stabilité et de la résilience, Joan Borrell Mayeur, a insisté sur l’urgence d’agir. « Nous n’avons pas le temps pour un cynisme passif », a-t-il déclaré, appelant à des mesures concrètes telles que l’extension des réseaux énergétiques régionaux et le renforcement de l’intégration entre les pays méditerranéens.

L’UpM prépare par ailleurs la quatrième édition du Pavillon méditerranéen, prévue en novembre prochain lors de la COP31 en Turquie. Ce dispositif doit rassembler États, scientifiques, secteur privé et société civile afin de porter une voix méditerranéenne unifiée dans les négociations climatiques internationales, avec un accent sur les solutions régionales et la coopération énergétique.

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Invasion d’insectes : Opération d’envergure en cours à Bizerte

Des opérations de lutte contre une prolifération d’insectes de type chironomidés, souvent confondus avec les moustiques, ont été lancées dans le gouvernorat de Bizerte, dans un contexte marqué par une forte inquiétude des habitants alimentée par la circulation d’images sur les réseaux sociaux.

Depuis mardi 2 juin 2026, les services régionaux et locaux ont engagé des campagnes de désinsectisation par thermonébulisation à l’aide de camions spécialisés dans plusieurs délégations, notamment Menzel Bourguiba, Tinja et Mateur. Ces interventions s’inscrivent dans un dispositif plus large de contrôle environnemental visant à limiter la prolifération de ces insectes, dont la présence a été signalée ces derniers jours dans plusieurs zones urbaines et périurbaines.

Les opérations se poursuivront

Sur le terrain, les autorités locales et municipales indiquent que les opérations se poursuivront durant toute la semaine, en parallèle avec des interventions techniques déjà engagées. Des appels ont été adressés aux habitants afin de faciliter le passage des camions de traitement, notamment en fermant temporairement portes et fenêtres et en respectant les consignes de sécurité diffusées par les services concernés.

La communication officielle insiste sur le fait que ces opérations ne présentent pas de danger pour la santé publique et visent uniquement à réduire la densité de ces insectes, particulièrement gênants mais non dangereux.

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Selon les services de santé régionaux, ces chironomidés, appartenant à la famille des Chironomidae, sont des insectes non piqueurs et non vecteurs de maladies. Leur présence, bien que parfois impressionnante en cas de prolifération massive, ne constitue pas un risque sanitaire pour les populations.

Une vive inquiétude chez de nombreux habitants

Dans ce climat, la diffusion sur les réseaux sociaux de photographies et vidéos d’essaims d’insectes a toutefois suscité une vive inquiétude chez de nombreux habitants, certains les assimilant à des invasions de moustiques. Les autorités appellent à la prudence face à ces contenus non vérifiés et rappellent que la situation, bien que nécessitant une intervention technique, reste sous contrôle.

Les services concernés poursuivent leurs opérations afin de stabiliser la situation et de limiter la réapparition de ces insectes, notamment dans les zones proches des points d’eau où leur développement est favorisé.

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Condamnations dans l’affaire de l’appareil secret : Ennahdha crie au procès politique

Le mouvement Ennahdha a vivement réagi aux lourdes condamnations prononcées par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme du tribunal de première instance de Tunis dans le dossier dit de l’“appareil secret”, qualifiant ces décisions de rupture grave avec les principes d’un procès équitable et d’“instrumentalisation politique de la justice”.

Dans un communiqué au ton particulièrement ferme, le parti affirme que cette affaire repose, selon lui, sur une logique de conflit politique plus que sur des fondements pénaux. Il soutient que l’origine du dossier serait une plainte émanant de parties politiques et non d’une enquête initiée par des structures sécuritaires ou judiciaires, ce qui, selon Ennahdha, confirmerait la nature “politique” du contentieux.

Poursuites avaient été engagées contre des figures

Le mouvement rappelle également que certains éléments centraux du dossier avaient déjà été examinés par la justice en 2013, période durant laquelle des poursuites avaient été engagées contre des figures citées dans cette affaire, avant qu’une peine de prison ne soit purgée par l’un des principaux accusés. Pour Ennahdha, la réactivation du dossier plusieurs années plus tard ne s’expliquerait que par un changement de contexte politique intervenu après 2021, marqué par un rapport conflictuel entre le pouvoir en place et ses opposants.

Le parti critique par ailleurs le déroulement du procès, dénonçant des audiences à huis clos qui auraient empêché, selon lui, la transparence et la surveillance de l’opinion publique. Cette absence de publicité des débats est présentée comme un facteur remettant en cause les garanties d’un procès équitable.

S’agissant des éléments de preuve, Ennahdha affirme que les accusations reposeraient sur des témoignages jugés peu fiables, provenant de personnes impliquées dans d’autres affaires et dont les déclarations seraient, selon le mouvement, motivées par des intérêts judiciaires. Le parti soutient également que des documents présentés par la défense auraient contredit l’existence d’un “appareil secret” structuré.

Condamnations sévères visant notamment Rached Ghannouchi

Enfin, le mouvement condamne ce qu’il qualifie de “condamnations sévères” visant notamment son président Rached Ghannouchi, ainsi que d’autres responsables du parti. Il estime que ces décisions judiciaires traduisent une dérive du système judiciaire et appelle à la libération des personnes incarcérées dans ce dossier, tout en exhortant les autorités à se concentrer sur les difficultés économiques et sociales du pays plutôt que sur les poursuites à caractère politique.

À travers cette prise de position, Ennahda maintient sa ligne de défense habituelle dans ce dossier sensible, qu’elle continue de présenter comme un contentieux à forte dimension politique plutôt qu’une affaire strictement pénale.

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La Tunisie entre dans sa première vague de chaleur estivale

La Tunisie s’apprête à connaître une hausse notable des températures à partir de ce mercredi, annonçant l’installation progressive des conditions estivales sur l’ensemble du territoire.

Selon les services météorologiques, une élévation sensible du mercure est attendue durant les prochains jours, avec des valeurs pouvant dépasser les 35 degrés dans plusieurs régions, y compris à Tunis et notamment à l’intérieur du pays. Cette tendance s’inscrit dans un contexte déjà marqué par une hausse progressive des températures observée depuis le début de la semaine, comme l’indiquent les prévisions récentes de l’Institut National de la Météorologie (INM) relayées par la presse nationale .

Les météorologues confirment que les températures se situent désormais dans une fourchette typique des premières vagues de chaleur estivales en Tunisie, avec des pics plus élevés attendus dans les zones intérieures et le sud du pays. Des valeurs proches de 38 degrés ont déjà été annoncées dans certaines régions lors des derniers bulletins .

Une chaleur précoce et durable

Les modèles saisonniers indiquent que les mois de juin, juillet et août seront marqués par des températures supérieures aux moyennes habituelles sur l’ensemble du pays. Cette évolution s’inscrit dans une dynamique régionale plus large touchant l’ensemble du bassin méditerranéen.

En Tunisie, les premières vagues de chaleur de début juin sont désormais considérées comme un phénomène récurrent, avec des épisodes de plus en plus précoces et intenses.

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Face à cette montée des températures, les spécialistes appellent à la vigilance, en particulier pour les populations sensibles et les élèves en période d’examens. Les recommandations portent notamment sur une hydratation régulière, la limitation des activités physiques en extérieur durant les heures les plus chaudes et l’évitement de l’exposition directe au soleil.

Une saison plus chaude

Les autorités météorologiques rappellent également que la saison estivale 2026 devrait globalement être plus chaude que les normales saisonnières, confirmant une tendance déjà observée ces dernières années .

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La Manouba aura sa piscine municipale semi-olympique

Après plusieurs années de retards et de blocages administratifs, le projet de piscine municipale couverte semi-olympique de Manouba s’apprête à redémarrer. Les autorités ont annoncé la finalisation des procédures administratives et l’augmentation de l’enveloppe financière du projet à 14,8 millions de dinars afin de permettre la reprise effective des travaux dans les prochains jours.

Le délégué régional à la Jeunesse et aux Sports, Kamel Hnide, a indiqué à l’agence TAP que la commission supérieure de contrôle et d’audit des marchés publics a validé fin mai 2026 l’attribution du marché à une entreprise. Les services régionaux préparent actuellement le dossier final permettant le lancement du chantier.

Un projet lancé en 2017 mais longtemps paralysé

Programmé depuis 2017, le projet a connu une succession de difficultés ayant considérablement retardé sa réalisation. Une première résiliation de marché, suivie du retrait d’une deuxième entreprise, a obligé les autorités à relancer plusieurs appels d’offres, dont un quatrième et dernier en juillet 2025.

Selon le responsable régional, le coût du projet a fortement augmenté au fil des années pour atteindre aujourd’hui 14,8 millions de dinars. La municipalité de Manouba a contribué à hauteur de 360 mille dinars, tandis que le ministère de la Jeunesse et des Sports a mobilisé les financements complémentaires nécessaires afin de sauver ce projet considéré comme stratégique pour la région.

Les travaux avaient initialement démarré en août 2021 mais avaient rapidement été interrompus alors que le taux d’avancement ne dépassait pas 1 %.

Une infrastructure sportive d’envergure

La future piscine couverte sera construite sur une superficie de 2420 mètres carrés. Le complexe comprendra un bassin de six couloirs avec une profondeur de 1,8 mètre, des gradins de 100 places, des vestiaires, des bureaux administratifs, une buvette, des espaces de stockage ainsi que différents équipements sanitaires et un parking.

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Au-delà de son aspect sportif, le projet est présenté comme un futur espace de loisirs et d’animation destiné aux familles et aux jeunes de la région. Son emplacement, au cœur d’un pôle sportif et de jeunesse regroupant déjà plusieurs infrastructures, devrait renforcer l’offre d’activités sportives et culturelles à Manouba.

Un dossier sensible dans une région confrontée aux projets inachevés

L’annonce de la reprise du chantier a été favorablement accueillie par les habitants, les élus locaux et plusieurs responsables régionaux. La députée Asma Darwich a notamment estimé que ce projet faisait partie des priorités de la région, aux côtés d’autres projets publics restés longtemps à l’arrêt.

Ce dossier illustre plus largement les difficultés rencontrées par plusieurs projets d’infrastructure en Tunisie, souvent ralentis par les procédures administratives, les révisions budgétaires ou les changements d’entreprises chargées des travaux. Dans un contexte marqué par une forte attente des citoyens concernant les équipements publics de proximité, la relance effective du chantier sera particulièrement surveillée à Manouba.

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Drame de Meknassi : Une plante sauvage toxique a contaminé le couscous!

Les analyses menées après le drame survenu à Meknassi, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, ont permis d’identifier l’origine de l’intoxication alimentaire qui a coûté la vie à deux personnes d’une même famille durant l’Aïd al-Adha.

Dans un communiqué publié ce mardi, l’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires a annoncé que les examens de laboratoire effectués sur les aliments consommés par les victimes ont révélé la présence d’une substance toxique appelée « anabasine » dans un échantillon d’« osbane ». Des traces de cette même substance ont également été détectées, en quantités moindres, dans le bouillon et le couscous servis lors du repas.

Selon les conclusions scientifiques avancées par les autorités sanitaires, cette substance toxique proviendrait probablement d’un mélange accidentel entre des légumes-feuilles utilisés dans la préparation du repas et des feuilles d’une plante sauvage toxique connue sous le nom scientifique de Nicotiana glauca.

Une plante dangereuse facilement confondue avec certains légumes

Les autorités expliquent que cette plante présente un risque particulier en raison de la forte ressemblance de ses feuilles avec celles de certains légumes fréquemment utilisés dans la cuisine tunisienne, notamment les blettes ou les épinards. Ce risque augmente lorsque ces plantes sont cueillies dans la nature ou achetées à partir de circuits informels et non contrôlés.

L’anabasine est considérée comme une substance hautement toxique. L’instance sanitaire précise qu’elle peut provoquer des symptômes rapides et sévères tels que des vomissements, des vertiges, une faiblesse générale, des troubles neurologiques, des difficultés respiratoires ainsi que des perturbations du rythme cardiaque. Dans les cas les plus graves, l’intoxication peut entraîner la mort.

Deux décès et plusieurs hospitalisations

Le drame s’est produit jeudi dernier, au deuxième jour de l’Aïd al-Adha, dans la délégation de Meknassi. Neuf membres d’une même famille ont été victimes d’une intoxication alimentaire après avoir consommé un repas familial.

Deux personnes sont décédées tandis que sept autres ont été transférées au CHU de Sidi Bouzid pour recevoir les soins nécessaires.

À travers ce communiqué, les autorités sanitaires appellent les citoyens à éviter l’utilisation de plantes sauvages ou d’herbes dont l’origine n’est pas clairement identifiée dans la préparation des repas. Elles recommandent également d’acheter les légumes-feuilles auprès de circuits de distribution organisés et fiables, tout en vérifiant soigneusement leur provenance avant consommation.

Ce drame relance aussi la question du contrôle des produits alimentaires issus des circuits parallèles et des pratiques de cueillette artisanale, encore répandues dans plusieurs régions tunisiennes, particulièrement durant les fêtes et les rassemblements familiaux.

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