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« Appareil secret » : Le procès lié à Ennahdha entre dans sa dernière ligne droite

Le procès lié à ce que les autorités judiciaires désignent comme l’affaire de la « structure parallèle » ou l »appareil secret » associée au mouvement Ennahdha a franchi une étape décisive ce mardi 2 juin 2026. La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis a clôturé les dernières phases de la procédure avant de mettre le dossier en délibéré, en vue du prononcé du jugement.

Concrètement, cela signifie que les débats judiciaires sont désormais terminés. Le tribunal a entendu les accusés, examiné les éléments du dossier et écouté les plaidoiries des avocats. La prochaine étape ne dépend plus des parties au procès, mais uniquement des juges, qui doivent désormais analyser l’ensemble des pièces avant de rendre leur décision.

Une procédure marquée par plusieurs étapes d’audition

Lors de l’audience de clôture, les juges ont procédé à la phase dite d’« ultime audition » des accusés. Le dossier a notamment impliqué plusieurs personnalités politiques et sécuritaires connues.

Parmi elles figurent notamment l’ancien ministre de l’Intérieur et dirigeant du mouvement Ali Larayedh, ainsi que d’autres anciens responsables sécuritaires et cadres politiques. Les auditions ont été organisées en plusieurs séances successives, durant lesquelles ont été entendus les principaux accusés, les personnes poursuivies en liberté ainsi que les représentants des services sécuritaires impliqués dans le dossier.

Les plaidoiries des avocats ont également été entendues avant la clôture définitive des débats.

Un dossier complexe impliquant plusieurs catégories d’accusés

Selon les éléments du dossier, l’affaire concerne 35 personnes poursuivies à des degrés divers. Parmi elles, certaines sont en détention dans le cadre de cette affaire, dont des figures politiques de premier plan comme le président du mouvement Rached Ghannouchi, tandis que d’autres sont poursuivies dans des dossiers connexes ou comparaissent en liberté.

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Le dossier comprend également des personnes en fuite. Les chefs d’accusation, tels qu’ils apparaissent dans la procédure judiciaire, s’inscrivent dans le cadre des affaires traitées par le pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, ce qui explique la compétence de cette juridiction spécialisée.

Une affaire ouverte depuis 2022

Ce dossier remonte à l’année 2022, à la suite d’une plainte déposée par la défense des deux figures politiques assassinées en 2013, Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. L’affaire a d’abord été instruite par le parquet du tribunal de première instance d’Ariana, avant d’être transférée en septembre 2023 au pôle judiciaire antiterroriste, seul compétent pour ce type de contentieux.

Les parties civiles estiment que ce dossier s’inscrit dans un ensemble plus large d’enquêtes liées aux assassinats politiques de 2013, en lien avec d’autres volets judiciaires encore en cours d’examen.

Où en est-on aujourd’hui ?

Sur le plan strictement procédural, la phase d’instruction et de jugement est désormais achevée. Le tribunal a clos les débats et mis l’affaire en délibéré. Cela signifie que les juges se retirent pour examiner le dossier en interne, sans nouvelles interventions des avocats ou des accusés.

Aucune nouvelle audience n’est prévue à ce stade. Le procès entre ainsi dans sa dernière phase, celle de la décision judiciaire finale. Le verdict sera rendu lors d’une audience ultérieure dont la date sera fixée par le tribunal.

Dans ce type de procédure criminelle, le délibéré peut durer plusieurs jours ou plusieurs semaines selon la complexité du dossier et le volume des pièces à examiner. Le jugement attendu constituera donc l’aboutissement d’un dossier judiciaire ouvert depuis plusieurs années et marqué par de multiples rebondissements procéduraux.

La décision à venir sera déterminante, tant sur le plan judiciaire que politique, au regard de la sensibilité du dossier et des personnalités impliquées.

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Certificat de base et “sixième” : Recul des candidats en 2026

Les examens nationaux de fin de cycle primaire et de l’enseignement de base se dérouleront à partir de la mi-juin, selon les données présentées par le ministère de l’Éducation lors d’une conférence de presse tenue le 1er juin 2026 à Tunis. Les autorités ont également relevé une diminution du nombre de candidats par rapport à la session 2025, aussi bien pour le certificat de fin d’études de l’enseignement de base que pour le concours d’accès aux collèges pilotes.

Les épreuves écrites du certificat de fin d’études de l’enseignement de base, dans ses filières générale et technique, sont programmées les 18, 19 et 20 juin. Elles seront suivies par les épreuves écrites du concours d’accès aux collèges pilotes les 22, 23 et 24 juin.

Ce calendrier s’inscrit dans la session 2026 des examens nationaux, avec une organisation étalée sur deux semaines consécutives afin de garantir le bon déroulement logistique des différentes épreuves.

Baisse du nombre de candidats au certificat de base

Pour la filière générale, 32 004 candidats sont inscrits cette année à l’examen du certificat de fin d’études de l’enseignement de base, soit une baisse de 1 163 candidats par rapport à 2025. Ce volume représente environ 18 % de l’ensemble des élèves de la neuvième année de l’enseignement de base général, estimé à 175 024 élèves.

Dans la filière technique, 203 candidats se présentent à la même certification, enregistrant un recul de 106 candidats sur un an. Cette catégorie ne représente plus qu’environ 4 % des élèves de neuvième année technique, sur un total de 5 381 élèves.

Accès aux collèges pilotes : plus de 62 000 candidats

Le concours d’accès aux collèges pilotes enregistre 62 450 candidats pour la session 2026, soit une baisse de 1 608 candidats par rapport à 2025. Ces candidats représentent environ 29 % des élèves de la sixième année de l’enseignement de base.

Les 62 450 élèves se disputent 3 850 places disponibles dans les établissements pilotes, ce qui maintient une forte sélectivité du concours malgré la baisse du nombre de participants.

Mesures d’accompagnement pour les candidats

Le ministère de l’Éducation a indiqué avoir mis en place plusieurs mesures spécifiques pour certains candidats. Pour l’examen du certificat de fin d’études de l’enseignement de base, 14 élèves bénéficient d’une adaptation des sujets avec agrandissement de la police d’écriture, un candidat dispose de sujets en braille, et 67 candidats bénéficient d’un tiers de temps supplémentaire par épreuve.

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Des dispositifs similaires ont été prévus pour le concours d’accès aux collèges pilotes, avec 14 candidats bénéficiant de l’agrandissement de la police et 67 candidats disposant d’un temps supplémentaire.

Résultats attendus début juillet

Selon le calendrier annoncé, les résultats du certificat de fin d’études de l’enseignement de base seront publiés le 6 juillet 2026. Ceux du concours d’accès aux collèges pilotes seront annoncés le 10 juillet 2026.

Les chiffres communiqués traduisent une légère contraction du nombre de candidats dans les deux principaux examens de transition du système éducatif. Cette évolution, bien que modérée, interroge sur la démographie scolaire et les dynamiques d’orientation en fin de cycle de base, dans un contexte où la sélectivité des parcours reste marquée, notamment pour l’accès aux établissements pilotes.

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Tunisie – Migration irrégulière : Des points de regroupement pour les retours volontaires

Le ministère de l’Intérieur a annoncé avoir mis en place, depuis quatre mois, un nouveau mécanisme de regroupement des migrants irréguliers originaires d’Afrique subsaharienne souhaitant retourner volontairement dans leurs pays d’origine, rapporte Mosaïque FM.

Cette mesure vise principalement les migrants présents dans le Grand Tunis, à Nabeul et dans d’autres régions du pays, qui rencontrent des difficultés pour rejoindre la région de Sfax, où se trouve le principal centre d’accueil dédié au programme de retour volontaire.

Cette annonce a été faite mardi 2 juin 2026, en marge d’une opération de transfert de migrants depuis Tunis vers le camp du kilomètre 21, situé dans la délégation d’El Amra, dans le gouvernorat de Sfax.

58 migrants transférés vers le camp d’El Amra

Selon un représentant du ministère de l’Intérieur chargé du point de regroupement à Tunis, un bus transportant 58 migrants en situation irrégulière a quitté la capitale dans la matinée en direction du camp d’El Amra.

Les personnes concernées doivent y finaliser les procédures administratives et logistiques nécessaires avant leur rapatriement dans le cadre du programme de retour volontaire.

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Le responsable a précisé que cette démarche repose exclusivement sur le principe du volontariat et concerne les migrants ayant exprimé leur souhait de rentrer dans leurs pays d’origine.

Une nouvelle organisation mise en place depuis quatre mois

D’après les autorités, le ministère de l’Intérieur a commencé par mener des campagnes de sensibilisation auprès des migrants intéressés par le retour volontaire.

Face aux difficultés de déplacement rencontrées par plusieurs migrants installés hors de Sfax, les autorités ont ensuite décidé de créer un point de regroupement dans la capitale afin de faciliter leur prise en charge avant leur transfert vers le camp principal d’El Amra.

Le camp du kilomètre 21 est opérationnel depuis la mi-juin 2025. Il avait été aménagé après les opérations sécuritaires menées contre plusieurs camps informels de migrants installés dans la région de Sfax, devenue l’un des principaux points de départ des traversées clandestines vers l’Europe.

Sfax au cœur du dossier migratoire

Depuis plusieurs mois, la question migratoire occupe une place centrale dans le débat public tunisien, notamment dans les régions du littoral sud-est où se concentrent d’importants groupes de migrants subsahariens.

Les autorités tunisiennes multiplient les opérations de démantèlement de camps anarchiques et affirment privilégier les solutions de retour volontaire, en coordination avec différentes structures nationales et internationales concernées par la migration.

Le programme de retour volontaire s’inscrit dans un contexte de pression migratoire persistante en Méditerranée centrale, alors que Tunis cherche à renforcer le contrôle des départs irréguliers tout en évitant une aggravation des tensions humanitaires et sociales dans certaines régions du pays.

Les autorités n’ont toutefois pas communiqué, à ce stade, le nombre total de migrants ayant bénéficié du programme de retour volontaire depuis le lancement du dispositif.

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Hôtels, maisons d’hôtes… : Vers une nouvelle classification touristique en Tunisie

La Tunisie veut tourner la page du tourisme de masse centré uniquement sur les chiffres de fréquentation. Réunis ce mardi 2 juin 2026 à Tunis, responsables institutionnels, experts et acteurs du secteur ont affiché une nouvelle ambition : faire de la durabilité un pilier stratégique du tourisme tunisien, avec l’humain placé au cœur des politiques publiques.

Organisée sous le thème « Sustainable Tunisia | Human First – Tunisie durable | L’humain d’abord », une workshop nationale consacrée au tourisme durable s’est tenue sous la supervision du ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, en présence du directeur exécutif du Global Sustainable Tourism Council (GSTC).

Cette rencontre marque une nouvelle étape dans la volonté de la Tunisie d’aligner son secteur touristique sur les standards internationaux en matière de durabilité, à un moment où les voyageurs accordent de plus en plus d’importance à l’impact environnemental, social et culturel de leurs séjours.

Vers une nouvelle vision du tourisme tunisien

Dans son intervention, le ministre du Tourisme a insisté sur le fait que l’avenir du secteur ne peut plus être évalué uniquement à travers le nombre de visiteurs. Selon lui, la compétitivité d’une destination dépend désormais de la qualité de l’expérience proposée, de la préservation des ressources naturelles et culturelles ainsi que de la capacité à intégrer les communautés locales dans la dynamique touristique.

Le responsable a estimé que la Tunisie dispose de nombreux atouts pour réussir cette transition : patrimoine culturel diversifié, richesse naturelle, potentiel saharien, tourisme balnéaire, mais aussi capital humain et jeunesse créative.

Le ministère entend ainsi promouvoir un modèle touristique plus inclusif et davantage orienté vers la valeur ajoutée que vers le volume.

Un accord stratégique avec le GSTC

La workshop a également été marquée par la signature d’un accord de coopération entre l’Office national tunisien du tourisme (ONTT) et le GSTC, considéré comme une référence mondiale en matière de normes de tourisme durable.

Cet accord vise notamment à renforcer l’intégration des standards internationaux dans les établissements touristiques tunisiens et à développer les mécanismes de certification et de labellisation.

Les autorités tunisiennes souhaitent ainsi améliorer l’image de la destination Tunisie sur les marchés internationaux, alors que plusieurs pays concurrents misent déjà sur le tourisme responsable pour attirer une clientèle à fort pouvoir d’achat.

Lire aussi : Tunisie : Reclassification des hôtels sur la base des avis clients en cours

Diversifier l’offre au-delà du balnéaire

La réflexion engagée dépasse le seul cadre environnemental. Les participants ont mis en avant la nécessité de diversifier l’offre touristique tunisienne, longtemps dominée par le modèle balnéaire traditionnel.

Parmi les pistes évoquées figurent le développement du tourisme culturel, rural, écologique, saharien et agricole, ainsi que la valorisation des expériences locales authentiques.

Cette orientation s’inscrit dans une évolution mondiale des attentes des voyageurs, de plus en plus attirés par des séjours personnalisés, immersifs et respectueux des territoires visités.

Le chantier concerne également la réforme du cadre réglementaire, la modernisation du système de classification des établissements touristiques et l’encouragement des investissements à forte valeur environnementale et sociale.

L’humain au cœur de la stratégie

Au-delà des infrastructures, les intervenants ont insisté sur l’importance de la gouvernance, de la formation des ressources humaines et de l’amélioration de la qualité des services.

Le slogan « L’humain d’abord » reflète cette volonté de replacer les citoyens, les travailleurs du secteur et les populations locales au centre du développement touristique.

Les organisateurs considèrent que la durabilité ne relève plus uniquement d’un enjeu écologique, mais constitue aussi un projet économique et sociétal destiné à garantir un développement équilibré des régions touristiques.

Cap sur 2027

Cette dynamique intervient alors que la Tunisie se prépare à devenir capitale du tourisme arabe en 2027, un rendez-vous que les autorités veulent transformer en vitrine régionale du nouveau positionnement touristique du pays.

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