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Pétrole russe : statu quo sur le prix plafond

La Commission européenne pourrait maintenir inchangé le plafond des prix du pétrole brut russe fixé par le G7 lors de son examen en juillet, afin de limiter les profits exceptionnels que Moscou tirera de la guerre en Iran et du choc pétrolier qui s’en est suivi.

La Commission européenne a présenté cette idée lors de réunions avec les envoyés de l’Union européenne,le week-end du 30 mai, comme un élément possible du 21e train de sanctions à venir contre la Russie en raison de la guerre en Ukraine.

Les pays du G7 et leurs alliés, à l’exception des États-Unis, s’étaient mis d’accord l’an dernier sur un prix plafond variable afin d’en accroître l’efficacité. Ils l’avaient initialement abaissé de 60 dollars le baril à 47,60 dollars, puis révisé à 44,10 dollars en janvier 2026.

L’objectif de ce mécanisme, mis en place fin 2022, était de limiter les revenus de la Russie sans provoquer de choc sur les prix du pétrole. Ce mécanisme permet aux pays tiers d’acheter du pétrole russe jusqu’à cette limite, en utilisant les services de transport et d’assurance occidentaux. Environ 30 % des exportations de pétrole russe par voie maritime restent soumises à ce plafond, le reste étant transporté par une flotte parallèle.

Les puissances occidentales souhaitent maintenir la pression sur la Russie, mais Moscou a bénéficié d’un certain répit budgétaire suite à la fermeture du détroit d’Ormuz. Ce passage maritime crucial à travers le Golfe représentait un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz avant le début du conflit le 28 février.

La Commission pourrait également proposer que toute révision future du plafond ne puisse excéder 60 dollars le baril, quels que soient les prix moyens de l’époque…

Cette mesure pourrait constituer un compromis sur la proposition, attendue de longue date, d’interdire totalement la fourniture de services maritimes au pétrole russe. Ce qui entraînerait la suppression du système de plafonnement des prix. Les pays de l’UE avaient approuvé le système juridique de cette interdiction dans le cadre du dernier train de sanctions. A condition toutefois qu’aucune décision définitive quant à sa mise en œuvre ne soit prise sans une concertation plus approfondie avec le G7.

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BCE : coup de semonce avant la décision sur les taux d’intérêt

Les estimations de l’inflation dans la zone euro restent élevées, comme le montre une enquête de la BCE avant la réunion cruciale de la semaine du 8 juin…

En particulier, les anticipations d’inflation des consommateurs de la zone euro sur une période de trois ans ont légèrement diminué en avril. Ce qui a apporté un certain soulagement à la Banque centrale européenne (BCE). Même si les responsables semblent en bonne voie pour relever les taux d’intérêt.

Les prix devraient augmenter de 2,9 % au cours de cette période, contre 3 % en mars, selon l’enquête mensuelle de la BCE publiée mardi 2 juin.

Les prévisions pour les douze prochains mois sont restées inchangées à 4 %. Tandis que les perspectives pour une période de cinq ans ont été maintenues à 2,4 %, au-dessus de l’objectif d’inflation à moyen terme de 2 % fixé par la BCE.

Ces données interviennent après qu’Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE, a averti que le risque de déstabilisation des anticipations d’inflation s’accroît. Ce qui signifie que la BCE ne peut ignorer la hausse des prix de l’énergie provoquée par la guerre au Moyen-Orient. « Nous ne pouvons plus ignorer ce choc », a-t-elle souligné. « Le risque de déstabilisation des anticipations d’inflation s’accroît ».

Lire aussi: Lire aussi: Schnabel : la BCE approche d’une « pause » dans la baisse des taux d’intérêt

Elle a dernièrement indiqué qu’une hausse des taux serait nécessaire lors de la réunion de la BCE des 10 et 11 juin. Les marchés anticipent largement une telle mesure, les responsables politiques étant confrontés à la perspective d’une hausse des coûts de l’énergie pesant sur l’inflation. Toutefois, compte tenu des incertitudes quant à l’impact économique du conflit, les décideurs restent prudents dans leur communication.

En outre, Mme Schnabel a fait valoir qu’il est trop tôt pour déterminer le nombre de hausses de taux qui pourraient être nécessaires. Tout en notant que les décideurs politiques continueront d’évaluer les données et les développements à venir au Moyen-Orient. « Il est trop tôt pour dire qu’il y aura un certain nombre d’augmentations et que ce sera terminé », a-t-elle déclaré. « Nous devons vraiment voir ce qui se passe », a-t-elle ajouté.

Comme elle l’a également mentionné, le choc actuel diffère des crises énergétiques précédentes car il agit de plus en plus comme un choc de demande mondiale, tout en augmentant les coûts de production dans le monde entier.

Dans le même temps, certains responsables s’inquiètent également de l’impact de la guerre sur l’activité économique. Un sondage de la BCE révélant un pessimisme accru. Les personnes interrogées anticipent une contraction du PIB de 2,2 % au cours des douze prochains mois (contre une estimation de -2,1 % en mars). Les prévisions concernant le taux de chômage à un an ont, quant à elles, baissé à 11,2 %, contre 11,3 % précédemment.

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La Banque de France prévoit une baisse des prévisions de croissance

La Banque de France devrait revoir à la baisse ses prévisions de croissance, suite à un début d’année décevant et face à la persistance des tensions au Moyen-Orient. C’est ce qu’a averti le gouverneur sortant de l’institution, François Villeroy de Gallo.

« La Banque de France publiera différents scénarios car l’incertitude demeure importante, a-t-il déclaré à Radio Classique. « Compte tenu de la mauvaise surprise du premier trimestre, les prévisions de croissance pour 2026 seront revues à la baisse par rapport à celles de mars. Même si elles restent positives dans la plupart des scénarios » a-t-il ajouté.

En effet, les données publiées la semaine dernière ont révélé un recul inattendu de l’économie française en ce début d’année. Ce qui a suscité des inquiétudes quant à sa capacité à résister aux conséquences du conflit au Moyen-Orient. Ces chiffres révisés interviennent après une série d’indices montrant que la hausse des prix du pétrole freine de plus en plus l’activité économique et mine la confiance.

La Banque de France a notamment revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2026 en mars. Elle table désormais sur une croissance de 0,9 % cette année. Parallèlement, le Fonds monétaire international (FMI) a pour sa part abaissé ses prévisions pour la même période, les ramenant de 0,9 % à 0,7 %.

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Tump n’est pas inquiet pour les prix du pétrole si le détroit d’Ormuz reste fermé

Le président américain Donald Trump a déclaré sur CNBC qu’il n’était pas inquiet des prix du pétrole si le détroit d’Ormuz restait fermé.

Des sources iraniennes ont indiqué que l’équipe de négociation iranienne avait décidé de suspendre les échanges de messages avec les envoyés du président Trump par l’intermédiaire d’intermédiaires. Et ce, en raison de l’escalade de la situation militaire au Liban. Cette décision intervient dans un contexte de détérioration du cessez-le-feu. Les sources qualifiant la poursuite des opérations israéliennes au Liban de violation des accords précédents qui couvraient plusieurs fronts.

De ce fait, Trump a ignoré la suspension de ces pourparlers, et il a déclaré qu’il se fichait de savoir si les négociations avaient pris fin. « Honnêtement, je m’en fiche si c’est fini… Je m’en fiche vraiment. Je m’en fous complètement ». Pour autant, le président américain a confirmé à la chaîne que la suspension des négociations ne signifie pas que les États-Unis vont commencer à bombarder l’Iran. Cependant, le blocus américain des ports iraniens restera en vigueur.

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Cap sur les 95 dollars pour le Brent

Les prix du pétrole ont augmenté de plus de 4 % à la clôture des marchés le lundi 1er juin 2026, alors que la guerre entre l’Iran et les États-Unis s’intensifie, avec des inquiétudes grandissantes quant à la sécurité des approvisionnements mondiaux en provenance du Moyen-Orient.

Ces gains sont intervenus après de nouveaux échanges de frappes militaires entre Washington et Téhéran au cours du week-end, alors qu’Israël a étendu ses opérations militaires au Liban…

Selon le système de surveillance des marchés de la plateforme énergétique basée à Washington, la détérioration de la situation sécuritaire dans la région a réduit les espoirs d’un accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, un accord qui avait temporairement apaisé les marchés ces derniers jours.

Prix ​​du pétrole aujourd’hui

À la clôture de la séance du lundi 1er juin, les contrats à terme sur le pétrole brut Brent pour livraison en août 2026 ont augmenté de 4,24 % pour atteindre 94,98 dollars le baril. Parallèlement, les prix à terme du pétrole brut américain West Texas Intermediate, pour livraison en juillet 2026, ont bondi de 5,49 % pour atteindre 92,16 dollars le baril, selon les chiffres suivis en temps réel par la plateforme énergétique spécialisée.

Les analystes estiment que les préoccupations liées à l’offre ont éclipsé les faibles données économiques en provenance de Chine, qui ont montré un ralentissement de l’activité industrielle et une pression continue sur les exportations et la demande intérieure.

Les inquiétudes se sont également accrues concernant la navigation dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du flux mondial de pétrole et de gaz, suite aux informations faisant état de la pose continue de mines marines dans cette zone sensible.

Tony Sycamore, analyste de marché chez IG, a déclaré que les inquiétudes croissantes concernant les mines navales dans le détroit d’Ormuz pourraient retarder le retour à un trafic maritime normal. Ce qui signifie que la pression à la hausse sur les prix se poursuivra même si le détroit est rouvert.

Il a ajouté que tout accord politique éventuel entre les États-Unis et l’Iran n’entraînerait pas nécessairement un afflux immédiat de grandes quantités de pétrole sur les marchés mondiaux. Ce qui limite les chances d’une chute rapide des prix.

De son côté, Goldman Sachs a averti que la faiblesse de la demande de pétrole en Chine et en Europe représente un risque majeur pour ses prévisions de prix du pétrole pour le quatrième trimestre 2026.

L’organisation a néanmoins confirmé que toute nouvelle perturbation des approvisionnements au Moyen-Orient pourrait faire grimper les prix du pétrole brut Brent à des niveaux supérieurs à ses prévisions actuelles de 90 dollars le baril. Tandis que le pétrole brut West Texas Intermediate pourrait dépasser 83 dollars le baril.

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