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Tourisme durable : la Tunisie scelle un partenariat stratégique avec le Global Sustainable Tourism Council

La Tunisie a franchi mardi une nouvelle étape dans sa stratégie de développement durable du secteur touristique. Et ce, avec la signature d’un accord de coopération entre l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) et le Global Sustainable Tourism Council (GSTC), à l’occasion de l’atelier national sur le tourisme durable organisé à Tunis.

L’accord signé entre l’ONTT et le GSTC vise à accompagner l’adoption des normes internationales de tourisme durable et à consolider le système qualité du secteur. Il devrait également permettre à l’Office national du tourisme de développer ses missions en vue de devenir un organisme accrédité dans les domaines de la certification et de l’accréditation, selon les standards mondiaux de durabilité.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte particulier, à l’approche de la désignation de Tunis comme Capitale du Tourisme Arabe 2027. Les participants à l’atelier ont souligné la nécessité de fédérer les efforts nationaux autour d’une vision commune fondée sur le slogan « L’Humain d’abord », qui place le capital humain au cœur des politiques touristiques.

Dans son allocution d’ouverture, le ministre du Tourisme a estimé que l’avenir du secteur ne se mesure plus uniquement au nombre de visiteurs. Mais il s’évalue davantage à la qualité de l’expérience proposée, à la création d’une valeur ajoutée durable et à l’implication des communautés locales dans le développement touristique.

« La durabilité n’est plus un choix », a-t-il affirmé. Tout en soulignant qu’elle constitue désormais un critère essentiel de crédibilité auprès des investisseurs et des marchés internationaux. Il précise que cette approche englobe la gestion responsable des ressources, l’amélioration de la qualité des services, la valorisation du patrimoine culturel et naturel ainsi que la réduction des impacts environnementaux.

Sofiane Tekaya a également mis en avant les atouts dont dispose la Tunisie, notamment la richesse de son patrimoine culturel et naturel, ainsi qu’un capital humain composé de compétences qualifiées et d’une jeunesse créative. Le ministre a, par ailleurs, réaffirmé la volonté du gouvernement de poursuivre la diversification de l’offre touristique à travers le développement du tourisme culturel, rural, écologique, saharien et agrotouristique. Tout en encourageant les expériences authentiques répondant aux nouvelles attentes des voyageurs.

Cette orientation s’accompagne d’un chantier de modernisation du cadre réglementaire, incluant la révision du système de classification des établissements touristiques, l’adaptation des cahiers des charges relatifs à l’hébergement alternatif et le soutien aux investissements générant une forte valeur ajoutée sur les plans environnemental et social. Au-delà de la signature de l’accord, l’atelier a marqué le lancement d’un dialogue national inclusif destiné à élaborer un modèle touristique tunisien plus durable, plus compétitif et mieux adapté aux évolutions du marché international.

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Office Plast bascule dans le rouge en 2025 : une perte de près de 2 millions de dinars

Office Plast a publié ses états financiers consolidés arrêtés au 31 décembre 2025. Ils font ressortir un résultat net déficitaire de 2,044 millions de dinars (MD); contre un bénéfice de 635 036 dinars en 2024.

Le chiffre d’affaires consolidé d’Office Plast progresse de 5,8 %, atteignant 41,34 MD contre 39,09 MD en 2024. Il est porté par la hausse des ventes locales (22,96 MD contre 17,41 MD). Tandis que les ventes à l’export reculent à 17,90 MD contre 21,22 MD. Le résultat d’exploitation s’établit à 2,15 MD, en retrait de 30,6 % par rapport aux 3,10 MD de 2024. Les charges de personnel bondissent à 5,71 MD, contre 2,95 MD en 2024. Soit une hausse de 93,4 %. Les charges financières nettes s’élèvent quant à elles à 2,52 MD. Le résultat courant des sociétés intégrées ressort à -135 554 dinars, avant prise en compte d’éléments extraordinaires de -1,59 MD, directement imputables à l’incendie du 25 juin 2025.

A cet égard, notons qu’un incendie avait détruit un dépôt de stockage de la société mère le 25 juin 2025. Ce qui avait généré une perte comptable nette sur immobilisations de 1,12 MD et une perte sur stocks de 4,63 MD. Un acompte d’indemnisation de 4,21 MD a été perçu auprès de l’assureur. Le solde définitif restant en cours de détermination.

Par ailleurs, le total des actifs consolidés d’Office Plast s’élève à 56,55 MD au 31 décembre 2025; contre 55,44 MD en 2024. Les capitaux propres totaux (part du groupe et minoritaires) s’établissent à 21,99 MD, dont 18,73 MD pour la part du groupe; contre 20,59 MD un an plus tôt. Les capitaux propres part du groupe enregistrent ainsi une érosion de 1,86 MD sur l’exercice. L’endettement financier non courant recule à 3,06 MD; contre 4,48 MD en 2024. Tandis que les passifs financiers courants progressent à 15,50 MD contre 13,38 MD. Enfin, les liquidités et équivalents de liquidités s’établissent à 5,51 MD; contre 8,18 MD fin 2024.

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BCE : coup de semonce avant la décision sur les taux d’intérêt

Les estimations de l’inflation dans la zone euro restent élevées, comme le montre une enquête de la BCE avant la réunion cruciale de la semaine du 8 juin…

En particulier, les anticipations d’inflation des consommateurs de la zone euro sur une période de trois ans ont légèrement diminué en avril. Ce qui a apporté un certain soulagement à la Banque centrale européenne (BCE). Même si les responsables semblent en bonne voie pour relever les taux d’intérêt.

Les prix devraient augmenter de 2,9 % au cours de cette période, contre 3 % en mars, selon l’enquête mensuelle de la BCE publiée mardi 2 juin.

Les prévisions pour les douze prochains mois sont restées inchangées à 4 %. Tandis que les perspectives pour une période de cinq ans ont été maintenues à 2,4 %, au-dessus de l’objectif d’inflation à moyen terme de 2 % fixé par la BCE.

Ces données interviennent après qu’Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE, a averti que le risque de déstabilisation des anticipations d’inflation s’accroît. Ce qui signifie que la BCE ne peut ignorer la hausse des prix de l’énergie provoquée par la guerre au Moyen-Orient. « Nous ne pouvons plus ignorer ce choc », a-t-elle souligné. « Le risque de déstabilisation des anticipations d’inflation s’accroît ».

Lire aussi: Lire aussi: Schnabel : la BCE approche d’une « pause » dans la baisse des taux d’intérêt

Elle a dernièrement indiqué qu’une hausse des taux serait nécessaire lors de la réunion de la BCE des 10 et 11 juin. Les marchés anticipent largement une telle mesure, les responsables politiques étant confrontés à la perspective d’une hausse des coûts de l’énergie pesant sur l’inflation. Toutefois, compte tenu des incertitudes quant à l’impact économique du conflit, les décideurs restent prudents dans leur communication.

En outre, Mme Schnabel a fait valoir qu’il est trop tôt pour déterminer le nombre de hausses de taux qui pourraient être nécessaires. Tout en notant que les décideurs politiques continueront d’évaluer les données et les développements à venir au Moyen-Orient. « Il est trop tôt pour dire qu’il y aura un certain nombre d’augmentations et que ce sera terminé », a-t-elle déclaré. « Nous devons vraiment voir ce qui se passe », a-t-elle ajouté.

Comme elle l’a également mentionné, le choc actuel diffère des crises énergétiques précédentes car il agit de plus en plus comme un choc de demande mondiale, tout en augmentant les coûts de production dans le monde entier.

Dans le même temps, certains responsables s’inquiètent également de l’impact de la guerre sur l’activité économique. Un sondage de la BCE révélant un pessimisme accru. Les personnes interrogées anticipent une contraction du PIB de 2,2 % au cours des douze prochains mois (contre une estimation de -2,1 % en mars). Les prévisions concernant le taux de chômage à un an ont, quant à elles, baissé à 11,2 %, contre 11,3 % précédemment.

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Salaires 2025 : le secteur bancaire déclenche trois jours de grève

Le secteur des banques, des institutions financières et des compagnies d’assurance s’apprête à connaître un important mouvement social. La Fédération générale des banques, des institutions financières et des assurances a annoncé l’organisation d’une grève sectorielle de trois jours, les 23, 24 et 25 juin 2026. Et ce, pour protester contre le blocage des négociations sociales et l’absence d’accord sur les augmentations salariales au titre de l’année 2025.

L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse réunissant plusieurs responsables syndicaux et représentants des structures professionnelles du secteur. Cette rencontre a permis d’exposer les raisons de cette escalade. Tout en dressant un état des lieux de la situation sociale au sein des banques, des établissements financiers et des compagnies d’assurance.

Selon les responsables syndicaux, le recours à la grève n’était pas envisagé dans un premier temps. Ils affirment avoir privilégié le dialogue et les négociations durant plusieurs mois; avant d’opter pour cette forme de mobilisation. La fédération estime toutefois que le processus de négociation a été marqué par des retards répétés et une absence d’avancées concrètes. Malgré l’expiration des délais habituellement retenus pour la conclusion des accords salariaux périodiques.

A cet égard, les représentants des salariés soulignent que les employés du secteur attendent toujours la finalisation d’un accord portant sur les augmentations de salaires pour l’année 2025. Ils mettent en avant l’érosion du pouvoir d’achat et la hausse continue du coût de la vie pour justifier leurs revendications.

De son côté, la direction syndicale du secteur considère également que les discussions menées ces derniers mois ont connu une phase de blocage. Tout en estimant que la partie patronale n’a pas présenté de propositions répondant aux attentes des agents et des cadres. Face à cette situation, les structures syndicales ont donc décidé de durcir leur position. Et pour ce faire de recourir à la grève, afin de défendre les droits professionnels et sociaux de leurs adhérents.

Au final, ce mouvement pourrait avoir des répercussions importantes sur l’activité bancaire et financière du pays durant les trois journées annoncées. Alors que les regards se tournent désormais vers une éventuelle reprise du dialogue entre les différentes parties, afin d’éviter une paralysie prolongée du secteur.

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Tunisie | Hausse des exportations d’huile d’olive de 64 % en 6 mois

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont connu une forte accélération lors de la campagne 2025-2026 : entre novembre 2025 et avril 2026, le pays a exporté 295 400 tonnes, contre 180 200 tonnes sur la même période de la campagne précédente, soit une augmentation de 63,9 %.

Ces chiffres ont été annoncés par l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), qui indique que la croissance des volumes s’est traduite par une hausse significative des revenus.

Au cours des six premiers mois de la campagne, les recettes d’exportation ont atteint 3 643,8 millions de dinars tunisiens (MDT), soit environ 1 104,2 millions d’euros, contre 2 442,4 MDT (environ 740,1 millions d’euros) sur la même période de l’année précédente, ce qui représente une hausse de 49,2 %.

Cependant, malgré la forte augmentation des volumes vendus, les prix moyens ont diminué.

En avril 2026, le prix moyen à l’exportation s’établissait à 12,67 dinars le kg (environ 3,84 euros), contre 13,77 dinars (environ 4,17 euros) en avril de l’année précédente, soit une baisse de 8 %. Selon la catégorie, les prix variaient entre 8,81 et 16,55 dinars le kg, soit environ entre 2,67 et 5,02 euros.

La filière tunisienne continue d’exporter principalement des produits en vrac : l’huile conditionnée ne représente que 12,5 % des volumes vendus à l’étranger, malgré une légère augmentation par rapport aux 11,9 % de la saison précédente.

La part de l’huile vendue en vrac se maintient ainsi à 87,5 %.

L’huile d’olive extra vierge représente 83,5 % des exportations tunisiennes d’huile d’olive. L’Union européenne (UE) demeure la principale destination de l’huile d’olive tunisienne, absorbant 56,5 % des volumes exportés. Viennent ensuite l’Amérique du Nord (23,2 %), l’Asie (12,1 %) et l’Afrique (4,5 %). Parmi les pays importateurs, l’Espagne reste le premier acheteur avec 32,3 % des quantités exportées, suivie de l’Italie (19,6 %) et des États-Unis (19 %).

L’huile d’olive biologique est également en plein essor : au cours des six premiers mois de la campagne, la Tunisie a exporté 37 900 tonnes, pour une valeur de 497,7 MDT (environ 150,8 millions d’euros). Cependant, la part de l’huile biologique conditionnée ne dépasse pas 5,7 % des volumes. Le prix moyen de ce type d’huile s’établissait à 13,12 dinars le kilogramme, soit environ 3,98 euros, avec 12,94 dinars (environ 3,92 euros) pour les produits en vrac et 16,15 dinars (environ 4,89 euros) pour les produits conditionnés.

L’Italie est le premier marché pour l’huile d’olive biologique tunisienne, représentant 38 % des exportations, devant les États-Unis (25 %), l’Espagne (24 %) et la France (8 %). Ce chiffre confirme le rôle central du marché italien pour le segment le plus qualitatif de la filière tunisienne, tandis que les ventes en gros sur les marchés européens, notamment espagnol et italien, demeurent la principale source d’exportations.

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Cap sur les 95 dollars pour le Brent

Les prix du pétrole ont augmenté de plus de 4 % à la clôture des marchés le lundi 1er juin 2026, alors que la guerre entre l’Iran et les États-Unis s’intensifie, avec des inquiétudes grandissantes quant à la sécurité des approvisionnements mondiaux en provenance du Moyen-Orient.

Ces gains sont intervenus après de nouveaux échanges de frappes militaires entre Washington et Téhéran au cours du week-end, alors qu’Israël a étendu ses opérations militaires au Liban…

Selon le système de surveillance des marchés de la plateforme énergétique basée à Washington, la détérioration de la situation sécuritaire dans la région a réduit les espoirs d’un accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, un accord qui avait temporairement apaisé les marchés ces derniers jours.

Prix ​​du pétrole aujourd’hui

À la clôture de la séance du lundi 1er juin, les contrats à terme sur le pétrole brut Brent pour livraison en août 2026 ont augmenté de 4,24 % pour atteindre 94,98 dollars le baril. Parallèlement, les prix à terme du pétrole brut américain West Texas Intermediate, pour livraison en juillet 2026, ont bondi de 5,49 % pour atteindre 92,16 dollars le baril, selon les chiffres suivis en temps réel par la plateforme énergétique spécialisée.

Les analystes estiment que les préoccupations liées à l’offre ont éclipsé les faibles données économiques en provenance de Chine, qui ont montré un ralentissement de l’activité industrielle et une pression continue sur les exportations et la demande intérieure.

Les inquiétudes se sont également accrues concernant la navigation dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du flux mondial de pétrole et de gaz, suite aux informations faisant état de la pose continue de mines marines dans cette zone sensible.

Tony Sycamore, analyste de marché chez IG, a déclaré que les inquiétudes croissantes concernant les mines navales dans le détroit d’Ormuz pourraient retarder le retour à un trafic maritime normal. Ce qui signifie que la pression à la hausse sur les prix se poursuivra même si le détroit est rouvert.

Il a ajouté que tout accord politique éventuel entre les États-Unis et l’Iran n’entraînerait pas nécessairement un afflux immédiat de grandes quantités de pétrole sur les marchés mondiaux. Ce qui limite les chances d’une chute rapide des prix.

De son côté, Goldman Sachs a averti que la faiblesse de la demande de pétrole en Chine et en Europe représente un risque majeur pour ses prévisions de prix du pétrole pour le quatrième trimestre 2026.

L’organisation a néanmoins confirmé que toute nouvelle perturbation des approvisionnements au Moyen-Orient pourrait faire grimper les prix du pétrole brut Brent à des niveaux supérieurs à ses prévisions actuelles de 90 dollars le baril. Tandis que le pétrole brut West Texas Intermediate pourrait dépasser 83 dollars le baril.

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La Tunisie selon la BAD : Une reprise fragile sur fond de contraintes structurelles persistantes

Le rapport Perspectives économiques en Afrique 2026 de la Banque africaine de développement (BAD), publié en mai 2026, consacre une note pays à la Tunisie ainsi que plusieurs mentions transversales dans ses chapitres thématiques. La lecture croisée de ces passages dessine le portrait d’une économie en redressement modéré, encore lestée par des fragilités structurelles profondes. Avertissement préalable, […]

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Tabarka 2026 | Arrivée du premier vol touristique en provenance de Pologne

L’aéroport international de Tabarka-Aïn Draham a accueilli, ce lundi matin 1er juin 2026, son premier vol touristique direct en provenance de Pologne, avec à son bord 190 touristes.

Cette liaison, organisée par une compagnie aérienne étrangère pour le compte d’un tour-opérateur international, constitue une première pour la ville de Tabarka, comme l’a souligné le commissaire régional au tourisme de Tabarka-Aïn Draham.

Ce flux de vols saisonniers devra se poursuivre à l’aéroport de Tabarka-Aïn Draham jusqu’à la première semaine d’octobre 2026, indique la même source, en précisant que le programme prévoit un rythme régulier de deux vols hebdomadaires : le premier en provenance de Pologne et le second depuis la République tchèque.

Le coup d’envoi de la saison touristique est ainsi officiellement donné à Jendouba et le programme promet une belle dynamique pour l’économie et l’hôtellerie du Nord-Ouest tunisien, souligne encore la même source.

Y. N.

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