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Ramadan : Quand les restaurants font le plein pour l’Iftar

Il y a quelques décennies, dîner au restaurant durant le mois de Ramadan rimait avec célibat ou famille éloignée. De nos jours, c’est tout le contraire puisque la demande de dîners familiaux pendant le mois saint semble carrément dépasser l’offre déjà conséquente.

C’est désormais le nouveau must du Ramadan! Les familles ont en effet pris un pli inattendu qui consiste à rompre le jeûne dans un restaurant.

Certains font de véritables sacrifices pour s’offrir un « iftar » de rêve et une véritable « sofra » ramadanesque. Ils débourseront jusqu’à 180 dinars pour un dîner haut de gamme dans un restaurant huppé en bord de mer.

D’autres choisiront des destinations plus abordables en misant sur les convivialités goulettoises ou bien certaines bonnes adresses réputées pour leur cuisine traditionnelle rénovée.

A Tunis, les destinations classiques en cette période de l’année sont ainsi les tables des Berges du Lac ou celles de la médina.

Une mention particulière est à décerner à Al Walima qui, au milieu des années 1980, avait été la première enseigne de restauration à avoir tenté l’expérience d’un « iftar » hors des pénates.

Curieusement, les autres villes ne semblent pas avoir emboîté le pas à la capitale pour ces « iftar » en ville. La tendance y est plutôt timide, quasiment nulle à Sfax où seuls les célibataires remplissent les rares restaurants à ouvrir, en progrès dans quelques villes touristiques comme Sousse, Hammamet ou Houmt Essouk.

Sans surprise, ce sont les menus les plus classiques qui remportent l’adhésion du public. La trilogie « chorba-brik-slata » est en tête de tous les menus qui comprennent aussi un entremets et un plat principal puisés dans le répertoire traditionnel.

Des dattes en entrée et des douceurs en dessert agrémentées d’un verre de thé et le tour est joué! « Comme à la maison mais dans un restaurant » pourrait fort bien constituer la devise de ces dîners du Ramadan qui, ponctuellement, commencent au crépuscule et se poursuivent au maximum deux petites heures.

Les expériences sont bien entendu nombreuses. Les unes sont couronnées de succès et d’autres moins réussies. Ils sont ainsi nombreux à trouver discutables les rapports qualité-prix ou encore le service et le contenu des assiettes.

Il n’en reste pas moins que la ruée continue dans un incontestable effet de mode qui donne au Ramadan une identité plus conviviale alors que le mois saint se déroulait essentiellement chez soi, au sein du cercle familial.

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Tunis relance ses avertissements aux commerçants sur l’hygiène urbaine

La municipalité de Tunis intensifie ses contrôles sur les cafés, restaurants et pâtisseries. Objectif : garantir la propreté de la capitale, protéger la santé des citoyens et visiteurs, et rappeler aux commerçants leur rôle clé dans l’image et l’attractivité de la ville.

Hygiène et responsabilité des commerçants

Selon le communiqué publié sur la page officielle Facebook de la municipalité, les établissements doivent désormais conclure un accord sur la collecte des déchets avec les services municipaux, mais aussi maintenir la propreté immédiate des abords de leurs locaux, et surtout respecter les règles d’hygiène publique et de protection de l’environnement.

Tout manquement peut entraîner des sanctions administratives voire judiciaires, souligne la municipalité.

Inspections nocturnes et suivi renforcé

Ces mesures font suite à des visites nocturnes d’inspection menées par l’Inspection générale et des agents de contrôle sanitaire. Cette surveillance ciblée vise à détecter les infractions, mais aussi à sensibiliser les commerçants sur l’importance de leur contribution à la qualité de vie urbaine.

Au-delà de l’hygiène, la municipalité insiste sur l’impact économique et touristique de la propreté. Une ville propre attire visiteurs et investisseurs, renforce l’image de Tunis et soutient le développement du secteur des cafés et restaurants.

La campagne en cours rappelle que la responsabilité des commerçants ne se limite pas à leur activité, mais inclut la gestion de l’espace public et l’entretien du cadre de vie collectif.

Un rappel à l’ordre resté lettre morte

Reste que ce n’est pas la première fois que la municipalité de Tunis émet ce genre de rappel à l’ordre. Elle appelle sans cesse les habitants et les commerçants à suivre une série de recommandations pour préserver la propreté et l’esthétique de la ville et surtout éviter la dégradation de la situation environnementale dans la capitale. 

La municipalité ne cesse de rappeler l’importance de l’entretien, de la peinture et du blanchiment des façades pour maintenir un aspect urbain attrayant et ne cesse d’inviter les commerçants à respecter un ensemble de mesures.

Par exemple, l’entretien des parasols, des tables et des enseignes publicitaires pour les cafés et restaurants est requis, tout comme l’interdiction d’occuper la voie publique sans autorisation préalable.

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