Lese-Ansicht

Réforme du sport : L’investissement étranger s’invite dans le débat

Au cœur du projet de loi sur les structures sportives, la question du financement devient centrale. L’ouverture aux investissements étrangers est désormais discutée comme une piste sérieuse pour soutenir les clubs sportifs, mais elle ravive aussi une question sensible : comment attirer des capitaux sans fragiliser la gouvernance ni l’indépendance des clubs ?

Financement du sport : l’ouverture aux capitaux étrangers au cœur des débats

Au cours des échanges, la question du financement des structures sportives a dominé les discussions. Plusieurs intervenants ont estimé que l’ouverture aux investissements étrangers constitue désormais une nécessité pour soutenir un secteur confronté à des contraintes budgétaires persistantes.

Ce débat intervient alors que le sport tunisien a déjà connu ce genre de situation. Le cas du Club Africain et de l’investisseur américain Fergie Chambers fait figure d’exemple. Après avoir injecté des millions de dinars dans le club, l’Américain n’occupe toutefois aucun poste officiel au sein du club pouvant lui permettre d’avoir un pouvoir de décision.

Cette orientation a toutefois été conditionnée par la mise en place de garde-fous destinés à préserver l’équilibre des instances de gouvernance et la souveraineté des clubs. L’idée d’un encadrement rigoureux des apports étrangers a ainsi été avancée afin d’éviter toute prise de contrôle déséquilibrée et de garantir une gestion transparente.

Dans cette même logique, la création d’un fonds ou d’une structure d’investissement dédiée au sport professionnel a également été évoquée, comme piste complémentaire pour diversifier les sources de financement et renforcer la stabilité économique du secteur.

Gouvernance et équilibre institutionnel

Au-delà de la question financière, les experts entendus ont rappelé la nécessité d’un cadre réglementaire clair pour accompagner cette ouverture. Le débat a notamment porté sur la répartition du capital et des pouvoirs au sein des clubs professionnels, avec une volonté affichée de préserver la majorité des associations sportives dans les instances décisionnelles.

Les discussions ont également souligné les risques potentiels d’ingérence et la nécessité d’un équilibre entre attractivité économique et protection du modèle sportif national.

Vers un texte de réforme plus structurant

D’autres volets du projet de loi ont été abordés, notamment la gouvernance, les mandats et la transparence des structures sportives. Les experts ont insisté sur l’importance de moderniser le cadre juridique tout en évitant une concentration excessive des pouvoirs et en favorisant le renouvellement des élites dirigeantes.

La question de la représentation féminine et celle de la publication des décisions des structures sportives ont également été évoquées, dans une perspective de renforcement de la transparence et de la bonne gouvernance.

En clôture, la commission a indiqué poursuivre ses consultations avec les experts et les acteurs du secteur, en vue de finaliser un texte présenté comme une réforme majeure, dont l’enjeu central reste l’équilibre entre ouverture économique, indépendance du sport et modernisation de sa gouvernance.

L’article Réforme du sport : L’investissement étranger s’invite dans le débat est apparu en premier sur webdo.

  •  

Taiking Electronics choisit la Tunisie pour sa première usine hors Chine

La Tunisie attire un nouvel investissement industriel d’envergure dans les technologies de pointe. Réuni ce lundi 4 mai 2026 avec une délégation de la société Taiking Electronics, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a confirmé l’implantation prochaine du groupe en Tunisie, choisie comme première base de production hors de Chine.

Conduite par son directeur exécutif Moli Chen et son directeur général Kurt Wong, la délégation a annoncé que toutes les étapes préparatoires du projet ont été finalisées, y compris l’acquisition du terrain. La future entité, baptisée « Taiking Electronics Tunisia », entamera ses activités dans les industries mécaniques de précision, avec un positionnement stratégique sur la fabrication de composants destinés aux voitures électriques ainsi que des équipements électroniques à haute valeur ajoutée.

40 millions de dinars

L’investissement initial est estimé à près de 40 millions de dinars et devrait générer environ 300 emplois dès la première phase. La production sera entièrement orientée vers l’export, ce qui confirme l’intégration du projet dans les chaînes de valeur internationales, notamment dans le secteur en pleine expansion de la mobilité électrique.

Lire aussi: La Chine va supprimer les droits de douane pour 53 pays africains dont la Tunisie

Lors de la réunion, les responsables de l’entreprise ont présenté les orientations stratégiques de leur groupe, mettant en avant une volonté d’expansion à l’international fondée sur l’adoption des technologies les plus avancées. Le choix de la Tunisie, selon eux, résulte d’études approfondies ayant mis en évidence les atouts du pays, notamment en matière de compétences, de position géographique et d’environnement d’investissement.

Engagement des autorités à accompagner le projet

De son côté, le ministre s’est félicité de cette décision, réaffirmant l’engagement des autorités à accompagner le projet. Il a assuré que les structures publiques concernées, notamment FIPA Tunisia et l’Instance tunisienne de l’investissement, mobiliseront les moyens nécessaires pour garantir un démarrage rapide et optimal des activités.

L’article Taiking Electronics choisit la Tunisie pour sa première usine hors Chine est apparu en premier sur webdo.

  •  

Pourquoi la Tunisie attire… vue d’Espagne

La Tunisie continue de chercher son récit économique. Mais vue d’Espagne, elle apparaît déjà comme un marché lisible, proche et exploitable. C’est ce qui ressort de la rencontre organisée par la Chambre de commerce de Madrid et Aresbank autour des opportunités d’investissement, avec en ligne de mire une mission commerciale annoncée du 14 au 18 septembre.

Selon un compte rendu de la Chambre de commerce de Madrid, cette initiative vise à accompagner les entreprises madrilènes à l’international, en mettant en avant les perspectives offertes par la Tunisie. El Diario de Madrid souligne de son côté trois atouts clés : proximité avec l’Europe, positionnement méditerranéen et forte intégration commerciale — 70% des échanges se font avec le continent européen.

Avec un PIB proche de 50 milliards de dollars, le pays attire dans plusieurs secteurs jugés accessibles : industrie, automobile, agro-industrie, infrastructures et technologie.

Une plateforme autant qu’un marché

Miguel Bufalá a présenté la Tunisie comme un point d’ancrage dans les chaînes de valeur internationales. Zied Lahbib et Tarek Chaabani ont mis en avant les dispositifs d’accompagnement, tandis que la rencontre a détaillé les outils financiers à l’export et des retours d’expérience d’entreprises déjà implantées.

L’intérêt pour l’automobile et l’aéronautique s’inscrit dans une tendance plus large : depuis 2024, les entreprises européennes cherchent à produire plus près de leurs marchés. À deux heures de vol de Madrid, la Tunisie apparaît comme une option crédible, à coût maîtrisé.

La diaspora, un pont discret

Début avril, un forum à Madrid a réuni près de 120 membres de la diaspora tunisienne — cadres, entrepreneurs et experts — autour de leur contribution au développement du pays.

Ce réseau, familier des deux rives, joue un rôle concret : il traduit la réalité du terrain et contribue à rassurer des investisseurs souvent prudents.

Le facteur Aresbank

Dans ce dispositif, Aresbank occupe une place clé. Spécialisée dans les échanges avec le monde arabe, la banque constitue un intermédiaire reconnu, notamment sur les questions de financement et de transferts de devises.

Dans ce contexte, la Tunisie apparaît, vue de Madrid, comme un point d’entrée crédible — à la fois proche, accessible et positionné sur des dynamiques industrielles en recomposition.

Lire aussi:

L’article Pourquoi la Tunisie attire… vue d’Espagne est apparu en premier sur webdo.

  •  

Tunisie-Japon : un pacte d’investissement majeur en préparation pour les grands projets

La Tunisie et le Japon ont franchi un nouveau cap dans leur coopération économique avec un accord de principe sur un futur traité bilatéral d’investissement, annoncé ce vendredi 10 avril. Cette avancée, issue de négociations ouvertes depuis juin 2025, vise à offrir un cadre juridique plus sécurisé aux opérateurs des deux pays et à stimuler les flux d’investissements croisés.

Cette étape intervient dans un contexte de renforcement soutenu du partenariat tuniso-japonais, à l’heure où les deux capitales cherchent à transformer leurs relations historiques en levier économique plus structuré.

Un cadre juridique pour sécuriser les capitaux

Le futur accord doit porter sur la protection et la promotion réciproques des investissements, avec pour objectif de garantir une meilleure stabilité réglementaire et de réduire les risques juridiques pour les entreprises japonaises et tunisiennes.

Les deux parties ont confirmé leur volonté de finaliser rapidement les consultations techniques en vue d’une signature dans les meilleurs délais, afin d’accélérer l’arrivée de nouveaux projets, notamment dans les secteurs à forte valeur ajoutée.

Cette dynamique a été réaffirmée lors de la rencontre du 8 avril entre le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et le nouvel ambassadeur du Japon à Tunis, Saito Jun, qui ont insisté sur les opportunités offertes par la Tunisie comme plateforme régionale entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient.

Infrastructures, énergie et eau

Au-delà du cadre diplomatique, le Japon demeure l’un des partenaires majeurs de la Tunisie dans le financement des grands projets structurants, notamment à travers la JICA, dont les engagements cumulés ont dépassé 350 milliards de yens à fin 2024.

Parmi les chantiers emblématiques figurent la poursuite de la station de dessalement d’eau de mer de Sfax, ainsi que le développement accéléré de la coopération énergétique.

Le dossier le plus marquant reste le projet photovoltaïque de 130 MW à Gabès, retenu récemment pour bénéficier d’un appui financier japonais dans le cadre du mécanisme de crédits carbone.

Le financement peut atteindre 2 milliards de yens, soit environ 37 millions de dinars, pour un projet piloté par le groupe japonais Marubeni en partenariat avec une entreprise française. Cette opération confirme la montée en puissance du Japon sur les segments tunisiens de la transition énergétique et de la décarbonation industrielle.

Des échanges commerciaux en progression

Le commerce bilatéral poursuit lui aussi sa consolidation. En 2024, les exportations tunisiennes vers le Japon ont atteint 18,6 milliards de yens, portées principalement par les produits de la mer, l’huile d’olive et le textile-habillement.

Les importations tunisiennes en provenance du Japon se sont élevées à 11,5 milliards de yens, dominées par l’automobile, les machines, les équipements électriques et les produits sidérurgiques.

Cette structure des échanges reflète une relation de plus en plus complémentaire, où la Tunisie renforce ses exportations agroalimentaires et manufacturières tout en bénéficiant du savoir-faire technologique japonais.

Une relation stratégique qui change d’échelle

À l’approche du 70e anniversaire des relations diplomatiques entre Tunis et Tokyo, ce futur accord d’investissement pourrait devenir le nouvel accélérateur d’une coopération déjà dopée depuis la TICAD 8 accueillie en Tunisie en 2022.

L’enjeu dépasse le seul commerce : il s’agit désormais de faire de la Tunisie une base d’investissement japonaise sur l’axe Europe–Afrique–Moyen-Orient, avec des projets ciblant l’énergie, l’eau, l’industrie et les infrastructures.

L’article Tunisie-Japon : un pacte d’investissement majeur en préparation pour les grands projets est apparu en premier sur webdo.

  •  

La Tunisie séduit le Fonds Chine-Afrique, plusieurs projets d’investissement à l’étude

Le Fonds de Développement Chine-Afrique (CAD Fund) explore de nouvelles opportunités en Tunisie. Reçue à l’APII, une délégation de haut niveau a affiché un intérêt concret pour plusieurs projets, dans un contexte marqué par la mise en avant des réformes, des avantages fiscaux et du positionnement stratégique du pays comme hub entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient.

Une mission de prospection axée sur les secteurs d’avenir

Les atouts économiques de la Tunisie, notamment dans les domaines industriels, technologiques et de l’innovation, ont été présentés mardi au siège de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation à une délégation du Fonds de Développement Chine-Afrique (CAD Fund), en visite de prospection.

Selon l’APII, la délégation comprenait Li Shibao, représentant principal du fonds, Yu Qing, ainsi que Fu Heng, responsable du bureau de représentation chargé de l’Afrique du Nord et de l’Est. Les responsables chinois ont été reçus par Omar Bouzouada, en présence de plusieurs cadres de l’agence.

Les discussions ont porté sur les réformes engagées pour améliorer le climat des affaires, les incitations fiscales offertes aux investisseurs étrangers et les mécanismes visant à soutenir le développement régional.

La carte du positionnement géostratégique tunisien

L’APII a mis en avant la position géostratégique de la Tunisie, présentée comme une plateforme privilégiée à la croisée de l’Europe, de l’Afrique et du Moyen-Orient.

L’agence a également insisté sur la qualité du capital humain tunisien et l’expertise développée dans les activités à forte valeur technologique, autant d’arguments destinés à attirer les investissements du CAD Fund dans des filières à fort potentiel.

Les opportunités dans plusieurs secteurs porteurs ont ainsi été exposées à la délégation chinoise, qui a montré un intérêt particulier pour des projets susceptibles de renforcer la coopération économique bilatérale.

Un signal positif pour la coopération sino-tunisienne

À l’issue de la visite, le CAD Fund a manifesté son intérêt pour plusieurs projets d’investissement en Tunisie, exprimant sa volonté d’élargir les perspectives de coopération entre les deux parties.

Créé en 2007 par Banque de Développement de Chine, ce fonds accompagne les entreprises chinoises en Afrique à travers des investissements dans des secteurs stratégiques comme les infrastructures, l’agriculture, les zones industrielles et les capacités productives.

Cette marque d’intérêt intervient à un moment où la Tunisie cherche à diversifier ses partenariats internationaux et à attirer davantage de capitaux étrangers, notamment dans les activités industrielles et technologiques à haute valeur ajoutée.

L’article La Tunisie séduit le Fonds Chine-Afrique, plusieurs projets d’investissement à l’étude est apparu en premier sur webdo.

  •  

Tunisie : 4 000 MD d’investissements étrangers prévus en 2026

Le directeur général de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur, Jallal Tbib, a annoncé que la Tunisie anticipe une poursuite de la hausse des investissements étrangers au cours de l’année 2026, avec un volume estimé à 4 000 millions de dinars.

Dans une interview accordée à l’Agence Tunis Afrique Presse, il a précisé que ces prévisions reposent sur des indicateurs fiables et réalistes. Après une augmentation de 30 % des intentions d’investissement en 2025, atteignant 8 000 millions de dinars, environ 50 % de ces intentions devraient se concrétiser en 2026, portant ainsi le volume des investissements étrangers à quelque 4 000 millions de dinars.

Engagements réalisables

Il a souligné que les intentions d’investissement constituent le point de départ de la mise en œuvre effective des projets, représentant des engagements réalisables. À titre d’exemple, en 2024, près de 3 500 millions de dinars sur un total d’intentions d’investissement de 5 000 millions de dinars ont été concrétisés.

Le responsable a rappelé que la Tunisie fait face à une concurrence accrue de la part d’autres pays attirant davantage d’investissements étrangers. Cela nécessite des efforts supplémentaires et la mise en place de mesures incitatives pour séduire de nouveaux investisseurs et fidéliser ceux déjà présents.

Selon lui, les développements récents dans les pays du Golfe renforcent l’attrait de la Tunisie en tant que destination d’investissement, pouvant être considérée comme un « refuge » pour les investisseurs étrangers, notamment ceux visant les grands marchés européens. Ces évolutions incitent également les investisseurs à se rapprocher de l’Europe centrale et de ses environs.

L’avantage stratégique de la position géographique

Tbib a insisté sur l’avantage stratégique de la position géographique de la Tunisie, proche de l’Europe, qui en fait une destination privilégiée pour les investissements étrangers. Il a ajouté que les visites d’investisseurs, particulièrement en provenance d’Asie du Sud-Est, d’Europe et d’Europe de l’Est, ont enregistré une hausse, reflétant leur intérêt pour le marché tunisien.

Enfin, il a précisé que la disponibilité de zones industrielles, un suivi efficace des projets, ainsi que la mise à disposition d’incitations tout en respectant les normes environnementales et d’urbanisme, renforcent l’attractivité du pays. La Tunisie dispose de compétences qualifiées pour gérer les investissements conformément aux attentes des investisseurs, ce qui fait d’elle un environnement favorable malgré certaines contraintes en cours de résolution.

Lire aussi : Tunisie : Fin de mission pour Namia Ayadi à la tête de l’Instance Tunisienne de l’Investissement

L’article Tunisie : 4 000 MD d’investissements étrangers prévus en 2026 est apparu en premier sur webdo.

  •  
❌