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La Tunisie relance la valorisation des peaux d’animaux de sacrifice

L’Institut national de formation environnementale appelle les citoyens à participer activement à la réussite de la campagne nationale de collecte des peaux issues des sacrifices de l’Aïd, en adoptant des pratiques de dépôt propres, organisées et respectueuses de l’environnement.

Selon l’institut, ces peaux constituent une ressource économique sous-exploitée, capable d’alimenter plusieurs filières industrielles, notamment la maroquinerie, la chaussure, la fabrication de sacs ainsi que divers produits artisanaux. Leur valorisation permettrait ainsi de réduire le gaspillage et de transformer un déchet potentiel en matière première à forte valeur ajoutée.

Réduire la pollution et renforcer l’économie circulaire

Au-delà de l’aspect industriel, la collecte organisée des peaux contribue à limiter les impacts environnementaux liés à leur abandon dans la nature ou leur mélange avec les déchets ménagers. Une mauvaise gestion de ces déchets organiques peut en effet générer des nuisances sanitaires et des risques de pollution.

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Cette initiative s’inscrit pleinement dans une dynamique d’économie circulaire, visant à prolonger la durée de vie des ressources, à encourager le recyclage et à réduire l’empreinte écologique des activités humaines.

Consignes pratiques aux citoyens

L’institut recommande plusieurs gestes simples pour garantir l’efficacité de la collecte : éviter de jeter les peaux dans la nature ou avec les ordures ménagères, les nettoyer autant que possible, les conserver dans des sacs adaptés, puis les déposer dans les points de collecte agréés.

Il insiste également sur l’importance de la sensibilisation collective afin de diffuser une culture de responsabilité environnementale et d’encourager des comportements citoyens plus respectueux.

Un potentiel de développement local

En optimisant la récupération de ces matières premières, la Tunisie pourrait renforcer ses industries locales de transformation du cuir, créer de nouvelles opportunités d’emploi et consolider ses chaînes de valeur. Cette démarche s’inscrit dans une logique plus large de développement durable, combinant protection de l’environnement et soutien à l’économie nationale.

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Snapshot : Devant l’école de Bhar Lazreg, un sacrilège qui s’assume

Depuis plusieurs semaines, des vandales ordinaires souillent le seuil d’une école en jettant leurs poubelles en face de la porte d’entrée de l’établissement scolaire.

Comme une benne à ordures se trouve à proximité, il devient évident que ces actes sont prémédités et visent le savoir ainsi que les écoliers.

Il y a quelques jours, un panneau rudimentaire a été placé pour signifier et souligner l’interdiction de jeter des déchets. Le panneau a été arraché et ce manège sacrilège continue comme pour nous dire que les pollueurs gagnent toujours et ne respectent même pas les enfants et leur école.

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Déchets plastiques : La Tunisie étudie une hausse du soutien financier

Le ministre de l’Environnement, Habib Abid, a indiqué que le secteur de la collecte des déchets plastiques fait actuellement l’objet de discussions avec les acteurs concernés, dans le cadre d’une réflexion sur ses difficultés structurelles.

Dans une réponse à une question écrite du député Abdessatar Zraïri, le ministre a précisé que plusieurs réunions ont été tenues avec les entreprises de collecte contractées par l’Agence nationale de gestion des déchets. Ces échanges ont notamment porté sur les contraintes financières et opérationnelles auxquelles fait face la filière.

Proposition de révision à la hausse des prix

Parmi les pistes évoquées figure une proposition de révision à la hausse des prix de reprise de certains types de déchets plastiques. Cette mesure viserait à améliorer la rentabilité de la collecte et à renforcer l’attractivité du secteur, souvent jugé peu viable dans ses conditions actuelles.

Le ministre a toutefois souligné qu’aucune décision n’a été arrêtée à ce stade. Le projet reste à l’étude en coordination avec le ministère des Finances, qui devra évaluer la possibilité d’intégrer cette mesure dans les lois de finances de 2026 ou 2027.

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Cette orientation, encore au stade de proposition, s’inscrit dans un contexte plus large de recherche de solutions pour améliorer la gestion des déchets plastiques et soutenir les opérateurs du secteur.

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Tunisie : Vers des amendes, une appli mobile et des travaux d’intérêt général contre les déchets sauvages

Face à la dégradation croissante de la propreté dans plusieurs villes tunisiennes, un groupe de députés a déposé devant la commission parlementaire de l’Industrie, du Commerce, des Ressources naturelles, de l’Énergie et de l’Environnement une proposition de loi visant à interdire et sanctionner plus fermement le dépôt anarchique de déchets dans les espaces publics.

Le texte se veut structuré autour d’une double logique : responsabiliser l’État sur les équipements nécessaires et imposer une responsabilité citoyenne renforcée, à travers la sensibilisation et des amendes graduelles.

Entre prévention et répression

La proposition impose d’abord à l’État et aux collectivités de mettre à disposition des conteneurs et infrastructures de collecte adaptés, condition jugée indispensable pour rendre la règle applicable.

En parallèle, elle prévoit des sanctions financières progressives, des mesures éducatives selon la gravité des infractions, le recours possible à des travaux d’intérêt général, et l’obligation, dans certains cas, de participer au nettoyage des espaces publics.

Les initiateurs du texte défendent la protection de la propreté urbaine comme un véritable “droit collectif”, dans le prolongement de l’article 45 de la Constitution garantissant le droit à un environnement sain.

Une application mobile pour signaler les contrevenants

Parmi les nouveautés majeures, la proposition introduit un mécanisme digital de signalement via une application mobile, permettant aux citoyens de notifier les infractions constatées dans leur quartier ou dans les lieux publics.

Ce dispositif viendrait compléter les constats dressés par les agents municipaux et les forces habilitées, avec l’objectif de mieux documenter les infractions et accélérer les interventions.

Cette innovation marque une volonté d’entrer dans une gestion plus intelligente et participative de la propreté urbaine.

Le projet met également l’accent sur la prévention à long terme, avec le renforcement des campagnes de sensibilisation dans les établissements scolaires, les espaces publics, les quartiers à forte densité, et les zones les plus touchées par les dépôts sauvages.

Les jeunes et la société civile devraient être davantage impliqués dans les actions de contrôle, d’éducation et de valorisation des déchets.

Tri sélectif, vidéosurveillance et sanctions aggravées

Lors des débats, plusieurs députés ont plaidé pour aller plus loin en proposant des conteneurs dédiés au tri sélectif, le recours à des dispositifs de surveillance, le renforcement des moyens des municipalités, un durcissement des sanctions pour les déchets médicaux, industriels et électroniques, et une meilleure protection des ressources en eau et des espaces verts.

Certains élus ont toutefois rappelé que la législation actuelle prévoit déjà des sanctions, estimant qu’une révision du cadre existant pourrait parfois être plus efficace qu’un nouveau texte.

Un enjeu de santé publique et d’attractivité urbaine

Au-delà de la propreté, les députés soulignent que l’enjeu touche directement la santé publique, l’environnement, l’image des villes, l’attractivité touristique, et la qualité de vie des habitants.

Dans un contexte de moyens municipaux limités et d’absence d’un véritable code de l’environnement, cette initiative ambitionne de combler plusieurs vides juridiques et de poser les bases d’une réponse plus moderne aux crimes environnementaux.

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Déchets ménagers en Tunisie : 3,3 millions de tonnes par an, un défi environnemental majeur

La Tunisie fait face à une pression croissante en matière de gestion des déchets. Devant le Parlement, le ministre de l’Environnement, Habib Abid, a dressé, aujourd’hui, un état des lieux préoccupant, révélant l’ampleur des volumes produits et les défis structurels liés à leur traitement, tout en appelant à un sursaut collectif pour surmonter les blocages.

Une production massive et un système sous pression

Chaque année, la Tunisie génère environ 3,3 millions de tonnes de déchets ménagers, collectés par les municipalités à l’aide d’un parc de plus de 3400 véhicules, un niveau qui met à rude épreuve les capacités de gestion existantes.

Face à cette réalité, le système actuel repose principalement sur les décharges contrôlées, considérées comme un levier essentiel pour lutter contre la prolifération des dépôts anarchiques.

17 décharges contrôlées, mais une couverture incomplète

Le pays compte actuellement 17 décharges contrôlées opérationnelles, dont 11 gérées par l’Agence nationale de gestion des déchets et 6 sous la responsabilité des municipalités.

Ces installations permettent de traiter près de 2,8 millions de tonnes de déchets, soit une grande partie des volumes produits annuellement. Toutefois, le ministre a précisé que le rôle de son département se limite essentiellement à la réception et à l’acheminement des déchets vers ces sites, laissant apparaître des limites dans la chaîne globale de gestion.

Certaines régions restent par ailleurs dépourvues d’infrastructures adaptées, accentuant les déséquilibres territoriaux.

Le défi de l’acceptation sociale

Au-delà des contraintes techniques et logistiques, un obstacle majeur persiste : le refus des populations locales d’accueillir des infrastructures de traitement à proximité de leurs lieux de vie.

Le ministre a ainsi évoqué le phénomène dit du « Not In My Backyard » (NIMBY), soulignant que cette opposition freine considérablement la mise en œuvre des projets. Il a appelé les députés à jouer un rôle actif dans la sensibilisation des citoyens afin de favoriser l’acceptation de ces équipements pourtant indispensables.

Entre volumes en hausse, infrastructures insuffisantes et résistances sociales, les autorités sont confrontées à une équation complexe qui nécessite des réponses structurelles et une mobilisation collective.

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