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Oueld Lamia, un dangereux repris de justice, arrêté à Hammamet

La sous-direction des enquêtes criminelles d’El Gorjani a arrêté samedi soir, 30 mai 2026, un détenu classé «extrêmement dangereux», surnommé «Oueld Lamia», à la suite d’une opération réussie à Hammamet, rapporte Mosaïque FM.

Selon les informations disponibles, le suspect purge une peine de 18 ans de prison pour sa participation à une série de vols, de cambriolages et de violences aggravées. En détention, le prisonnier a simulé une maladie et exagéré son état de santé, ce qui a nécessité son transfert dans un hôpital de la capitale pour y être soigné. Il a profité de cette occasion pour s’évader et disparaître.

Oueld Lamia est considéré comme un criminel notoire et un pilier du crime organisé dans le quartier de Jebel Lahmar. Il a terrorisé les habitants de la capitale pendant des années et son casier judiciaire comprend pas moins de 38 mandats d’arrêt émis par différentes unités de sécurité et instances judiciaires. Il est notamment accusé de voies de fait graves, de vol qualifié, de vol sous la menace d’une arme blanche, de tentative de meurtre et de vol avec violence.

Le parquet a autorisé sa détention provisoire pour complément d’enquête et son renvoi ultérieur devant les tribunaux.

I. B.

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Festivals : Jazz à Tabarka aura bien lieu

Après une période marquée par remous, éclipses et annulations, la manifestation musicale Jazz à Tabarka devrait prochainement faire son retour.

En effet, Jazz à Tabarka devrait se tenir du 2 au 9 juillet et faire la part belle aux musiciens locaux.
Cette reprise est une bonne nouvelle aussi bien pour la scène jazz que pour la ville de Tabarka qui retrouve ainsi un de ses fleurons festivaliers.

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L’appel d’offres pour le câble électrique entre l’Italie et la Tunisie prolongé au 15 juin

La date limite de dépôt des offres pour l’appel d’offres de Terna relatif à l’assistance spécialisée aux activités d’ingénierie des stations de conversion CCHT du projet Elmed, l’interconnexion électrique entre l’Italie et la Tunisie, est reportée au 15 juin 2026.

Cette prolongation est mentionnée dans l’avis d’appel d’offres n° 2600053838, publié sur la plateforme de publicité légale Anac, le portail des marchés publics de Terna et au Journal européen.

Cet appel d’offres, d’une valeur totale estimée à 1,43 million d’euros, porte sur des services techniques destinés à appuyer les activités d’ingénierie des stations de conversion CCHT, infrastructure essentielle au fonctionnement de l’interconnexion électrique entre les deux rives du détroit de Sicile.

L’appel d’offres est divisé en deux lots : le premier, d’une valeur de 770 000 euros, concerne les travaux électromécaniques. Le second contrat, d’une valeur de 660 000 €, concerne des travaux de génie civil.

Elmed est financé par Terna (Italie) et Steg (Tunisie), les gestionnaires des réseaux électriques de la Sicile et de l’Afrique du Nord, et représente l’une des principales infrastructures énergétiques euro-méditerranéennes.

Le projet prévoit une interconnexion en courant continu de 600 MW et 500 kV, d’une longueur d’environ 220 kilomètres, principalement par câble sous-marin, entre la Sicile et Cap Bon.

Côté italien, les travaux ont été autorisés par le ministère de l’Environnement et de la Sécurité énergétique par un décret du 10 mai 2024.

Cette interconnexion vise à relier les réseaux électriques d’Europe et d’Afrique du Nord, afin de renforcer la sécurité d’approvisionnement, de favoriser l’intégration des marchés de l’électricité et de soutenir le développement des énergies renouvelables en Tunisie.

Ce projet est également considéré comme stratégique dans le cadre de la coopération énergétique entre Rome et Tunis et des politiques européennes de connexion du littoral sud de la Méditerranée.

I. B. (avec Ansamed)

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‘‘Alouette, jolie alouette’’ de Habib Selmi | Les petits mystères du quotidien

Même s’il n’est pas honoré comme il le mérite dans son propre pays, où il passerait presque inaperçu dans la rue, Habib Selmi reste le romancier tunisien le plus en vue, le plus lu et le plus célébré à l’étranger. Il est, en tout cas, l’auteur arabophone tunisien le plus traduit dans les langues du monde et le plus publié à l’étranger. Dans son nouveau roman ‘‘أيتها القبرة’’ (Alouette, jolie alouette !), paru aux éditions Dar Al Adab (Beyrouth, 2025, 229 pages), on retrouve ses atmosphères intimistes où les éléments du quotidien finissent par se draper d’un voile de mystère et d’étrangeté.

Ridha Kefi

On retrouve aussi dans ce treizième roman les thématiques chères au romancier, professeur d’arabe de son état qui vit à Paris depuis le début des années 1980 : la douce douleur de l’exil, la nostalgie de l’enfance, dans le village d’El Âla, au cœur de la campagne kairouanaise, et le choc des cultures, exprimé chez lui sans animosité ni violence, comme une quête de soi à travers l’autre, comme une volonté de savoir et un besoin de reconnaissance.

A travers la multiplicité des personnages, la complexité des situations et la diversité des destins qu’il raconte, on retrouve toujours dans ses romans, au fil des mots, des éléments autobiographiques, mais qui sont soigneusement noyés dans le cours de la narration. En fait, Habib Selmi ne fait que se raconter lui-même, exprimer ses désirs, ses frustrations et son angoisse de la mort qui rode partout dans ses récits, mais sans se découvrir vraiment, en se glissant, subrepticement et imperceptiblement, dans la peau de ses personnages.

Dans ce nouveau roman, le narrateur prénommé Mohamed est un sexagénaire, Tunisien vivant en France depuis des décennies, marié à une Française et père d’un enfant lui-même marié et qui lui a donné un petit-enfant. C’est un retraité solitaire, imaginatif, suspicieux et rêveur qui vient de perdre son épouse et tente de lui survivre, difficilement, en cherchant à donner un sens à tous ses faits et gestes. S’il se donne pour mission de s’occuper de Jocelyne, sa belle-mère nonagénaire qui vit seule dans un village loin de Paris, c’est par respect pour la mémoire de la défunte Dominique. Mais peu à peu, sa relation avec la vieille dame prend une tournure inattendue : l’intérêt succédant à la curiosité, ses allers-retours entre Paris et Le Tronchet deviennent un pèlerinage quasi-hebdomadaire.

Entre aveux, confessions et silences, les dits et non-dits des deux complices finissent par donner une certaine densité aux petits mystères du quotidien. L’intrusion d’un troisième personnage, Bernard, dans la vie de cet improbable «couple» vient perturber l’ordre précaire où Mohamed a semblé, un moment, se complaire, avant que la mort ne vienne, encore une fois, remettre les choses à leur place.

A soixante-dix ans passés, Habib Selmi traite désormais des thématiques de son âge : la vieillesse, le corps qui lâche, le désir toujours vif, le cœur qui résiste et la mort tapie dans tous les coins. Mais sa réflexion est légère, calme, apaisée, sereine et lumineuse, celle de l’acceptation du temps qui fuit et du monde qui vacille.

Un roman d’une rare sensibilité qui vous tient en haleine sans véritable intrigue, rien que le mystère recommencée de la vie. Merci Habib Selmi, et continuez de nous émouvoir par les petits riens qui illuminent nos vies comme cette alouette posée sur le rebord de la fenêtre qui ouvre et ferme le roman.

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Le poème du dimanche | ‘‘Je te vois la larme difficile’’ de Abou Firas Al-Hamdani

Né à Mossoul en 932, au sud de l’Irak, Abou Firas Al-Hamdani est prince, poète et chevalier. (Illustration : Statue d’Al-Hamdani dans un jardin public à Alep / Timbre à l’effigie du poète émis par la Poste de Syrie).

Appartenant à la dynastie des Hamdanites, il est nommé par son cousin, Sayf Ad-Dawla, gouverneur de Manjib, au nord de la Syrie. D’où il fait des attaques contre l’Empire byzantin. Il sera ainsi capturé puis emprisonné à Constantinople, aujourd’hui, Istanbul, où il compose ce poème, selon toute vraisemblance. Il meurt en 968, à Homs. Il laisse un Diwan / recueil, l’un des plus beaux et émouvants de la poésie arabe, entre captivité, amour et nostalgie de la vie libre. Le poème, ici traduit, rendu célèbre aussi, parce que chanté par Oum Kalthoum.  

Tahar Bekri

Je te vois la larme difficile ton mérite la patience

L’amour n’a-t-il sur toi interdit et ordre ?

Mais si ! Je languis et une douleur me tenaille

Mais celui qui me ressemble ne révèle secret

Quand la nuit m’éclaire je tends ma main à l’amour

Et asservis une larme bien qu’orgueilleuse

Le feu au point de brûler mes entrailles

Quand l’attisent ma flamme et mon esprit

Tu m’assures d’aimer et la mort est préférable

Si je meurs assoiffé que la pluie ne tombe jamais !

J’ai préservé notre amour et tu l’as égaré

Plus haute que la fidélité est ta traitrise

Les jours ne sont que des feuillets aux lettres

de la main de leur auteur le bon augure

J’ai parmi les passantes du quartier une belle

Ma passion est un péché sa joie est une excuse

Elle trompe tous ceux qui me calomnient

Pour toute calomnie j’ai une oreille sourde

J’ai apparu parmi les miens en leur présence

Une demeure dont tu es absente est déserte

J’ai combattu les miens pour ton amour

Sans lui c’eût été qu’eau et vin

Si les calomniateurs ne disaient pas vrai

La foi détruirait ce que l’incrédulité construit

J’étais fidèle et dans la fidélité une humiliation

Envers une femme dont le mérite est de trahir

Posée mais la vigueur de la jeunesse la soulève

Elle se cabre parfois comme une jument

Elle demande qui suis-je mais elle le sait

Un jeune comme moi peut-il être inconnu

Je lui dis comme tu le désires

Je meurs pour toi elle dit ils sont nombreux

Je dis si tu le voulais tu n’aurais été si difficile

Tu me demandes des nouvelles bien que tu les saches

Elle dit le temps t’a nui après notre séparation

Je dis non ce n’est point le temps mais toi 

Si ce n’était toi il n’y aurait vers la tristesse voie

vers le cœur l’amour vers la perdition a un pont

L’âme dépérit entre sérieux et plaisanterie

Si la séparation l’assaille l’abandon la tourmente

Je me persuadais qu’il n’y aurait d’amoureux après moi

Mais ce à quoi main s’est accrochée est vide

J’ai médité sur mon sort ne voyant aucun repos

Si par l’éloignement j’oublie l’abandon me le rappelle

Les miens se souviendront de moi s’ils sont sérieux

C’est dans la nuit sombre que la lune vient à manquer

Si je survis ils connaissent les coups qu’ils portent au dos

Ces lances ces sabres ces blancs émincés et jaunes

Si je meurs l’être est forcément mortel

Même si la vie et les jours s’allongent

Nous sommes des gens sans mesure

Au premier des rangs ou dans la tombe

Pour atteindre la grandeur nos personnes sont insignifiantes

Celui qui demande la main d’une belle ne compte point sa dot

Les plus fiers des humains les meilleurs des vénérables

Le plus généreux sur la terre et sans vantardise

Traduit de l’arabe par Tahar Bekri

Copyright

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Snapshot : Si Sbeitla réveillait son théâtre antique

Au sud de Kairouan, au cœur de la steppe, Sbeitla se souvient encore de l’Antiquité, au temps de Sufetula, ses capitoles et ses basiliques byzantines.

Dans le site antique de cette ville du centre-ouest de la Tunisie, un théâtre somnole. Il semble rêver à ceux de Carthage et de Dougga qui accueillent des festivals internationaux réputés. Il semble attendre une initiative qui le sortirait de l’oubli et rétablirait la joie.

Délaissé, accueillant de rares manifestations culturelles, ce théâtre pourrait constituer une chance rare pour Sbeitla. Pour l’heure, il attend et peut-être songe-t-il à un destin similaire à celui de l’amphithéâtre d’El Djem devenu l’épicentre de toute une ville.

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Everyday Tunisians : Jalel et les dunes pétrifiées de Debabcha

À l’orée de Chott El Djerid, les dunes pétrifiées de Debabcha ressemblent à une éternité figée dans le sable. Non loin de Fatnassa, au bout des palmeraies du Nefzaoua, un relais veille sur les lieux.

La famille de Jalel y vit depuis plusieurs générations et lui, perpétue la lignée et la vie au village qui ouvre sur le désert minéral du lac salé.

Jalel tient une boutique d’artisanat où les touristes s’arrêtent pour se rafraîchir. Entre produits du terroir et souvenirs du Djerid, il accueille les visiteurs avec un large sourire et l’espoir d’une recette.

Dans la fraîcheur toute relative de son abri, alors que les journées se succèdent, Jalel cultive la patience, cette forme de sagesse bâtie sur une citadelle intérieure. Il observe la noria des convois et des visages et garde son regard sur les dunes immobiles et le temps qui passe.

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Everyday Tunisians : Salah, le robavecchia de la rue Kahia

Il arpente les rues de la médina, chante à tue-tête et attend que les portes s’entrouvrent pour négocier ses marchandises. Salah Ayari, originaire de Makthar, est l’un des derniers robavecchia de la médina de Tunis.

Toujours gai, il récite des poèmes à qui veut bien l’entendre et sait parler chiffons avec les dames du quartier. Sa poussette devant lui, il rayonne entre Bab Souika et Halfaouine, rêve des montagnes de Bargou et des terroirs de Siliana.

Il échange des vieilles fringues contre des verres et des bibelots, marchande fermement et tente de dénicher la bonne affaire qui lui fera gagner plus que l’ordinaire. Salah ne se lasse jamais des poèmes qu’il connaît par cœur et des ruelles qu’il sillonne à longueur d’année.

Comme un lutin, il sautille d’une houma à l’autre, toujours précédé d’un sonore « robavecchia », son sésame pour toutes les portes de la médina.

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Snapshot : Dans l’église Saint-Joseph de Djerba

L’église catholique Saint-Joseph se trouve à Houmt Souk au nord de l’île de Djerba. L’origine de cette paroisse remonte au milieu du dix-neuvième siècle.

Entouré de fondouks et de commerces, cette église a été fondée à l’initiative de plusieurs membres de la forte communauté maltaise qui vivait à Djerba.

Fermée pendant un demi-siècle, cette église a été reconsacrée en 2006 et depuis, accueille de nombreux fidèles de plusieurs nationalités. À Saint-Joseph, protestants et catholiques se rassemblent fréquemment dans cette église.

Dans le temps, l’actuelle église Saint-Joseph a été dédiée à Sainte-Lucie et aussi à Pierre et Paul. Aujourd’hui, elle constitue la principale église catholique dans le sud de la Tunisie.

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Visa USA : Ali Abdi contraint de rentrer en Tunisie, Nice sort du silence

L’OGC Nice est monté au créneau pour défendre son joueur tunisien Ali Abdi, ciblé ces dernières heures par une vague de critiques et de menaces sur les réseaux sociaux en raison de son absence liée à des démarches administratives pour son visa américain.

Dans un communiqué publié ce jeudi, le club français a tenu à clarifier la situation entourant le latéral tunisien, expliquant qu’il avait tenté de trouver un accord avec la Fédération tunisienne afin de permettre au joueur de disputer les deux matchs de barrage avec Nice. Mais selon le club azuréen, aucun compromis n’a pu être trouvé en raison d’un calendrier jugé « extrêmement complexe » avec les dates FIFA.

Ali Abdi voulait participer au premier match

L’OGC Nice souligne néanmoins qu’Ali Abdi avait insisté pour participer au premier match de barrage, preuve de son implication avec le groupe niçois. Le joueur a ensuite été contraint de se rendre en Tunisie pour accomplir les formalités administratives nécessaires à l’obtention de son visa pour les États-Unis, dans la perspective de la Coupe du monde.

Le club affirme également que l’international tunisien reste déterminé à revenir rapidement afin de soutenir ses coéquipiers pour le match retour.

Dans son communiqué, Nice évoque une situation délicate plaçant le joueur face à deux obligations contradictoires : défendre les couleurs de son club tout en honorant sa convocation avec la sélection tunisienne pour le Mondial. Une équation complexe qui a alimenté une vive polémique sur les réseaux sociaux.

Conflits de calendrier

Face à l’ampleur des réactions, l’OGC Nice a dénoncé « un déferlement de menaces » visant le joueur et appelé au respect et à la retenue envers Ali Abdi, présenté par le club comme victime de cette situation au même titre que l’institution niçoise.

Cette affaire relance aussi le débat récurrent autour des conflits de calendrier entre clubs européens et sélections nationales, particulièrement lorsqu’il s’agit de compétitions internationales majeures et de contraintes administratives comme les visas d’entrée aux États-Unis.

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Physalie à Tabarka : Derrière l’alerte, un signal qui se répète sur les côtes tunisiennes

Ce n’est plus une apparition isolée. Une physalie — espèce marine aux filaments venimeux pouvant atteindre 30 mètres — a été signalée cette semaine sur les côtes de Tabarka, selon une alerte de l’association TunSea relayée par la Radio Nationale.

Derrière la prudence recommandée aux baigneurs, un constat s’impose : les observations de cette espèce atlantique se répètent sur le littoral tunisien. Pour les spécialistes, ces signalements constituent aussi un indicateur des transformations en cours en Méditerranée.

Une espèce atlantique de plus en plus observée

La physalie (Physalia physalis), souvent appelée « caravelle portugaise », n’est pas native de la Méditerranée. Originaire de l’océan Atlantique, elle y est néanmoins observée depuis longtemps, portée par les courants de surface et les vents dominants.

En Tunisie, plusieurs signalements ont été enregistrés ces dernières années, notamment à Sidi Bou Saïd, Maamoura et Chebba, selon des observations relayées par l’Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTM). Le 29 mars 2026, moins de dix spécimens avaient déjà été repérés sur la plage de Sidi Mechreg, dans le gouvernorat de Bizerte. Tabarka s’ajoute aujourd’hui à cette liste.

Lire aussi: Tunisie : La « méduse venimeuse » Physalie s’invite sur les côtes de Sidi Bou Saïd

Pourquoi elle est plus dangereuse qu’une méduse ordinaire

La physalie n’est pas une méduse. C’est un siphonophore, c’est-à-dire une colonie d’organismes spécialisés vivant ensemble. Son flotteur bleuté, pouvant atteindre 30 centimètres, est prolongé par des filaments urticants de 10 à 30 mètres de long.

Ces filaments peuvent provoquer de vives brûlures, des douleurs intenses et, chez certaines personnes sensibles, des réactions plus sévères.

Ce qui la rend particulièrement dangereuse : ses filaments peuvent rester actifs plusieurs heures après la mort de l’animal. Une physalie échouée sur le sable n’est donc pas inoffensive. TunSea déconseille formellement tout contact, même indirect.

Que faire si vous en croisez une ?

Il ne faut pas la toucher, même avec un bâton ou une chaussure. Il est recommandé de garder ses distances et, si nécessaire, de se limiter à une photo prise de loin.

En cas de contact, il faut rincer à l’eau de mer, éviter de frotter et consulter rapidement un centre de santé ou demander une assistance médicale. Les cas mortels restent très rares, mais la douleur peut nécessiter une prise en charge.

Informer sans paniquer

TunSea, association tunisienne active dans les sciences participatives et l’observation citoyenne du milieu marin, rappelle que la présence de la physalie reste un phénomène naturel. L’association appelle toutefois à la vigilance collective à l’approche de la saison estivale.

Au-delà de l’alerte immédiate, chaque signalement permet de mieux documenter l’évolution du littoral tunisien et d’anticiper les risques pour les baigneurs, pêcheurs, plongeurs et usagers des plages.

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Tunisie : Généralisation des caméras de circulation aux points noirs

L’Observatoire national de la sécurité routière s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa stratégie de lutte contre les accidents de la route. Selon la responsable de la cellule de communication routière Samia Massoud, un programme de généralisation des caméras de surveillance sera déployé aux principaux carrefours à forte densité de circulation.

S’exprimant ce mardi 26 mai 2026 sur les ondes de la Radio nationale, elle a précisé que cette mesure s’inscrit dans une stratégie nationale visant à réduire le nombre de victimes sur les routes. Les objectifs affichés sont ambitieux : une baisse de 10 % des accidents à court terme, de 25 % à moyen terme et jusqu’à 50 % à long terme.

Des programmes de sensibilisation

Dans le même cadre, l’Observatoire travaille également sur des programmes de sensibilisation et de formation à la sécurité routière destinés aux enfants, avec l’objectif d’ancrer les bons réflexes dès le plus jeune âge. Samia Massoud a insisté sur l’importance de l’éducation des nouvelles générations pour produire des effets durables sur les comportements routiers.

Lire aussi : Bus algérien renversé à Medjez el-Bab : Un mort et une cinquantaine de blessés

Les chiffres présentés confirment l’ampleur du phénomène : les accidents de la route ont causé 464 décès au cours de l’année 2026, un bilan qui continue de rappeler la gravité de la situation sur les routes.

Au-delà des annonces, ces nouvelles mesures s’ajoutent à une longue série de plans, stratégies et dispositifs déjà annoncés ces dernières années pour améliorer la sécurité routière.

Les résultats tardent souvent à se traduire

Pourtant, sur le terrain, les résultats tardent souvent à se traduire de manière tangible. Entre multiplication des initiatives, retards d’exécution et manque de continuité dans certaines actions, la question de l’efficacité réelle de ces dispositifs reste posée, alors que les routes continuent de faire chaque année des centaines de victimes.

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Des ouvriers de la Société de l’environnement bloquent la route Métlaoui-Gafsa

La circulation a été fortement perturbée ce mardi 26 mai 2026 sur la route reliant Métlaoui à Gafsa à la suite d’un mouvement de protestation mené par des ouvriers de la Société de l’environnement de Métlaoui. Les manifestants dénoncent le retard dans le versement de leurs salaires, dans un contexte social marqué par une montée de la colère parmi les employés de cette structure. Des pneus ont été incendiés au milieu de la chaussée, provoquant un blocage temporaire de la circulation sur cet axe routier reliant plusieurs zones du bassin minier.

Des pneus brûlés pour bloquer la circulation

Selon Romdhane Ben Amor, militant social et ancien porte-parole du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux, les protestataires ont fermé la route en mettant le feu à des pneus placés au milieu de la chaussée.

Cette action a entraîné une interruption temporaire du trafic entre Métlaoui et Gafsa, provoquant des perturbations pour les automobilistes et les usagers de cet axe.

Les ouvriers mobilisés réclament le versement de leurs salaires, dénonçant une situation sociale devenue difficile en raison des retards de paiement.

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Aïd el-Idha : La Société Ellouhoum lance la vente de viande d’agneau à 46,5 dinars le kilo

A la veille de l’Aïd el-Idha, la Société Ellouhoum a annoncé le démarrage, à partir de ce mardi 26 mai 2026, d’une opération de vente de viande d’agneau locale à prix préférentiel fixé à 46,500 dinars le kilogramme. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des actions menées pour réguler le marché de la viande rouge et répondre à la demande croissante des consommateurs durant cette période de forte pression sur les prix.

Une opération destinée à soutenir le pouvoir d’achat

Dans son communiqué, la Société Ellouhoum précise que cette opération vise à garantir l’approvisionnement du marché en viande rouge locale à des tarifs encadrés, dans un contexte marqué par la hausse des prix des produits alimentaires à l’approche de l’Aïd.

L’entreprise publique souligne également que cette démarche s’inscrit dans la continuité des mesures destinées à assurer un équilibre du marché et à offrir aux citoyens des produits adaptés à leurs capacités d’achat.

Quatre points de vente mobilisés

Pour cette opération, la Société Ellouhoum a mis en place quatre points de vente principaux dans le Grand Tunis :

  • Ellouhoum Market El Ouardia
  • Boucherie El Khir
  • Ellouhoum Market Avenue de la Liberté, en face de la mosquée El Fath
  • Ellouhoum Market du Marché Central

Ces espaces assureront la commercialisation de la viande d’agneau locale au tarif annoncé à partir de ce mardi.

Une forte demande attendue avant l’Aïd

Chaque année, la période précédant l’Aïd el-Idha connaît une hausse importante de la demande en viande rouge et en moutons de sacrifice. Les autorités et les entreprises publiques multiplient ainsi les initiatives destinées à encadrer les prix et à assurer l’approvisionnement du marché afin de limiter les tensions sur les tarifs.

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Tunisie – Aïd el-Idha : Grâce présidentielle au profit de 1187 détenus

Le président de la République, Kaïs Saïed, a accordé une grâce présidentielle à 1187 détenus à l’occasion de l’Aïd el-Idha, selon un communiqué publié mardi par la présidence de la République.

Cette mesure présidentielle permettra la libération des détenus concernés, précise la même source.

Une mesure annoncée à l’occasion de l’Aïd

Dans le cadre des mesures prises à l’occasion de l’Aïd el-Idha, la Présidence de la République a également annoncé l’octroi de la libération conditionnelle à 187 détenus supplémentaires.

En Tunisie, les grâces présidentielles sont régulièrement accordées à l’occasion des fêtes religieuses et des célébrations nationales. Ces mesures concernent généralement des détenus répondant à des conditions spécifiques prévues par la législation tunisienne.

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Gafsa : Fermeture de la pâtisserie responsable de 44 cas d’intoxication alimentaire

Les autorités sanitaires ont ordonné la fermeture provisoire d’un établissement de fabrication de pâtisseries et de confiseries au centre-ville de Gafsa après l’enregistrement de 44 cas d’intoxication alimentaire durant le week-end. Les premières investigations pointent la consommation de gâteaux de type « millefeuille » comme origine probable de l’incident.

Des manquements aux règles d’hygiène relevés

La décision a été prise lundi 25 mai par la branche régionale de l’Instance nationale de sécurité sanitaire des produits alimentaires dans le cadre de l’enquête ouverte après l’apparition de plusieurs cas d’intoxication.

Le coordinateur régional de l’Instance, Omar Abdelli, a indiqué que les services compétents avaient été alertés samedi par les autorités sécuritaires après l’admission de plusieurs personnes présentant des symptômes d’intoxication alimentaire.

Une opération d’inspection a alors été menée dans l’établissement suspecté.

Selon la même source, les contrôles effectués ont révélé plusieurs infractions aux règles d’hygiène ainsi que des irrégularités liées à l’approvisionnement et à l’utilisation des matières premières.

Une fermeture conservatoire en attendant les analyses

Face à ces constats, les autorités ont décidé de fermer provisoirement le commerce à titre conservatoire, dans l’attente des résultats des analyses sanitaires et de l’achèvement des procédures légales engagées dans cette affaire.

Les personnes touchées ont été prises en charge à l’hôpital universitaire Houcine Bouzaiane, où elles ont reçu les soins nécessaires. Selon les autorités sanitaires, leur état de santé est désormais stable.

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Aïd el-Idha : Un temps estival et clément attendu

Les Tunisiens devraient profiter d’une météo globalement calme et ensoleillée durant les journées de l’Aïd el-Idha et les jours qui suivront. Selon les prévisions publiées lundi par l’Institut national de la météorologie, les températures resteront modérées sur les régions côtières et relativement chaudes à l’intérieur du pays, sans vague de chaleur annoncée à ce stade.

Un Aïd sous un ciel peu nuageux

Le mercredi 27 mai 2026, correspondant au premier jour de l’Aïd el-Idha en Tunisie, le temps sera marqué par quelques nuages sur la plupart des régions.

Les températures maximales varieront entre 25 et 30 degrés près des côtes et sur les hauteurs, et entre 30 et 34 degrés dans le reste du pays.

Une légère hausse des températures jeudi

Pour la journée du jeudi 28 mai, correspondant au deuxième jour de l’Aïd, l’INM prévoit un temps peu nuageux sur l’ensemble du territoire.

Les températures connaîtront une légère hausse, tout en demeurant dans des niveaux saisonniers. Aucun épisode de forte chaleur ou de perturbation majeure n’est attendu à ce stade.

Temps estival vendredi

Le vendredi 29 mai 2026, marqué par la reprise du travail pour de nombreux Tunisiens, sera placé sous le signe d’un temps généralement estival.

Le ciel restera dégagé à peu nuageux sur la majorité des régions, avec des températures proches de celles enregistrées durant les journées précédentes.

Quelques pluies locales attendues avant les fêtes

Avant le début des festivités, la journée du mardi 26 mai sera marquée par l’apparition de cellules orageuses locales accompagnées de pluies sur certaines régions du centre-ouest du pays.

Selon l’INM, les températures oscilleront alors entre 24 et 28 degrés sur les côtes et les hauteurs, et entre 29 et 34 degrés ailleurs.

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Ebola : L’OMS alerte sur plus de 900 cas suspects en RDC, la Tunisie renforce ses contrôles sanitaires

Alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) fait état de plus de 900 cas suspects d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC), dont 101 confirmés, les autorités tunisiennes ont décidé de renforcer les mesures de surveillance sanitaire aux frontières. Tunis affirme vouloir prévenir tout risque d’introduction des virus Ebola et Hantavirus à travers un dispositif de contrôle déployé dans les aéroports, ports et postes frontaliers terrestres.

Plus de 900 cas suspects recensés en RDC

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a annoncé que plus de 900 cas suspects de fièvre hémorragique Ebola ont été identifiés en République démocratique du Congo, dont 101 cas confirmés.

L’épidémie touche principalement la province de l’Ituri, dans l’est du pays, où près de cinq millions de personnes vivent dans un contexte de conflit armé et d’instabilité sécuritaire.

Selon l’OMS, les déplacements de population, la fuite de certains agents de santé et l’insécurité compliquent fortement les opérations de recherche des contacts et de prise en charge des patients.

Le 16 mai dernier, l’organisation avait classé l’épidémie liée à la souche Bundibugyo en RDC et en Ouganda comme une urgence de santé publique de portée internationale.

Le 22 mai, l’OMS a relevé son niveau d’évaluation du risque à « très élevé » au niveau national, tout en le maintenant à « élevé » à l’échelle régionale et à « faible » au niveau mondial.

La Tunisie active un dispositif de surveillance renforcé

Face à cette situation, les autorités tunisiennes ont annoncé le renforcement des contrôles sanitaires dans les différents points d’entrée du territoire.

Le directeur général du Centre national de pharmacovigilance, le docteur Riadh Dghafous, a indiqué que ce protocole cible principalement les voyageurs provenant de zones ayant enregistré des foyers épidémiques récents.

Le dispositif prévoit notamment la prise de température ainsi que des tests PCR pour certains cas suspects, en particulier en lien avec Ebola.

Des espaces d’isolement sanitaire ont également été aménagés afin de permettre une prise en charge immédiate des personnes présentant des symptômes ou des résultats suspects.

Les autorités tunisiennes assurent toutefois qu’aucune inquiétude particulière n’est signalée à ce stade, tout en insistant sur la nécessité de maintenir un niveau élevé de vigilance.

Les autorités sanitaires tunisiennes ont également évoqué le risque lié au Hantavirus, un virus transmis principalement par les rongeurs et connu depuis plusieurs décennies.

Selon les spécialistes, la transmission entre humains reste rare, mais certaines formes sévères peuvent provoquer des atteintes rénales ou pulmonaires importantes.

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Snapshot : Ceux qui ont arraché les ficus n’ont jamais remonté l’avenue

Sans ses ficus centenaires, l’avenue Bourguiba ressemblerait à ces mornes allées qui traversent les grands axes des Berges du Lac ou des Jardins de Carthage.

Non seulement ces ficus donnent son identité à notre avenue centrale mais, l’été venu, ils donnent leur ombre généreuse aux passants.

Seulement, il y a un quart de siècle, lors des travaux d’embellissement de l’avenue, le choix a été fait d’arracher deux rangées de ficus afin d’élargir l’allée centrale.

Des passants privés d’ombre

Chaque année, dès le retour des beaux jours, le manque de pertinence de ce choix se fait ressentir. On peut aisément le constater en observant les déambulations des passants en quête d’ombre.

Comme quoi, il est probable que ceux qui ont pris cette décision ont rarement remonté l’avenue à pied lorsque le soleil darde ses rayons.

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Intoxication collective à Gafsa : plus de 40 personnes prises en charge

Plus de 40 personnes ont été victimes d’une intoxication alimentaire présumée à Gafsa après avoir consommé des pâtisseries provenant d’un commerce de la ville. Selon le directeur de l’hôpital universitaire Houcine Bouzaiane, Ridha Mhamdhi, l’établissement continue de recevoir de nouveaux patients depuis samedi. Les autorités judiciaires et sanitaires ont été saisies afin de déterminer les causes exactes de l’incident.

De nouveaux patients admis pour le deuxième jour consécutif

Le directeur de l’hôpital universitaire Houcine Bouzaiane a indiqué à Radio Gafsa que les admissions liées à cette intoxication collective se poursuivent pour la deuxième journée consécutive.

Depuis samedi, plusieurs personnes présentant des symptômes d’intoxication alimentaire ont été prises en charge après avoir consommé des pâtisseries achetées dans un commerce de la ville. Le nombre total de cas recensés a désormais dépassé les 40.

Selon la même source, sept personnes demeurent actuellement sous surveillance médicale au sein de l’établissement hospitalier.

Les autres patients ont pu quitter l’hôpital après avoir reçu les soins nécessaires et après stabilisation de leur état de santé.

Cinq autres personnes effectuent encore des examens médicaux afin de déterminer si leur état nécessite une hospitalisation ou un suivi médical complémentaire.

Les autorités judiciaires et sanitaires saisies

Dans le cadre des procédures appliquées lors de ce type d’incident sanitaire, la direction de l’hôpital a informé les autorités compétentes.

Le parquet ainsi que Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires ont été saisis afin de mener les investigations nécessaires, identifier l’origine de l’intoxication et déterminer les éventuelles responsabilités.

Fermeture d’un restaurant à Nabeul

Les intoxications alimentaires collectives ne sont pas des faits nouveaux. La dernière en date a eu lieu il y a deux semaines à Nabeul où on a enregistré plusieurs cas d’intoxication alimentaire parmi des clients d’un restaurant connu de la région.

Les personnes concernées, présentant des symptômes de diarrhée, de vomissements et de fièvre, avaient été prises en charge dans les services d’urgence de plusieurs hôpitaux publics et cliniques privées.

L’instance nationale de sécurité sanitaire des produits alimentaires à Nabeul avait été immédiatement saisie. Celle-ci avait procédé, notamment la fermeture immédiate du restaurant, dans l’attente des résultats des analyses.

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