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L’appel d’offres pour le câble électrique entre l’Italie et la Tunisie prolongé au 15 juin

La date limite de dépôt des offres pour l’appel d’offres de Terna relatif à l’assistance spécialisée aux activités d’ingénierie des stations de conversion CCHT du projet Elmed, l’interconnexion électrique entre l’Italie et la Tunisie, est reportée au 15 juin 2026.

Cette prolongation est mentionnée dans l’avis d’appel d’offres n° 2600053838, publié sur la plateforme de publicité légale Anac, le portail des marchés publics de Terna et au Journal européen.

Cet appel d’offres, d’une valeur totale estimée à 1,43 million d’euros, porte sur des services techniques destinés à appuyer les activités d’ingénierie des stations de conversion CCHT, infrastructure essentielle au fonctionnement de l’interconnexion électrique entre les deux rives du détroit de Sicile.

L’appel d’offres est divisé en deux lots : le premier, d’une valeur de 770 000 euros, concerne les travaux électromécaniques. Le second contrat, d’une valeur de 660 000 €, concerne des travaux de génie civil.

Elmed est financé par Terna (Italie) et Steg (Tunisie), les gestionnaires des réseaux électriques de la Sicile et de l’Afrique du Nord, et représente l’une des principales infrastructures énergétiques euro-méditerranéennes.

Le projet prévoit une interconnexion en courant continu de 600 MW et 500 kV, d’une longueur d’environ 220 kilomètres, principalement par câble sous-marin, entre la Sicile et Cap Bon.

Côté italien, les travaux ont été autorisés par le ministère de l’Environnement et de la Sécurité énergétique par un décret du 10 mai 2024.

Cette interconnexion vise à relier les réseaux électriques d’Europe et d’Afrique du Nord, afin de renforcer la sécurité d’approvisionnement, de favoriser l’intégration des marchés de l’électricité et de soutenir le développement des énergies renouvelables en Tunisie.

Ce projet est également considéré comme stratégique dans le cadre de la coopération énergétique entre Rome et Tunis et des politiques européennes de connexion du littoral sud de la Méditerranée.

I. B. (avec Ansamed)

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L’irrigation solaire pour sauver l’agriculture en Tunisie

La Tunisie doit repenser en profondeur son modèle agricole, en misant sur l’irrigation alimentée par des énergies renouvelables, les technologies numériques et une gestion plus rigoureuse des eaux souterraines afin de concilier sécurité alimentaire, protection de l’eau et souveraineté économique.

C’est l’appel lancé par Greenpeace Moyen-Orient et Afrique du Nord, dans un contexte marqué par la hausse des températures, la baisse des précipitations et la pression croissante sur les ressources en eau du pays.

Selon l’organisation environnementale, l’agriculture absorbe plus de 75 % de l’eau disponible en Tunisie, tandis que les ressources renouvelables par habitant restent inférieures au seuil international de pénurie d’eau.

Pour Greenpeace, la question alimentaire ne peut plus être considérée uniquement comme un enjeu économique ou de production, mais comme un élément direct de la sécurité nationale.

L’ONG salue les efforts des autorités tunisiennes pour accroître l’autosuffisance en blé dur, notamment grâce à des semences sélectionnées, à la promotion de la production locale et au développement des cultures irriguées.

Pour un contrôle plus strict des prélèvements d’eau

Toutefois, elle souligne que l’expansion de l’irrigation dans un pays exposé à un stress hydrique structurel nécessite un changement technique et réglementaire : réduction des coûts énergétiques, augmentation de l’efficacité des systèmes de production et contrôles plus stricts des prélèvements d’eau.

Au cœur de cette proposition se trouvent l’énergie solaire photovoltaïque appliquée aux exploitations agricoles, l’irrigation au goutte-à-goutte et l’utilisation de capteurs intelligents capables de moduler l’apport en eau en fonction des besoins réels des sols et des cultures.

Selon Greenpeace, ces technologies pourraient réduire le gaspillage, contenir les coûts pour les petits exploitants et accroître la stabilité de la production, même en période de sécheresse ou de coupures de courant.

L’organisation cite également l’agrivoltaïsme – l’intégration de panneaux solaires et de cultures sur une même parcelle – comme un outil potentiel pour limiter l’évaporation et protéger certaines cultures des vagues de chaleur. Elle met toutefois en garde contre un risque : l’énergie solaire, en réduisant le coût du pompage, pourrait encourager une surexploitation des eaux souterraines si elle n’est pas encadrée par une réglementation claire.

Transition agricole fondée sur les énergies renouvelables

C’est pourquoi Greenpeace appelle à la mise en place de quotas de prélèvement, de compteurs intelligents, de permis plus stricts et d’un recours accru au traitement des eaux usées.

Une transition agricole fondée sur les énergies renouvelables, conclut l’ONG, serait non seulement un choix écologique, mais aussi un levier de stabilité sociale, de maîtrise des prix alimentaires et de renforcement de la souveraineté tunisienne.

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Projet Bridge pour dynamiser la filière laitière tunisienne

Le projet Bridge vient d’être lancé pour le «Renforcement de la résilience du secteur laitier tunisien par l’innovation numérique». Ce projet vise à moderniser l’ensemble de la filière laitière du pays – de la production à la transformation et à la distribution – grâce à des solutions numériques innovantes capables d’accroître la productivité, de réduire l’empreinte carbone et hydrique, et d’optimiser la consommation d’énergie et d’eau.

Le lancement officiel du projet a eu lieu le 22 mai 2026 à Tunis, en présence de représentants institutionnels, de partenaires du projet, d’universitaires et de professionnels de l’industrie.

Bridge s’inscrit dans le cadre de l’initiative 3Den, développée avec le soutien du Programme des Nations-Unies pour l’environnement (PNUE) et de l’Italie, afin de promouvoir la numérisation des systèmes énergétiques et d’accompagner la transition vers des modèles de développement plus efficaces, sûrs et durables.

Dans ce contexte, la Tunisie représente un partenaire stratégique, notamment grâce à sa coopération étroite avec l’Italie dans les domaines de l’énergie, de l’innovation et du développement durable.

D’une durée de 24 mois et doté d’un budget total de 2,3 millions de dollars, cofinancé par le partenariat du projet, Bridge est piloté par le Centre méditerranéen des énergies renouvelables (Medrec) et réunit des partenaires tunisiens et italiens issus de la recherche, du monde universitaire et de l’industrie, notamment Inat, Enersem, Università Cattolica del Sacro Cuore, Delice CLC, Natilait et Delice-Danone.

Le projet vise à développer des outils d’aide à la décision adaptés au contexte tunisien, permettant d’évaluer l’impact environnemental tout au long de la chaîne de valeur, des exploitations agricoles aux usines de transformation.
Outre son volet technologique, Bridge vise également à renforcer la diffusion des connaissances et des bonnes pratiques, à promouvoir des politiques plus efficaces pour une agriculture et une production laitière plus durables et à faciliter la reproduction de cette expérience dans d’autres secteurs agroalimentaires et d’autres pays de la région.

Cette initiative confirme l’engagement commun de l’Italie et de la Tunisie à promouvoir des solutions concrètes alliant innovation numérique, utilisation rationnelle des ressources et développement durable, avec des retombées tangibles pour les entreprises, les collectivités locales et les territoires.

I. B. (avec Ansamed).

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