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France: Après la grande distribution, le secteur sanitaire à son tour frappé par les cyberattaques

La menace ne s’arrête pas aux rayons frais: elle atteint aussi les poches de plasma. En quelques jours, la France et ses voisins découvrent qu’une simple hausse de température provoquée à distance peut transformer une infrastructure essentielle en point de vulnérabilité. Un avertissement qui dépasse largement le secteur alimentaire et concerne toutes les activités dépendantes de la chaîne du froid.

Trois sites de l’Établissement français du sang (EFS) ont été visés lundi par une cyberattaque ciblant les systèmes de contrôle des chambres froides. Les auteurs sont parvenus à relever considérablement les seuils de température et de dégivrage des installations où sont conservées les poches de plasma destinées à la transfusion et à la fabrication de médicaments.

Grâce aux dispositifs de surveillance et d’alerte, les anomalies ont rapidement été détectées, permettant à l’établissement de prendre les mesures nécessaires et de mettre les produits à l’abri. L’incident n’a entraîné aucune conséquence sanitaire identifiée ni aucune perte de produits. L’EFS précise également que les opérations de collecte et de distribution du sang se poursuivent sans perturbation. De leur côté, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) et le ministère de la Santé ont ouvert une enquête afin de faire la lumière sur cette attaque.

Cet incident intervient dans un contexte de menaces croissantes visant les équipements frigorifiques. Quelques jours plus tôt, plusieurs enseignes européennes de la grande distribution avaient déjà été confrontées à des cyberattaques similaires. À la suite d’interventions malveillantes à distance, elles avaient constaté une hausse anormale de la température de leurs installations. Le bilan s’était alors révélé particulièrement lourd: plusieurs tonnes de marchandises perdues et un préjudice financier de plusieurs millions d’euros.

Au-delà de la diversité des secteurs touchés, ces incidents mettent en évidence une même fragilité. Autrefois cantonnées à leur fonction technique, les installations frigorifiques sont progressivement devenues des systèmes connectés, supervisés et pilotables à distance. Si cette évolution améliore l’efficacité énergétique et facilite la maintenance, elle multiplie également les possibilités d’intrusion. Il n’est désormais plus nécessaire de pénétrer physiquement dans un entrepôt pour en compromettre les stocks: quelques modifications à distance peuvent suffire.

Cette vulnérabilité ne concerne donc pas uniquement les supermarchés ou les établissements de santé. Elle s’étend à l’ensemble des acteurs dont l’activité repose sur la conservation et le transport de produits sensibles: restaurateurs, producteurs, logisticiens et industriels de l’agroalimentaire comme de la pharmacie. Pourtant, la cybersécurité des systèmes industriels reste encore insuffisamment intégrée aux stratégies d’investissement, alors même que leur interconnexion les expose à de nouveaux risques.

Dans ce contexte, l’exemple de l’EFS rappelle que la prévention ne repose pas uniquement sur des dispositifs numériques sophistiqués. Elle passe aussi par des mesures concrètes: alarmes autonomes, surveillance permanente des températures et procédures d’urgence maîtrisées. Des investissements relativement limités au regard des conséquences potentielles d’une rupture de la chaîne du froid.

Face à des menaces numériques croissantes, la protection des infrastructures ne relève donc plus du seul enjeu informatique. Elle conditionne aussi la continuité de l’activité, la préservation de la réputation et la compétitivité des organisations. La résilience s’impose ainsi comme un véritable facteur de différenciation économique.

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De Casablanca à la Silicon Valley: Al Mada Ventures mène un tour de table de 12 millions de dollars

 

Al Mada Ventures s’impose comme chef de file d’une opération de financement dans la Silicon Valley. Le fonds marocain a dirigé la série A de Journify, une société américaine spécialisée dans les technologies publicitaires, qui a levé 12 millions de dollars, soit environ 117 millions de dirhams. Annoncée le 3 novembre, l’opération a été codirigée par Silicon Badia, avec la participation de Shorooq, Bunat Ventures, Du Ventures et Oraseya Capital. Le fonds marocain a lui-même relayé l’annonce sur son compte LinkedIn officiel.

Créée en 2022 et basée à San Francisco, Journify développe une solution destinée à répondre à la fragmentation des données marketing, un enjeu majeur pour les annonceurs. Sa plateforme centralise les connexions entre les données commerciales des entreprises et les principaux écosystèmes publicitaires, notamment Google, Meta, TikTok et Snapchat. Elle leur permet ainsi d’affiner le ciblage de leurs campagnes et de mieux mesurer leur contribution aux performances commerciales. Un positionnement qui répond aux exigences croissantes de rentabilité et de transparence dans l’utilisation des budgets publicitaires.

L’intérêt des investisseurs pour la jeune entreprise s’appuie notamment sur la progression de son activité. Journify accompagne aujourd’hui plus de 100 clients et a connu une forte accélération depuis l’entrée de Silicon Badia à son capital. Ses revenus ont ainsi été multipliés par plus de cinq, tandis que sa valorisation a progressé de plus de quatre fois. Des indicateurs qui témoignent de la dynamique de l’entreprise, dans un secteur particulièrement concurrentiel.

Avec ce nouveau financement, Journify entend franchir une nouvelle étape dans son développement. La société prévoit de renforcer sa présence commerciale aux États-Unis et en Europe, deux marchés stratégiques où le durcissement des exigences en matière de protection des données personnelles transforme les pratiques publicitaires. Elle compte également accélérer le développement de ses outils d’intelligence artificielle afin d’automatiser davantage l’analyse des données et l’optimisation des campagnes.

Au-delà de l’opération elle-même, ce tour de table illustre les ambitions internationales d’Al Mada Ventures. Le fonds marocain entend accompagner des entreprises technologiques à fort potentiel de croissance, y compris au-delà des marchés africains et arabes. En prenant la tête d’un financement de série A dans la Silicon Valley, il franchit ainsi une étape supplémentaire dans son positionnement à l’international. Une évolution qui témoigne aussi de la capacité croissante des investisseurs de la région à jouer un rôle moteur dans le financement de start-up étrangères, plutôt que de se limiter à des participations minoritaires.

La présence de plusieurs fonds du Golfe et de la région MENA autour de Journify s’inscrit dans cette dynamique. Elle illustre la diversification des flux d’investissement, avec des capitaux régionaux qui se positionnent sur l’écosystème technologique américain et ses perspectives de croissance. Pour Journify, l’enjeu est désormais de transformer ces nouveaux moyens financiers en croissance durable, dans un secteur où l’intelligence artificielle et l’exploitation des données redessinent les facteurs de compétitivité.

 

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Eau: le Maroc accélère ses investissements pour sécuriser son avenir hydrique

Confronté à une sécheresse persistante et à une pression croissante sur ses ressources hydriques, le Maroc accélère sa transition vers de nouvelles solutions d’approvisionnement en eau. Le gouvernement a dévoilé une nouvelle stratégie nationale de sécurité hydrique, avec pour ambition de porter la production annuelle d’eau dessalée à 1,7 milliard de mètres cubes d’ici 2030. Présenté mardi par Nizar Baraka, ministre de l’Équipement et de l’Eau, ce programme vise à anticiper les effets du changement climatique et à répondre à la hausse des besoins nationaux.

Le dessalement constitue le principal levier de cette feuille de route. La capacité nationale est passée de 46 millions de mètres cubes en 2021 à 447 millions aujourd’hui, soit près de dix fois plus. Cette dynamique devrait se poursuivre avec les nouvelles stations de Nador et Driouch, qui totaliseront 300 millions de mètres cubes par an, et celle de Tanger, dont la capacité attendue est de 150 millions. D’autres projets sont prévus à Tiznit, Tan-Tan, Guelmim et Rabat, tandis que la station de Chtouka Aït Baha sera agrandie. À l’horizon 2031, le pays vise ainsi 1,8 milliard de mètres cubes de capacité annuelle, pour couvrir 60 % de ses besoins en eau potable.

Mais produire davantage ne suffit pas: encore faut-il pouvoir stocker la ressource. Le gouvernement ambitionne ainsi de porter la capacité des barrages à 27 milliards de mètres cubes d’ici 2031. Dix-sept grands ouvrages, représentant 5,4 milliards de mètres cubes, et six barrages de taille moyenne sont actuellement en chantier. Douze autres barrages viennent également d’entrer en phase de construction, avec une capacité supplémentaire annoncée de 4,9 milliards de mètres cubes.

La stratégie prévoit également de mieux répartir les ressources entre les régions. Selon les données présentées par le ministre, 53 % des précipitations se concentrent sur seulement 27 % du territoire, accentuant les disparités hydriques et la pression sur les nappes phréatiques. Pour y remédier, les transferts entre bassins seront renforcés. Après l’achèvement de la première phase reliant le Sebou au Bouregreg, une deuxième étape doit prolonger cette interconnexion jusqu’à l’Oum Er-Rbia, avec un transfert prévu d’environ 8 millions de mètres cubes.

Autre priorité: mieux maîtriser la consommation. Le programme prévoit d’étendre l’irrigation au goutte-à-goutte à plus d’un million d’hectares, d’améliorer les réseaux de distribution et de développer la réutilisation des eaux usées traitées. Les technologies numériques et l’intelligence artificielle seront également mobilisées pour suivre les prélèvements et mieux encadrer l’exploitation des nappes souterraines.

Enfin, la prévention des inondations complète ce dispositif, avec un nouvel atlas des zones exposées, le suivi des précipitations en temps réel et des systèmes d’alerte précoce. Vingt-sept projets de protection ont déjà été réalisés et vingt et un autres sont en cours.

À travers cette approche combinant dessalement, stockage, transferts d’eau et maîtrise de la demande, le Maroc entend renforcer durablement sa sécurité hydrique. Reste désormais à concrétiser les investissements annoncés et à respecter les échéances fixées, alors que la pression climatique continue de s’accentuer.

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Budget du ministère de l’Industrie: derrière la hausse de 48,2%, le poids grandissant des subventions

 

Le budget du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie devrait atteindre 7 892,8 millions de dinars (MDT) en 2027, contre 5 325,6 MDT un an auparavant, soit une progression de 48,2%. Cette hausse figure parmi les plus importantes du projet de loi de finances (PLF) 2027. Elle s’explique essentiellement par l’augmentation des dépenses consacrées aux subventions des carburants et des engrais du Groupe chimique tunisien (GCT). Ces prévisions ont été présentées mardi 3 novembre par Salah Zouari, ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du département.

Cette évolution intervient dans un contexte marqué par la hausse des cours du pétrole sur les marchés internationaux et les tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient. L’augmentation des prix des hydrocarbures alourdit directement la facture des subventions énergétiques, qui devraient atteindre 7 090 MDT en 2027, contre 4 993 MDT en 2026, soit une progression de 42%. Elles constituent ainsi le principal poste de dépenses du ministère.

Le poids de ces engagements se reflète dans la structure budgétaire: sur une enveloppe globale de 7 892,8 MDT, les dépenses d’intervention absorberont 7 823,2 MDT, soit près de 99% des crédits, en hausse de 48,6% sur un an. Cette concentration laisse une marge particulièrement réduite aux dépenses de fonctionnement courant du département.

Parallèlement, les interventions de développement devraient passer de 60,5 MDT en 2026 à 551,8 MDT en 2027. Cette progression s’explique principalement par l’inscription de 500 MDT destinés au financement des engrais chimiques à usage agricole, dans le cadre d’un programme au profit du GCT.

La masse salariale devrait, quant à elle, augmenter de 20% pour atteindre 47,9 MDT. Cette hausse couvrira les recrutements réalisés en 2025 et 2026, l’intégration des agents des centres d’affaires relevant de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation, ainsi que l’arrivée de 106 nouveaux agents prévue en 2027.

Le budget prévoit également des dotations de 80 MDT environ pour le Fonds de développement de la compétitivité dans les secteurs industriel, des services et de l’artisanat, et de 45 MDT pour le Fonds de transition énergétique. Ces allocations visent à soutenir le tissu productif et à accompagner la transition vers des sources d’énergie plus durables.

À moyen terme, les dépenses du ministère devraient atteindre 7 933,6 MDT en 2028, avant de reculer à 7 656,6 MDT en 2029. Cette trajectoire reste toutefois tributaire de l’évolution des marchés pétroliers et des incertitudes géopolitiques régionales.

Au-delà de cette progression, le budget 2027 révèle une équation délicate pour la politique industrielle tunisienne: absorber le coût croissant des subventions énergétiques tout en préservant les ressources nécessaires à l’investissement, à la compétitivité et à la transition énergétique. Une contrainte qui continue de peser sur les finances publiques et de réduire les marges de manœuvre consacrées au développement.

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Consommation numérique: l’Afrique et le Moyen-Orient ne lâchent plus leurs écrans !

Le rapport Global Media Intelligence 2026 révèle que la région affiche le niveau de consommation médiatique le plus élevé au monde, devant l’Amérique latine et l’Amérique du Nord. Une donnée pertinente pour les annonceurs, à considérer toutefois avec recul.

Le Moyen-Orient et l’Afrique (MEA) se placent au premier rang mondial en matière de consommation de médias numériques. C’est l’un des principaux enseignements du rapport Global Media Intelligence 2026, dévoilé le 29 octobre par eMarketer, en partenariat avec Starcom et GWI, société spécialisée dans les études d’audience. Les données régionales reposent sur des enquêtes réalisées par GWI au cours des six premiers mois de 2026.

Couvrant 49 pays répartis dans sept grandes régions, le rapport analyse les pratiques médiatiques, du temps consacré aux différents supports aux usages de la vidéo, de l’audio et des jeux vidéo, en passant par l’équipement numérique.

En MEA, l’étude porte toutefois sur un nombre limité de marchés. Une couverture qui invite à la prudence: les résultats éclairent les pratiques des pays étudiés, sans prétendre refléter l’ensemble des dynamiques régionales ni les spécificités du public arabophone.

Le rapport souligne également la montée en puissance des réseaux sociaux et des vidéos courtes. À l’échelle mondiale, le temps qui leur est consacré dépasse désormais sept heures par semaine. En 2026, le visionnage de vidéos courtes a progressé de 21 minutes hebdomadaires, selon le communiqué de lancement, soit la hausse la plus importante parmi les formats étudiés. Une évolution qui confirme leur poids croissant dans l’économie de l’attention, en complément ou en concurrence avec les médias traditionnels.

Les habitudes varient néanmoins d’une région à l’autre:

  • L’Amérique latine domine l’utilisation des réseaux sociaux et le visionnage de vidéos courtes.
  • L’Amérique du Nord arrive en tête pour le streaming vidéo et musical, ainsi que pour les jeux vidéo.
  • L’Europe de l’Ouest se distingue par la résistance de la télévision linéaire et de la radio.
  • L’Asie de l’Est et l’Océanie enregistrent les niveaux les plus bas dans neuf des douze catégories analysées.

Autre élément à prendre en compte: les enquêtes ont été menées auprès d’internautes, essentiellement âgés de 16 à 64 ans, avec une extension à des tranches d’âge supérieures dans certains pays. Les résultats sont pondérés selon l’âge, le genre et le niveau d’éducation pour mieux correspondre à la structure de la population connectée de chaque marché.

Ils reflètent donc les usages des internautes, et non ceux de l’ensemble des habitants. Une limite importante, notamment dans les pays où l’accès à Internet reste inégalement réparti.

Pour les marques et les agences, ces données constituent néanmoins un repère utile pour orienter les investissements publicitaires. Elles mettent en évidence le poids du numérique en MEA, l’attrait pour les vidéos courtes et les disparités régionales. Autant de facteurs qui plaident pour des stratégies adaptées aux réalités de chaque marché, sans perdre de vue les limites de représentativité de l’échantillon.

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Élections américaines: les cours de l’or et de l’argent s’envolent sur les marchés mondiaux

L’or et l’argent évoluent en forte hausse en début de séance mercredi, bénéficiant de l’affaiblissement du dollar dans le sillage des élections de mi-mandat américaines. L’issue du scrutin, qui a permis aux démocrates de prendre le contrôle des deux chambres du Congrès, a été favorablement perçue par les marchés. À 07h00, l’once d’or s’adjugeait 1,33 %, à 3 983,99 dollars, tandis que celle d’argent avançait de 1,71 %, à 50,66 dollars.

Plusieurs facteurs financiers contribuent à expliquer ce regain de vigueur, à commencer par l’affaiblissement du dollar et la détente des rendements obligataires. « Le cours de l’or a progressé dans le sillage de ces évolutions », indique Kyrie Dichosa, analyste chez Trading Economics. La dépréciation du billet vert rend le métal jaune plus accessible aux investisseurs étrangers, tandis que le repli des rendements des bons du Trésor réduit le manque à gagner associé à sa détention.

Cette tendance haussière reste toutefois confrontée à certains facteurs de risque. Selon Trading Economics, les marchés évaluent à 78 % la probabilité d’une hausse des taux directeurs de la Fed en décembre. Une perspective de resserrement monétaire qui pourrait peser sur les métaux précieux, lesquels ne génèrent aucun rendement.

Au-delà des facteurs financiers, la nervosité des marchés semble influer sur la fonction même de l’or. Suki Cooper, responsable mondiale de la recherche sur les matières premières chez Standard Chartered, observe que le métal précieux serait désormais davantage perçu « comme une source de liquidités plutôt que comme une valeur refuge ». Ce changement de perception pourrait contribuer à expliquer les soubresauts du marché.

Sur un autre volet, le Conseil mondial de l’or a revu ses perspectives à la baisse concernant les investissements dans le métal jaune, ramenant leur croissance attendue à 200 tonnes métriques cette année, contre 400 tonnes précédemment. Les prévisions relatives aux achats des banques centrales ont, en revanche, été revues à la hausse, ces dernières continuant de jouer un rôle essentiel dans le soutien de la demande.

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Tunisie: 5,18 milliards de dinars dans les filets du contrôle fiscal en neuf mois

Les recettes fiscales tunisiennes ont progressé de 4,6 % à fin septembre 2026, en glissement annuel. La ministre des Finances, Michket Slama Khaldi, a fait état de cette évolution lors d’une séance conjointe réunissant les commissions des finances de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et du Conseil national des régions et des districts (CNRD).

Sur les neuf premiers mois de l’année, le rendement du contrôle fiscal a atteint 5 188,9 millions de dinars, en hausse de 2,9 %. La ministre a attribué cette progression à l’intensification des opérations de contrôle et de révision fiscale, ainsi qu’aux interventions de la brigade chargée de lutter contre l’évasion fiscale. Ces efforts visent notamment à réduire le poids de l’économie parallèle et à juguler les pratiques frauduleuses.

Dans le même temps, les ressources propres de l’État ont enregistré une augmentation de 3,1 %, portant leur taux de réalisation à environ 73 % des prévisions inscrites dans la loi de finances 2026. Un niveau qui témoigne d’une mobilisation relativement soutenue des recettes publiques, à trois mois de la clôture de l’exercice budgétaire.

Au-delà de ces indicateurs, Khaldi a également rappelé les principaux objectifs assignés à la mission des Finances pour 2026. Le respect des engagements financiers de l’État, notamment le règlement de la dette intérieure et extérieure, figure parmi les priorités. Pour y parvenir, la ministre a insisté sur la nécessité de mieux mobiliser les ressources budgétaires et de renforcer le pilotage de la trésorerie, afin de garantir la couverture des dépenses publiques et de préserver un niveau de liquidités suffisant.

La maîtrise du déficit budgétaire et de l’endettement constitue un autre axe majeur de cette stratégie, qui vise à consolider la soutenabilité des finances publiques. Elle s’articule autour de quatre priorités: accroître les ressources propres, améliorer le recouvrement, intensifier la lutte contre l’évasion fiscale et intégrer progressivement le secteur informel.

En parallèle, le ministère entend agir sur la qualité de la dépense publique, en améliorant l’efficacité de son allocation et en orientant davantage les investissements vers des secteurs essentiels, notamment la santé, le logement, l’éducation et le transport.

Cette démarche s’accompagne d’une accélération de la transition numérique de l’administration et d’une simplification des procédures administratives. L’objectif est également de mettre en place un environnement plus propice à la création et au financement des projets, de manière à encourager l’initiative privée.

Ces résultats, qui ne constituent encore qu’un bilan intermédiaire établi à trois mois de la fin de l’exercice, viendront nourrir les discussions parlementaires autour du projet de budget. Reste à savoir dans quelle mesure la progression des recettes issues du contrôle fiscal pourrait contribuer à desserrer les contraintes de financement auxquelles l’État demeure confronté.

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110,7 milliards de dollars: un seul homme en détient plus du tiers… Le chiffre qui sidère l’Asie du Sud-Est !

 

Les dernières données de Forbes, publiées le 2 novembre, confirment la nette domination de Pham Nhat Vuong au sommet du classement des grandes fortunes d’Asie du Sud-Est. À la tête de Vingroup, l’homme d’affaires vietnamien affiche un patrimoine de 37,4 milliards de dollars, qui le place au 59e rang mondial. Il devance largement ses quatre poursuivants, grâce à un vaste conglomérat privé aux activités diversifiées, allant de l’immobilier à l’industrie, en passant par la technologie et les services. Cet empire repose notamment sur trois grandes entreprises: Vinhomes, spécialisée dans l’immobilier, VinFast, constructeur de véhicules électriques, et Vinpearl, acteur du tourisme et des loisirs.

Avec une fortune estimée à 22 milliards de dollars, le Singapourien Jason Chang occupe la deuxième place du classement régional et le 120e rang mondial. Président d’ASE Technology Holding, groupe basé à Taïwan, il évolue au cœur de l’industrie des semi-conducteurs, notamment dans l’assemblage, l’encapsulation et le test des puces, des activités essentielles à la chaîne d’approvisionnement du secteur. En parallèle, il a diversifié ses investissements dans l’immobilier commercial aux côtés de son frère Richard, au sein de Sino Horizon. Forbes l’intègre au classement de l’Asie du Sud-Est en raison de sa nationalité singapourienne.

La troisième place revient au Philippin Enrique Razon Jr., dont le patrimoine atteint 18,7 milliards de dollars, ce qui le situe au 147e rang mondial. À travers International Container Terminal Services (ICTSI), il dirige un réseau de terminaux à conteneurs implantés sur plusieurs continents. Ses intérêts économiques dépassent toutefois le seul secteur portuaire et s’étendent au tourisme, au divertissement, à l’énergie et aux infrastructures, témoignant de la diversification de ses activités.

Au quatrième rang, le Thaïlandais Sarath Ratanavadi dispose d’une fortune estimée à 16,4 milliards de dollars, qui le place au 170e rang mondial. Il dirige Gulf Development, né en 2025 de la fusion entre Gulf Energy Development et InTouch Holdings. Ce nouvel ensemble intervient dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’énergie, les télécommunications, les centres de données et la finance. Un positionnement qui l’inscrit au cœur des transformations économiques et numériques de la région.

Le classement se referme sur un autre milliardaire thaïlandais, Dhanin Chearavanont, qui occupe le 174e rang mondial. Président senior de Charoen Pokphand Group, il a accompagné pendant plusieurs décennies l’expansion et l’internationalisation de ce conglomérat. Présent dans des domaines aussi variés que l’agriculture, l’alimentation animale, l’industrie agroalimentaire, la distribution et les télécommunications, le groupe a progressivement étendu son empreinte sur de nombreux marchés étrangers.

Au-delà des fortunes individuelles, ce palmarès met en lumière la diversité des trajectoires entrepreneuriales et des moteurs de la réussite économique en Asie du Sud-Est. Des conglomérats vietnamiens aux spécialistes des technologies avancées, en passant par la logistique maritime, l’énergie et l’agroalimentaire, il révèle des modèles de développement aussi variés que les secteurs qui portent la croissance régionale. Ces positions restent toutefois susceptibles d’évoluer: le classement Real-Time Billionaires de Forbes fluctue au gré des marchés financiers, des taux de change et des variations de la valeur des actifs.

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Sonede: un prêt de 111,5 millions d’euros de la BAD examiné en urgence à l’ARP

Un financement de 111,5 millions d’euros destiné à moderniser le réseau d’eau potable du Grand Tunis franchit une nouvelle étape institutionnelle. Réuni lundi, le bureau de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a décidé de soumettre à la commission des finances et du budget, pour examen en urgence, un projet de loi portant approbation de la convention de garantie conclue entre la Tunisie et la Banque africaine de développement (BAD).

Selon l’exposé des motifs, le projet représente un investissement global de 151,1 millions d’euros. Il sera financé principalement par le prêt de la BAD, complété par un don de 30 millions d’euros de l’Union européenne et une contribution de 9,6 millions d’euros de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede).

Prévu sur la période 2026-2031, ce programme vise à améliorer durablement les performances du réseau de distribution d’eau potable dans la capitale et sa banlieue. Il repose essentiellement sur la réduction des pertes d’eau et des fuites, l’optimisation de la consommation énergétique des installations ainsi que la modernisation des outils de contrôle et de gestion à distance des infrastructures.

Pour atteindre ces objectifs, le projet s’articule autour de quatre composantes. La réhabilitation des réseaux d’adduction et de distribution constitue le principal poste d’investissement, avec une enveloppe de 92,9 millions d’euros. La modernisation énergétique mobilisera, quant à elle, 24,6 millions d’euros, tandis que 18,6 millions d’euros seront consacrés à la digitalisation de la gestion du réseau et au déploiement de systèmes intelligents. Enfin, 15 millions d’euros seront réservés au renforcement des capacités techniques de la Soneds pour assurer la gestion et le suivi du programme.

Sur le terrain, les interventions porteront notamment sur la réhabilitation de 25 kilomètres de conduites d’adduction et de 113 kilomètres de réseaux de distribution, en ciblant en priorité les tronçons les plus dégradés. Le dispositif prévoit également le renforcement des moyens de détection des fuites et la mise en place d’un système centralisé permettant de superviser et de gérer les réseaux à distance.

La transformation numérique occupera également une place importante dans ce programme, avec l’installation de 120 000 compteurs intelligents qui seront connectés au système d’information commercial de la Sonede. En parallèle, le volet énergétique prévoit le recours aux énergies renouvelables, notamment à travers l’installation de panneaux photovoltaïques sur les sites de Ghedir El Golla et de Mornaguia.

Sur le plan financier, le prêt de la BAD sera remboursable sur une période de 20 ans, assortie d’un délai de grâce de cinq ans. Son taux d’intérêt sera variable et calculé sur la base de l’Euribor à six mois, majoré d’une marge de 0,8%. Le financement sera également soumis à deux commissions de 0,25% chacune, au titre de l’ouverture et de l’engagement.

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Crise du carburant au Niger: l’Algérie envoie 53 camions-citernes pour renforcer l’approvisionnement

 

Dans un contexte de tensions persistantes sur l’approvisionnement en carburant, le Niger a réceptionné dimanche un important convoi en provenance d’Algérie. Une cinquantaine de camions-citernes transportant 1,6 million de litres d’essence sont arrivés à Agadez, dans le nord du pays.

En provenance de la raffinerie de Sbaa, dans la wilaya d’Adrar, au centre-sud de l’Algérie, le carburant a été réceptionné au dépôt régional d’Agadez. Le ministre nigérien du Pétrole, Hamadou Tini, et l’ambassadeur d’Algérie au Niger, Saadi Ahmed, ont pris part à la cérémonie, aux côtés de plusieurs responsables administratifs et institutionnels.

Le ministre Hamadou Tini a attribué les difficultés actuelles d’approvisionnement en essence et en gasoil à une crise mondiale, alimentée par les conflits, les perturbations logistiques et la volatilité des prix. Les échanges ont également porté sur les modalités de transport et de sécurisation du carburant à travers le Sahara.

De son côté, l’ambassadeur d’Algérie à Niamey a expliqué que l’envoi du convoi répondait aux difficultés d’approvisionnement en carburant auxquelles fait face le Niger. Il a indiqué que l’envoi du carburant avait été décidé par le président Abdelmadjid Tebboune, sans sollicitation officielle préalable de Niamey. Il a par ailleurs abordé l’état des relations entre les deux pays, ainsi que les perspectives de leur partenariat.

Si l’arrivée de ce convoi peut soulager temporairement le marché du carburant à Agadez, elle ne permet pas, à elle seule, de répondre aux difficultés structurelles d’approvisionnement du Niger. La longueur des circuits logistiques et l’exposition aux fluctuations des prix internationaux restent des facteurs de vulnérabilité. L’évolution de la distribution au cours des prochaines semaines permettra de mesurer l’effet réel de cette livraison sur la disponibilité du carburant dans le pays.

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Apple: un trimestre record, mais des fêtes sous tension

 

Malgré des résultats trimestriels historiques, Apple anticipe un ralentissement de sa croissance en fin d’année. Le groupe table sur une progression de 7 à 10 % de son chiffre d’affaires pendant les fêtes, après des hausses de 16 % au printemps et de 12 % durant l’été. Ces perspectives ont entraîné un repli de plus de 3 % du titre après la clôture de Wall Street.

Les performances financières restent néanmoins solides. Au quatrième trimestre de son exercice fiscal, de juillet à septembre, Apple a réalisé un chiffre d’affaires de 114,5 milliards de dollars, en hausse de 12 %. Cette progression a notamment été portée par l’iPhone, dont les revenus ont bondi de 17 %, à 57,6 milliards de dollars. Le bénéfice net a atteint 30,7 milliards (+12 %). Sur l’ensemble de l’exercice, le groupe a totalisé 478,8 milliards de dollars de chiffre d’affaires (+15 %) et dégagé 132,2 milliards de bénéfice (+18 %). L’iPhone représente désormais 53 % de son activité.

Mais ces résultats ne dissipent pas les inquiétudes des investisseurs, particulièrement préoccupés par l’évolution des marges. La marge brute devrait s’établir entre 45 et 46 %, contre 48,2 % un an plus tôt. En cause, la pénurie de puces mémoire, dont la demande explose avec la multiplication des centres de données dédiés à l’intelligence artificielle. Face à cette hausse des coûts, Apple a déjà relevé ses prix, jusqu’à 300 dollars pour les Mac, les iPad et les accessoires, et 100 dollars pour les iPhone 18 Pro. John Ternus, qui présentait les résultats pour la première fois depuis sa succession à Tim Cook, a prévenu que la facture liée à l’approvisionnement en mémoire devrait encore s’alourdir après décembre.

À cette pression s’ajoutent les dépenses liées à l’IA. Le déploiement de Siri AI, fondé sur des modèles dérivés de Gemini, mobilise d’importantes capacités de calcul lorsque les requêtes sont traitées sur les serveurs d’Apple. Pour maîtriser ces coûts, le groupe envisage de limiter l’utilisation de certaines fonctionnalités et de facturer les capacités supplémentaires.

Parallèlement, les services montrent des signes d’essoufflement. Leur croissance est retombée à 10 % au dernier trimestre, contre 12 % au printemps, et devrait atteindre 8 à 9 % pendant les fêtes. Kevan Parekh, directeur financier, évoque les fluctuations des taux de change, le recul des jeux mobiles, les évolutions de l’App Store et les conséquences d’une décision de justice américaine.

Sur le plan commercial, l’iPhone Duo, premier smartphone pliable d’Apple, lancé le 23 octobre à partir de 1 999 dollars, suscite un vif intérêt. Sa production peine toutefois à répondre à la demande, tandis que certains appareils présentent un problème d’écran.

Enfin, Apple se distingue par la relative modestie de ses investissements: environ 2,2 milliards de dollars par trimestre, contre 51,4 milliards pour Alphabet et 45,2 milliards pour Microsoft. Un écart révélateur de stratégies différentes dans la course aux infrastructures de l’intelligence artificielle.

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Des frigos piratés à 50°C: sept pays européens frappés par une cyberattaque

 

Après la France, sept autres pays européens sont à leur tour touchés par le piratage de systèmes de réfrigération. Un fabricant danois est notamment dans le viseur.

À Sjöbo, dans le sud de la Suède, un supermarché a vu ses réfrigérateurs et congélateurs afficher soudainement une température de 50°C. L’incident est loin d’être isolé: lundi, des faits similaires ont été signalés dans sept pays européens, de la Belgique aux Pays-Bas, en passant par l’Estonie, la Finlande, le Luxembourg, la Suède et l’Irlande. Plusieurs commerçants ont ainsi dû détruire une partie de leurs stocks, essuyant des pertes dont le montant global reste encore inconnu.

Cette nouvelle vague rappelle une précédente offensive survenue le 12 octobre, lorsque plusieurs grandes enseignes françaises avaient signalé une cyberattaque visant des centaines de systèmes de réfrigération. Aucun des deux épisodes n’a été revendiqué, laissant planer le doute sur les motivations des responsables. Le commissaire européen à l’agriculture et à l’alimentation, Christophe Hansen, dénonce toutefois « une tentative délibérée de perturber la chaîne d’approvisionnement alimentaire ». Il juge la répétition de ces incidents « extrêmement préoccupante ».

L’ampleur des perturbations varie selon les pays et les enseignes. En Belgique, Carrefour a recensé une quinzaine de cas parmi ses 700 magasins. Son porte-parole attribue ces incidents à une cyberattaque. Delhaize, Colruyt, Intermarché ainsi que le magasin Ikea de Mons sont également concernés. Au Luxembourg, quatre magasins Delhaize ont été touchés. En Irlande, treize établissements de Musgrave, propriétaire de SuperValu, ont signalé des perturbations, auxquelles s’ajoutent plusieurs supérettes aux Pays-Bas. En Suède, six magasins Coop sur environ 800 sont concernés. L’enseigne Ica fait également état d’incidents, sans toutefois confirmer leur origine malveillante. Enfin, quelques petits commerces Kesko, en Estonie et en Finlande, ont relevé des températures anormales.

Reste à comprendre comment ces attaques ont pu se propager dans autant de pays. Coop évoque notamment les réseaux mobiles 4G auxquels étaient connectés les magasins concernés, estimant qu’ils pourraient être moins sécurisés que les infrastructures 5G. Mais un autre élément retient l’attention: la présence d’équipements du fabricant danois Danfoss dans plusieurs établissements touchés. Ica affirme que tous ses magasins concernés utilisaient des systèmes de contrôle frigorifique fournis par le groupe, déjà cité dans le dossier français. En Estonie, un distributeur confirme également que les appareils compromis appartenaient à d’anciennes générations de produits Danfoss.

Ces incidents rappellent que les cybermenaces ne concernent plus uniquement les serveurs et les bases de données. Les équipements industriels connectés, parfois anciens et insuffisamment sécurisés, peuvent eux aussi devenir des points de vulnérabilité pour des infrastructures essentielles. Pour les distributeurs, leur protection constitue désormais un enjeu opérationnel et économique majeur. Car les conséquences d’une cyberattaque peuvent dépasser largement le cadre informatique: dérèglement des systèmes de réfrigération, destruction de marchandises et perturbation de toute une chaîne d’approvisionnement alimentaire. Un risque que les autorités européennes ne peuvent plus se permettre de négliger.

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Tunisie : les transporteurs de carburants en grève les 23, 24 et 25 novembre

 

Les entreprises de transport de carburants pourraient être paralysées pendant trois jours en novembre. Le département du secteur privé de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a annoncé, ce lundi 2 novembre, le dépôt d’un préavis de grève sectorielle pour les 23, 24 et 25 du mois courant. Le mouvement concernera l’ensemble des établissements du secteur sur tout le territoire national.

À l’origine de cette mobilisation, le syndicat dénonce le non-respect de l’accord conclu le 2 mai 2019, dont il réclame l’application intégrale. Selon la centrale syndicale, le non-respect de ses dispositions a porté atteinte aux droits professionnels et sociaux des salariés. Elle exige ainsi la mise en œuvre immédiate de l’ensemble des engagements prévus par cet accord.

Par ailleurs, dans son télégramme, l’UGTT se fonde sur les articles 376 bis et 376 ter du Code du travail pour appeler les autorités compétentes à intervenir dans les meilleurs délais afin de trouver une issue au différend. Elle invoque également l’article 377 et les dispositions qui suivent, dans le but de favoriser un règlement du conflit avant la date prévue pour la grève.

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Énergie: l’Afrique lance sa propre banque dotée de 5 milliards de dollars

L’Afrique se dote d’un nouvel instrument de financement de son secteur énergétique. Portée conjointement par Afreximbank et l’Organisation des producteurs africains de pétrole (APPO), la Banque africaine de l’énergie (AEB) a été officiellement lancée à Abuja, le 31 octobre.

L’enjeu est de taille: contribuer à résorber un déficit d’investissement estimé à 200 milliards de dollars, en diversifiant les sources de financement et en mobilisant les ressources nécessaires pour prendre progressivement le relais des partenaires financiers traditionnels.

Au-delà de sa création institutionnelle, l’AEB traduit une volonté plus profonde des gouvernements africains: reprendre la maîtrise de leur avenir énergétique. Leur constat est sans équivoque: l’industrialisation du continent passe nécessairement par des investissements massifs dans les capacités de production et les infrastructures de transport de l’énergie. Il en va également de la capacité de l’Afrique à ne pas manquer le tournant des nouvelles technologies, en particulier celui de l’intelligence artificielle, dont le développement repose sur des besoins considérables en électricité.

La mise en place de cette nouvelle institution intervient dans un contexte où les enjeux du financement énergétique prennent une dimension particulière. Le continent a besoin d’environ 200 milliards de dollars d’investissements pour développer son secteur, alors même que les bailleurs de fonds traditionnels réduisent progressivement leur exposition aux énergies fossiles, tant dans leurs financements à court terme que dans leurs engagements à long terme. Une évolution qui contraste avec les réalités énergétiques africaines, où le pétrole et le gaz demeurent des composantes essentielles de l’approvisionnement et du développement économique.

C’est précisément à ce décalage entre les besoins du continent et l’évolution des sources de financement disponibles que l’AEB entend apporter une réponse. Elle se fixe ainsi un double objectif: contribuer à combler le déficit d’investissement énergétique tout en accompagnant une transition juste, adaptée aux réalités économiques, énergétiques et sociales des pays africains.

Pour concrétiser cette ambition, la Banque dispose d’un capital autorisé de 5 milliards de dollars. Son champ d’intervention couvrira l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique, de l’exploration et de la production au transport, à la transformation, au raffinage et à la distribution.

À travers ses interventions, l’AEB poursuit une triple ambition: renforcer les capacités de production énergétique de l’Afrique, réduire sa dépendance aux produits pétroliers importés et favoriser les échanges de biens énergétiques entre les pays du continent. À ces priorités s’ajoute la volonté de consolider la participation africaine dans le secteur, afin de permettre aux acteurs du continent de prendre pleinement part aux décisions qui engagent leur avenir énergétique.

L’institution se veut ainsi une banque panafricaine, indépendante et supranationale, appelée à fédérer les acteurs publics et privés autour des grands enjeux énergétiques du continent. Elle entend associer les gouvernements, les compagnies pétrolières nationales, les institutions financières et les investisseurs privés à une dynamique commune de développement et de transformation du secteur.

Sur le plan institutionnel, l’assemblée générale inaugurale a également permis de franchir une première étape dans la mise en place de la gouvernance de la Banque. Helmy Ghazi a été désigné comme son premier président, tandis qu’un premier conseil d’administration a été constitué. Celui-ci réunit des représentants des secteurs public et privé, ainsi que des personnalités issues d’institutions politiques majeures de différents pays africains.

Avec un capital autorisé de 5 milliards de dollars et un mandat couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique, de l’exploration à la distribution, l’AEB entend donc s’imposer comme un nouvel acteur du financement du secteur en Afrique. Au-delà de sa dimension financière, sa création porte une ambition stratégique: renforcer les capacités énergétiques du continent, accompagner une transition adaptée à ses réalités et donner aux acteurs africains une place plus importante dans la construction de leur propre avenir énergétique.

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Tunisie: Le TMM campe sur ses 7 %

 

Le Taux moyen du marché monétaire (TMM) a conservé sa stabilité à 7 % en octobre 2026, un niveau identique à celui du taux directeur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), et ce pour le troisième mois consécutif.

Le TMM a ainsi connu deux phases distinctes en 2026: une première période de stabilité à 6,99 % entre février et juillet, suivie d’un passage à 7 % en août. Depuis, il n’a plus varié, se maintenant à ce niveau en septembre et en octobre.

Cette évolution s’inscrit dans le prolongement de l’assouplissement de la politique monétaire engagé par la BCT fin décembre 2025. Le 30 décembre, l’institution avait décidé de réduire son taux directeur de 50 points de base, le ramenant à 7 % à compter du 7 janvier 2026. La baisse a été rapidement et intégralement répercutée sur le marché monétaire.

Sur le plan de son évolution, le TMM s’est établi à 7,08 % au début de l’année 2026, avant de revenir à 6,99 % en février. Il a ensuite conservé ce niveau durant six mois consécutifs, jusqu’en juillet.

Il convient de rappeler que le TMM avait atteint un pic de 8,05 % en mars 2023, au terme d’une phase de resserrement monétaire menée par la Banque centrale pour juguler  les tensions inflationnistes. Depuis, l’indicateur n’a cessé d’évoluer à la baisse.

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Première mondiale: Abou Dhabi scelle un partenariat entre ADNOC et OpenAI dans l’IA

 

Les Émirats arabes unis renforcent leur coopération avec les grands acteurs internationaux de l’intelligence artificielle. La compagnie pétrolière publique ADNOC et le groupe technologique G42 ont conclu lundi un accord avec OpenAI visant à intégrer des capacités avancées d’IA dans les différentes activités de l’énergéticien.

L’accord a été scellé en marge du Salon et Congrès international du pétrole d’Abou Dhabi (ADIPEC), en présence de Sam Altman, patron d’OpenAI, et du prince héritier d’Abou Dhabi, cheikh Khaled bin Mohamed bin Zayed Al Nahyan.

Selon Sultan Al Jaber, directeur général d’ADNOC et ministre émirati de l’Industrie, ce partenariat fera de son groupe le premier acteur mondial du secteur énergétique à adopter OpenAI Frontier, la plateforme d’intelligence artificielle avancée de l’entreprise américaine. Concrètement, ADNOC prévoit d’intégrer des agents intelligents et des modèles GPT à ses activités afin de mieux connecter et optimiser ses processus décisionnels, qu’ils soient opérationnels, commerciaux ou liés aux investissements. Le groupe entend également s’appuyer sur l’initiative Daybreak Blue d’OpenAI pour renforcer la protection de ses infrastructures stratégiques.

Pour Sam Altman, ce rapprochement constitue une occasion de mobiliser l’intelligence artificielle face aux défis les plus complexes d’ADNOC. Le patron d’OpenAI a également souligné une dimension essentielle de cette coopération: l’énergie pourrait devenir le principal enjeu économique du développement de l’IA. À mesure que le coût des modèles diminue, l’accès à une électricité abondante et abordable s’impose en effet comme une condition déterminante de leur déploiement à grande échelle.

Au-delà de ses applications industrielles, ce partenariat soulève également un enjeu de souveraineté numérique. G42 y occupe une place centrale grâce à son infrastructure d’IA souveraine et aux capacités de calcul et d’inférence hébergées aux Émirats. Pour ADNOC, dont les activités reposent sur des données industrielles sensibles, notamment celles relatives à ses réservoirs, la maîtrise de leur hébergement et de leur traitement constitue un impératif stratégique.

Cette stratégie s’inscrit dans une ambition plus large: développer des infrastructures capables de soutenir l’essor de l’IA. C’est notamment l’objectif de Stargate UAE, projet auquel participent G42, OpenAI, Oracle, Nvidia, Cisco et SoftBank. Le campus américano-émirati dédié à l’intelligence artificielle vise une capacité globale annoncée de 5 gigawatts, tandis que le cluster Stargate UAE doit atteindre à terme 1 gigawatt, avec une première tranche prévue de 200 mégawatts.

Le déploiement de telles infrastructures suppose toutefois des ressources énergétiques considérables. Pour répondre à ces besoins, les Émirats s’appuient sur un mix combinant gaz, nucléaire et solaire. ADNOC se retrouve ainsi au croisement de deux dynamiques: le groupe est appelé à tirer parti des gains de productivité permis par l’IA, mais appartient également à l’écosystème énergétique indispensable à son développement.

Enfin, le rapprochement entre OpenAI et Abou Dhabi s’étend au terrain financier. MGX, le fonds émirati spécialisé dans l’IA et déjà présent au capital d’OpenAI, figure parmi les investisseurs susceptibles de participer à ses nouvelles opérations de financement. Parallèlement, des accords avec Mubadala et Inception42 doivent permettre d’utiliser l’intelligence artificielle pour analyser les investissements, identifier des opportunités et mieux évaluer les risques.

À travers cette coopération, Abou Dhabi cherche ainsi à articuler technologies, infrastructures, énergie et capitaux pour faire de l’intelligence artificielle un nouveau moteur de croissance et renforcer sa place dans cette industrie en pleine expansion.

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Euronext: le franco-tunisien Stéphane Boujnah sur le départ, David Knibbe pressenti pour lui succéder

Après plus de onze ans à la tête d’Euronext, le franco-tunisien Stéphane Boujnah quittera ses fonctions en mai 2027. Le groupe a fait cette annonce lundi, en précisant qu’il envisage de confier sa succession à David Knibbe, actuel patron de l’assureur néerlandais NN Group.

Sur recommandation de son comité de nomination, Euronext proposera la candidature de David Knibbe aux fonctions de directeur général et de président du directoire lors de l’assemblée générale des actionnaires, fixée au 20 mai 2027. Cette nomination devra toutefois recevoir, au préalable, l’aval des autorités nationales compétentes ainsi que celui du ministre néerlandais des Finances.

Ce départ marque la fin d’un cycle stratégique pour le groupe. Depuis son arrivée en novembre 2015, Stéphane Boujnah a fait des acquisitions le levier central de la transformation et de la croissance d’Euronext. Cette politique d’expansion a permis d’intégrer plusieurs grandes places financières européennes, parmi lesquelles l’Irish Stock Exchange, Oslo Børs, Borsa Italiana et, plus récemment, l’ATHEX Stock Exchange. Ces rapprochements successifs ont considérablement renforcé la présence du groupe en Europe et contribué à concrétiser son ambition de bâtir une infrastructure boursière paneuropéenne.

Pour lui succéder, le comité de nomination a fait le choix d’un dirigeant aguerri à la gestion des grands groupes cotés. À la tête de NN Group, David Knibbe a piloté une transformation que l’entreprise qualifie de réussie, tout en préservant de solides performances commerciales et financières. Son parcours dans l’assurance le distingue de celui de Stéphane Boujnah, davantage tourné vers les marchés financiers, mais son expérience à la tête d’un grand groupe financier constitue un atout pour prendre les commandes d’Euronext.

Le calendrier laisse d’ailleurs plusieurs mois au groupe pour préparer cette succession. Cette période doit permettre de sécuriser la transition sur le plan organisationnel et réglementaire, tout en laissant à Stéphane Boujnah la possibilité de poursuivre les chantiers stratégiques engagés jusqu’à la passation effective des responsabilités.

Au-delà de cette transition, c’est surtout la future feuille de route du groupe qui suscite l’intérêt. David Knibbe prolongera-t-il la stratégie de croissance externe ou privilégiera-t-il l’intégration et la consolidation des entités déjà acquises ? Ses choix devraient commencer à se préciser après l’assemblée générale du 20 mai 2027, sous réserve des approbations réglementaires et actionnariales.

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Liste grise du GAFI: la Côte d’Ivoire et la RDC signent leur sortie

C’est une double victoire pour l’Afrique. À l’issue de sa plénière, le GAFI a retiré Monaco, la Bulgarie, la RDC et la Côte d’Ivoire de sa «liste grise», ces pays ayant achevé leurs plans d’action contre le blanchiment d’argent.

Pour Abidjan, c’est l’aboutissement de deux ans d’efforts. La Côte d’Ivoire s’était engagée en octobre 2024, avec le GIABA, à corriger ses défaillances. Elle a ensuite satisfait aux exigences de son plan d’action grâce à des réformes institutionnelles, législatives, réglementaires et opérationnelles. En juin dernier, le GAFI avait déjà jugé le plan «pour l’essentiel achevé» et approuvé l’envoi d’une mission sur place.

Kinshasa, elle, sort d’une longue épreuve. Placée sous surveillance renforcée en octobre 2022, la RDC est retirée de la liste après quatre ans. Son ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, salue une «avancée historique». Il en attend notamment de meilleures relations avec les banques correspondantes et des transactions internationales plus fluides.

Au-delà de ces deux cas, le bilan de la plénière est favorable: aucun pays n’entre sur la liste, qui passe de 22 à 18 juridictions. La liste noire reste inchangée, avec l’Iran et la Corée du Nord.

Reste à ne pas relâcher l’effort. Le retrait ne signifie pas la fin des efforts engagés, et il ne fait pas disparaître les risques liés à la criminalité financière. Pour les deux pays, l’enjeu est désormais de transformer ce succès en confiance durable auprès des banques et des investisseurs.

 

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Tourisme tunisien: les atouts sont là, les connexions peinent à suivre

La Tunisie ne manque ni de patrimoine, ni de richesses naturelles, ni d’infrastructures touristiques. C’est ce qui ressort du Travel & Tourism Development Index (TTDI) 2026 du Forum économique mondial (WEF),  analysé par l’IACE, qui place cette destination au-dessus des moyennes nord-africaine et MENA pour ses ressources culturelles (3,4), naturelles (3,1) et ses services et infrastructures touristiques (3,3).

Elle fait également mieux que la moyenne mondiale pour ses ressources culturelles et naturelles, dont les scores s’établissent respectivement à 2,5 et 3. Quant à la compétitivité-prix, elle constitue son principal point fort, avec un score de 5,2, supérieur à la moyenne MENA (4,81), mais inférieur à celle de l’Afrique du Nord (5,60).

Derrière ces indicateurs, il y a donc davantage qu’un état des lieux des ressources: leur capacité à devenir de véritables leviers pour le tourisme entre aussi en ligne de compte.

C’est plus nuancé dans les moyens de faciliter l’accès à la destination et de mieux exploiter son potentiel touristique. Le transport aérien ne récolte que 2,2 points, contre 3,83 en Afrique du Nord et 4,62 dans la région MENA. Les infrastructures terrestres et portuaires affichent 2,5, là encore en dessous des moyennes régionales (3,13 et 3,77). Le numérique n’est pas mieux loti: avec 3,8 pour la préparation aux TIC, la Tunisie reste sous les moyennes nord-africaine (4,47), MENA (5,33) et mondiale (5,2). La priorisation du tourisme reste également en retrait. Cet indicateur, qui couvre notamment les dépenses publiques, la qualité des données et la stratégie de marque, s’établit à 3,4, contre 4,82 et 4,47 dans les deux régions, et 4,5 à l’échelle mondiale. Même la sécurité, qui constitue pourtant un point d’appui, ne dépasse pas 4,8, contre 5,87 en Afrique du Nord, 6,09 dans la région MENA et 5,7 dans le monde.

La diversification de l’attractivité constitue enfin un autre levier. Les ressources associées aux déplacements non liés aux loisirs: rayonnement des villes, grandes entreprises et établissements d’enseignement supérieur, affichent un score de 2,5, proche des moyennes régionales, mais inférieur à la moyenne mondiale (2,7). Si ces facteurs ne dépendent pas uniquement de la politique touristique, ils peuvent néanmoins contribuer à attirer d’autres profils de visiteurs et à élargir les motifs de déplacement vers la Tunisie.

Le véritable enjeu ne réside donc pas tant dans le volume des actifs disponibles que dans leur capacité à générer de la valeur économique. Dans cette perspective, l’IACE préconise une diversification de l’offre selon les segments et les territoires, afin d’accroître les dépenses touristiques, de prolonger les séjours et d’atténuer les effets de la saisonnalité. Il propose également une démarche concertée, associant collectivités, entreprises et investisseurs, pour faire émerger des produits commercialisables à partir de ressources encore insuffisamment exploitées.

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La connectivité aérienne en Tunisie creuse l’écart avec la région en matière de tourisme

 

Chaque année, le Forum économique mondial (WEF) évalue, à travers l’indice de développement du voyage et du tourisme (TTDI), les conditions de développement du tourisme dans 110 économies. Sécurité, coût de la vie, infrastructures, connectivité numérique, patrimoine naturel et culturel: autant de critères pris en compte dans cet indice. Celui-ci ne mesure pas les performances touristiques en termes d’arrivées ou de recettes, mais apprécie la qualité de l’environnement propice au développement durable du secteur et à sa résilience face aux crises. La notation est établie sur une échelle de 1 à 7.

L’édition 2026 met en évidence d’importants déséquilibres entre les différents piliers évalués en Tunisie. Si la compétitivité-prix affiche un score de 5,2, les infrastructures de transport aérien ne dépassent pas 2,2, soit le résultat le plus faible parmi les piliers examinés.

Au-delà de ce faible niveau, c’est surtout la stagnation du score tunisien qui interpelle: après 2,2 en 2019, puis 2,3 en 2024, il revient à 2,2 en 2026. Dans le même temps, la moyenne mondiale du pilier a progressé de 7,2% entre 2024 et 2026, tandis que 92% des économies évaluées ont amélioré leurs résultats. La Tunisie ne régresse donc pas nécessairement en valeur absolue, mais décroche relativement à des pays qui accélèrent leurs efforts.

Ce décrochage est particulièrement visible à l’échelle régionale. Le score moyen atteint 3,83 en Afrique du Nord et 4,62 dans l’ensemble MENA, soit des écarts respectifs de 1,6 et 2,4 points avec la Tunisie. Il s’agit du différentiel régional le plus important parmi les piliers étudiés. À l’échelle mondiale, les Émirats arabes unis occupent la première place sur cette dimension.

Les infrastructures terrestres et portuaires constituent un autre point de fragilité, avec un score de 2,5, contre 3,13 en Afrique du Nord et 3,77 dans la région MENA. La moyenne mondiale étant restée stable, ce décalage traduit surtout un déficit structurel de performance.

Ces résultats ne suffisent toutefois pas à établir un lien de causalité direct entre infrastructures et performances touristiques. Ils révèlent plutôt des insuffisances persistantes en matière d’accessibilité. Celle-ci dépend également, comme le souligne le WEF, des politiques de visas et de l’efficacité de la gestion des frontières.

Dans ce contexte, l’IACE recommande de cartographier précisément les déficits de connectivité par marché émetteur et par territoire, et de conditionner les incitations au développement de la desserte aérienne à des résultats concrets et mesurables.

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