Communautaires : L’État arrose, le terrain reste encore sec
Placée sur le thème « Liberté créative et structuration », cette rencontre met en lumière les évolutions silencieuses qui redessinent les contours du travail et les réponses nécessaires pour accompagner les freelances.
Alors que la fuite des compétences et la précarité du travail occupent le débat public, une transformation silencieuse est à l’œuvre en Tunisie. Les créateurs, les experts du numérique des consultants indépendants contribuent à faire évoluer les pratiques professionnelles. Et ce, tout en restant confrontés à un cadre administratif et social encore insuffisamment adapté. Difficultés de facturation, complexité des démarches financières et absence d’un niveau minimal de couverture sociale : tous ces obstacles fragilisent les parcours des freelances et peuvent les pousser vers le secteur informel ou l’émigration.
Leur autonomie dépasse les modèles traditionnels, tandis que leurs compétences répondent à des besoins économiques et numériques croissants.
Le TFD 2026 portera ainsi sur les conditions permettant de mieux reconnaître, structurer et protéger le travail indépendant en Tunisie. Et ce, en faisant émerger des réponses durables aux réalités vécues par les freelances.
Annonces majeures et axes stratégiques :– Lancement officiel de la première coopérative des freelances en Tunisie : cette initiative vise à rompre l’isolement des travailleurs indépendants, à mutualiser leurs services et à leur offrir une structure de protection sociale et économique, tout en valorisant leurs compétences et leurs droits professionnels.
– Harmonisation du cadre juridique : face aux enjeux croissants liés à l’intelligence artificielle et aux plateformes internationales, les échanges porteront sur l’harmonisation des textes et la construction d’un cadre juridique cohérent, adapté aux réalités des freelances et aux nouvelles formes de travail.
Le TFD 2026 entend ainsi faire progresser le dialogue entre les acteurs concernés et accompagner le passage d’une simple identification des difficultés à une structuration concrète du travail indépendant en Tunisie.
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Cette initiative s’inscrit dans le « Plan Mattei ». Portée par la société « Nuove Frontiere Lavoro » avec des partenaires tunisiens, elle entend répondre aux besoins en main-d’œuvre des entreprises italiennes. Pour cela, des formations professionnelles sont dispensées dans les pays d’origine, afin de permettre le recrutement légal des personnes formées en Italie.
Majdi Karoui, représentant du centre d’affaires italo-tunisien « Delta Center », cité par l’agence TAP, précise que le projet vise à soutenir la croissance économique, à valoriser les compétences, à améliorer les perspectives d’emploi et à renforcer la coopération économique entre les deux pays. Et d’ajouter que chaque bénéficiaire signe, avant de quitter la Tunisie, un contrat de travail aux conditions claires et précises.
Pour sa part, Sandro Frattini, directeur de Delta Center, indiquera que l’initiative pourrait être élargie à d’autres secteurs, en particulier le tourisme et l’hôtellerie.
Lancé en janvier 2024 par le gouvernement italien, le Plan Mattei est une stratégie géopolitique et économique qui ambitionne de repenser les relations entre l’Italie et le continent africain autour d’un partenariat présenté comme « gagnant-gagnant ».
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Cette mesure, annoncée par le ministère saoudien des Ressources humaines et du Développement social, on l’aura compris, vise à renforcer la présence des nationaux dans les entreprises privées. Son application s’est déroulée en deux étapes : 19 professions ont été concernées dès le 5 avril 2026; tandis que les 50 autres ont été intégrées au dispositif à l’issue d’une période transitoire de six mois.
Les métiers et postes visés couvrent entre autres les ressources humaines, le recrutement, le secrétariat, la saisie de données, l’administration, les relations publiques et certaines fonctions logistiques.
Par conséquent, cette décision réduit les possibilités d’accès des travailleurs tunisiens à ces fonctions, désormais réservées aux Saoudiens. Sachant que les entreprises qui ne respectent pas les nouvelles dispositions s’exposent à des sanctions.
Toutefois, pas de crainte, car les autorités wahhabites assurent que cette restriction ne signifie pas une fermeture générale du marché du travail saoudien aux étrangers, ni le licenciement automatique de tous les expatriés concernés. Plusieurs autres professions restent accessibles, selon les règles de recrutement et les quotas de nationalisation applicables à chaque secteur.
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Présentant le projet de budget devant les commissions des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple et du Conseil national des régions et des districts, au siège du Parlement, la ministre a précisé que les dépenses de rémunération atteindraient environ 27 349 millions de dinars, soit 13,2 % du produit intérieur brut (PIB). Elles constituent le principal poste de dépenses du budget de l’État.
Cette hausse s’explique notamment par la poursuite de l’application des augmentations salariales prévues pour les années 2026, 2027 et 2028, avec la mise en œuvre de leur deuxième tranche. Le gouvernement entend également soutenir l’emploi à travers de nouveaux recrutements dans la fonction publique, notamment au profit des diplômés de l’enseignement supérieur.
Les crédits prévus serviront aussi à poursuivre le recrutement des titulaires d’un doctorat et à régulariser la situation de la dernière promotion des travailleurs des chantiers.
Par ailleurs, la ministre précise que le projet de budget 2027 vise à concilier la soutenabilité des finances publiques avec la stimulation de la croissance économique et sociale. Il repose notamment sur une meilleure mobilisation des ressources propres, la poursuite de la réforme fiscale, la numérisation de l’administration et l’amélioration de l’efficacité des dépenses publiques.
La maîtrise de l’endettement public figure également parmi les priorités, afin d’en garantir la soutenabilité.
Sur le plan social, le budget prévoit la poursuite du soutien aux catégories à revenus modestes, ainsi que la couverture des besoins en subventions des carburants, des produits de base et du transport public. L’amélioration de l’accès aux services essentiels et la poursuite des réformes des secteurs de la santé et de la sécurité sociale figurent également au programme.
En matière de développement, les orientations annoncées portent sur l’amélioration du climat de l’investissement, le renforcement du développement régional, la consolidation de la sécurité alimentaire et hydrique, l’accélération de la transition énergétique et le soutien à la transformation numérique.
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Sous les chapiteaux installés sur le campus de l’Université Ibn Khaldoun (UIK), les étudiants passent d’un stand à l’autre, échangent avec les recruteurs et s’informent sur les possibilités de stages et les perspectives d’emploi. Les discussions s’enchaînent dans une ambiance animée, entre rencontres professionnelles et activités artistiques. Ce jeudi 29 octobre 2026, l’université, située à...
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Les entreprises communautaires continuent de se multiplier en Tunisie, mais leur contribution effective à l’économie reste difficile à mesurer. Sur les 325 structures créées à fin août 2026, seules 97 sont entrées en activité, selon les chiffres présentés jeudi 29 octobre 2026 par le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, lors...
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Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a affirmé que ce cadre s’inscrit dans les orientations stratégiques du pays et du Plan de développement national 2026-2030. Il vise également à consolider le rôle du système des Nations unies en tant que partenaire stratégique du développement économique et social de la Tunisie.
Lors d’une réunion organisée lundi à l’Académie diplomatique internationale de Tunis, à l’initiative du ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, le ministre a présenté les grandes lignes de cette coopération, dont la signature est prévue prochainement, ainsi que les enjeux liés à la mobilisation des financements nécessaires à sa mise en œuvre.
Le Plan de développement national 2026-2030 repose sur cinq axes : le développement social équitable et inclusif, l’équilibre entre les régions, la modernisation du tissu économique et des infrastructures, la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique, ainsi que la modernisation des institutions et de l’administration.
Élaboré pour la première fois selon une approche ascendante partant du niveau local, ce plan prévoit notamment le renforcement du capital humain, la promotion de l’emploi décent, l’autonomisation des jeunes, la cohésion familiale et l’accès au logement. Il accorde également une place à la réduction des disparités régionales, à la réhabilitation des secteurs productifs, au soutien aux secteurs porteurs et à la stimulation de l’investissement à travers l’amélioration du climat des affaires.
La gestion durable des ressources, la protection de l’environnement, la réforme des cadres législatifs et l’amélioration de la gouvernance des entreprises publiques figurent également parmi les orientations retenues.
Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a précisé que les consultations entre la Tunisie et les Nations unies ont permis de définir trois priorités stratégiques pour la période 2027-2031.
La première porte sur le capital humain et l’inclusion sociale, avec une attention particulière accordée aux enjeux sociaux et à l’amélioration des conditions de vie. La deuxième concerne la transformation économique inclusive et la création d’emplois décents. La troisième est consacrée à la transition écologique, à la résilience et à la sécurité des ressources.
Mohamed Ali Nafti a souligné la nécessité d’adopter une approche intégrée dans la mise en œuvre de ces priorités, afin de dépasser le cloisonnement sectoriel et de privilégier des interventions coordonnées susceptibles de produire des effets durables.
La mobilisation des ressources constitue un autre enjeu majeur du nouveau cadre de coopération. Face à la contraction des financements concessionnels et à l’accentuation des pressions économiques et climatiques, Mohamed Ali Nafti a appelé à repenser les mécanismes de financement et à améliorer l’utilisation des ressources disponibles.
Dans cette perspective, une initiative issue des consultations entre les deux parties prévoit la création d’un pôle de financement du développement, placé sous leadership national et en partenariat avec le système des Nations unies. Cette structure vise à rapprocher les priorités nationales des possibilités de financement public et privé, tout en contribuant à la préparation de grands projets structurants.
Le nouveau cadre s’inscrit dans une relation de coopération entre la Tunisie et les Nations unies qui s’étend sur sept décennies. Les interventions de l’organisation couvrent notamment l’éducation, la santé, l’emploi, la protection sociale et l’autonomisation des femmes, ainsi que les défis environnementaux et climatiques.
De son côté, la coordinatrice résidente des Nations unies en Tunisie, Rana Taha, a réaffirmé l’engagement de l’organisation à renforcer la cohérence, l’efficacité et la transparence de ses programmes afin de favoriser une transformation durable. Elle a insisté sur la nécessité de partenariats solides associant soutien politique, plaidoyer, financement et investissement conjoint.
La mise en place d’un mécanisme de suivi et d’évaluation des résultats est également jugée nécessaire pour assurer la mise en œuvre du cadre de coopération. La réunion s’est tenue en présence de représentants des pays donateurs et des institutions financières internationales, à l’occasion de la Journée des Nations unies, qui coïncide cette année avec le 81e anniversaire de la création de l’organisation et le 70e anniversaire de l’adhésion de la Tunisie.
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La Tunisie forme des ingénieurs, mais peine à leur offrir des perspectives professionnelles à la hauteur de leurs qualifications. C’est le paradoxe mis en avant par le doyen des ingénieurs tunisiens, Mohsen Gharsi, qui plaide pour un changement de cap : au lieu de concentrer le débat sur le nombre de diplômés, il estime qu’il...
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Le Centre technique du textile (CETTEX) a inauguré, mercredi 21 octobre, une unité de production pilote numérique à Monastir. Selon communiqué du ministère de l’Industrie, équipée des technologies japonaises JUKI DX Pilot Line, elle vise à améliorer la qualité et la productivité des entreprises textiles.
Réalisé avec le soutien de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), le projet s’inscrit dans le programme de coopération tuniso-japonais 2024-2028. Il repose notamment sur le “Kaizen numérique”, qui permet de suivre en temps réel la production et la qualité.
Cette unité doit également accompagner les PME dans l’adoption de solutions technologiques et de méthodes de travail plus performantes
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La Tunisie attire un nouvel acteur industriel allemand. Le groupe R. STAHL, spécialisé dans les équipements de protection contre les explosions, a inauguré le 12 octobre 2026 son nouveau bureau au Kram, dans le Grand Tunis. Son ambition? Faire appel aux compétences tunisiennes pour donner un coup d’accélérateur à ses activités numériques.

Fondé en 1876, le groupe allemand fournit des équipements électriques, des systèmes de commande et des solutions d’automatisation destinés aux environnements industriels à risque, notamment dans les secteurs de la chimie et des hydrocarbures. Avec cette nouvelle implantation, R. STAHL entend étoffer ses capacités de développement logiciel et renforcer son offre de services numériques.
À Tunis, une première équipe est déjà à pied d’œuvre. Elle contribuera notamment au développement de logiciels et au déploiement de solutions en mode Software-as-a-Service (SaaS), qui permettent aux utilisateurs d’accéder à des applications en ligne. Pour le groupe, l’enjeu est de faire davantage de place au numérique dans ses activités, tout en tirant parti du savoir-faire des ingénieurs et développeurs tunisiens.
Ce choix met en lumière un autre atout de la Tunisie, à savoir, ses compétences technologiques. Au-delà de son rôle de bureau de développement, le site pourrait, à terme, prendre de l’ampleur et évoluer vers un centre de services partagés. Une perspective qui reste à concrétiser, mais qui ouvre la voie à un élargissement des missions confiées aux équipes locales.
L’AHK Tunisie, qui accompagne les entreprises allemandes dans leur développement dans le pays, a salué cette nouvelle étape. Un accord d’adhésion entre la chambre et R. STAHL a également été signé lors de l’inauguration.
Avec cette implantation, R. STAHL ajoute une nouvelle corde à son arc en s’appuyant sur les talents tunisiens pour accompagner son virage numérique.
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L’article Moi Président(e)… Fatima-Ezzahra Benomar : « Je supprimerais le 49.3 » est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.
L’article Moi président(e) … Amal Amélia Lakrafi : « Je supprimerai les niches fiscales qui n’ont pas fait leurs preuves » est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.
Le groupe tunisien COFICAB prévoit d’investir 17 millions d’euros dans une troisième usine à Guarda, au Portugal. Sa filiale portugaise entend également diversifier ses activités en développant des solutions destinées aux centres de données (datacenters), à la robotique, aux énergies renouvelables et à l’automatisation industrielle. Selon l’Association portugaise de l’industrie automobile (Afia), la Tunisienne, historiquement spécialisée dans les câbles automobiles, cherche ainsi à élargir ses marchés au-delà de l’industrie automobile.
A dire vrai, l’investissement porte sur une unité consacrée à la transformation intégrée du cuivre, une matière première essentielle à la fabrication des câbles, annonce la même source. Le projet doit renforcer les capacités industrielles de COFICAB Portugal. La mise en service de l’usine est envisagée pour 2028, selon des informations publiées par la presse portugaise.
Implantée à Guarda depuis 1993, la filiale dispose déjà de deux usines, à Vale de Estrela et Casal de Cinza, ainsi que d’un centre de recherche et développement. Elle emploie plus de 1 000 personnes. Ce dispositif permet au groupe de combiner production et développement technologique sur le marché européen.
La diversification vers les datacenters et les énergies renouvelables répond à la volonté de COFICAB de trouver de nouveaux débouchés pour ses compétences en matière de câblage et de connectivité. Dans l’automobile, l’électrification et la multiplication des systèmes électroniques ont déjà accru les besoins en solutions techniques. L’entreprise souhaite désormais exploiter cette expérience dans d’autres secteurs, notamment les infrastructures numériques et les équipements industriels.
En outre, cette évolution intervient malgré que le secteur automobile subit une pression croissante sur les prix et les marges. Teresa Forte, directrice de l’usine de COFICAB Portugal, souligne les difficultés liées à la hausse des exigences techniques et à la nécessité de maintenir des coûts compétitifs. La diversification constitue une piste pour élargir les activités de l’entreprise, même si elle implique de développer des produits adaptés aux besoins spécifiques de nouveaux clients. Ainsi, la filiale doit composer avec les changements dans l’organisation de la chaîne automobile européenne. Certains fabricants de faisceaux électriques ont déplacé une partie de leur production vers d’autres pays, ce qui peut accroître les contraintes logistiques pour les fournisseurs installés au Portugal. La concurrence des constructeurs chinois et le ralentissement de la production automobile européenne pèsent aussi sur les perspectives du secteur.
Sur le plan financier, COFICAB Portugal prévoit un chiffre d’affaires de 547 millions d’euros en 2026, contre 435 millions en 2025, soit une hausse attendue de 26 %. La production devrait atteindre 2,16 millions de kilomètres de câbles, en progression de 17 %. En 2025, les exportations ont représenté 407 millions d’euros, avec des ventes vers 34 pays. Elles devraient encore générer environ 95 % du chiffre d’affaires en 2026. Ces données correspondent aux prévisions annoncées pour l’exercice en cours.
Fondé en 1992 par le groupe tunisien Elloumi, COFICAB s’est développé à l’international à partir de son activité de câblage automobile. Le projet portugais de 17 millions d’euros associe aujourd’hui deux objectifs concrets, d’une part, accroître les capacités de transformation du cuivre et d’autre part, préparer l’entreprise à servir de nouveaux marchés industriels.
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Lors des travaux des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international à Bangkok, les deux institutions ont tiré la sonnette d’alarme. Elles ne se demandent plus si l’IA va frapper les emplois, mais pensent à la manière d’en amortir les retombées.
Les personnes qui inquiètent le plus sont les jeunes qui arrivent sur le marché du travail. Ils sont censés occuper les emplois de routine et répétitifs, puis graviraient les échelons. Mais si ces métiers disparaissent, l’avenir devient compliqué. Les gouvernements sont vivement appelés à prendre des mesures de soutien pour insérer les jeunes dans le monde du travail. Il ne s’agit plus de décisions exceptionnelles, mais comme faisant partie de l’éventail des politiques structurelles. Il faut coopérer avec le secteur privé, qui génère déjà plus de 75% des emplois, et inciter les entreprises à embaucher de jeunes diplômés.
Le FMI estime que l’exposition est d’environ 60% dans les économies développées et de 23% dans les pays à faibles revenus. La pression est naturellement plus forte dans la technologie.
La seule bonne nouvelle est que les suppressions d’emplois induites par l’IA se produiront tâche par tâche, ce qui laisse du temps aux décideurs politiques. Il est également impératif que les employés puissent apprendre sur le tas et que les universités s’orientent vers une formation appliquée.
Pour nous, c’est l’ensemble de l’écosystème qui doit monter en compétence vers des activités à forte valeur ajoutée où le facteur humain et l’expertise locale restent irremplaçables. Il faut faire très attention, car en l’absence de réactions immédiates, la facture économique et sociale sera extrêmement salée.
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