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Huile d’olive : l’État mobilise 150 millions de dinars pour acheter la production nationale

Un Conseil ministériel restreint, présidé vendredi par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, au palais du gouvernement à la Kasbah, a adopté une série de mesures pour soutenir la filière oléicole durant la campagne 2026-2027. Au programme : le financement des achats d’huile d’olive tunisienne, des crédits bonifiés aux petits agriculteurs, le soutien au stockage et le renforcement des exportations d’huile conditionnée.

Selon un communiqué de la présidence du gouvernement, ces mesures visent à accompagner l’ensemble de la filière, de la récolte à la commercialisation, en passant par la transformation et le stockage, tout en préservant la qualité du produit et en renforçant sa compétitivité sur les marchés internationaux.

150 millions de dinars pour les achats d’huile d’olive

Sur le volet du financement, l’État prévoit de soutenir l’Office national de l’huile (ONH) dans l’achat de la production nationale, à travers un financement mobilisé auprès des banques publiques et privées, à hauteur de 150 millions de dinars. Cette enveloppe doit permettre à l’Office de jouer son rôle de régulation du marché et de soutenir les agriculteurs et les producteurs.

Les petits agriculteurs bénéficieront également de crédits à des conditions préférentielles, pour un montant total de 20 millions de dinars, accordés par l’intermédiaire de la Banque tunisienne de solidarité (BTS). Ils seront, par ailleurs, prioritaires pour l’octroi des subventions destinées à l’acquisition d’équipements de récolte mécanique.

Le projet de loi de finances 2027 prévoit également la création d’une ligne de financement de 100 millions de dinars sur la période 2027-2030. Gérée par la Banque nationale agricole (BNA), elle permettra d’accorder des crédits saisonniers et d’investissement à des taux préférentiels aux petits agriculteurs et aux opérateurs de la filière oléicole.

Jusqu’à 60 000 tonnes d’huile d’olive à stocker

Pour soutenir les prix et contribuer à l’équilibre du marché, l’ONH pourra, si nécessaire, mettre en œuvre un programme de stockage portant sur des quantités pouvant atteindre 60 000 tonnes d’huile d’olive. Le stockage sera assuré auprès des opérateurs du secteur pendant trois mois, avec une prime de stockage et une prime supplémentaire destinée aux agriculteurs, dans la limite d’une enveloppe globale de 20 millions de dinars.

Le projet de loi de finances 2027 prévoit également la mise en place d’un mécanisme permanent de financement du stockage, à travers la création d’un compte spécial du Trésor baptisé « Compte de la filière huile d’olive ». Celui-ci financera les primes de stockage ainsi que l’entretien des entrepôts et des citernes de l’ONH.

Davantage de soutien aux exportations d’huile conditionnée

Le gouvernement entend également renforcer la valeur ajoutée des exportations tunisiennes. Les aides au transport maritime et aérien accordées aux exportateurs d’huile d’olive par le Fonds de promotion des exportations seront maintenues en 2027. La subvention au transport maritime de l’huile conditionnée passera ainsi de 50 % à 60 %.

Un programme spécifique sera, en outre, élaboré pour accompagner les jeunes entreprises exportatrices d’huile d’olive conditionnée. Il devra les aider à renforcer leurs capacités techniques et commerciales et à préparer des stratégies d’accès aux marchés étrangers.

Une stratégie nationale de communication et de promotion sera également mise en place afin de faciliter l’accès à de nouveaux marchés porteurs, d’intensifier les négociations commerciales et de mieux exploiter les cadres de coopération africains et internationaux.

Le programme prévoit aussi d’accroître les exportations d’huile d’olive conditionnée et biologique, avec l’objectif de doubler les volumes actuels. Le gouvernement entend notamment encourager les hôtels et les restaurants à utiliser de l’huile d’olive tunisienne conditionnée et commercialisée sous une marque. De son côté, l’ONH sera chargé de promouvoir des quantités d’huile conditionnée à des prix tenant compte des coûts de production et du pouvoir d’achat des consommateurs.

Un accompagnement renforcé des petits agriculteurs

Au-delà des mesures financières et commerciales, le gouvernement prévoit d’intensifier les programmes de formation et d’accompagnement technique des agriculteurs, notamment en matière de qualité, de taille des oliviers, de lutte contre les maladies et de mécanisation.

Les banques publiques et privées sont appelées à assurer les financements nécessaires aux petits agriculteurs durant les différentes étapes de la campagne, de la récolte à la commercialisation, en passant par la transformation et le stockage. La Banque centrale de Tunisie interviendra également auprès des établissements bancaires afin de faciliter l’accès des petits agriculteurs au financement et de favoriser le rééchelonnement de leurs dettes.

Enfin, les textes réglementaires seront révisés pour maintenir la prime destinée à encourager l’exportation d’huile d’olive conditionnée, en y intégrant les emballages d’une capacité supérieure à trois litres et allant jusqu’à cinq litres.

Les mesures annoncées comprennent également l’amélioration des accords conclus avec les partenaires économiques, la réalisation d’une étude stratégique sur les perspectives de développement de la filière oléicole et l’élaboration d’un plan de restructuration de l’Office national de l’huile.

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PLF 2027: de nouvelles mesures pour soutenir les exportations tunisiennes

Le développement des exportations figure parmi les enjeux abordés dans le projet de loi de finances (PLF) 2027. Le texte prévoit plusieurs mesures destinées à accompagner les entreprises tunisiennes dans leurs opérations à l’international, avec une attention particulière portée aux marchés africains.

L’article 42 prévoit ainsi que l’État prenne en charge 50% des primes d’assurance liées aux contrats d’exportation vers les marchés africains concernés par le Comesa et la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Cette prise en charge serait financée par le Fonds de garantie des risques à l’exportation. Elle s’appliquerait pendant douze mois, avec la possibilité d’une prolongation de douze mois supplémentaires par le ministre chargé des Finances.

Le projet accorde également une place à la filière de l’huile d’olive. L’article 38 prévoit la création d’un compte spécial du Trésor intitulé “Compte du système de l’huile d’olive”. Celui-ci serait alimenté notamment par 10% des recettes issues des redevances appliquées à l’exportation de certaines huiles d’olive et huiles dérivées non conditionnées.

Sur le plan douanier, l’article 65 prévoit un assouplissement pour certaines infractions formelles liées aux opérations d’importation ou d’exportation réalisées sans déclaration. La mesure concernerait les infractions constatées lors de contrôles a posteriori, à condition qu’elles n’entraînent ni perte de droits et taxes pour l’État ni violation des mesures d’interdiction applicables.

Enfin, l’article 62 aborde les frais liés à la licence de transport international de marchandises.

Ces dispositions figurent dans le projet de loi de finances 2027. Elles restent donc soumises à l’adoption du texte.

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Produits bio : Les exportations tunisiennes atteignent 741 MD à fin septembre

Les exportations tunisiennes de produits biologiques ont généré 740,92 millions de dinars (MD) au cours des neuf premiers mois de 2026, en hausse de 32,7% sur un an. Les volumes expédiés ont progressé de 22,4%, à 58 450,2 tonnes, selon les données de la Direction générale de l’agriculture biologique, publiées par l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI). L’huile d’olive biologique demeure le principal moteur de cette croissance.

L’huile d’olive concentre 90% des recettes

Sur la période de janvier à septembre 2026, l’huile d’olive biologique a représenté 51.290 tonnes exportées, pour une valeur de 667,6 MD. Elle a ainsi concentré 87,7% des volumes de produits biologiques expédiés et 90,1% des recettes du secteur.

La filière s’appuie sur un réseau de 69 exportateurs, qui ont commercialisé leurs produits dans 46 pays répartis sur cinq continents. L’Italie reste la première destination, avec 33% des volumes exportés, devant les États-Unis (24%) et l’Espagne (20%). La France représente 8% des débouchés et l’Allemagne 5%, tandis que les autres marchés absorbent les 10% restants.

À l’échelle de la campagne oléicole 2025/2026, couvrant la période du 1er novembre 2025 au 30 septembre 2026, les exportations d’huile d’olive biologique ont atteint 58.762 tonnes, pour 770,45 MD. Par rapport à la même période de la campagne précédente, elles ont progressé de 15,4% en volume et de 7,9% en valeur.

L’huile d’olive biologique représente désormais 14,7% des volumes totaux d’huile d’olive exportés par la Tunisie et 15,3% des recettes de la filière, avec un prix moyen déclaré de 13,112 dinars le kilogramme. Les ventes restent très largement dominées par l’huile en vrac, avec 55.111 tonnes, contre 3648,5 tonnes pour l’huile conditionnée, qui a généré 60,8 MD.

Les dattes biologiques progressent en valeur

Les dattes biologiques affichent également une évolution favorable sur la campagne 2025/2026. Les exportations ont atteint 9843,6 tonnes, pour des recettes de 105,8 MD, soit une hausse de 13,4% en volume et de 39% en valeur.

Cette catégorie représente 6,% des volumes totaux de dattes exportés par la Tunisie et 10,4 % des recettes de la filière. Vingt exportateurs approvisionnent 23 pays, avec une prédominance des dérivés de dattes, qui totalisent 6756,6 tonnes pour 73,5 MD.

L’Allemagne constitue le premier débouché des dattes biologiques tunisiennes, avec 32% des parts de marché. Elle devance la Belgique (13%), les Pays-Bas (11%), la France (8%) et les États-Unis (8%).

Les produits forestiers en tête des autres filières

Au-delà de l’huile d’olive et des dattes, les exportations de produits biologiques diversifiés ont totalisé 310,1 tonnes, pour une valeur de 4,12 MD entre janvier et septembre 2026.

Cette catégorie regroupe 38 produits commercialisés par huit opérateurs vers dix destinations. Les produits forestiers arrivent en tête, avec 192,9 tonnes et 2,11 MD, devant les produits de l’arboriculture fruitière, qui représentent 63,8 tonnes et 0,66 MD. Les produits céréaliers et les légumes complètent cette offre.

La Slovénie absorbe 43,% des volumes de ces produits diversifiés, suivie de la France (29,4 %) et de la Belgique (10,4%).

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Chine : la croissance rebondit à 4,5 % au troisième trimestre, mais…

L’économie chinoise a accéléré au troisième trimestre 2026, avec une croissance de 4,5 % sur un an, contre 4,3 % au trimestre précédent. Ce résultat apporte un répit aux autorités de Pékin, sans dissiper les inquiétudes liées à la faiblesse de la demande intérieure et à la crise persistante de l’immobilier en Chine.

Les données publiées lundi 19 octobre par le Bureau national des statistiques (BNS) montrent que le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 4,5 % sur un an entre juillet et septembre. En variation trimestrielle, la croissance atteint 1,2 %, après 0,9 % au deuxième trimestre. Sur les neuf premiers mois de l’année, l’économie chinoise affiche une progression de 4,6 %. Ce rythme place Pékin sur la trajectoire de son objectif officiel de croissance annuelle, fixé entre 4,5 % et 5 %. Mais la solidité de cette performance dépendra de l’évolution de la conjoncture au dernier trimestre.

Le rebond repose notamment sur la vigueur des exportations et de la production industrielle. La demande extérieure, portée entre autres par les produits technologiques et les secteurs liés à l’intelligence artificielle, contribue à compenser la faiblesse de plusieurs composantes de la demande intérieure.

En septembre, la production industrielle a progressé de 5,5 % sur un an, selon les données officielles. Les ventes au détail ont également accéléré, avec une hausse de 1,1 %, après 0,4 % en août. Cette amélioration reste toutefois modeste au regard des besoins de relance de la consommation des ménages.

Le contraste entre une industrie relativement dynamique et une consommation encore hésitante demeure l’un des principaux déséquilibres de l’économie chinoise. Les ménages restent prudents dans leurs dépenses. Tandis que les entreprises font preuve de retenue en matière d’investissement.

L’immobilier et l’investissement restent des points faibles

Les indicateurs d’investissement confirment que la reprise demeure incomplète. Sur les neuf premiers mois de 2026, l’investissement en actifs fixes a reculé de 7,2 % sur un an. L’investissement dans le développement immobilier a, pour sa part, chuté de 20,6 % sur la même période. La crise immobilière continue de peser sur la confiance des ménages, les décisions d’investissement et les perspectives de croissance. Elle complique également les efforts des autorités pour réorienter le modèle économique vers une demande intérieure plus soutenue.

La faiblesse persistante de la consommation et les pressions déflationnistes constituent d’autres contraintes. Même lorsque les ventes progressent en valeur, leur évolution ne traduit pas nécessairement une amélioration équivalente des volumes consommés, notamment lorsque les prix restent sous pression.

Le dépassement des prévisions au troisième trimestre pourrait réduire l’urgence d’un vaste programme de soutien à court terme. Il ne garantit cependant pas que les autorités pourront se dispenser de nouvelles interventions si la demande intérieure reste insuffisante.

Les économistes cités par Reuters soulignent que la croissance reste largement soutenue par les exportations et l’activité industrielle, sans véritable reprise autonome de la consommation et de l’investissement privés. Les tensions commerciales internationales, les restrictions visant certains produits technologiques et un éventuel ralentissement de la demande mondiale constituent également des risques.

Dans ce contexte, les mesures budgétaires pourraient jouer un rôle plus important que de nouveaux assouplissements monétaires généralisés. Pékin devra notamment arbitrer entre le soutien à l’activité à court terme et la nécessité de corriger les déséquilibres structurels de son modèle de croissance.

Une performance à relativiser

La progression de 4,5 % du PIB constitue donc un signal favorable, mais elle ne suffit pas à conclure à une reprise pleinement consolidée. La question centrale reste celle de la composition de la croissance : une économie tirée par les exportations et la production peut afficher des résultats solides sans que les ménages et les entreprises retrouvent durablement confiance.

Pour la Chine, l’enjeu des prochains mois sera de préserver la croissance tout en stimulant la demande intérieure, en stabilisant le marché immobilier et en limitant les effets des tensions commerciales. Le chiffre du troisième trimestre donne de l’oxygène aux décideurs de Pékin ; il ne règle pas les difficultés de fond.

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L’agriculture bio tunisienne dépasse les 700 millions de dinars d’exportations en neuf mois

Les exportations tunisiennes de produits issus de l’agriculture biologique ont atteint environ 700 millions de dinars à fin septembre 2026. C’est ce que font ressortir les estimations annoncées mardi par le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche maritime, Ezzeddine Ben Cheikh.

Cette performance a été évoquée à l’ouverture d’un atelier consacré à l’état des lieux et aux perspectives de l’agriculture biologique en Tunisie. À cette occasion, le ministre a souligné le rôle stratégique de cette filière face aux défis du changement climatique et du stress hydrique. Et notamment grâce à sa contribution à la préservation des ressources naturelles et à la valorisation des produits agricoles.

La Tunisie dispose d’atouts importants, en particulier dans l’huile d’olive et les dattes biologiques. Pour consolider les performances du secteur, Ezzeddine Ben Cheikh a insisté sur la nécessité de diversifier la production, de développer les produits à forte valeur ajoutée et d’améliorer les revenus des agriculteurs.

Le renforcement des dispositifs de certification, de contrôle et de traçabilité constitue également un enjeu majeur. Il s’agit de garantir la conformité des produits tunisiens aux normes internationales, de consolider la confiance des consommateurs et de faciliter l’accès aux marchés étrangers, notamment européen. Le ministre a, par ailleurs, plaidé pour le développement du marché local afin que les retombées économiques de cette filière profitent davantage aux producteurs et aux régions agricoles.

La coopération internationale contribue également à soutenir cette dynamique. Plusieurs projets menés avec l’Italie, la Suisse et la Belgique visent à favoriser le développement local, la durabilité des systèmes agricoles et la diversification des activités économiques, notamment à travers le tourisme agricole.

235 000 hectares consacrés à l’agriculture biologique

L’essor des exportations s’appuie sur une filière qui a connu un développement important ces dernières années. En 2024, les superficies consacrées à l’agriculture biologique en Tunisie avoisinaient 235 000 hectares, dont 144 000 hectares dédiés à l’oléiculture biologique. Ces chiffres placent le pays au premier rang mondial en matière de superficies consacrées à la culture biologique de l’olivier.

Le secteur comptait également 6 270 intervenants, comprenant des producteurs, des transformateurs et des exportateurs.

La reconnaissance mutuelle de la Tunisie par l’Union européenne, la Confédération suisse et le Royaume-Uni en tant que pays exportateur de produits biologiques a facilité l’accès de la filière aux marchés internationaux. En 2025, les exportations tunisiennes de produits biologiques avaient déjà atteint près de 750 millions de dinars.

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Huile d’olive à forte valeur ajoutée : EUKLYDIA, l’IA 100% tunisienne qui valorise chaque dinar

Mieux valoriser chaque kilo d’huile d’olive exporté : c’est le pari d’EUKLYDIA. Dr Oumeima Laifa, sa CEO, dévoile à l’Économiste Maghrébin  sa méthode, ses premiers tests et l’enjeu pour toute la filière.

 

Pourquoi avoir choisi de vous intéresser à la valorisation de l’huile d’olive tunisienne à travers l’intelligence artificielle ?

L’huile d’olive tunisienne représente bien plus qu’un produit d’exportation. Elle porte un savoir-faire, une histoire et une identité nationale. Pourtant, la valeur que nous en tirons ne reflète pas toujours son potentiel. La question n’est donc pas seulement de produire une huile de qualité, mais de savoir comment la positionner, la commercialiser et la vendre dans les meilleures conditions.

EUKLYDIA est le premier cabinet d’intelligence artificielle à aborder cet enjeu non comme un simple problème technique, mais comme une question de valorisation économique et d’identité nationale. Notre modèle est 100 % tunisien : une IA conçue et développée par des ingénieurs tunisiens, qui associe une connaissance globale des marchés à une gouvernance locale. Notre ambition est de mettre la technologie au service d’un objectif concret : permettre aux exportateurs tunisiens de prendre de meilleures décisions, de mieux défendre la valeur de leur huile et de renforcer leur position sur les marchés internationaux.

Pourquoi le passage du vrac au conditionné reste-t-il un enjeu majeur pour la filière ?

Ce passage ne dépend pas uniquement d’une marque ou d’un emballage. Il repose d’abord sur la qualité des décisions de l’exportateur : quels marchés cibler, quels segments de consommateurs privilégier, quel positionnement adopter, à quel prix vendre et comment se différencier de la concurrence.

Une huile peut être excellente sans être commercialisée à son juste potentiel. À l’inverse, une stratégie mieux construite permet de mieux valoriser ses caractéristiques et de capter davantage de valeur. Le conditionnement est donc un levier important, mais il doit s’inscrire dans une stratégie commerciale cohérente, fondée sur des données fiables et une bonne compréhension des marchés.

Concrètement, comment EUKLYDIA utilise-t-elle l’IA pour accompagner les exportateurs ?

Nous transformons des informations souvent dispersées en une feuille de route directement exploitable. Nous analysons les marchés, les prix, la concurrence, les attentes des consommateurs et les contraintes d’accès aux débouchés visés.

L’objectif est d’aider l’exportateur à identifier les opportunités, les marchés qui correspondent à son produit et les décisions susceptibles d’améliorer son positionnement. L’IA ne remplace pas l’expertise de l’entreprise : elle lui donne des outils supplémentaires pour décider avec plus de précision et d’anticipation.

Quels résultats avez-vous obtenus lors des premiers tests ?

Les premiers tests, menés auprès de deux exportateurs, ont montré des gains compris entre 20 % et 30 %, selon le processus métier concerné. Ces premiers résultats sont encourageants et confirment l’intérêt d’une approche fondée sur les données.

Il faut toutefois distinguer l’amélioration des indicateurs de performance liés aux processus métiers d’une hausse directe et systématique des bénéfices. La rentabilité dépend de plusieurs facteurs : les volumes vendus, les coûts de production et de conditionnement, les prix obtenus et les conditions d’accès aux marchés. Notre objectif est d’aider les exportateurs à mieux maîtriser ces paramètres pour améliorer leurs décisions et leur capacité à créer de la valeur.

Cette technologie est-elle accessible aux PME exportatrices ?

C’est précisément l’enjeu : rendre l’IA utile aux entreprises tunisiennes, quelle que soit leur taille. Les petites et moyennes structures ne disposent pas toujours de services spécialisés capables de collecter, d’analyser et d’interpréter toutes les informations nécessaires à une stratégie d’exportation.

Notre approche vise à rendre ces informations plus accessibles et plus faciles à exploiter. Il s’agit d’offrir aux exportateurs un appui à la décision adapté à leurs besoins, pour mieux évaluer les opportunités, choisir leurs marchés et orienter leurs investissements.

Comment évaluez-vous le retour sur investissement d’une telle solution ?

À partir de résultats concrets : une meilleure adéquation entre le produit et le marché ciblé, une politique de prix plus pertinente, moins de décisions commerciales prises à l’aveugle et une capacité accrue à saisir les opportunités.

Chaque dinar compte. Une amélioration même limitée de la valeur obtenue par kilo peut représenter un enjeu important lorsqu’elle s’applique à des volumes d’exportation significatifs. Mais cette progression doit être mesurée à partir des résultats effectivement obtenus par les entreprises, en tenant compte de leurs coûts et de leurs conditions commerciales.

Comment garantissez-vous la fiabilité des données et la confidentialité des informations des exportateurs ?

La qualité des recommandations dépend directement de la fiabilité des données et de la pertinence de leur interprétation. Il est donc essentiel de structurer les informations, d’en vérifier la cohérence et de tenir compte des spécificités de chaque marché.

La confidentialité est aussi un enjeu central, car les données commerciales peuvent concerner des prix, des clients, des stratégies et des relations d’affaires. La gouvernance des données doit permettre aux entreprises de bénéficier de l’analyse tout en préservant leurs informations sensibles.

Quel potentiel cette approche représente-t-elle pour les exportations tunisiennes d’huile d’olive, notamment vers des segments à forte valeur ajoutée ?

Le potentiel dépasse celui d’une seule entreprise. Si les exportateurs identifient mieux les marchés, affinent leur positionnement et vendent sur des segments à plus forte valeur ajoutée, les effets peuvent se répercuter sur toute la filière.

L’objectif n’est pas de remplacer les atouts historiques de l’huile d’olive tunisienne, mais de mieux les valoriser grâce à la technologie. L’IA peut rapprocher la qualité du produit de la valeur obtenue sur les marchés, à condition de s’accompagner d’une stratégie commerciale claire et d’une exécution rigoureuse.

La question est finalement simple : comment faire en sorte que la qualité de notre huile se traduise davantage dans sa valeur marchande ? C’est à cette question qu’EUKLYDIA entend apporter des éléments de réponse, en mettant une technologie conçue en Tunisie au service des exportateurs tunisiens.

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Huile d’olive : la BCT presse les banques de financer la saison 2026-2027

À l’approche de la campagne oléicole 2026-2027, la Banque centrale de Tunisie (BCT) appelle les banques et les établissements financiers à renforcer les financements destinés aux différents acteurs de la filière, de la récolte à l’exportation.

Dans une note adressée aux banques et aux établissements financiers le 16 octobre 2026, sous le numéro 254 de l’année 2026, la BCT insiste sur la nécessité de mobiliser les ressources financières nécessaires pour assurer le bon déroulement de la nouvelle saison.

L’institution réaffirme, à cette occasion, son engagement à soutenir les secteurs productifs et à contribuer à la promotion de l’investissement et du développement. Elle souligne également l’importance de poursuivre le financement de la filière oléicole dans le cadre d’une stratégie durable.

Concrètement, les banques et les établissements financiers sont appelés à mettre les liquidités nécessaires à la disposition des agriculteurs, des propriétaires d’huileries et des exportateurs. Ces financements doivent couvrir les différentes étapes de l’activité, notamment la récolte, la trituration, le stockage et l’exportation de l’huile d’olive.

À travers cet appel, la BCT entend permettre aux différents intervenants de répondre à leurs besoins de financement et de poursuivre leurs activités dans les meilleures conditions. L’enjeu est de garantir la continuité des opérations tout au long de la campagne oléicole 2026-2027, en renforçant l’accompagnement bancaire d’une filière stratégique pour l’économie tunisienne.

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Les exportations alimentaires de la Tunisie augmentent de 19,9 % (9 mois de 2026)

La balance commerciale alimentaire de la Tunisie a enregistré, au cours des neuf premiers mois de l’année 2026, un excédent de 919,8 millions de dinars. Le taux de couverture des importations par les exportations a atteint 116,3 %, tandis que la valeur des exportations alimentaires a progressé de 19,9 % par rapport à la même période de l’année 2025. À fin septembre 2026, l’huile d’olive représentait 61 % et les dattes 9,4 % de la valeur totale des exportations alimentaires.

C’est ce qu’a indiqué le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, lors d’une journée d’information organisée par son département en collaboration avec le Conseil bancaire et financier (CBF), le vendredi 16 octobre 2026, à Tunis, et qui visait à faire connaître les mécanismes et les facilités financières et bancaires disponibles pour financer les activités de transformation, de promotion et d’exportation de ces deux produits phares de l’agriculture tunisienne.

Selon Diwan FM, le ministre a souligné la nécessité de renforcer le financement des exportations d’huile d’olive et de dattes, et de développer le partenariat entre le secteur bancaire et financier et les entreprises exportatrices de ces deux filières exportatrices. Le but étant de soutenir la compétitivité des produits tunisiens et d’accroître leur valeur ajoutée sur les marchés mondiaux.

Concernant la campagne 2025-2026, M. Abid a indiqué que les exportations d’huile d’olive ont dépassé 399 400 tonnes durant la période allant de novembre 2025 à octobre 2026, pour une valeur avoisinant les 5,016 milliards de dinars. Cela représente une hausse de 48,7 % en volume et de 39,4 % en valeur par rapport à la campagne précédente. Par ailleurs, l’huile d’olive extra vierge a constitué environ 90 % des quantités exportées, tandis que la part de l’huile conditionnée n’a pas excédé 15 %.

Quant aux exportations de dattes, elles ont franchi pour la première fois la barre du milliard de dinars, atteignant 1,011 milliard de dinars, contre 882,7 millions de dinars lors de la campagne précédente ; les quantités exportées ont, quant à elles, progressé pour atteindre 159 400 tonnes, contre 138 300 tonnes auparavant. Actuellement, les dattes tunisiennes sont exportées vers environ 86 pays à travers les différents continents.

M. Abid a souligné l’importance de fournir des financements adaptés aux différentes étapes de l’activité — de la production et la transformation au stockage, au conditionnement et à la commercialisation —, en particulier au profit des petites et moyennes entreprises (PME). Il a également insisté sur le développement de mécanismes d’assurance des exportations et de couverture contre les risques de change.

Par ailleurs, il a réaffirmé la nécessité de poursuivre les efforts visant à diversifier les marchés extérieurs, à renforcer la promotion des produits tunisiens et à développer les exportations d’huile d’olive conditionnée ainsi que de produits à haute valeur ajoutée.

Il a enfin préconisé une révision des interventions du Fonds de promotion des exportations (Foprodex), afin d’améliorer l’efficacité du soutien accordé aux entreprises.

I. B.

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Tunisie | Mesures pour impulser les exportations d’huile d’olive et de dattes

Dorra Borji, directrice générale du commerce extérieur au ministère du Commerce et du Développement des exportations, a affirmé que son département travaille sur une stratégie intégrée visant à soutenir et à développer les exportations d’huile d’olive et de dattes. Cette démarche s’accompagne d’un renforcement des mécanismes de financement et des facilités bancaires destinés aux professionnels actifs dans ces deux secteurs.

Mme Borji, citée par Diwan FM, intervenait lors d’une journée d’information, organisée en collaboration avec le Conseil bancaire et financier (CBF), le vendredi 16 octobre 2026, et qui avait pour objectif de faire connaître les mécanismes et les facilités financières et bancaires disponibles pour financer les activités de transformation, de promotion et d’exportation de ces deux produits phares de l’agriculture tunisienne.

Cette rencontre s’inscrivant dans le cadre de l’évaluation des résultats de la saison écoulée et de la préparation de la nouvelle saison, fait suite à une série de réunions entre les établissements bancaires et les professionnels, au cours desquelles le secteur bancaire a été encouragé à renforcer le financement des filières de l’huile d’olive et des dattes.

Les échanges ont également permis de mettre en lumière l’existence de mécanismes et de facilités financières dont certaines entreprises — notamment les PME — n’avaient pas une connaissance suffisante.

La directrice générale du Commerce extérieur a passé en revue les principaux indicateurs enregistrés durant la saison 2025-2026, indiquant que la valeur des exportations d’huile d’olive a atteint environ 5 milliards de dinars. Et celles de dattes ont franchi, pour la première fois de leur histoire, le seuil du milliard de dinars, pour s’établir à 1,011 milliard de dinars.

Mme Borji a souligné l’importance stratégique de ces deux produits pour le soutien des exportations nationales, précisant que le secteur agroalimentaire constitue le deuxième contributeur aux exportations tunisiennes : l’huile d’olive représente environ 61 % du total des exportations alimentaires, tandis que les dattes en représentent près de 10 %.

Stockage, financement et promotion pour soutenir les exportations

Concernant la stratégie adoptée pour les prochaines campagnes, Mme Borji a indiqué que le plan d’action pour le secteur de l’huile d’olive repose sur trois axes principaux — le stockage, le financement et la promotion — mis en œuvre en coordination avec les différents ministères concernés.

Les établissements bancaires ont, pour leur part, intégré les produits saisonniers parmi leurs priorités en matière de financement, a-t-elle aussi indiqué, en insistant, également, sur la nécessité de poursuivre les efforts visant à diversifier les marchés extérieurs, au-delà des destinations traditionnelles (Europe et Etats-Unis), soulignant que les dattes tunisiennes sont actuellement exportées vers 86 pays à travers différents continents.

Dans ce contexte, Mme Borgi a révélé que le ministère de l’Agriculture a récemment organisé une mission de prospection au Sénégal, dans le but d’explorer de nouvelles opportunités pour les produits tunisiens et de renforcer leur présence sur les marchés africains.

I. B.

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PLF 2027 : L’État prendrait en charge la moitié des primes d’assurance-export vers l’Afrique

Le projet de loi de finances 2027 prévoit une prise en charge publique de 50% des primes d’assurance-export pour les opérations destinées aux marchés africains. Prévue par l’article 42, cette mesure serait limitée à douze mois, avec une possibilité de prolongation.

Un soutien ciblé aux exportateurs tunisiens

L’État tunisien pourrait couvrir la moitié des primes dues au titre des contrats d’assurance-export pour les opérations à destination des marchés africains. Cette mesure figure à l’article 42 du projet de loi de finances (PLF) 2027 et vise à alléger le coût de couverture des risques liés aux opérations commerciales à l’international.

La dépense serait imputée au Fonds de garantie des risques à l’exportation. Le dispositif s’appliquerait pendant douze mois à compter de l’entrée en vigueur de la loi de finances, avec la possibilité de le prolonger pour une période supplémentaire de douze mois, sur décision du ministre des Finances.

La mesure reste toutefois conditionnée à l’adoption du projet de loi par le Parlement. Elle ne constitue donc pas encore un droit acquis pour les entreprises exportatrices.

Une réduction du coût de l’assurance, pas de la valeur exportée

La portée du dispositif doit être précisément délimitée : la prise en charge concernerait 50% des primes d’assurance dues, et non 50% de la valeur des marchandises exportées ou des pertes commerciales éventuellement subies.

L’assurance-export permet aux entreprises de se prémunir contre certains risques liés aux transactions internationales, notamment les impayés, selon les garanties prévues dans leurs contrats. En contribuant au financement des primes, l’État chercherait ainsi à faciliter le recours à ces couvertures pour les opérations visant les marchés africains.

L’effet concret dépendra néanmoins des conditions d’éligibilité, des contrats concernés et des modalités d’application du mécanisme. La prise en charge de la prime ne signifie pas, à elle seule, que tous les risques commerciaux ou les difficultés de paiement seront couverts.

Un levier pour renforcer la présence tunisienne en Afrique

En ciblant les marchés africains, l’article 42 inscrit cette mesure dans une logique de soutien à l’internationalisation des entreprises tunisiennes. L’allègement du coût de l’assurance pourrait faciliter certaines opérations, en particulier pour les exportateurs qui doivent sécuriser leurs transactions avec de nouveaux partenaires.

Ce soutien ne résout toutefois pas les autres contraintes de l’accès aux marchés africains, notamment les coûts logistiques, les délais de transport, les besoins de financement bancaire et les difficultés de recouvrement.

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Tunisie | Le financement de la campagne de l’huile d’olive et des dattes sous de bons auspices

Le président du Conseil bancaire et financier (CBF), Néji Ghandri, a affirmé que le secteur bancaire et financier est prêt à accompagner la nouvelle campagne de l’huile d’olive et des dattes, en fournissant les financements nécessaires aux divers acteurs des chaînes de valeur, notamment les agriculteurs, les industriels, les collecteurs et les exportateurs.

Dans une déclaration à Diwan FM, M. Ghandri a précisé que le CBF, en partenariat avec le ministère du Commerce, a organisé, le vendredi 16 octobre 2026, une journée d’information et de sensibilisation à son siège, consacrée au financement des exportations d’huile d’olive et de dattes. L’objectif était de présenter les solutions financières disponibles et d’accompagner les professionnels pour répondre à leurs besoins en financement durant la nouvelle campagne.

M. Ghandri a indiqué que le secteur bancaire a enregistré, au cours de la saison écoulée, un volume record de financements alloués à la filière de l’huile d’olive, atteignant environ 3,2 milliards de dinars.

Il a ajouté que, bien que les données définitives concernant le volume de la récolte et les besoins de la saison en cours ne soient pas encore disponibles, les banques tunisiennes sont prêtes à mobiliser des capacités de financement additionnelles incluant des financements à court terme pour accompagner les opérations d’exportation, ainsi que des financements à moyen terme destinés à l’investissement dans les huileries et les centres de collecte des dattes.

M. Ghandri a également fait état de visites sur le terrain effectuées par des conseillers techniques du secteur bancaire, en collaboration avec les chambres professionnelles, l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) ainsi que les professionnels, dans le but de déterminer les besoins réels pour la saison et de définir les ressources financières nécessaires.

Le président du CBF a indiqué que la journée d’information a permis de présenter les produits financiers disponibles et les solutions proposées aux exportateurs d’huile d’olive et de dattes incluant des mécanismes de couverture contre les risques de change, des garanties et des assurances-exportation, ainsi que des crédits à moyen terme destinés à renforcer les capacités opérationnelles et à améliorer la qualité.

Ces solutions couvrent les différentes phases de la chaîne de valeur, de la collecte et du stockage jusqu’à l’exportation, grâce à des financements dédiés au stockage et à des avances sur marchandises, en plus de mécanismes d’assurance visant à atténuer les risques et à protéger les exportateurs.

Concernant les perspectives d’exportation, M. Ghandri a souligné l’importance de s’orienter vers l’exportation d’huile d’olive conditionnée et de renforcer la présence des marques tunisiennes à haute valeur ajoutée, expliquant que le développement de cette stratégie permettrait de soutenir les recettes d’exportation en devises et d’en assurer un flux continu tout au long de l’année, plutôt que de se limiter à la seule période de la récolte.

Le président du CBF a également appelé à diversifier les marchés extérieurs et à se tourner plus activement vers les marchés asiatiques, africains et autres, car l’élargissement de la base des marchés cibles renforcerait la compétitivité des produits tunisiens, améliorerait leurs conditions de vente sur les marchés internationaux et réduirait la dépendance à l’égard d’un marché de consommation unique, a-t-il expliqué.

I. B.

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Huile d’olive tunisienne: Euklydia, premier cabinet IA à mettre l’IA au service d’une identité nationale

Le modèle d’IA tunisien développé par Euklydia aide les exportateurs d’huile d’olive à passer du vrac au conditionné, à conquérir de nouveaux marchés et à améliorer leurs marges.

Selon les dernières statistiques de l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), la Tunisie a exporté 381 200 tonnes d’huile d’olive entre novembre 2025 et fin août 2026, pour une valeur de 4 780,4 millions de dinars, vers plus de 82 pays. Derrière ce record, une réalité; l’huile conditionnée ne représente que 14,5 % des volumes exportés, contre 85,5 % pour le vrac.

Plus de huit litres sur dix quittent nos ports en citernes, sans étiquette et sans nom. L’Espagne (31,9 %) et l’Italie (19,8 %), nos principaux concurrents sur le marché mondial, en sont les premiers acheteurs. Notre huile y est conditionnée puis vendue sous leurs marques. L’écart de valeur est net. Sur le segment biologique, le kilogramme se vend en moyenne 12,96 dinars en vrac contre 16,74 dinars conditionné, soit près de 30 % de plus. Au total, le conditionné ne génère que 19,3 % des recettes d’exportation. “Chaque litre exporté en vrac, c’est une double perte : une marge qui nous échappe et un nom que le monde ne connaîtra jamais. Mettre l’intelligence artificielle au service de notre huile d’olive n’est pas un simple choix technologique, c’est un acte d’intelligence économique nationale”, affirme Dr Oumeima Laifa, CEO d’Euklydia.

Pourquoi le vrac reste la norme

Passer au conditionné n’est pas une simple décision industrielle. Les informations utiles existent, mais elles sont dispersées, difficiles à croiser et rarement traduites en décisions concrètes. Faute de visibilité, beaucoup d’exportateurs préfèrent la sécurité du vrac, au prix d’une marge réduite et d’une dépendance aux acheteurs étrangers.

La réponse d’Euklydia

Euklydia est le premier cabinet IA à traiter cet enjeu non comme un problème technique, mais comme une question d’identité nationale. Son modèle est 100 % tunisien : une IA conçue et développée par des ingénieurs tunisiens, alliant connaissance globale des marchés et gouvernance locale. Euklydia aborde cet enjeu avec une idée simple : le passage du vrac au conditionné dépend d’abord de la qualité des décisions prises par l’exportateur. Son approche d’intelligence artificielle aide à transformer des informations dispersées sur les marchés, les prix, la concurrence, les consommateurs et les contraintes d’accès en une feuille de route exploitable. Concrètement, Euklydia aide l’exportateur à répondre à quatre questions clés:

  • Où vendre ? Identifier les marchés où une huile tunisienne conditionnée présente le meilleur potentiel, au-delà des seuls volumes d’importation.

  • À quel prix ? Comparer le prix cible aux coûts de conditionnement, de transport et de distribution afin d’évaluer la marge réellement atteignable.

  • Avec quel positionnement ? Comprendre les attentes du marché pour ajuster la gamme, le format, le packaging et le discours de marque.

  • Avec quels risques ? Anticiper les contraintes réglementaires, commerciales et concurrentielles avant d’engager des ressources.

L’objectif n’est donc pas de produire un simple tableau de données. Il est d’aider l’exportateur à passer de l’incertitude à une décision claire : quel marché prioriser, quelle offre proposer, à quel prix et avec quelles étapes pour tester le marché. Cette démarche suit la logique d’Euklydia : Précision → Optimisation → Opération → Growth → Preuve.

D’abord comprendre avec précision. Ensuite optimiser le scénario économique. Puis transformer l’analyse en action. Mesurer les résultats obtenus et utiliser cette preuve pour améliorer la décision suivante. L’exportateur reste maître de ses choix. Euklydia lui apporte davantage de visibilité pour décider, de structure pour agir et de mesure pour savoir ce qui fonctionne réellement. Les cas d’usage menés à ce jour se sont révélés concluants. 

Ce que gagnent les exportateurs

  • Plus de marge : capter la valeur ajoutée du conditionné au lieu de la céder aux acheteurs étrangers.

  • Moins de dépendance: réduire l’exposition aux quelques acheteurs de vrac qui dictent les prix.

  • Une marque durable: bâtir une notoriété internationale portée par l’origine Tunisie.

  • La souveraineté de leurs données : leurs informations stratégiques restent en Tunisie.

Une ambition qui dépasse l’huile d’olive

“L’huile d’olive, c’est notre nationalité dans une bouteille. Avec une IA tunisienne, la Tunisie peut gagner un double pari : celui de son identité et celui de sa souveraineté technologique. Demain, d’autres produits qui portent l’image du pays pourront suivre le même chemin”, conclut Dr Oumeima Laifa.

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