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Des comptes semestriels contrastés pour Unimed

La société Unité de fabrication de médicaments – Unimed – a publié ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2026. En dépit de la baisse de ses exportations et de la hausse des charges exceptionnelles, le laboratoire pharmaceutique affiche une solide performance opérationnelle.

Au terme du premier semestre, les revenus ont atteint 64,492 MTND, contre 72,322 MTND sur la même période en 2025, soit une baisse globale d’environ 10,8%. Les ventes sur le marché tunisien ont affiché une légère progression, s’établissant à 51,213 MTND. Par contre, les exportations ont subi une contraction de 39,0%, à 13,278 MTND. Selon le management, cette baisse découle principalement du recul de l’activité avec un client important en sous-traitance, qui n’a pas renouvelé ses commandes au cours de la période.

Le résultat d’exploitation ressort en progression à 20,612 MTND contre 17,837 MTND au premier semestre 2025. Les charges d’exploitation ont été maîtrisées.

Le bénéfice net de la période s’est élevé à 8,819 MTND, en baisse de 15,2%, à 8,819 MTND. Cette variation est notamment influencée par des pertes ordinaires de 6,569 MTND. Cette hausse intègre la perte définitive liée à un accord conclu avec l’administration fiscale à la suite d’un contrôle, à hauteur de 4,400 MTND, ainsi qu’une perte sur la mise au rebut de stocks de 1,800 MTND.

Étant donné les chiffres du troisième trimestre, avec un chiffre d’affaires en baisse de 24,7%, à 32,158 MTND, le titre pourrait susciter l’inquiétude de certains investisseurs, surtout ceux qui ont un horizon de placement à court terme.

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SIPHAT: en préhabilitation, pas en convalescence

La Société des industries pharmaceutiques de Tunisie (SIPHAT) a révélé ses chiffres jusqu’à fin septembre 2026.

Le chiffre d’affaires global du troisième trimestre a plus que doublé en rythme annuel, totalisant 3,423 MTND. Les revenus cumulés des neuf premiers mois se sont établis à 8,076 MTND, soit une progression de 39,2% par rapport à fin septembre 2025.

Le modèle officinal a vu son chiffre d’affaires augmenter de 104,5%, à 2,857 MTND. Outre les formes liquides, celles sèches sont passées de 0,650 MTND en 2025 à 1,862 MTND cette année.

Quant au modèle hospitalier, il a enregistré un bond de 39,0%, à 5,067 MTND. Les exportations ont, par contre, chuté à 0,151 MTND. Elles ont été nulles au cours du troisième trimestre.

La production globale a atteint 2,512 MTND pour le troisième trimestre et 7,419 MTND depuis le début de l’année. Les investissements ont quadruplé à 0,741 MTND.

L’endettement global demeure élevé, à 163,465 MTND, en hausse de 13,9% par rapport à la même période de l’exercice précédent. Néanmoins, 86% de la dette globale est envers l’État, comprenant les charges sociales, l’administration fiscale et la STEG.

La SIPHAT élabore actuellement un projet de restructuration fondé sur une réorganisation stratégique afin d’assurer sa pérennité, sa compétitivité et de surmonter la crise.

Le dossier est d’une importance cruciale pour les autorités publiques. D’ailleurs, le Journal officiel paru hier a annoncé la mise à la retraite d’office de sept hauts cadres de la SIPHAT. Le redressement d’une entité ne peut être effectif qu’après avoir amélioré sa gouvernance.

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Monoprix: un troisième trimestre bien orienté

La Société Nouvelle Maison de la Ville de Tunis (Monoprix) a publié ses indicateurs d’activité pour le troisième trimestre 2026.

Le chiffre d’affaires (hors taxes) s’est établi à 258,712 MTND, affichant une croissance de 8,2% en glissement annuel. Depuis le début de l’année, la hausse est de 7,8%, à 670,858 MTND.

Le réseau de l’enseigne de distribution compte désormais 90 magasins, soit deux supplémentaires par rapport à septembre 2025. Cette augmentation fait suite aux ouvertures des magasins de Hammamet en avril 2026 et de Médina Jadida en août 2026.

L’effectif global de la société est de l’ordre de 3 651 salariés à fin septembre 2026, contre 3 649 à la même date en 2025.

Le ratio de la masse salariale sur les revenus (hors taxes) s’est élevé à 7,56% pour le troisième trimestre 2026, contre 7,68% une année auparavant. Cette amélioration est le résultat automatique de la croissance du chiffre d’affaires sur la période. Sur l’ensemble de l’année, ce taux est de 8,95%, contre 8,47% en 2025. La saison estivale et la rentrée scolaire étaient positives pour le secteur, qui avait besoin de voir les ventes décoller pour pouvoir amortir ses charges.

Les produits financiers du trimestre s’élèvent à 0,817 MTND, contre 0,654 MTND en 2025, portés principalement par l’augmentation des produits de placement. Ce montant demeure inférieur aux charges financières qui ont totalisé 0,946 MTND sur la même période, mais en repli de 15,1% en glissement annuel. Jusqu’à fin septembre, le bilan financier est positif, les produits excédant les charges de 2,359 MTND.

Les chiffres sont positifs. Il ne faut pas oublier que la grande distribution fait face à une longue série de défis, à commencer par l’effritement du pouvoir d’achat, le changement du panier avec davantage de produits peu margés et la concurrence du marché parallèle.

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Euro-Cycles s’offre l’espagnol Deportica sl

Dans un communiqué de presse, Euro-Cycles a informé ses actionnaires et le public qu’elle a finalisé l’acquisition de la totalité des parts sociales de la société Deportica sl, une société spécialisée dans la distribution de cycles installée en Espagne.

Selon la société, l’opération s’inscrit dans le cadre de la stratégie de développement international et de renforcement de l’intégration commerciale du groupe. Cette transaction, conclue pour un montant de 650 000 euros, vise à renforcer sa présence sur les marchés internationaux, à développer les canaux de distribution et à améliorer la proximité avec les clients et les partenaires commerciaux.

La signature du contrat d’acquisition a eu lieu le 28 juillet 2026, suivie des démarches administratives de la concrétisation du transfert de propriété au mois de septembre 2026, à la suite de l’inscription des parts sociales au nom de la société Euro-Cycles dans les registres légaux en Espagne. Le chiffre d’affaires de la société Deportica devrait contribuer à hauteur de 1 500 000 euros au revenu annuel du groupe Euro-Cycles, avec une croissance prévue de plus de 6% par an selon le business plan.

Posséder sa propre filiale de distribution permet à un fabricant de maîtriser l’ensemble de sa chaîne de valeur commerciale. En éliminant les intermédiaires, le groupe améliore ses marges potentielles, sécurise ses débouchés et gagne en agilité pour écouler ses produits. L’Espagne représente un marché clé pour le secteur du cycle en Europe. En rachetant un acteur déjà implanté localement, Euro-Cycles évite les barrières à l’entrée liées à la création d’une structure ex nihilo. Cela lui permet de s’approprier instantanément une part de marché et une notoriété existante.

 

 

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ASTREE, un assureur qui rassure ses actionnaires

La Compagnie d’assurances et de réassurances – ASTREE – a annoncé ses chiffres d’activités jusqu’à fin septembre 2026.

 

Le chiffre d’affaires d’ASTREE s’est établi à 229,614 MDT au bout des neuf premiers mois de l’année, en amélioration de 5,1 % en glissement annuel. Sur le seul troisième trimestre, il s’est élevé à 53,795 MDT. La branche “Vie“ a enregistré des primes émises de 65,829 MDT, contre 59,897 MDT une année auparavant. En “Non-Vie“, c’est l’automobile qui représente le cœur de l’activité. Les primes ont totalisé 73,364 MDT, soit 6,2 % de plus que fin septembre 2025. La branche Incendie et Multirisques a généré 26,962 MDT. A noter que la branche Transport a affiché un repli de 21,5 % des primes à 9,021 MDT, expliqué que le gap laissé par une affaire importante en “Risques pétroliers“.

Les primes cédées ont reculé de 2,0 % à 46,316 MDT. Cette tendance est largement expliquée par la régression de l’activité Transport, fortement réassuré.

 

Une forte sinistralité

En matière de sinistralité, qui s’est établie à 37,1 % à fin septembre 2026, contre 31,9 % à la même période en 2025. Les charges de sinistres déclarés se sont élevées à 105,985 MDT. Selon le mangement de la compagnie, cette évolution est expliquée par la survenance de sinistres exceptionnels consécutifs aux inondations ayant affecté la Tunisie, impactant particulièrement les branches fortement réassurées. L’impact sur le résultat net serait négligeable. Hormis l’effet de ces évènements exceptionnels, la sinistralité de la compagnie est restée stable au terme du 3ème trimestre 2026.

Les produits des placements ont atteint 48,991 MDT, en hausse de 6,1%. L’amélioration provient essentiellement des revenus des actions et du portefeuille titres. Les chiffres sont rassurants quant à la profitabilité de l’ensemble de l’exercice. Conjugués à un excellent premier semestre, soldé par un bénéficie net de 31,282 MDT, nous pouvons confirmer que 2026 serait l’une des meilleures années de l’histoire de l’assureur.

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BNA Bank : une collecte record et des fondamentaux solides

La Banque nationale agricole (BNA Bank) a révélé de bons indicateurs d’activité à fin septembre 2026.

La première banque publique a affiché une excellente collecte de dépôts, un produit net bancaire en progression et de solides fonds propres.

 

Accélération des dépôts

Le fait marquant du trimestre est sans doute la progression des dépôts de la clientèle qui ont atteint 15 819,124 MDT fin septembre 2026, soit une évolution de 2 077,709 MDT sur une année. Aucune autre banque n’a réalisé une telle performance sur la même période. Cette croissance est portée par les dépôts à vue, qui ont bondi de 20,7 %, à 4.901,814 MDT contre 4 061,400 MDT fin septembre 2025. Les dépôts d’épargne ont progressé de 8,1 %, à 5 032,065 MDT. L’encours de crédits montre un total de 15 597,545 MDT, contre 15 134,497 MDT un an auparavant. Cette croissance est nettement plus modérée que celle des dépôts, ce qui améliore son profil prudentiel.

 

Un PNB en progression

Le produit net bancaire s’est établi à 858,465 MDT pour les neuf premiers mois de l’année, soit une hausse de 6,2% en glissement annuel. Les produits d’exploitation bancaire ont augmenté de 1,7%, à 1 883,173 MDT. Les intérêts encaissés ont montré une résilience, totalisant 1 138,723 MDT. Les charges d’exploitation bancaire ont reculé de 1,8%, à 1 024,708 MDT, soit une économie de 18,338 MDT.

Les revenus du portefeuille d’investissement affichent la plus forte progression de 11,5%, à 583,953 MDT, portés par les acquisitions de BTA. La banque publique dispose d’un portefeuille de 9 854,070 MDT.

 

Maîtrise des charges opératoires

Les charges opératoires ont atteint 320,116 MDT, en hausse de 5,3% par rapport à fin septembre 2025. Elles ont concerné les frais du personnel (+5,1% à 224,438 MDT) et les charges générales d’exploitation (+8,1% à 86,078 MDT). Le rythme de progression des charges reste inférieur à celui du PNB, ce qui devrait permettre une légère amélioration du coefficient d’exploitation.

La BNA Bank confirme son statut de leader du secteur. Son rôle est clé pour le financement de l’économie tunisienne, notamment le secteur agricole et les entreprises publiques. Ses capitaux propres apparaissant au bilan sont de 2 301,477 MDT, en progression de 10,7%. C’est rassurant quant à sa capacité d’apporter des concours à ces opérateurs économiques.

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La Banque de Tunisie, un profil très solide

La Banque de Tunisie a publié des indicateurs d’activité solides à fin septembre 2026. Le produit net bancaire s’est établi à 423,493 MTND au terme des neuf premiers mois de l’année, une hausse de 10,5% en glissement annuel.

Cette progression résulte d’un double effet favorable. Les produits d’exploitation bancaire ont augmenté de 3,4%, passant de 680,987 à 704,260 MTND. Les intérêts ont même gagné 2,3%, à 512,216 MTND, faisant de la Banque de Tunisie l’un des rares établissements de crédit à pouvoir l’afficher. Les commissions ont évolué à 75,678 MTND, tandis que les revenus du portefeuille commercial et d’investissement se sont établis à 116,366 MTND. En parallèle, les charges d’exploitation bancaire ont reculé de 5,7%, à 280,767 MTND.

Les crédits à la clientèle, nets des provisions constituées, ont totalisé 6 759,523 MTND au 30 septembre 2026. La banque a souligné que cette évolution reflète la poursuite de la dynamique commerciale en matière de financement de la clientèle. Les dépôts de la clientèle sont restés quasiment stables à 7 103,711 MTND.

Le portefeuille titres d’investissement a pour sa part progressé à 1 457,648 MTND, la banque ne détenant aucun titre commercial dans son bilan.

Les charges opératoires ont atteint 131,30 MTND, dont 92,968 MTND de frais de personnel. La progression des charges reste toutefois inférieure à celle du PNB, ce qui laisse présager une amélioration du coefficient d’exploitation sur la période.

Le marché semble avoir apprécié ces chiffres, le titre affichant une tendance haussière dans un marché baissier. Sa performance de plus de 41% depuis le début de l’année prouve la confiance des investisseurs en la banque.

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Amen Bank: la machine tourne à plein régime

Avec un produit net bancaire en hausse de 15,6% et un coefficient d’exploitation ramené à 38,65%, Amen Bank signe l’une des meilleures performances du secteur bancaire à fin septembre 2026. L’établissement de crédit poursuit également sa stratégie de diversification, entre financement vert, partenariats académiques et conquête de la diaspora.

Le produit net bancaire d’Amen Bank a atteint 512,448 MTND à fin septembre 2026. Cette performance résulte d’un effet ciseau favorable. Les produits d’exploitation bancaires ont progressé de 5,9% en glissement annuel, à 982,240 MTND. En même temps, les charges d’exploitation bancaires ont reculé de 3,1% sur la même période, à 469,792 MTND.

Signe d’une efficacité opérationnelle renforcée, le coefficient d’exploitation s’est amélioré de 338 points de base. Amen Bank se positionne ainsi parmi les banques les plus efficientes du marché tunisien, loin devant les niveaux observés dans certains établissements.

Les crédits à la clientèle, nets des provisions et agios réservés, ont totalisé 7 545,244 MTND fin septembre 2026. Côté ressources, les dépôts et avoirs de la clientèle se sont établis à 9 312,610 MTND, en hausse de 8,1% sur un an.

Au-delà des chiffres, Amen Bank a multiplié les initiatives stratégiques. Elle a mis en place une ligne de 20 MTND mobilisée sur les ressources du Fonds de dépollution, dans le cadre d’une convention tripartite signée le 22 décembre 2025 avec le ministère des Finances et le ministère de l’Environnement. Cette ligne à conditions concessionnelles cible les projets de création et d’extension relevant de l’économie verte, bleue et circulaire.

L’établissement a signé une convention avec l’Université de La Manouba et l’ESC Tunis, visant à renforcer les passerelles entre le monde académique et le secteur bancaire, notamment en faveur de l’employabilité des étudiants, de l’innovation et de la recherche appliquée.

Pour acquérir une nouvelle clientèle peu risquée, une convention de partenariat a été conclue avec le Conseil national de l’Ordre des médecins de Tunisie afin de proposer aux médecins des solutions bancaires adaptées à leurs besoins personnels et professionnels. Pour la diaspora, une campagne d’envergure dédiée aux Tunisiens résidents à l’étranger a marqué l’été.

Amen Bank affiche un profil séduisant. La performance remarquable du titre sur le marché est pleinement justifiée.

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Un client français dans le secteur médical fait le bonheur de Telnet Holding

Les indicateurs d’activité consolidés jusqu’à fin septembre 2026 de Telnet Holding montrent une légère hausse de 2,1 % des produits d’exploitation à 63,292 MTND. La structure des revenus a évolué. Le pôle Recherche et Développement en ingénierie produit représente désormais 83,2 % des produits d’exploitation contre 76,8 % une année auparavant. 

Cette prédominance est portée par un nouveau client français opérant dans le secteur médical, dont l’apport a permis d’améliorer le ratio d’EBITDA du groupe.

En parallèle, les autres activités ont reculé. Le pôle Services PLM et intégration réseaux a enregistré une baisse de 28,1 %, à 6,080 MTND. Le pôle Nouvelles Technologies de l’Espace a suivi la même tendance, affichant un repli de 23,1 %, à 4,561 MTND. Ce montant correspond à la constatation des produits relatifs à des prestations livrées dans le cadre d’un contrat global stratégique conclu avec un pays africain.

La marge d’EBITDA s’est établie à 17,34 % sur neuf mois contre 14,13 % un an plus tôt. Cette amélioration s’explique par la baisse des charges d’exploitation, qui ont reculé de 1,8 %, à 52,315 MTND, en parallèle à la progression des produits.

Les charges de personnel ont augmenté de 5,7 % à 40,556 MTND, mais les autres charges d’exploitation ont baissé de 13,1 % à 10,511 MTND. Le groupe gagne en efficacité opérationnelle grâce à la nature de son activité R&D, plus rentable que les services d’intégration.

Telnet Holding tient globalement le cap. Avec un rendement annuel supérieur à 81,5 % depuis le début de l’année, le titre est l’un des meilleurs placements depuis le début de l’année.

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STB: les dépôts carburent, en attendant la rentabilité

La Société Tunisienne de Banque a publié ses indicateurs d’activité arrêtés au 30 septembre 2026. La principale satisfaction provient de l’évolution de ses dépôts de la clientèle, qui ont enregistré une progression de 10,3 % sur une année à 13 209,132 MTND. Cette croissance est portée par l’ensemble des catégories de dépôts. Les compte à vue ont évolué de 11,7 % à 4 670,569 MTND, ceux d’épargne de 7,1 % à 5 214,489 MTND. Les dépôts à terme ont progressé de 13,8 % à 2 940,500 MTND. 

En dépit de cette dynamique de collecte, le Produit Net Bancaire s’est établi à 507,688 MTND, en baisse de 2,9 % par rapport à fin septembre 2025. La contraction résulte du repli des produits d’exploitation bancaires de 4,9 % à 1 035,860 MTND. Les intérêts ont notamment chuté de 17,0 % à 554,331 MTND, tandis que les revenus du portefeuille-titres commercial ont progressé de 18,9 % à 379,416 MTND. Le repli des charges d’exploitation bancaires de 6,7% à 528,172 MTND n’a toutefois pas suffi à compenser le recul des produits.

Les charges opératoires ont augmenté de 6,2 % à 268,426 MTND, sous l’effet des frais de personnel, en hausse de 13,6% à 202,093 MTND. Le coefficient d’exploitation s’est dégradé, passant de 48,36% à fin septembre 2025 à 52,87% à fin septembre 2026.

Les encours de crédits nets à la clientèle ont légèrement régressé de 1,6% pour s’établir à 8 625,301 MTND. Globalement, et en tenant compte des comptes semestriels, il est clair que la rentabilité opérationnelle de la STB est sous pression. Sa nature de banque publique et le rôle qui lui est adossé à ce titre ne passent pas sans laisser un impact sur les profits.

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Magasin Général fait mieux que croître

La Société Magasin Général a publié ses indicateurs d’activité relatif au troisième trimestre 2026. Les chiffres ont confirmé la solide dynamique commerciale de l’enseigne de distribution bien que le pouvoir d’achat s’est effrité ces dernières années.

 

Le chiffre d’affaires trimestriel, hors taxes, du trimestre s’est établi à 354,443 MDT, contre 318,393 MDT sur la même période en 2025, soit une progression de 11,3 %. Sur les neuf premiers mois de l’année, les ventes, hors taxes, ont totalisé 945,318 MDT, en hausse de 8,8 % en glissement annuel. Il s’agit d’une performance d’autant plus notable qu’elle s’inscrit dans un réseau de distribution stable, composé de 04 points de vente, inchangé sur un an.

Le premier enseignement de ces chiffres est que la croissance de Magasin Général ne repose pas sur l’ouverture de nouvelles surfaces. La hausse du chiffre d’affaires provient d’une amélioration du trafic en magasin et d’un panier moyen plus élevé. Le troisième trimestre fait mieux que la moyenne des neuf mois, ce qui suggère une accélération de la dynamique commerciale au cours de l’été et du début de l’automne.

Cette accélération trimestrielle mérite d’être soulignée. Elle contraste avec un premier semestre plus modéré et pourrait traduire l’effet de la rentrée scolaire, période traditionnellement forte pour la grande distribution tunisienne, ainsi qu’une meilleure tenue de la consommation des ménages malgré un environnement inflationniste persistant.

 

La masse salariale sous contrôle

Le deuxième point saillant concerne la maîtrise des charges. Les charges de personnel du troisième trimestre ont atteint 25,377 MDT, en hausse de 8,0 % sur un an. À première vue, cette progression est significative. Mais rapportée au chiffre d’affaires, elle devient vertueuse. Le ratio masse salariale sur chiffre d’affaires (hors taxes) est passé de 7,38 % au troisième trimestre 2025 à 7,16 % au troisième trimestre 2026. Sur les neuf mois, le ratio s’établit à 8,18 %, contre 8,09 % un an plus tôt, soit une légère dégradation de 9 points de base.

Cette nuance est importante. L’enseigne de distribution parvient à faire croître son chiffre d’affaires plus vite que sa masse salariale sur le trimestre, ce qui est le signe d’une productivité en amélioration. En revanche, sur l’ensemble de l’année, la tendance reste fragile. La masse salariale progresse de 10,0 % sur neuf mois, soit un rythme supérieur à celui du chiffre d’affaires. L’effet du troisième trimestre est positif.

 

L’angle mort de l’analyse

Les achats de marchandises vendues se sont élevés à 296,423 MDT au troisième trimestre, en hausse de 11,0 %. Sur neuf mois, ils ont totalisé 795,655 MDT, également en progression de 8,6 %. Ces montants évoluent quasiment au même rythme que celui du chiffre d’affaires, ce qui laisse supposer une stabilité de la marge commerciale brute. C’est un point que les indicateurs d’activité ne permettent pas de confirmer avec certitude, faute de publication du taux de marge, mais l’alignement des progressions est plutôt rassurant.

Les états financiers permettront de mesurer l’impact de la pression sur les prix, des promotions et de la concurrence sur la rentabilité nette. Car en grande distribution, la croissance du chiffre d’affaires n’est pas une fin en soi. Elle doit se traduire en résultat.

 

De nouvelles parts de marché ?

Reste une question de fond. Est-ce Magasin Général est-il en train de gagner des parts de marché ou de simplement suivre l’inflation ? Le rythme de croissance affiché au troisième trimestre, dans un pays où l’inflation alimentaire reste élevée, pourrait en partie refléter la hausse des prix plutôt qu’une croissance en volume.

Les indicateurs publiés ne permettent pas de trancher. Néanmoins, ce que nous pouvons confirmer est que l’enseigne fait mieux que résister Elle croît, contrôle ses charges et préserve son réseau. Pour un distributeur, c’est déjà beaucoup. Pour l’actionnaire, la question du résultat reste cruciale.

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Le tourisme, une machine à valeur ajoutée encore sous-exploitée

Les chiffres du Compte Satellite du Tourisme 2025, qui viennent d’être publiés par l’INS, révèlent une réalité souvent occultée: le tourisme tunisien n’est pas seulement une industrie de flux, c’est une industrie de valeur.

En 2025, la valeur ajoutée brute directe du tourisme s’est établie à 8 662,5 MTND, soit 5,4% de la valeur ajoutée brute totale du pays. Le PIB direct du tourisme s’établit à 8 935,3 MTND, représentant 5,2% du PIB national. Ces ratios, en légère progression sur les dernières années, confirment le poids structurel du secteur dans l’économie nationale.

L’aspect le plus intéressant réside dans la répartition de cette valeur. Les comptes publiés montrent que l’hébergement capte, à lui seul, 40,3% des dépenses du tourisme récepteur et 38% de la demande intérieure totale. Pourtant, sa contribution à la valeur ajoutée brute touristique n’est que de 1 817 MTND, contre 6 285 MTND pour la restauration et 6 280 MTND pour le transport de passagers. L’hébergement génère le plus de dépenses, mais pas le plus de valeur ajoutée. La restauration et le transport, moins visibles dans les enquêtes de dépenses, sont les véritables moteurs de la valeur.

Cette asymétrie révèle une évidence stratégique: le modèle touristique tunisien, encore largement dépendant de l’hôtellerie et de ses marges comprimées, sous-exploite les segments à plus forte valeur ajoutée que sont la restauration et le transport. Le ratio de contribution du tourisme à la production de services d’hébergement atteint 95%, ce qui signifie que l’hôtellerie est presque entièrement touristique, alors que la restauration n’est touristique qu’à 21,2%. Le potentiel de croissance réside donc moins dans la construction de nouveaux hôtels que dans la montée en gamme des services connexes et dans la captation d’une part plus large de la dépense touristique par les acteurs locaux. Le tourisme tunisien n’a pas un problème de volume, il a un problème de structure de valeur.

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ATB: des chiffres équilibrés, en attendant les comptes annuels

Les indicateurs d’activité de l’Arab Tunisian Bank (ATB) arrêtés au 30 septembre 2026 montrent un produit net bancaire en légère progression de 1,2% en rythme annuel à 283,611 MTND. Les produits d’exploitation bancaire ont reculé de 10,4%, à 545,738 MTND, mais une baisse plus importante des charges d’exploitation bancaires de 20,3% a permis à la banque de maintenir le cap et de préserver ses marges. Les revenus du portefeuille-titres commercial et d’investissement ont significativement contribué à cette résilience, atteignant 95,525 MTND au terme des neuf premiers mois de l’exercice.

L’analyse des emplois et des ressources confirme une tendance observée depuis plusieurs trimestres. La banque collecte mieux qu’elle ne prête, ce qui est parfait du point de vue prudentiel.

Les dépôts de la clientèle se sont établis à 6 759,408 MTND, en léger recul de 59,765 MTND sur un an. Cependant, la composition de cette collecte s’améliore. Les dépôts à vue ont progressé de 5,0% (103,496 MTND) à 2 161,365 MTND, ceux d’épargne de 5,2% (96,405 MTND) à 1 954,420 MTND. La banque s’appuie de plus en plus sur des ressources peu coûteuses, ce qui explique, en partie, la compression des charges d’intérêts.

Quant aux crédits nets, ils ont reculé de 207,174 MTND sur une année, à 4 997,117 MTND. Cette contraction traduit, à notre avis, une politique de crédit sélective. Dans un contexte où la demande de financement des entreprises reste orientée vers le court terme, l’ATB semble avoir choisi la prudence plutôt que l’expansion du bilan.

Les charges opératoires ont augmenté de 4,6% à 206,370 MTND. La rigidité des charges, qui caractérise l’ensemble du secteur, dans un contexte de croissance atone du PNB, comprime mécaniquement la capacité de la banque à dégager un bénéfice.

La lecture de ces indicateurs trimestriels ne peut faire abstraction du contexte propre à l’ATB. La migration vers le système T24, achevée au premier semestre 2026, a déjà eu des effets visibles sur les comptes du semestre, avec un provisionnement statistique important destiné à compenser l’indisponibilité temporaire de certaines données de classification des créances. Les indicateurs du troisième trimestre ne détaillent pas le coût du risque, mais l’établissement de crédit poursuit son travail d’assainissement.

Les chiffres publiés par l’ATB dessinent une banque qui tient ses équilibres en tentant de retrouver les ressorts d’une croissance rentable. Le quatrième trimestre, traditionnellement marqué par des commissions et une activité de marché plus élevées, sera déterminant pour savoir si l’ATB clôturera l’exercice sur une note de stabilisation ou sur un nouveau repli.

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UIB: optimisation du coût des ressources et maîtrise des charges

À fin septembre 2026, le produit net bancaire de l’Union internationale de banques (UIB) s’est élevé à 419,246 MTND, contre 388,445 MTND une année auparavant, soit une hausse de 7,9% en rythme annuel. Retraité de l’impact de la loi 2024-41 portant amendement au code de commerce (24 MTND), l’évolution aurait été de 8,7%.

Cette performance s’explique notamment par une marge d’intérêt en progression de 5,0%, à 225,050 MTND. Retraitée de l’impact de la loi 2024-41, l’évolution serait de 6,6%.

Les commissions nettes se sont inscrites en hausse de 2,8%, à 117,669 MTND. Les revenus du portefeuille-titres commercial et d’investissement ont bondi de 28,1% en glissement annuel à 76,527 MTND.

La maîtrise des charges s’est confirmée. Les charges opératoires n’ont augmenté que de 2,2% en glissement annuel à 219,707 MTND. Le coefficient d’exploitation est en amélioration à 52,4%. Le résultat brut d’exploitation s’est envolé de +15%, à 200 MTND. Retraité de l’impact de la loi 2024-41, l’évolution serait de 16%.

L’encours net des crédits à la clientèle a totalisé 6 517,326 MTND. Les dépôts de la clientèle sont de 7 048,237 MTND. La banque a consolidé les dépôts à terme (2 220,242 MTND), qui constituent des ressources gratuites, tout en réduisant les certificats de dépôt et les autres produits financiers à 1 785,999 MTND. Cela a permis d’améliorer son coût de ressources et a dopé sa marge d’intérêt malgré la baisse des intérêts encaissés de 5,2% par rapport à septembre 2025.

Depuis le début de l’année, l’action UIB affiche un rendement de 45,3%, témoignant de la confiance des investisseurs en sa capacité de générer un bénéfice en hausse et de bien rémunérer les actionnaires. Les chiffres publiés hier devraient les rassurer quant à la qualité des comptes annuels.

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Attijari Bank: performance réitérée

À fin septembre 2026, Attijari Bank a confirmé sa solidité financière. Au terme des neuf premiers mois de l’année 2026, le produit net bancaire s’est établi à 551,742 MTND, affichant une progression de 3,6% en glissement annuel.

Cette évolution positive est tirée par des produits d’exploitation bancaire totalisant 907,550 MTND, +3,3% par rapport à septembre 2025. Les revenus du portefeuille d’investissement se sont élevés à 214,065 MTND, en hausse annuelle de 54,1%.

Les charges d’exploitation bancaire sont restées contenues à 355,808 MTND, progressant de seulement 2,9%.

Parallèlement, la maîtrise des charges opératoires, en hausse limitée de 2,1%, à 288,532 MTND, témoigne d’une efficience opérationnelle de l’établissement de crédit.

Côté bilan, la structure des dépôts confirme la confiance renouvelée de la clientèle. Les encours de dépôt ont bondi de 9,4% pour s’établir à 12 378,716 MTND. Cette progression est portée aussi bien par les dépôts à vue (+9,2% à 5 940,737 MTND) que par les comptes d’épargne (+7,9% à 4 168,378 MTND).

En revanche, les encours des crédits à la clientèle affichent un repli de 5,0% à 6 569,262 MTND. Nous pensons qu’il s’agit d’un choix délibéré de la banque, qui applique une politique de sélectivité prudente des risques face à la conjoncture.

Au-delà des chiffres, le troisième trimestre 2026 a été marqué par des initiatives stratégiques. La rubrique «Mon Pass» sur l’application Attijari Up a été lancée, facilitant l’accompagnement des Tunisiens résidant à l’étranger durant la saison estivale.

Par ailleurs, le partenariat avec la BERD a été renforcé avec une facilité de partage des risques portée à 70 M€ et une enveloppe de 10 M$. Attijari Bank est engagée dans la transition environnementale et sociale des entreprises.

L’ancrage citoyen de la banque s’est exprimé à travers la réhabilitation des services critiques de l’hôpital régional de Gabès et l’accompagnement de plus de 1 000 élèves et étudiants issus de régions défavorisées pour la rentrée scolaire.

Avec des capitaux propres s’élevant à 920,091 MTND (hors résultat de la période), Attijari Bank aborde la dernière ligne droite de l’exercice 2026 sur des bases solides, conjuguant performance financière et création de valeur partagée.

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Balance économique : croissance de 2,7 pour 2026 et 3,1 % pour 2027

La balance économique 2027 de la Tunisie a révélé les estimations du gouvernement pour le reste de l’année 2026 et les projections de 2027. Les tensions géopolitiques persistantes, des aléas climatiques ont laissé une empreinte sur les chiffres.

 

Selon les projections présentées, la croissance pour l’ensemble de l’année 2026 est attendue à 2,7 %, en deçà des estimations initiales de 3,3 %. Ce rythme, bien qu’illustrant la capacité de résistance du tissu productif national aux chocs externes et internes, demeure bridé par plusieurs contraintes. Parmi les principaux facteurs pesant sur l’activité figurent les difficultés chroniques de certains secteurs clés, principalement les industries extractives (phosphate) et du secteur énergétique, ainsi que les répercussions des vagues de chaleur estivales et du stress hydrique sur l’appareil productif.

 

Indicateurs macroéconomiques clés

Le taux d’investissement devrait s’établir à 15,5 % du PIB, contre 15,4 % en 2025 et une estimation initiale de 16 % pour l’année en cours. Bien qu’en légère amélioration, ce volume d’investissement reste insuffisant au regard du potentiel du pays. Un sursaut pour accélérer la réalisation des grands projets et dynamiser le climat des affaires s’impose.

 

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Le déficit courant devrait s’élargir pour atteindre 3,9 % du PIB, contre 2,5 % en 2025, grevé principalement par la lourde facture énergétique et la pression sur les échanges commerciaux. La consolidation des équilibres extérieurs demeure ainsi subordonnée au renforcement des capacités à l’export, à la diversification des marchés et à la transition énergétique.

Le taux d’inflation moyen devrait se stabiliser à 5,3 % sur l’ensemble de l’année, traduisant les efforts continus de maîtrise de la dynamique des prix, en dépit des tensions inflationnistes d’origine externe (cours de l’énergie) et interne (produits agricoles).

 

Et pour 2027 ?

Pour 2027, les estimations de croissance sont de 3,1 %. Cette hausse repose sur l’accélération de l’investissement (visant 16,4 % du PIB), la reprise des industries extractives (notamment le secteur du phosphate avec une prévision de production à 4,2 millions de tonnes), l’amélioration de la production énergétique (avec l’entrée en production de nouveaux champs), ainsi que la consolidation des secteurs des services et de l’exportation. Le déficit courant devrait légèrement s’améliorer pour s’établir à 3,7 % du PIB, tandis que le taux d’inflation est ciblé à la baisse pour s’établir autour de 5,2 %.

 

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Ces projections mettent en lumière la nécessité absolue de corriger les vulnérabilités structurelles qui pèsent sur la productivité et la compétitivité de l’économie tunisienne. Le grand défi pour la période à venir réside dans la capacité à accélérer les réformes économiques, à stimuler l’investissement productif et à renforcer la résilience face aux mutations climatiques et énergétiques. Il est temps de passer d’une logique simple de « résistance aux chocs » à une trajectoire de croissance créatrice de valeur et d’emplois.

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Assad: marges solides et cure d’amaigrissement pour la dette à long terme

La société L’Accumulateur Tunisien Assad a publié ses indicateurs d’activité relatifs au troisième trimestre 2026.

Le trimestre a affiché un chiffre d’affaires de 22,809 MTND, une baisse de 20,9% en glissement annuel. Le marché local a montré une certaine stabilité, avec des ventes de 15,443 MTND, tandis que les exportations sont passées de 13,290 MTND sur le troisième quart en 2025 à 7,366 MTND durant la même période en 2026.

Sur les neuf mois, le chiffre d’affaires local a atteint 42,591 MTND, en légère hausse de 0,6%. Cette tendance confirme l’ancrage solide de la marque sur le marché domestique.

Par contre, le chiffre d’affaires à l’export s’est élevé à 21,369 MTND. Ce repli conjoncturel s’explique principalement par des contraintes réglementaires ayant pesé sur les flux d’importation de la filiale algérienne BAA durant la période, totalement indépendantes de la performance commerciale intrinsèque d’Assad. En global, et jusqu’à fin septembre, le chiffre d’affaires s’est établi à 63,960 MTND contre 80,150 MTND un an plus tôt.

Sur le plan industriel, le volume de production cumulé (exprimé en équivalent batterie standard) s’établit à 404 740 unités à fin septembre 2026, contre 593 314 unités sur la même période de l’exercice précédent. Le volume propre au troisième trimestre s’affiche quant à lui à 142 631 unités.

Parallèlement, la politique d’investissement de la société demeure ciblée, avec une enveloppe déployée de 0,939 MTND depuis le début de l’année. Aucun investissement financier n’a été enregistré sur la période.

En dépit d’un contexte international complexe, Assad a démontré une excellente maîtrise de sa rentabilité opérationnelle. Elle a maintenu un taux de marge brute supérieur à 40% au terme des neuf premiers mois de 2026, posant ainsi un socle sain pour son redressement.

L’endettement global s’est établi à 71,680 MTND, en baisse de 3,0% sur un an. La dette à moyen et long terme a chuté de 36,5%, à 9,217 MTND. La société a ainsi honoré l’intégralité de ses échéances sans recourir à de nouveaux financements à moyen et long terme.

Les crédits de gestion sont à 62,462 MTND, en hausse de 5,2%. Des fonds ont été mobilisés par anticipation pour constituer les stocks indispensables pour couvrir la demande et l’activité attendues au cours du quatrième trimestre.

Assad s’est montrée résiliente. Avec le récent règlement à l’amiable avec la douane, le management pourra se concentrer sur le redressement de son activité et ses équilibres financiers.

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Un troisième trimestre rassurant pour New Body Line

Les indicateurs d’activité révélés par New Body Line ont montré une progression de 1,8% de son chiffre d’affaires à 1,120 MTND. Depuis le début de l’année, les ventes ont totalisé 3,766 MTND, en recul de 32,6%.

Du côté de la production, la lingerie basique a connu une forte croissance de 60,9%, s’établissant à 29 943 pièces. Les revenus de ce segment ont déjà progressé de 76,4%, à 0,480 MTND, durant le troisième trimestre.

En revanche, la production de la lingerie intelligente a fléchi de 19,1%, à 60 701 pièces, avec un chiffre d’affaires trimestriel s’élevant à 0,640 MTND.

La part du chiffre d’affaires à l’export s’élève à 93% au troisième quart de 2026 (1,037 MTND), contre 84% (0,927 MTND) à la même période en 2025. Le marché local représente quant à lui 7% du total (0,083 MTND).

Tout en travaillant avec 16 clients sur la période (dont 3 locaux), New Body Line a réussi à conserver ses clients habituels grâce à des volumes stables et des cadences accélérées. La société mise activement sur le démarchage de nouveaux partenaires cherchant des approvisionnements plus proches et rapides, en phase avec la tendance actuelle des donneurs d’ordre visant des niveaux de stocks au plus bas et des réassorts très réactifs.

Sur le plan structurel, New Body Line maintient une gestion financière saine. Elle perpétue sa politique de rigueur en maintenant son niveau d’endettement à long et moyen terme à zéro.

Sur le marché actions, le titre sous-performe la place, mais nous pensons qu’il pourra reprendre une trajectoire positive si la société parvient à terminer positivement l’année.

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L’administration fiscale s’attaque aux ventes sur les réseaux sociaux

Dans le cadre de la poursuite des efforts visant à intégrer le secteur informel, à élargir l’assiette fiscale et à renforcer la transparence des transactions commerciales en ligne, l’article 66 du projet de loi de finances pour 2027 introduit des dispositions majeures régissant l’activité des prestataires de services de livraison et des plateformes électroniques. L’idée est de s’attaquer aux ventes à distance des marchandises provenant de circuits parallèles, un segment qui échappe souvent au contrôle.

Ainsi, les prestataires de services de livraison de marchandises vendus via Internet et par les moyens de diffusion audiovisuels, les prestataires de services de mise en relation via des plateformes électroniques (entre les fournisseurs et les prestataires de services de livraison) sont désormais tenus de communiquer à l’administration fiscale une liste nominative de tous les fournisseurs de biens et de produits avec lesquels ils interagissent.

Cette déclaration doit être effectuée au cours des 15 premiers jours de chaque semestre selon un modèle préparé par l’administration fiscale et doivent inclure l’identité du fournisseur, son identifiant fiscal ou, à défaut d’identifiant fiscal, son numéro de carte d’identité nationale et le montant global des transactions réalisées.

Pour garantir l’efficacité de cette mesure, le non-respect des dispositions sont sanctionnées par une amende égale à 5% des montants des transactions non déclarées. Une amende de 200 dinars est infligée pour chaque information manquante, incomplète ou erronée qui ne concerne pas directement les montants des transactions.

En ciblant la chaîne logistique et les intermédiaires technologiques, cette disposition constitue un levier stratégique pour réduire l’économie informelle et garantir une concurrence loyale entre les entreprises. Certes, les fournisseurs vont tenter d’assurer eux-mêmes les livraisons, mais est-ce que c’est rentable pour eux? Dans les deux cas, ils vont perdre leurs avantages compétitifs prix. La meilleure solution est de lancer officiellement son projet et profiter des nouveaux avantages accordées dans ce projet de loi de finances.

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PLF 2027 – L’Etat augmentera le capital de l’OTD, SNCFT, TRANSTU et STS

Le projet de loi de finances 2027 s’est intéressé aux entreprises publiques. Des mesures relatives à l’apurement des dettes croisées et au renforcement des fonds propres sont ainsi au menu.

 

L’État se substituera à l’Office des terres domaniales (OTD), la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) et la Société de transport de Tunis (TRANSTU) pour le paiement de leurs dettes accumulées envers la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS) jusqu’au 31 décembre 2026.

Et comme la CNRPS possède des dettes envers l’État, il y aura une compensation. Au lieu que l’État lui verse de l’argent frais pour éponger les dettes des entreprises, et qu’ensuite la CNRPS rembourse ses dettes, les deux montants seront annulés mutuellement à due concurrence par voie d’un décret.

En même temps, le ministre chargé des Finances est autorisé à souscrire à une augmentation de capital de chacune de ces entreprises à concurrence des montants engagés afin d’assainir leur situation financière.

Tire aussi – PLF 2027 : ces secteurs qui vont bénéficier de la baisse de taxes

Par ailleurs, le projet prévoit également l’assainissement de la situation de la Société tunisienne du sucre (STS), par le biais d’une compensation de bénéfices reportés avec la Société nationale de distribution des pétroles (la partie revenant à l’Etat). L’Etat augmentera le capital de la STS dans la limite de ce montant.

 

Un premier pas

Ces entreprises souffrent, depuis de longues années, de déficits structurels et de graves déséquilibres financiers ayant conduit à l’accumulation de dettes colossales. Le schéma envisagé traduit une volonté de briser le cercle vicieux de l’endettement croisé qui asphyxie le secteur public. Cette solution comptable permet de régler les dettes scripturales sans passer par un décaissement direct qui pèserait lourdement sur le budget de l’État, tout en recapitalisant ces structures.

En exonérant ces opérations de toute conséquence fiscale et en les libérant du poids des dettes des caisses sociales, l’État cherche à offrir à ces institutions vitales une nouvelle chance pour améliorer leurs performances et d’assurer la pérennité des services publics essentiels qu’elles fournissent aux citoyens sans sombrer dans la faillite technique.

Il ne s’agit pas d’une solution définitive, dans la mesure où le passif global de chaque entité reste bien plus lourd. Néanmoins, sur le plan comptable, cette mesure constitue une bouffée d’air qui assainit significativement les états financiers. Couplée à une réévaluation des actifs, elle pourrait réduire sensiblement les besoins en fonds propres, bien qu’une recapitalisation par injection d’argent frais doive impérativement suivre dans un second temps.

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