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Lese-Ansicht

Marathon Nourane de la ville de Tunis : un pas pour la vie, une course contre le cancer  

Dans le cadre de l’Octobre Rose, l’association NOURANE pour la prévention des maladies cancéreuses a  organisé la onzième édition de son semi-marathon «  le cancer » le dimanche 25 octobre 2026 à l’avenue Habib Bourguiba. Cette manifestation  a connu un grand succès avec la participation de plus 500 coureurs qui ont pris 

part  aux  épreuves  de  5 et 21 km .Une excellente assistance médicale, des postes de ravitaillement savamment équipés et en bonnes places, ainsi qu’une disposition des forces de l’ordre réparties sur le site et le long du parcours ont permis que cette belle journée se déroule sans incidents.A quelques minutes passées 9h, c’est le grand départ. Les coureurs, revêtus du t-shirt de la course pour la très grande majorité, se sont élancés de la route.  L’arrivée en apothéose s’est effectuée sur l’avenue Habib Bourguiba où chaque coureur s’est vu remettre une médaille. 

 On ne pouvait espérer mieux pour le déroulement de l’évènement. Tout s’est déroulé sans accroc majeur. Ce marathon a épaté les participants.   Chaque foulée a compté. Chaque inscription était  un geste pour une société plus saine et solidaire. Ce rendez-vous sportif  fut  une grande fête populaire, haute en couleurs, où hommes et communient dans l’effort, la joie et la convivialité et surtout une occasion idéale pour sensibiliser la population aux bienfaits du sport afin de préserver sa capitale sa Courir pour la santé est la base de tous les sports pour faire face au cancer. Le mammolife poursuit sa mission de dépistage du cancer du sein avec une nouvelle sortie au centre de Tunis. 120 femmes ont été  dépistées ( 57 mammographies, dont 40 associées à une échographie et 10 échographies mammaires seules). Une action citoyenne réalisée en partenariat avec le Gouvernorat de Tunis, les laboratoires Médis Néapolis, ainsi que la Direction Régionale de la Santé de Tunis, sous la coordination du Dr Kaouther Nehdi, Coordinatrice des Directions Régionales de la Santé et qui  illustre une fois encore l’importance du dépistage précoce et de l’accès aux soins de proximité.

               Kamel Bouaouina

Photos Rached Berrazagua

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La Tunisie condamne fermement l’attaque terroriste contre une église à Al-Karak

La Tunisie exprime sa ferme condamnation et sa vive réprobation de l’acte terroriste lâche ayant ciblé une église orthodoxe grecque dans le gouvernorat d’Al-Karak, au Royaume hachémite de Jordanie frère, faisant plusieurs victimes parmi les citoyens innocents et des dizaines de blessés.

La Tunisie exprime également sa pleine solidarité et sa profonde sympathie avec le Royaume hachémite de Jordanie, et adresse au peuple jordanien frère ainsi qu’aux familles des victimes ses sincères condoléances et ses profondes marques de compassion et de solidarité, souhaitant aux blessés un prompt rétablissement.

La Tunisie réaffirme sa position constante de condamnation de toutes les formes de terrorisme et d’extrémisme, et souligne son soutien au Royaume hachémite de Jordanie frère dans la lutte contre ce fléau dangereux, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité.

Communiqué

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Des comptes semestriels contrastés pour Unimed

La société Unité de fabrication de médicaments – Unimed – a publié ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2026. En dépit de la baisse de ses exportations et de la hausse des charges exceptionnelles, le laboratoire pharmaceutique affiche une solide performance opérationnelle.

Au terme du premier semestre, les revenus ont atteint 64,492 MTND, contre 72,322 MTND sur la même période en 2025, soit une baisse globale d’environ 10,8%. Les ventes sur le marché tunisien ont affiché une légère progression, s’établissant à 51,213 MTND. Par contre, les exportations ont subi une contraction de 39,0%, à 13,278 MTND. Selon le management, cette baisse découle principalement du recul de l’activité avec un client important en sous-traitance, qui n’a pas renouvelé ses commandes au cours de la période.

Le résultat d’exploitation ressort en progression à 20,612 MTND contre 17,837 MTND au premier semestre 2025. Les charges d’exploitation ont été maîtrisées.

Le bénéfice net de la période s’est élevé à 8,819 MTND, en baisse de 15,2%, à 8,819 MTND. Cette variation est notamment influencée par des pertes ordinaires de 6,569 MTND. Cette hausse intègre la perte définitive liée à un accord conclu avec l’administration fiscale à la suite d’un contrôle, à hauteur de 4,400 MTND, ainsi qu’une perte sur la mise au rebut de stocks de 1,800 MTND.

Étant donné les chiffres du troisième trimestre, avec un chiffre d’affaires en baisse de 24,7%, à 32,158 MTND, le titre pourrait susciter l’inquiétude de certains investisseurs, surtout ceux qui ont un horizon de placement à court terme.

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SIPHAT: en préhabilitation, pas en convalescence

La Société des industries pharmaceutiques de Tunisie (SIPHAT) a révélé ses chiffres jusqu’à fin septembre 2026.

Le chiffre d’affaires global du troisième trimestre a plus que doublé en rythme annuel, totalisant 3,423 MTND. Les revenus cumulés des neuf premiers mois se sont établis à 8,076 MTND, soit une progression de 39,2% par rapport à fin septembre 2025.

Le modèle officinal a vu son chiffre d’affaires augmenter de 104,5%, à 2,857 MTND. Outre les formes liquides, celles sèches sont passées de 0,650 MTND en 2025 à 1,862 MTND cette année.

Quant au modèle hospitalier, il a enregistré un bond de 39,0%, à 5,067 MTND. Les exportations ont, par contre, chuté à 0,151 MTND. Elles ont été nulles au cours du troisième trimestre.

La production globale a atteint 2,512 MTND pour le troisième trimestre et 7,419 MTND depuis le début de l’année. Les investissements ont quadruplé à 0,741 MTND.

L’endettement global demeure élevé, à 163,465 MTND, en hausse de 13,9% par rapport à la même période de l’exercice précédent. Néanmoins, 86% de la dette globale est envers l’État, comprenant les charges sociales, l’administration fiscale et la STEG.

La SIPHAT élabore actuellement un projet de restructuration fondé sur une réorganisation stratégique afin d’assurer sa pérennité, sa compétitivité et de surmonter la crise.

Le dossier est d’une importance cruciale pour les autorités publiques. D’ailleurs, le Journal officiel paru hier a annoncé la mise à la retraite d’office de sept hauts cadres de la SIPHAT. Le redressement d’une entité ne peut être effectif qu’après avoir amélioré sa gouvernance.

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Monoprix: un troisième trimestre bien orienté

La Société Nouvelle Maison de la Ville de Tunis (Monoprix) a publié ses indicateurs d’activité pour le troisième trimestre 2026.

Le chiffre d’affaires (hors taxes) s’est établi à 258,712 MTND, affichant une croissance de 8,2% en glissement annuel. Depuis le début de l’année, la hausse est de 7,8%, à 670,858 MTND.

Le réseau de l’enseigne de distribution compte désormais 90 magasins, soit deux supplémentaires par rapport à septembre 2025. Cette augmentation fait suite aux ouvertures des magasins de Hammamet en avril 2026 et de Médina Jadida en août 2026.

L’effectif global de la société est de l’ordre de 3 651 salariés à fin septembre 2026, contre 3 649 à la même date en 2025.

Le ratio de la masse salariale sur les revenus (hors taxes) s’est élevé à 7,56% pour le troisième trimestre 2026, contre 7,68% une année auparavant. Cette amélioration est le résultat automatique de la croissance du chiffre d’affaires sur la période. Sur l’ensemble de l’année, ce taux est de 8,95%, contre 8,47% en 2025. La saison estivale et la rentrée scolaire étaient positives pour le secteur, qui avait besoin de voir les ventes décoller pour pouvoir amortir ses charges.

Les produits financiers du trimestre s’élèvent à 0,817 MTND, contre 0,654 MTND en 2025, portés principalement par l’augmentation des produits de placement. Ce montant demeure inférieur aux charges financières qui ont totalisé 0,946 MTND sur la même période, mais en repli de 15,1% en glissement annuel. Jusqu’à fin septembre, le bilan financier est positif, les produits excédant les charges de 2,359 MTND.

Les chiffres sont positifs. Il ne faut pas oublier que la grande distribution fait face à une longue série de défis, à commencer par l’effritement du pouvoir d’achat, le changement du panier avec davantage de produits peu margés et la concurrence du marché parallèle.

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Intertex 2026 | Le textile tunisien résiste à la crise  

Environ 250 exposants issus de 20 pays participent à la huitième édition d’Intertex Tunisia 2026, un salon international de l’industrie textile et de la mode, un secteur stratégique pour les exportations tunisiennes, malgré un recul de 4,7 % des ventes à l’étranger au cours des neuf premiers mois de l’année.

Ce salon, qui se tient au Parc des expositions de Sousse, du 22 au 24 octobre 2026, est organisé avec le soutien de la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH). Il vise à renforcer les échanges commerciaux et les partenariats industriels entre des entreprises africaines, européennes et asiatiques.

Le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, qui a assisté à l’inauguration, a souligné la vocation internationale des entreprises locales ainsi que leur capacité à s’adapter aux difficultés du marché. Lors de ses échanges avec les professionnels du secteur, il a insisté sur la nécessité de consolider la présence des entreprises tunisiennes, tant sur le marché intérieur qu’à l’étranger, en renforçant leur compétitivité et leurs capacités à l’export.

Le salon réunit des fabricants de tissus, de vêtements, de fils, de machines industrielles et d’accessoires. Une attention particulière est portée aux innovations technologiques, à la durabilité et aux nouvelles opportunités d’approvisionnement. La FTTH y est présente avec un pavillon national destiné à promouvoir le savoir-faire et le potentiel des entreprises tunisiennes sur les marchés internationaux.

Le secteur du textile et de l’habillement constitue l’un des piliers de l’industrie manufacturière nationale, comptant environ 1 500 entreprises et 155 000 employés. En 2025, ses exportations ont atteint environ 9,5 milliards de dinars, soit 2,9 milliards d’euros.

La conjoncture demeure toutefois complexe : selon l’Institut national de la statistique (INS), au cours des neuf premiers mois de 2026, les exportations de l’ensemble textile, habillement et cuir ont reculé de 4,7 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Les relations industrielles avec l’Italie revêtent une importance particulière ; l’Italie constitue en effet le deuxième marché de destination pour l’habillement tunisien, avec des exportations s’élevant à environ 1,6 milliard de dinars en 2025. En mai dernier, dans le cadre d’une initiative promue par le Centre de promotion des exportations (Cepex), dix entreprises tunisiennes ont participé, à Milan, à plus d’une centaine de rencontres d’affaires avec une quarantaine d’opérateurs italiens du secteur de la mode. L’objectif est de renforcer l’intégration des chaînes de production entre les deux rives de la Méditerranée, en tirant parti de la proximité géographique de la Tunisie, de sa flexibilité productive et de la possibilité de réduire les délais de livraison vers les marchés européens.

I. B. (avec Ansa)

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Euro-Cycles s’offre l’espagnol Deportica sl

Dans un communiqué de presse, Euro-Cycles a informé ses actionnaires et le public qu’elle a finalisé l’acquisition de la totalité des parts sociales de la société Deportica sl, une société spécialisée dans la distribution de cycles installée en Espagne.

Selon la société, l’opération s’inscrit dans le cadre de la stratégie de développement international et de renforcement de l’intégration commerciale du groupe. Cette transaction, conclue pour un montant de 650 000 euros, vise à renforcer sa présence sur les marchés internationaux, à développer les canaux de distribution et à améliorer la proximité avec les clients et les partenaires commerciaux.

La signature du contrat d’acquisition a eu lieu le 28 juillet 2026, suivie des démarches administratives de la concrétisation du transfert de propriété au mois de septembre 2026, à la suite de l’inscription des parts sociales au nom de la société Euro-Cycles dans les registres légaux en Espagne. Le chiffre d’affaires de la société Deportica devrait contribuer à hauteur de 1 500 000 euros au revenu annuel du groupe Euro-Cycles, avec une croissance prévue de plus de 6% par an selon le business plan.

Posséder sa propre filiale de distribution permet à un fabricant de maîtriser l’ensemble de sa chaîne de valeur commerciale. En éliminant les intermédiaires, le groupe améliore ses marges potentielles, sécurise ses débouchés et gagne en agilité pour écouler ses produits. L’Espagne représente un marché clé pour le secteur du cycle en Europe. En rachetant un acteur déjà implanté localement, Euro-Cycles évite les barrières à l’entrée liées à la création d’une structure ex nihilo. Cela lui permet de s’approprier instantanément une part de marché et une notoriété existante.

 

 

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One Tech Holding prépare l’introduction en Bourse de sa filiale Tunisie Câbles au premier semestre 2027

Le groupe One Tech Holding (OTH) prépare l’introduction en Bourse de Tunisie Câbles au cours du premier semestre 2027, selon un communiqué du Conseil du Marché Financier (CMF) publié le 23 octobre 2026. L’opération prendra la forme d’une Offre à Prix Ouvert (OPO), reposant principalement sur une augmentation de capital, complétée par une cession limitée d’actions existantes détenues par la société mère. Le projet a franchi plusieurs étapes de validation. Le conseil d’administration de One Tech Holding a approuvé les modalités de l’opération le 24 août 2026, avant que le conseil d’administration et l’Assemblée générale ordinaire de Tunisie Câbles ne se prononcent à leur tour le 29 septembre. L’Assemblée générale extraordinaire de la filiale a également adopté les résolutions relatives au capital nécessaires à la préparation du dossier. Pour accompagner cette introduction, le groupe a mandaté les intermédiaires en Bourse MAC SA et Tunisie Valeurs. Les vérifications préalables portant sur les aspects financiers, juridiques, fiscaux et organisationnels sont en cours de finalisation. La prochaine étape consiste à actualiser le dossier avec les comptes certifiés de l’exercice 2026, que la direction générale prévoit de publier au plus tard à la fin du mois de février 2027. Ces données doivent permettre aux investisseurs d’évaluer la situation de l’entreprise sur la base d’informations financières récentes et auditées. 

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Le CMF alerte sur les risques de contournement des sanctions financières

Le Conseil du Marché Financier (CMF) appelle dans un communiqué les intermédiaires en bourse et les sociétés de gestion de portefeuilles à renforcer leur vigilance face aux risques de contournement des sanctions financières ciblées. Le régulateur insiste notamment sur le contrôle des transactions transfrontalières, l’identification des bénéficiaires effectifs et la détection des opérations suspectes.

Dans son rappel aux professionnels du marché financier, le CMF met l’accent sur les risques liés à l’utilisation de sociétés-écrans et de structures juridiques complexes pour dissimuler l’origine des fonds ou contourner les sanctions. Ces montages peuvent également servir à masquer les personnes qui contrôlent réellement une entreprise ou bénéficient des opérations financières.

Le régulateur demande aux intermédiaires en bourse et aux sociétés de gestion de portefeuilles de valeurs mobilières pour le compte de tiers de vérifier l’identité de leurs clients, la structure de propriété des entités avec lesquelles ils travaillent et l’origine des fonds engagés. Les contrôles doivent aussi tenir compte du profil de risque de chaque client et de la cohérence des transactions avec son activité.

Le CMF insiste également sur le filtrage régulier des listes de sanctions financières applicables et sur la surveillance continue des opérations. Les transactions transfrontalières, les mouvements passant par plusieurs sociétés intermédiaires et les opérations inhabituelles doivent faire l’objet d’une attention particulière. En cas de risque élevé, les établissements sont appelés à renforcer les vérifications et à conserver une trace des contrôles effectués.

Toute opération suspecte doit être signalée aux autorités compétentes, conformément aux obligations légales en vigueur et dans le respect de la confidentialité.

À travers ce rappel, le CMF entend renforcer la prévention du blanchiment d’argent, du financement du terrorisme et du financement de la prolifération des armes. Le respect de ces obligations vise aussi à limiter les risques juridiques et réputationnels auxquels les professionnels du marché financier peuvent être exposés.

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PLF 2027: quatre ans d’exonération fiscale pour les nouvelles entreprises

Le projet de loi de finances 2027 prévoit de maintenir l’exonération de l’impôt sur les sociétés pour les entreprises qui démarreront leur activité entre 2027 et 2030. L’avantage reste soumis à certaines conditions et ne concerne pas tous les secteurs.

Créer une entreprise implique souvent des dépenses importantes dès les premières années, alors que les revenus mettent parfois du temps à suivre. Le projet de loi de finances (PLF) 2027 prévoit de maintenir un avantage fiscal destiné à alléger cette charge au démarrage.

En effert, l’article 22 du projet reconduit l’exonération de l’impôt sur les bénéfices pour les entreprises qui entreront en activité entre le 1er janvier 2027 et le 31 décembre 2030. Pour en bénéficier, elles devront respecter les conditions prévues par la législation fiscale, notamment celles de l’article 33 de la loi de finances 2024, et disposer d’une attestation de dépôt d’une déclaration d’investissement auprès des services compétents de leur secteur.

Tous les projets ne sont toutefois pas concernés. Le dispositif exclut les établissements financiers, le secteur minier, la promotion immobilière, les activités de consommation sur place, le commerce et les opérateurs de réseaux de télécommunications. Dans le secteur de l’énergie, les activités liées aux énergies renouvelables restent éligibles, contrairement aux autres activités visées par l’exclusion.

D’ailleurs, le PLF 2027 prévoit également d’autres mesures en faveur des jeunes entreprises. L’article 13 propose une ligne de financement de 10 millions de dinars destinée à accorder des prêts participatifs sans intérêt aux start-ups labellisées, afin de renforcer leurs fonds propres. L’article 14 prévoit, quant à lui, la prise en charge par l’État des cotisations sociales patronales pendant les trois premières années d’activité des petites entreprises créées en 2027.

Ces mesures combinent ainsi un allègement fiscal, un soutien au financement et une réduction des charges sociales. Leur portée dépendra des conditions d’application prévues par le texte, qui reste soumis à son adoption définitive.

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Wifak Bank lance un appel à candidatures pour la présidence de son comité d’audit

Wifak International Bank lance un appel à candidatures pour désigner un administrateur indépendant appelé à présider son Comité d’audit pour les exercices 2026 et 2027. D’après le CMF, les candidats intéressés ont jusqu’au 11 novembre 2026 à 17h pour déposer leur dossier.

Le poste est ouvert aux profils titulaires d’un diplôme universitaire de niveau bac+4 au minimum en finance, économie, comptabilité ou gestion des risques, et justifiant d’au moins dix ans d’expérience professionnelle dans le secteur financier. Les candidats doivent également répondre aux exigences réglementaires en matière d’indépendance, d’intégrité et d’absence de conflits d’intérêts avec la banque.

Le dossier de candidature doit comprendre une demande motivée adressée au président du Conseil d’administration, un CV conforme au modèle fourni, une fiche signalétique, une déclaration sur l’honneur légalisée, une copie conforme de la carte d’identité nationale, un extrait du bulletin n° 3 datant de moins de trois mois ainsi que les justificatifs des diplômes et de l’expérience professionnelle.

Les candidatures doivent être transmises sous enveloppe scellée, soit par lettre recommandée avec accusé de réception, soit par dépôt direct contre récépissé, au Centre d’Affaires de Wifak Bank, situé dans la zone d’activités Kheireddine, au Lac III, à Tunis. Le dossier doit parvenir à la banque au plus tard le mercredi 11 novembre 2026 à 17h. Tout dossier incomplet ou reçu hors délai sera écarté.

La sélection sera assurée par le Comité de nomination et de rémunération de la banque. La nomination devra ensuite être arrêtée par le Conseil d’administration, soumise aux approbations réglementaires de la Banque centrale de Tunisie et du Conseil du marché financier, puis présentée à la prochaine Assemblée générale ordinaire pour ratification.

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Dachser célèbre 40 ans d’activité en Tunisie

Présent en Tunisie depuis 1986, Dachser célèbre cette année 40 ans d’investissements et d’accompagnement des industriels tunisiens dans leurs échanges internationaux. Forte d’un ancrage local historique et connectée à l’un des principaux réseaux logistiques intégrés au monde, l’entreprise annonce à cette occasion un projet de construction d’un nouveau site dans la région de Sousse afin de soutenir la croissance des exportations tunisiennes. 

Il y a quarante ans, Dachser faisait le choix d’investir durablement en Tunisie pour accompagner les flux commerciaux entre le pays et l’Europe.

Depuis, Dachser Tunisie a développé sa présence et ses activités de transport dans le pays pour répondre à l’évolution des besoins des industriels tunisiens et soutenir leur développement à l’international.

Les ouvertures des agences de Radès, près de Tunis, en 1996 et de Bennane, près de Monastir, en 1999 ont marqué les premières étapes de cette expansion. L’entreprise a ensuite élargi ses activités aux transports aérien et maritime, ainsi qu’au transport national, en s’appuyant sur des processus de qualité certifiés ISO 9001.

Dachser Tunisie a construit au fil des années une offre complète de services couvrant l’ensemble de la chaîne logistique. Aujourd’hui, l’entreprise s’appuie sur 136 collaborateurs, deux sites interconnectés et 15 000 m² de surfaces sous douane pour accompagner les acteurs des secteurs automobile, aéronautique, électronique, santé et textile.

«Dachser joue un rôle clé dans l’évolution du secteur des transports et de la logistique en Tunisie. Nous sommes ravis d’avoir contribué, depuis 40 ans, à renforcer la compétitivité de nos partenaires industriels tunisiens sur le marché mondial», a déclaré Frédéric Diot , Country Manager Dachser Tunisie.

40 ans d’ouverture de la Tunisie vers les marchés internationaux

Cette année anniversaire illustre également la transformation du rôle logistique de Dachser en Tunisie. D’une activité initialement centrée sur les échanges routiers avec la France, l’entreprise est devenue un prestataire majeur de solutions logistiques internationales.

Aujourd’hui, les entreprises tunisiennes bénéficient d’un accès direct aux réseaux mondiaux de Dachser, qui compte près de 400 agences dans plus de 40 pays.

Dachser Road Logistics : la Tunisie connectée à l’Europe

Lors du lancement de son activité Road Logistics, Dachser assurait une liaison routière avec la France. Quarante ans plus tard, les exportateurs et importateurs tunisiens disposent de départs réguliers vers et depuis 35 pays européens grâce au réseau de groupage Dachser et à ses gateways européennes.

Cette organisation permet de relier la Tunisie aux principaux centres industriels et de consommation européens avec des solutions fiables, fréquentes et optimisées.

Dachser Air& Sea Logistics : relier les continents

En 1999, Dachser Tunisie a élargi son offre avec le lancement de l’activité Air & Sea Logistics, dédiée au transport aérien et maritime intercontinental. Adossée au réseau mondial Dachser, elle permet aujourd’hui de connecter la Tunisie aux grands bassins économiques mondiaux.

Aujourd’hui, Dachser Tunisie propose des services réguliers de groupage maritime depuis et vers l’Asie, la Turquie et les Amériques, ainsi que des solutions combinées rail-route depuis et vers la Chine et aérien-route depuis et vers les Amériques, l’Asie et le Moyen-Orient. Ces offres door to door répondent aux exigences des industriels en matière de fiabilité, de délais et de flexibilité.

Un nouvel investissement pour accompagner la croissance de l’industrie tunisienne

Fidèle à sa stratégie de développement à long terme, Dachser poursuit ses investissements en Tunisie. Après avoir consacré deux millions d’euros en 2025 à la modernisation de son système informatique et à l’extension de ses capacités opérationnelles, l’entreprise prévoit d’investir dans la construction d’un nouveau site de 6 000 m² dans la région de Sousse. Cette nouvelle implantation renforcera le maillage territorial de Dachser et rapprochera davantage ses services des principaux bassins industriels du pays.

«La Tunisie dispose d’un tissu industriel dynamique et fortement tourné vers l’export. Avec ce nouvel investissement, nous réaffirmons notre confiance dans son potentiel et notre volonté d’accompagner durablement sa croissance», conclut Frédéric Diot.

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Le CETTEX inaugure une unité de production numérique à Monastir

Le Centre technique du textile (CETTEX) a inauguré, mercredi 21 octobre, une unité de production pilote numérique à Monastir. Selon communiqué du ministère de l’Industrie, équipée des technologies japonaises JUKI DX Pilot Line, elle vise à améliorer la qualité et la productivité des entreprises textiles.

Réalisé avec le soutien de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), le projet s’inscrit dans le programme de coopération tuniso-japonais 2024-2028. Il repose notamment sur le “Kaizen numérique”, qui permet de suivre en temps réel la production et la qualité.

Cette unité doit également accompagner les PME dans l’adoption de solutions technologiques et de méthodes de travail plus performantes

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Le 30 octobre, dernier délai pour l’appel à candidature de Sotuver

La Société Tunisienne de Verreries (Sotuver) a lancé un appel à candidature pour désigner un administrateur représentant les actionnaires minoritaires au titre du mandat 2026-2028.

D’après communiqué, les candidats doivent justifier d’un diplôme de niveau maîtrise ou équivalent et d’au moins dix ans d’expérience en gestion d’entreprises. Ils doivent également satisfaire aux critères d’éligibilité et d’indépendance prévus par la réglementation.

Les dossiers doivent être déposés au siège de SOTUVER, à Djebel Oust, ou envoyés par courrier recommandé. La date limite est fixée au 30 octobre 2026 à 16h30. Le candidat retenu sera élu par les actionnaires minoritaires, puis soumis à la ratification de l’Assemblée générale ordinaire.

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Un client français dans le secteur médical fait le bonheur de Telnet Holding

Les indicateurs d’activité consolidés jusqu’à fin septembre 2026 de Telnet Holding montrent une légère hausse de 2,1 % des produits d’exploitation à 63,292 MTND. La structure des revenus a évolué. Le pôle Recherche et Développement en ingénierie produit représente désormais 83,2 % des produits d’exploitation contre 76,8 % une année auparavant. 

Cette prédominance est portée par un nouveau client français opérant dans le secteur médical, dont l’apport a permis d’améliorer le ratio d’EBITDA du groupe.

En parallèle, les autres activités ont reculé. Le pôle Services PLM et intégration réseaux a enregistré une baisse de 28,1 %, à 6,080 MTND. Le pôle Nouvelles Technologies de l’Espace a suivi la même tendance, affichant un repli de 23,1 %, à 4,561 MTND. Ce montant correspond à la constatation des produits relatifs à des prestations livrées dans le cadre d’un contrat global stratégique conclu avec un pays africain.

La marge d’EBITDA s’est établie à 17,34 % sur neuf mois contre 14,13 % un an plus tôt. Cette amélioration s’explique par la baisse des charges d’exploitation, qui ont reculé de 1,8 %, à 52,315 MTND, en parallèle à la progression des produits.

Les charges de personnel ont augmenté de 5,7 % à 40,556 MTND, mais les autres charges d’exploitation ont baissé de 13,1 % à 10,511 MTND. Le groupe gagne en efficacité opérationnelle grâce à la nature de son activité R&D, plus rentable que les services d’intégration.

Telnet Holding tient globalement le cap. Avec un rendement annuel supérieur à 81,5 % depuis le début de l’année, le titre est l’un des meilleurs placements depuis le début de l’année.

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R. STAHL s’installe en Tunisie et mise sur les talents locaux

La Tunisie attire un nouvel acteur industriel allemand. Le groupe R. STAHL, spécialisé dans les équipements de protection contre les explosions, a inauguré le 12 octobre 2026 son nouveau bureau au Kram, dans le Grand Tunis. Son ambition? Faire appel aux compétences tunisiennes pour donner un coup d’accélérateur à ses activités numériques.

Source: AHK tunisie.

Fondé en 1876, le groupe allemand fournit des équipements électriques, des systèmes de commande et des solutions d’automatisation destinés aux environnements industriels à risque, notamment dans les secteurs de la chimie et des hydrocarbures. Avec cette nouvelle implantation, R. STAHL entend étoffer ses capacités de développement logiciel et renforcer son offre de services numériques.

À Tunis, une première équipe est déjà à pied d’œuvre. Elle contribuera notamment au développement de logiciels et au déploiement de solutions en mode Software-as-a-Service (SaaS), qui permettent aux utilisateurs d’accéder à des applications en ligne. Pour le groupe, l’enjeu est de faire davantage de place au numérique dans ses activités, tout en tirant parti du savoir-faire des ingénieurs et développeurs tunisiens.

Ce choix met en lumière un autre atout de la Tunisie, à savoir, ses compétences technologiques. Au-delà de son rôle de bureau de développement, le site pourrait, à terme, prendre de l’ampleur et évoluer vers un centre de services partagés. Une perspective qui reste à concrétiser, mais qui ouvre la voie à un élargissement des missions confiées aux équipes locales.

L’AHK Tunisie, qui accompagne les entreprises allemandes dans leur développement dans le pays, a salué cette nouvelle étape. Un accord d’adhésion entre la chambre et R. STAHL a également été signé lors de l’inauguration.

Avec cette implantation, R. STAHL ajoute une nouvelle corde à son arc en s’appuyant sur les talents tunisiens pour accompagner son virage numérique.  

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A travers Rima Hassan, la France cherche-t-elle à museler la voix de la Palestine ?  

Le parquet de Paris a requis, mardi 20 octobre 2026, dix mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité contre l’eurodéputée de La France insoumise, poursuivie pour apologie du terrorisme. À l’origine de l’affaire, une publication sur X citant Kozo Okamoto, l’un des auteurs de l’attentat de 1972 à l’aéroport de Lod, en Israël. Les réquisitions ont provoqué une réaction virulente de Jean-Luc Mélenchon, qui dénonce un abus de pouvoir et met en cause le gouvernement. Le jugement est attendu le 30 novembre.

Djamal Guettala

Le parquet de Paris a demandé dix mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité contre Rima Hassan, jugée depuis lundi 19 octobre devant la 10e chambre correctionnelle de Paris. L’eurodéputée de LFI est poursuivie pour apologie du terrorisme à la suite d’un message publié sur X le 26 mars, puis supprimé.

La publication reprenait une citation attribuée à Kozo Okamoto, membre de l’Armée rouge japonaise et l’un des trois auteurs de l’attentat commis le 30 mai 1972 à l’aéroport de Lod, près de Tel-Aviv. L’attaque avait fait 26 morts et environ 80 blessés.

Le message relayé par Rima Hassan indiquait : «J’ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu’il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir.»

Pour le ministère public, la publication ne peut être dissociée de la participation d’Okamoto à cet attentat. Le parquet estime qu’en reprenant ces propos sans prendre ses distances avec leur auteur, l’eurodéputée a contribué à banaliser le massacre et à valoriser celui qui l’a commis. Il a écarté l’idée d’une instrumentalisation des poursuites en raison de ses opinions politiques.

Mélenchon dénonce un abus de pouvoir

Les réquisitions ont suscité une réaction immédiate de Jean-Luc Mélenchon. Sur X, le fondateur de LFI a dénoncé ce qu’il considère comme une procédure abusive et accusé la «Macronie» de se montrer servile envers Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien.

Cette réaction inscrit le procès dans la confrontation politique autour de la guerre à Gaza et des prises de position de Rima Hassan sur la Palestine. Pour le dirigeant insoumis, les poursuites visent une élue dont les interventions dérangent le pouvoir. Cette lecture est contestée par le ministère public, qui affirme que l’affaire porte sur le contenu d’une publication et non sur les opinions politiques de son auteure.

Lors de l’audience du lundi 19 octobre, Rima Hassan avait elle-même dénoncé une «tentative d’intimidation» et une volonté de «mise sous silence d’une élue de l’opposition». Elle avait ensuite choisi d’exercer son droit au silence. Son avocat, Vincent Brengarth, conteste également la procédure et estime que la liberté d’expression de sa cliente est en jeu.

Une décision attendue le 30 novembre

Au-delà de l’affrontement entre LFI et le parquet, le tribunal doit déterminer si le message publié répond aux critères juridiques de l’apologie du terrorisme. La question est précise : il ne s’agit pas de juger la défense des droits des Palestiniens en général, mais d’apprécier la portée d’une citation attribuée à un homme impliqué dans un attentat meurtrier.

La distinction est importante. La défense d’une cause politique ne constitue pas en elle-même une apologie du terrorisme. Mais la référence à cette cause ne suffit pas non plus à soustraire une publication à l’examen de la justice, estime l’accusation, qui n’aurait sans doute pas utilisé ce même argument si l’auteur du poste n’était pas connu pour ses positions propalestiniennes. C’est une justice sur-mesure ou à la tête du client, disent les soutiens de la Palestinienne, qui se trouve ainsi entraînée dans une casuistique consistant à apprécier les termes employés dans une simple citation, leur auteur, leur contexte, leur signification et quoi encore.

Rima Hassan encoure jusqu’à sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende. Les peines demandées par le parquet ne constituent pas une condamnation. Le tribunal rendra sa décision le 30 novembre, date à laquelle les arguments des parties seront confrontés à l’appréciation judiciaire des faits.

D’ici là, l’affaire continuera vraisemblablement d’alimenter les débats sur la limite de la liberté d’expression au supposé pays des droits de l’homme et le traitement politique des prises de position sur le conflit israélo-palestinien, souvent biaisé par des partis-pris pro-israéliens flagrants.

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Morale à géométrie variable dans la presse suisse

Ce qui est arrivé à Amal Mekki, ex-responsable de la rédaction arabe de SwissInfo, évoqué dans notre article ‘‘Affaire Amal Mekki: quand l’origine d’une journaliste devient un sujet de controverse’’, «est profondément troublant et soulève de sérieuses questions déontologiques», a commenté un journaliste arabe basé en Suisse sous couvert d’anonymat.

La journaliste tunisienne a perdu son emploi après que son traitement de la guerre à Gaza a fait l’objet de la critique tendancieuse d’un journaliste israélien. La direction de la SSR, un groupe de presse jusque-là réputé pour sa rigueur professionnelle et son irréprochable déontologie, n’a pas reproché des erreurs factuelles ou professionnelles à Amal Mekki, dont les articles étaient justes, documentés et équilibrés. Ce qu’on lui a reproché c’est en quelque sorte son origine arabo-musulmane et ses positions pro-palestiniennes exprimées sur les réseaux sociaux avant même son entrée dans le groupe d’information suisse.

«Cette histoire révèle le climat de peur qui semble régner dans une partie de la presse suisse», souligne notre confrère. Et ajoute : «Le silence de la presse suisse est sidérant ! Ici, dès qu’on aborde la question d’Israël, beaucoup semblent tétanisés à l’idée d’être accusés d’antisémitisme. Il faut pourtant pouvoir interroger les pratiques journalistiques et les rapports de pouvoir sans que toute critique soit immédiatement disqualifiée.»

Interrogé sur les réactions suscitées par cette affaire chez les journalistes suisses, notre interlocuteur a enchaîné : «Beaucoup d’entre eux ont exprimé leur étonnement face à cette affaire et aux pratiques douteuses au sein de Swissinfo, mais ils se sont gardés de le faire publiquement, de crainte de subir le sort de leur consœur tunisienne. Mais pourquoi tant de prudence, voire de peur ? Et pourquoi ce silence du Syndicat suisse des mass media (SSM) ? Beaucoup de nos confrères hésitent encore à afficher publiquement leur soutien à Amal Mekki, par crainte des conséquences ou par manque de courage. On ne peut s’empêcher de se demander si les réactions auraient été les mêmes si elle n’était pas arabe. D’autant plus que, selon les éléments rapportés dans cette affaire, son rédacteur en chef lui aurait demandé de se faire passer pour juive. Pourquoi cette humanité à deux vitesses, cette morale à géométrie variable dans la presse suisse ? Les principes de justice, de solidarité et de dignité humaine ne devraient connaître ni frontières ni origines. Défendre une journaliste face à des pratiques potentiellement contraires à l’éthique ne devrait jamais dépendre de son origine ni du sujet sur lequel elle travaille.»

Il convient, cependant, de rappeler que ce climat vénéneux, entretenu par les lobbys pro-israéliens, n’est pas spécifique à la Suisse. Il est pire en France, en Allemagne et dans d’autres pays de l’Union européenne, où il n’est pas facile d’être un journaliste arabe ou musulman ou même seulement de critiquer Israël, quand bien même il commettrait un génocide condamné par la communauté internationale. Ceux qui l’ont fait, pour être en cohérence avec leurs principes et en paix avec leur conscience, dont plusieurs intellectuels de haut niveau, se sont trouvés, du jour au lendemain, carrément interdits d’antennes et de plateaux. C’est la démocratie occidentale dans toute sa splendeur !

Latif Belhedi

 

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Voyage : 10 bonnes raisons de découvrir Bodrum en Türkiye en passant par Istanbul

Au départ de la Tunisie, les voyages vers la Türkiye sont trop souvent axés sur Istanbul, porte d’entrée de la destination. Mais le fait est que ce pays a bien plus à offrir, comme notamment la région de Bodrum située dans sa partie sud. Visite guidée en 10 étapes de cette célèbre station balnéaire égéenne de Muğla pour un voyage à confectionner en individuel.

1 – Liaisons aériennes directes fréquentes en vols intérieurs:

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S’il est vrai que tous les vols au départ de Tunis ont pour destination Istanbul, les vols intérieurs vers Bodrum sont nombreux et les correspondances rapides. Plusieurs liaisons quotidiennes de la compagnie Turkish Airlines permettent en effet de relier Bodrum en moins d’une heure de vol.

L’aéroport Milas-Bodrum est un aéroport à taille humaine particulièrement fluide dans la gestion des passagers. Il a d’ailleurs été récompensé par l’ACI (Conseil international des aéroports) en 2024 qui lui a décerné le trophée Airport Service Quality Award de l’année. Il se trouve à moins d’une quarantaine de km de la ville desservie par bus ou taxis.

2 – L’embarras du choix en matière d’hébergement

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The Marmara Hotel à Bodrum.

Bodrum et sa presqu’île disposent d’une capacité de 80.000 lits entre hôtels et autres catégories de résidence. La région tout entière de Muğla compte 230.000 lits. Un chiffre en plein boom puisqu’il n’était que de 80.000 il y a de cela 4 ans. Mais ce qu’il est important de signaler, c’est aussi et surtout le standing de ces hôtels qui sont souvent de catégorie 5 étoiles (plus d’une trentaine dans la ville, une soixantaine dans toute la région).

Cette présence significative d’établissements haut de gamme illustre clairement l’orientation de la destination vers un tourisme glamour. Car oui, Bodrum veut se positionner comme destination de luxe au bord de la Mer Egée, mais pas seulement.

C’est d’abord aujourd’hui l’un des lieux de villégiature préférés des Turcs qui y possèdent des résidences secondaires en nombre. On voit d’ailleurs ces dernières implantées sur les flancs des différentes collines qui surplombent la ville, toutes orientées vers cette mer qui semble irrésistiblement attirante et dont les eaux portent l’empreinte d’une histoire millénaire, nourrie de légendes et de mythologie.

La majorité des hôtels est d’ailleurs implantée sur ses rivages ou bénéficie d’une situation privilégiée offrant une vue imprenable sur ses eaux limpides et tranquilles. Sauf que l’expérience touristique de Bodrum ne repose pas sur la baignade au bord de plages de sable fin, mais sur un environnement qui favorise le repos, la quiétude et le sentiment de plénitude. Même s’il existe quelques coins tranquilles dédiés à la baignade tels que Mazı, Kızılağaç ou encore Güvercinlik.

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Vue de Bodrum en contrebas au petit matin à partir d’un hôtel situé sur les flancs de l’une des collines de la ville.

3 – Un centre ville pétillant de vie

Cette cité de 200.000 habitants voit sa population multipliée par 5 durant la saison été. C’est dire son rayonnement touristique, qu’il soit national ou international. Car Bodrum, c’est un ensemble d’attraits à plusieurs niveaux. La ville en elle-même compte plusieurs sites historiques. Elle accueille également une marina imposante et d’innombrables lieux où il fait bon flâner.

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Le centre ville de Bodrum.

4 – Un paradis pour le shopping

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L’une des entrées du bazar du centre historique de Bodrum (Çarşı) : un ensemble de ruelles commerçantes proches du château et de la marina.

Et en parlant d’achats justement, la ville est un véritable paradis pour les amateurs de shopping. Partout des échoppes en tous genres proposent ici des articles de souvenirs artisanaux locaux qu’on ne peut pas s’empêcher d’acheter et là de la maroquinerie pour tous les goûts et tous les budgets, du textile, des bijoux… De quoi combler les envies même les plus insatiables dans les ruelles touristiques de la cité mais aussi et surtout dans les dédales ombragées de son bazar et ses centaines de commerces.

5 – Un patrimoine d’une grande richesse

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Le château de Bodrum, édifice emblématique du XVe siècle qui abrite aujourd’hui le Musée d’archéologie sous-marine.

C’est un vestige de l’histoire pour le moins impressionnant: le château de Bodrum, situé en plein cœur de la ville, en bord de mer, est certainement la pièce maîtresse de l’offre culturelle de la cité. A l’intérieur, de nombreux espaces de grandes valeurs avec des monuments d’époque, notamment une église transformée en mosquée, mais aussi et surtout un musée archéologique qui recèle de collections variées, riche d’objets de différentes époques.

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L’épave de l’Uluburun découverte dans les années 80 qui remonterait au 14e siècle avant J.C.

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Des moulins à vent remontant au 18e siècle jalousement conservés. Ils étaient destinés à fabriquer de la farine et ont été utilisés jusqu’au début des années 70.

6 – L’ouverture sur la Mer Egée

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La plaisance y occupe également une place stratégique en tant que produit touristique. Sa marina accueille de nombreux bateaux et yachts de luxe, aussi bien pour l’hivernage que pour l’accostage. À la belle saison, ces embarcations reprennent la mer et se dispersent dans les nombreuses criques de la péninsule en quête de parenthèse hors du temps.

Dans le port, les goélettes traditionnelles invitent à découvrir le littoral au fil de sorties en mer et d’excursions. Ici, la mer est bien plus qu’un décor : elle est le cœur de l’offre touristique, autour de laquelle s’organisent une grande partie des activités. Dans l’autre port, les grands bateaux de croisières viennent également y jeter l’ancre pour faire profiter leurs passagers le temps d’une escale des plaisirs de la ville.

À moins d’une heure de navigation, l’île grecque de Kos se dessine nettement à l’horizon. Cette proximité favorise les échanges entre les deux rives : des visiteurs grecs rejoignent régulièrement Bodrum, notamment pour y faire leurs achats.

7 – L’art de bien manger

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Tout au long de l’artère qui longe la marina, une succession de restaurants invite à s’attabler sur des terrasses ombragées, pour savourer une cuisine aux accents variés. En entrées, les incontournables meze turcs traditionnels auxquels s’ajoutent les spécialités locales telles que le « çökertme kebabı », un plat emblématique associant des pommes de terre croustillantes, une viande tendre et du yaourt, mais aussi poissons et produits de la mer d’une fraîcheur appréciable. Car en Türkiye, l’art de la table est avant tout une institution.

L’autre produit phare de la région, c’est aussi l’huile d’olive dont la région peut s’enorgueillir. 5e exportateur mondial, le pays est incontestablement une référence dans le domaine.

Pour les voyageurs, à quelques encablures de la ville, une escale chez Eminem’s OliveMill s’impose. Il s’agit d’un espace culturel et touristique qui produit sa propre huile d’olive, Oro di Milas, primée à l’échelle nationale et internationale dans de nombreux concours et que l’on peut déguster sur place et acheter, aux côtés de produits dérivés. Le centre fait également office de restaurant où l’on peut déguster des spécialités locales, bien évidemment accompagnées de ce fameux nectar doré.

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Eminem’s OliveMill

8 – Visiter les sites environnants

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Entrée du Musée de Milas.

Pour enrichir son séjour à Bodrum, une visite des villes et villages environnants permet d’approfondir l’expérience du voyage et s’imprégner de la diversité historique et culturelle de la région.

A une heure de route environ, Milas est une cité qui compte pas moins de 27 sites historiques et archéologiques majeurs.

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Site archéologique de Milas

On y aurait retrouvé des traces de présence humaine remontant à 7000 ans. Mais ce sont aussi et surtout des témoignages d’une activité riche à partir du 4e siècle qui ont été regroupés au sein d’un musée qui compte à la fois une maison traditionnelle (qui reproduit des scènes de la vie quotidienne avec des reconstitutions intéressantes) et également un musée du tapis et des tissages qui compte plusieurs salles thématiques. Ouvert de 8h30 à 19h00 (entrée: 3 euros).

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Maisons datant du 19e siècle.

On pourra également visiter en ville une ancienne auberge ou caravansérail aujourd’hui reconvertie en ateliers pour les petits artisans de la ville.

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L’auberge Cöllüoglun Hani de Milas date de 1710.

Arrêt à Iasos

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C’est à la fois un site archéologique et un petit village paisible de pêcheurs niché au fond d’une crique. Iasos remonte au 4e siècle avant J.C. Site gréco-romain, il comprend les vestiges des différentes composantes des sites de cette époque: agora, théâtre, acropole, sanctuaire mais aussi des mosaïques diverses. Il est ouvert de 8h30 à 17h30. L’accès est gratuit.

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Le petit port de Iasos au bord duquel il fait bon siroter un thé ou café turc.

9-  Yalıkavak, escale Jet Set

Sa marina accueille certainement l’une des plus grandes concentrations de yachts de luxe dans la région. Yalikavak est surnommée le Saint Tropez turc. Ce village de pêcheur d’éponges à l’origine est désormais une formidable destination pour le tourisme de plaisance. Tout autour s’est naturellement créée une économie en conséquence avec notamment des magasins de marques de luxe.

La marina est élue Meilleure marina de superyachts au monde.

La visite peut se faire en fin de journée pour y admirer un coucher de soleil romantique avant de passer à table dans l’un des restaurants de standing dont plusieurs figurent au Guide Michelin.

10 – Istanbul, porte d’entrée de la Türkiye

Tout voyage pour la Türkiye doit évidemment comporter une escale à Istanbul, qu’elle soit à l’aller ou au retour d’une virée à l’intérieur du pays. Car Istanbul est unique, une ville comme nulle part ailleurs dans le monde. Une cité qui vit à 100 à l’heure et qui se vit avec une grande émotion. Ses grands classiques touristiques sont bien évidemment les incontournables sans lesquels on ne peut prétendre connaître la cité: ses mosquées, en tête desquelles Sainte-Sophie et Sultan Ahmet, mais aussi l’hippodrome avec ses composantes, le vieux Bazaar (ci-dessous) et ses milliers d’échoppes, la Tour Galata, etc.

Mais il est un lieu que peu de Tunisiens connaissent car rarement inscrit dans les programmes des visites faites par les agences de voyages, mais qui, pourtant, est d’une richesse historique exceptionnelle et témoigne du génie romain puis byzantin de l’époque: il s’agit de la citerne basilique (Yerebatan Sarnıcıqui en turc), gigantesque citerne souterraine de Constantinople parfaitement conservée et qui peut se visiter.

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La Citerne Basilique mesure 138 × 64,6 m, et sa capacité est estimée à 78 000 m3

La question qui se pose souvent est : combien de temps faut-il pour visiter la Türkiye ? La réponse n’est certes pas évidente car elle dépend des attentes de chacun. Une semaine à 10 jours à Bodrum constitue probablement le format idéal permettant à la fois de se reposer et de découvrir les environs et s’imprégner de la culture et de l’histoire de la région. On pourrait y rajouter 3 jours pour Istanbul. Et plus si nécessaire car la Türkiye est un pays qui ne se livre jamais au premier regard et qu’il faut explorer jusque dans ses replis les plus secrets.

Reportage: Hédi HAMDI

 

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Moi Président(e)… Fatima-Ezzahra Benomar : « Je supprimerais le 49.3 »

Face aux inégalités, la militante Fatima-Ezzahra Benomar ne croit guère aux demi-mesures. Travail précaire, discriminations, rente immobilière…Elle s’attaquerait aux mécanismes qui, selon elle, entretiennent les écarts sociaux.   En bref Fatima-Ezzahra Benomar propose l’abolition de la prison. Elle dénonce les…

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