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R. STAHL s’installe en Tunisie et mise sur les talents locaux

La Tunisie attire un nouvel acteur industriel allemand. Le groupe R. STAHL, spécialisé dans les équipements de protection contre les explosions, a inauguré le 12 octobre 2026 son nouveau bureau au Kram, dans le Grand Tunis. Son ambition? Faire appel aux compétences tunisiennes pour donner un coup d’accélérateur à ses activités numériques.

Source: AHK tunisie.

Fondé en 1876, le groupe allemand fournit des équipements électriques, des systèmes de commande et des solutions d’automatisation destinés aux environnements industriels à risque, notamment dans les secteurs de la chimie et des hydrocarbures. Avec cette nouvelle implantation, R. STAHL entend étoffer ses capacités de développement logiciel et renforcer son offre de services numériques.

À Tunis, une première équipe est déjà à pied d’œuvre. Elle contribuera notamment au développement de logiciels et au déploiement de solutions en mode Software-as-a-Service (SaaS), qui permettent aux utilisateurs d’accéder à des applications en ligne. Pour le groupe, l’enjeu est de faire davantage de place au numérique dans ses activités, tout en tirant parti du savoir-faire des ingénieurs et développeurs tunisiens.

Ce choix met en lumière un autre atout de la Tunisie, à savoir, ses compétences technologiques. Au-delà de son rôle de bureau de développement, le site pourrait, à terme, prendre de l’ampleur et évoluer vers un centre de services partagés. Une perspective qui reste à concrétiser, mais qui ouvre la voie à un élargissement des missions confiées aux équipes locales.

L’AHK Tunisie, qui accompagne les entreprises allemandes dans leur développement dans le pays, a salué cette nouvelle étape. Un accord d’adhésion entre la chambre et R. STAHL a également été signé lors de l’inauguration.

Avec cette implantation, R. STAHL ajoute une nouvelle corde à son arc en s’appuyant sur les talents tunisiens pour accompagner son virage numérique.  

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PLF 2027 : entre emprunt et soutien à l’innovation

Le projet de loi de finances pour 2027 (PLF 2027) prévoit des recettes de 54,28 milliards de dinars. Tandis que les dépenses s’élèvent à 68,895 milliards, entraînant un déficit de 14,6 milliards à financer principalement par l’emprunt intérieur. Inscrit dans le plan quinquennal 2026-2030, ce texte augmente les crédits pour les petits entrepreneurs, soutient l’huile d’olive et le cheptel, allège la fiscalité sur l’énergie solaire et les smartphones, tout en luttant contre le commerce parallèle. En contrepartie, plusieurs taxes sont augmentées : sur les alcools, les jeux et les voyages à l’étranger.

Dans le PLF 2027, les équilibres budgétaires reposent sur l’emprunt. Le budget de l’État pour 2027 est constitué de 54,28 milliards de dinars de recettes, dont 49,6 milliards proviennent des recettes fiscales, pour des dépenses de 68,895 milliards. Le déficit de 14,615 milliards s’inscrit dans un besoin de financement total de 28,122 milliards, couvert par 19,845 milliards d’emprunts intérieurs, 6,877 milliards d’emprunts extérieurs et 1,4 milliard de ressources de trésorerie. La Banque centrale  de Tunisie (BCT) pourrait également accorder jusqu’à 9,8 milliards de dinars de facilités sans intérêt, remboursables sur 15 ans avec un différé de trois ans. L’État pourra garantir jusqu’à 9 milliards de dinars de prêts.

Un soutien spécifique est prévu pour les petits porteurs de projets. Le fonds national de l’emploi finance plusieurs initiatives : 10 millions de dinars pour les start-up, 10 millions pour les petites entreprises en phase de démarrage, 20 millions de dinars de prêts sans intérêt (jusqu’à 10 000 dinars) pour les revenus modestes et 35 millions pour les sociétés communautaires. L’État prendra également en charge les cotisations sociales des jeunes entreprises créées en 2027 (100 % la première année, puis 75 % et 50 % par la suite). Les nouvelles entreprises bénéficieront d’une exonération d’impôt jusqu’en 2030. Et les auto-entrepreneurs auront une exonération de la retenue à la source.

Les recettes sociales seront financées par la consommation. Pour alimenter le compte de diversification de la sécurité sociale, le texte augmente les droits de consommation sur les boissons alcoolisées et relève la taxe sur les jeux et concours de 40 % à 60 %. De plus, la taxe sur les voyages à l’étranger passe de 60 à 80 dinars. Le fonds d’indemnisation des victimes sera renforcé par une contribution des assurés : 3 dinars par contrat individuel et 30 dinars pour une personne morale.

Concernant l’alimentation et l’agriculture, une ligne de 100 millions de dinars est ouverte pour les petits oléiculteurs, avec un compte spécial du Trésor dédié à la filière de l’huile d’olive. Jusqu’à 40 millions de dinars sont prévus d’ici 2030 pour la reconstitution du cheptel bovin.

Dans le secteur de l’énergie et de l’environnement, les batteries de stockage d’électricité seront exonérées de droits et de TVA à l’importation. Les droits sur les capteurs solaires seront réduits à 10 % et les travaux de mise à niveau environnementale des entreprises seront encouragés.

Pour les entreprises publiques, l’État renoncera aux pénalités fiscales de la Caisse nationale de retraite (CNRPS) et effacera une partie des dettes fiscales de l’Office de l’aviation civile et des aéroports. Il reprendra également les dettes de plusieurs entreprises publiques envers la CNRPS (comme l’Office des terres domaniales, la SNCFT, Transtu) ainsi que celles de la Société tunisienne du sucre envers la SNDP, en échange d’une augmentation de capital.

En ce qui concerne le numérique et le secteur parallèle, les droits de douane sur les smartphones seront réduits à 10 % et ceux sur les terminaux de paiement électronique à 0 %. L’enregistrement des mobiles hors première opération coûtera 20 dinars. Les plateformes de livraison devront transmettre au fisc, tous les six mois, la liste des vendeurs avec lesquels elles collaborent. Et ce, sous peine d’une pénalité de 5 % sur les transactions non déclarées.

Enfin, pour le logement et le social, le tarif réduit d’enregistrement s’appliquera à la première acquisition d’un logement, une seule fois par acquéreur. Les terrains des promoteurs publics pour le logement social seront exonérés de taxe locale entre 2026 et 2030.

Vous trouverez le lien en PDF l’intégralité du PLF 2027
مشروع-قانون-المالية-لسنة-2027 (1)

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COFICAB: le groupe tunisien investit 17 millions d’euros dans une troisième usine au Portugal

Le groupe tunisien COFICAB prévoit d’investir 17 millions d’euros dans une troisième usine à Guarda, au Portugal. Sa filiale portugaise entend également diversifier ses activités en développant des solutions destinées aux centres de données (datacenters), à la robotique, aux énergies renouvelables et à l’automatisation industrielle. Selon l’Association portugaise de l’industrie automobile (Afia),  la Tunisienne, historiquement spécialisée dans les câbles automobiles, cherche ainsi à élargir ses marchés au-delà de l’industrie automobile.

A dire vrai, l’investissement porte sur une unité consacrée à la transformation intégrée du cuivre, une matière première essentielle à la fabrication des câbles, annonce la même source. Le projet doit renforcer les capacités industrielles de COFICAB Portugal. La mise en service de l’usine est envisagée pour 2028, selon des informations publiées par la presse portugaise.

Implantée à Guarda depuis 1993, la filiale dispose déjà de deux usines, à Vale de Estrela et Casal de Cinza, ainsi que d’un centre de recherche et développement. Elle emploie plus de 1 000 personnes. Ce dispositif permet au groupe de combiner production et développement technologique sur le marché européen.

La diversification vers les datacenters et les énergies renouvelables répond à la volonté de COFICAB de trouver de nouveaux débouchés pour ses compétences en matière de câblage et de connectivité. Dans l’automobile, l’électrification et la multiplication des systèmes électroniques ont déjà accru les besoins en solutions techniques. L’entreprise souhaite désormais exploiter cette expérience dans d’autres secteurs, notamment les infrastructures numériques et les équipements industriels.

En outre, cette évolution intervient malgré que le secteur automobile subit une pression croissante sur les prix et les marges. Teresa Forte, directrice de l’usine de COFICAB Portugal, souligne les difficultés liées à la hausse des exigences techniques et à la nécessité de maintenir des coûts compétitifs. La diversification constitue une piste pour élargir les activités de l’entreprise, même si elle implique de développer des produits adaptés aux besoins spécifiques de nouveaux clients. Ainsi, la filiale doit composer avec les changements dans l’organisation de la chaîne automobile européenne. Certains fabricants de faisceaux électriques ont déplacé une partie de leur production vers d’autres pays, ce qui peut accroître les contraintes logistiques pour les fournisseurs installés au Portugal. La concurrence des constructeurs chinois et le ralentissement de la production automobile européenne pèsent aussi sur les perspectives du secteur.

Sur le plan financier, COFICAB Portugal prévoit un chiffre d’affaires de 547 millions d’euros en 2026, contre 435 millions en 2025, soit une hausse attendue de 26 %. La production devrait atteindre 2,16 millions de kilomètres de câbles, en progression de 17 %. En 2025, les exportations ont représenté 407 millions d’euros, avec des ventes vers 34 pays. Elles devraient encore générer environ 95 % du chiffre d’affaires en 2026. Ces données correspondent aux prévisions annoncées pour l’exercice en cours.

Fondé en 1992 par le groupe tunisien Elloumi, COFICAB s’est développé à l’international à partir de son activité de câblage automobile. Le projet portugais de 17 millions d’euros associe aujourd’hui deux objectifs concrets, d’une part, accroître les capacités de transformation du cuivre et d’autre part, préparer l’entreprise à servir de nouveaux marchés industriels.

 

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La Tunisie en tête pour la part des diplômés en sciences et en ingénierie dans le monde

La Tunisie se classe au premier rang mondial pour la part des diplômés de l’enseignement supérieur issus des sciences et de l’ingénierie, selon l’indicateur 2.2.2 de l’Indice mondial de l’innovation de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI). Avec un taux de 37,93% pour l’année 2023, le pays devance l’Ouzbékistan (36,76%) et les Émirats arabes unis (36,45%).

Ce classement met en lumière le poids des formations scientifiques et techniques dans l’enseignement supérieur tunisien. L’indicateur couvre les sciences naturelles, les mathématiques, les statistiques, l’informatique et les technologies de l’information, l’industrie manufacturière, l’ingénierie et la construction. Le taux correspond à la part de ces diplômés dans l’ensemble des diplômés du supérieur, et non dans la population totale.

Reste à savoir comment cette ressource se traduit dans l’économie. La disponibilité de compétences scientifiques constitue un enjeu pour plusieurs secteurs tunisiens, notamment les composants électroniques, l’industrie automobile, les technologies de l’information et la recherche & développement. Dans ces activités, les profils spécialisés peuvent contribuer à l’amélioration des procédés industriels, à la conception de nouveaux produits et au développement d’activités à plus forte valeur ajoutée.

La question de l’emploi demeure toutefois centrale. Selon l’Institut national de la statistique (INS), le taux de chômage des diplômés de l’enseignement supérieur s’est établi à 22,5% au quatrième trimestre 2025, contre 24,9% au trimestre précédent. Il atteignait 30,5% chez les femmes et 11,7% chez les hommes.

Ces données concernent l’ensemble des diplômés du supérieur et ne permettent pas d’établir la situation particulière des diplômés en sciences et en ingénierie. Elles soulignent néanmoins l’importance des débouchés professionnels et de l’adéquation entre les formations et les besoins du marché du travail.

La première place obtenue par la Tunisie constitue donc un indicateur favorable. Or, le challenge aujourd’hui réside aussi dans les possibilités offertes aux diplômés, les besoins des entreprises et les conditions nécessaires au développement de l’innovation.

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Composants automobiles: la Tunisie et la Corée du Sud explorent de nouvelles pistes d’investissement

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a reçu, lundi 12 octobre 2026, une délégation sud-coréenne composée de responsables d’entreprises spécialisées dans les composants automobiles, ainsi que de représentants de centres de recherche et d’innovation technologique.

Source: ministère de l’Économie et de la Planification.

Cette rencontre a permis d’échanger sur les possibilités d’investissement et de partenariat entre les deux pays dans ce secteur.

En présence de l’ambassadeur de Corée du Sud en Tunisie, Lee Tae Won, et de représentants des structures professionnelles et d’investissement des deux pays, le ministre a souligné les atouts de la Tunisie, notamment les compétences de ses ressources humaines et sa position géographique. Il a également rappelé les progrès réalisés par l’industrie tunisienne des composants automobiles et l’expérience acquise par les entreprises locales dans les chaînes de valeur internationales.

De leur côté, les membres de la délégation coréenne ont exprimé leur intérêt pour le développement de partenariats à long terme avec la Tunisie. Ils ont notamment mis en avant la position du pays, qui pourrait servir de point d’appui pour développer leurs activités sur les marchés africains et européens.

La délégation, qui comprend également des acteurs de la recherche et de l’innovation, témoigne d’un intérêt pour les possibilités de coopération dans les domaines industriel et technologique.

Les deux parties ont enfin souligné l’importance de renforcer les échanges entre les entreprises et les structures concernées afin de concrétiser des projets répondant à leurs intérêts communs. Aucun investissement précis n’a été annoncé à l’issue de cette rencontre.

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