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SIPHAT: en préhabilitation, pas en convalescence

La Société des industries pharmaceutiques de Tunisie (SIPHAT) a révélé ses chiffres jusqu’à fin septembre 2026.

Le chiffre d’affaires global du troisième trimestre a plus que doublé en rythme annuel, totalisant 3,423 MTND. Les revenus cumulés des neuf premiers mois se sont établis à 8,076 MTND, soit une progression de 39,2% par rapport à fin septembre 2025.

Le modèle officinal a vu son chiffre d’affaires augmenter de 104,5%, à 2,857 MTND. Outre les formes liquides, celles sèches sont passées de 0,650 MTND en 2025 à 1,862 MTND cette année.

Quant au modèle hospitalier, il a enregistré un bond de 39,0%, à 5,067 MTND. Les exportations ont, par contre, chuté à 0,151 MTND. Elles ont été nulles au cours du troisième trimestre.

La production globale a atteint 2,512 MTND pour le troisième trimestre et 7,419 MTND depuis le début de l’année. Les investissements ont quadruplé à 0,741 MTND.

L’endettement global demeure élevé, à 163,465 MTND, en hausse de 13,9% par rapport à la même période de l’exercice précédent. Néanmoins, 86% de la dette globale est envers l’État, comprenant les charges sociales, l’administration fiscale et la STEG.

La SIPHAT élabore actuellement un projet de restructuration fondé sur une réorganisation stratégique afin d’assurer sa pérennité, sa compétitivité et de surmonter la crise.

Le dossier est d’une importance cruciale pour les autorités publiques. D’ailleurs, le Journal officiel paru hier a annoncé la mise à la retraite d’office de sept hauts cadres de la SIPHAT. Le redressement d’une entité ne peut être effectif qu’après avoir amélioré sa gouvernance.

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Tunisie: BCT, Steg, Atct… plusieurs sites institutionnels suspendus. Détails

Une faille critique dans le langage de programmation PHP a conduit plusieurs organismes publics tunisiens à suspendre temporairement leurs services en ligne. Après la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), l’Agence tunisienne de coopération technique (Atct) a annoncé, le 23 octobre, la mise hors service de son site à titre préventif. À l’origine de ces décisions, deux vulnérabilités informatiques susceptibles de permettre à un attaquant d’exécuter du code à distance sur un serveur exposé. L’Agence nationale de la cybersécurité (ANCS) a publié une alerte le 21 octobre, invitant les responsables des systèmes concernés à appliquer les correctifs disponibles. La situation soulève des questions sur la sécurité des plateformes numériques en Tunisie, alors que les administrations et les entreprises dépendent de plus en plus de leurs services en ligne.

Les deux vulnérabilités, référencées CVE-2026-109618 et CVE-2026-109619 et regroupées sous l’appellation “PHP2Shell”, ont été signalées dans le langage PHP, utilisé pour faire fonctionner une grande variété de sites et d’applications web. Leur niveau de gravité atteint 9,2 sur 10 selon le système d’évaluation CVSS 4.0. Elles peuvent notamment exposer les serveurs vulnérables à une exécution de code à distance, à une interruption de service ou à une atteinte à la confidentialité et à l’intégrité des données. Le 21 octobre, l’équipe de développement de PHP a publié des versions corrigées, notamment les versions 8.2.35, 8.3.36, 8.4.27 et 8.5.12.

En Tunisie, l’ANCS a relayé l’alerte dans son bulletin (tunCERT/Vuln.2026-657), publié le 21 octobre. L’agence y précise les versions concernées et recommande une mise à jour vers les versions corrigées. Cette alerte ne signifie pas que tous les sites utilisant PHP sont compromis. Elle appelle toutefois les organismes concernés à vérifier leurs installations et à sécuriser les serveurs accessibles depuis Internet.

La Steg a été parmi les premiers organismes tunisiens à annoncer une interruption de ses services en ligne. Dans un communiqué, l’entreprise publique a indiqué que son site serait temporairement désactivé afin de prévenir les risques liés à la vulnérabilité signalée à l’échelle internationale. L’ATCT a pris une mesure similaire le lendemain. Dans un communiqué publié sur sa page officielle Facebook, l’agence a expliqué que la suspension visait à protéger son système numérique et les données de ses utilisateurs. Elle a indiqué qu’elle informerait le public dès le rétablissement de ses services. L’Office de la topographie et du cadastre (OTC) figure également parmi les organismes dont l’interruption temporaire a été rapportée par la presse tunisienne.

Le cas de la Banque centrale de Tunisie (BCT), dont le site a également été signalé comme inaccessible, doit être distingué de ces annonces. À ce stade, aucune confirmation officielle consultée ne permet d’attribuer cette indisponibilité à la faille PHP2Shell. Une opération de maintenance, un incident technique ou une mesure de sécurité restent des possibilités à vérifier auprès de l’institution. L’indisponibilité d’un site ne constitue pas, à elle seule, une preuve de piratage.

Ces interruptions s’inscrivent dans un contexte international marqué par la réaction rapide de plusieurs administrations et entreprises à la découverte des vulnérabilités. Des services publics européens ont également été temporairement mis hors ligne afin de permettre aux équipes techniques de sécuriser leurs systèmes. La diffusion d’un correctif ne suffit cependant pas toujours à écarter tout risque. Les responsables informatiques doivent aussi vérifier que la mise à jour a bien été appliquée et rechercher d’éventuelles traces d’activité suspecte antérieure à la publication de l’alerte.

  

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Huile d’olive: la Tunisie prépare une nouvelle campagne après une récolte record de 500 000 tonnes

La Tunisie veut mieux valoriser son huile d’olive lors de la campagne 2026-2027, après avoir atteint un record de production de 500 000 tonnes la saison précédente.
Lors d’un conseil ministériel restreint tenu vendredi à la Kasbah, la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a appelé à mobiliser les moyens nécessaires pour assurer la récolte, la transformation, le stockage et la commercialisation, tout en préservant la qualité du produit. Le gouvernement entend notamment diversifier les marchés d’exportation et développer les ventes d’huile conditionnée, qui permettent de mieux valoriser la production tunisienne. La campagne 2025-2026 a enregistré une production de 500 000 tonnes, contre une moyenne de 303 000 tonnes au cours des cinq campagnes précédentes, soit une hausse de près de 65 %, selon les données présentées par le ministre de l’Agriculture, Ezzeddine Ben Cheikh, et le PDG de l’Office national de l’huile (ONH), Moez Ben Amor. D’après communiqué, les exportations ont atteint 399 000 tonnes à fin septembre 2026 et devraient s’élever à 415 000 tonnes sur l’ensemble de la campagne. Les ventes d’huile conditionnée ont, quant à elles, doublé pour atteindre 60 000 tonnes, tandis que les exportations d’huile biologique ont progressé de 12 %, à 58 000 tonnes. Sur le marché local, la consommation a atteint 50 000 tonnes, contre une moyenne annuelle de 35 000 tonnes entre 2021 et 2025. Pour préparer la nouvelle campagne, l’ONH a porté ses capacités de stockage à 100 000 tonnes, contre 90 000 tonnes lors de la saison précédente. Les capacités des huileries et des entreprises exportatrices dépassent, pour leur part, 400 000 tonnes. Le gouvernement veut également soutenir les petits agriculteurs en facilitant leur accès à des crédits à des conditions avantageuses et en renforçant leur accompagnement. L’objectif est de mieux organiser la filière face aux volumes de production et d’accroître les revenus tirés des ventes, notamment à l’exportation.

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Hydrocarbures: EXXOIL SA devient l’unique titulaire de la concession El Menzah

La concession pétrolière El Menzah change de mains. EXXOIL SA en devient l’unique titulaire, à la suite d’une décision du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie autorisant le transfert de tous les droits et engagements liés à ce périmètre, jusque-là détenus par l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) et Ecumed Petroleum Grombalia Limited.

L’opération a été approuvée par un arrêté signé par Slah Zouari, chargé temporairement de diriger le ministère, et publié au Journal officiel de la République tunisienne (JORT). EXXOIL SA détient désormais la totalité de la concession, soit 100 % des droits qui y sont rattachés.

Cette évolution fait suite à une démarche engagée par la société auprès de la Direction générale des hydrocarbures le 18 janvier 2024. EXXOIL SA avait alors sollicité la révision de l’arrêté ministériel du 18 novembre 2000, qui encadre l’exploitation de la concession El Menzah, afin d’en obtenir la pleine propriété des droits.

Le projet a reçu l’aval de l’ETAP, qui a confirmé son accord dans un courrier daté du 3 septembre 2024. Le Comité consultatif des hydrocarbures (CCH) s’est également prononcé en faveur de la demande lors de sa réunion du 27 septembre 2024.

Le transfert s’accompagne du retrait de l’ETAP des opérations de développement et de production du gisement El Menzah. Avec cette autorisation ministérielle, EXXOIL SA devient ainsi seule responsable des droits et obligations attachés à la concession.

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Euro-Cycles s’offre l’espagnol Deportica sl

Dans un communiqué de presse, Euro-Cycles a informé ses actionnaires et le public qu’elle a finalisé l’acquisition de la totalité des parts sociales de la société Deportica sl, une société spécialisée dans la distribution de cycles installée en Espagne.

Selon la société, l’opération s’inscrit dans le cadre de la stratégie de développement international et de renforcement de l’intégration commerciale du groupe. Cette transaction, conclue pour un montant de 650 000 euros, vise à renforcer sa présence sur les marchés internationaux, à développer les canaux de distribution et à améliorer la proximité avec les clients et les partenaires commerciaux.

La signature du contrat d’acquisition a eu lieu le 28 juillet 2026, suivie des démarches administratives de la concrétisation du transfert de propriété au mois de septembre 2026, à la suite de l’inscription des parts sociales au nom de la société Euro-Cycles dans les registres légaux en Espagne. Le chiffre d’affaires de la société Deportica devrait contribuer à hauteur de 1 500 000 euros au revenu annuel du groupe Euro-Cycles, avec une croissance prévue de plus de 6% par an selon le business plan.

Posséder sa propre filiale de distribution permet à un fabricant de maîtriser l’ensemble de sa chaîne de valeur commerciale. En éliminant les intermédiaires, le groupe améliore ses marges potentielles, sécurise ses débouchés et gagne en agilité pour écouler ses produits. L’Espagne représente un marché clé pour le secteur du cycle en Europe. En rachetant un acteur déjà implanté localement, Euro-Cycles évite les barrières à l’entrée liées à la création d’une structure ex nihilo. Cela lui permet de s’approprier instantanément une part de marché et une notoriété existante.

 

 

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Plasturgie : Tunis et Paris renforcent leur coopération industrielle

La Tunisie et la France entendent renforcer leur coopération industrielle dans les secteurs de la plasturgie et des matériaux composites. Organisée du 19 au 22 octobre 2026, une mission économique française en Tunisie a permis à des entreprises des deux pays d’explorer de nouvelles opportunités de partenariat et d’échange d’expertise.

Selon les informations publiées sur la page Facebook officielle de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française, les rencontres ont favorisé l’établissement de contacts directs entre les entreprises tunisiennes et françaises, ainsi que l’identification de domaines de coopération prometteurs, notamment dans l’innovation et la fabrication industrielle. Ces échanges visent à faciliter la mise en place de partenariats industriels et commerciaux communs.

Organisée par la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française, en collaboration avec des institutions bancaires et économiques françaises, cette mission s’est déroulée en partenariat avec un groupement industriel français spécialisé dans les plastiques et les matériaux composites, ainsi qu’avec l’Association tunisienne des industriels du plastique.

Le programme a notamment été marqué par un forum d’affaires tuniso-français consacré à ces deux secteurs. Des représentants d’entreprises industrielles, d’organisations professionnelles et d’acteurs économiques des deux pays s’y sont réunis pour examiner la situation du secteur, ses perspectives de développement et les possibilités de coopération et d’investissement.

Les discussions ont mis en avant la complémentarité entre les écosystèmes industriels tunisien et français. L’innovation et le partage d’expériences ont également été soulignés comme des leviers pour améliorer la compétitivité des entreprises et renforcer leur présence sur les marchés internationaux.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité d’une démarche de coopération engagée en septembre 2025. Une délégation de 14 entreprises implantées en Tunisie s’était alors rendue dans la région française d’Auvergne-Rhône-Alpes afin de découvrir son écosystème industriel dans les secteurs des plastiques et des matériaux composites.

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Le CMF alerte sur les risques de contournement des sanctions financières

Le Conseil du Marché Financier (CMF) appelle dans un communiqué les intermédiaires en bourse et les sociétés de gestion de portefeuilles à renforcer leur vigilance face aux risques de contournement des sanctions financières ciblées. Le régulateur insiste notamment sur le contrôle des transactions transfrontalières, l’identification des bénéficiaires effectifs et la détection des opérations suspectes.

Dans son rappel aux professionnels du marché financier, le CMF met l’accent sur les risques liés à l’utilisation de sociétés-écrans et de structures juridiques complexes pour dissimuler l’origine des fonds ou contourner les sanctions. Ces montages peuvent également servir à masquer les personnes qui contrôlent réellement une entreprise ou bénéficient des opérations financières.

Le régulateur demande aux intermédiaires en bourse et aux sociétés de gestion de portefeuilles de valeurs mobilières pour le compte de tiers de vérifier l’identité de leurs clients, la structure de propriété des entités avec lesquelles ils travaillent et l’origine des fonds engagés. Les contrôles doivent aussi tenir compte du profil de risque de chaque client et de la cohérence des transactions avec son activité.

Le CMF insiste également sur le filtrage régulier des listes de sanctions financières applicables et sur la surveillance continue des opérations. Les transactions transfrontalières, les mouvements passant par plusieurs sociétés intermédiaires et les opérations inhabituelles doivent faire l’objet d’une attention particulière. En cas de risque élevé, les établissements sont appelés à renforcer les vérifications et à conserver une trace des contrôles effectués.

Toute opération suspecte doit être signalée aux autorités compétentes, conformément aux obligations légales en vigueur et dans le respect de la confidentialité.

À travers ce rappel, le CMF entend renforcer la prévention du blanchiment d’argent, du financement du terrorisme et du financement de la prolifération des armes. Le respect de ces obligations vise aussi à limiter les risques juridiques et réputationnels auxquels les professionnels du marché financier peuvent être exposés.

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SIAL Paris 2026: l’innovation alimentaire revient en force, entre plaisir, santé et valeur ajoutée

Du 17 au 21 octobre 2026, SIAL Paris revient au Parc des expositions de Paris-Nord Villepinte pour sa 30e édition. Réservé aux professionnels, le salon s’affirme comme l’un des principaux rendez-vous mondiaux de l’agroalimentaire, à un moment où la filière cherche à concilier compétitivité, santé, durabilité et nouvelles attentes des consommateurs.

Cette édition célèbre les 30 ans de SIAL Innovation, dispositif entièrement repensé et installé dans le Hall 6, en partenariat avec Protéines XTC. L’espace met en avant les produits et concepts appelés à influencer les marchés alimentaires de demain, à travers une scénographie immersive et un parcours de visite optimisé. Il intègre désormais SIAL Taste, qui permet de déguster des produits issus de la sélection ou primés par le concours, ainsi qu’une nouvelle scène de pitch destinée à donner plus de visibilité aux entreprises innovantes.

Les Grands Prix SIAL Innovation Or, Argent et Bronze ont été dévoilés lors de la cérémonie officielle dans l’après midi du samedi 17 octobre 2026, de 16h à 18h. Le palmarès s’enrichit de nouvelles distinctions, notamment le Prix France, le Prix RHD (restauration hors domicile) et le Prix Alimentation Fonctionnelle & Nutraceutique. Le Prix du Public et le Prix Top 3 Pays remis le 20 octobre 2026.

Xavier Terlet, expert ayant participé à la sélection du parcours thématique SIAL Innovation et lié de longue date à SIAL Paris, revient sur les grandes tendances de cette édition. L’innovation alimentaire connaît un net rebond après plusieurs années marquées par les crises sanitaires et l’inflation. Cette année, 2 750 nouveaux produits ont été soumis à la sélection, dont environ 770 retenus pour leur apport réel au consommateur. Les candidatures, reçues entre avril-mai et la mi-septembre, sont évaluées selon une définition simple : un produit innovant est celui qui apporte un bénéfice nouveau à l’acheteur, qu’il s’agisse de plaisir, de santé, de praticité, d’éthique, de citoyenneté ou d’écologie.

Les produits labellisés sont visibles dans les allées du salon, tandis qu’un jury d’experts; épicerie, produits frais, emballage récompense les innovations les plus remarquables.

Un rattrapage après les crises

Le nombre record de nouveautés s’explique aussi par un effet de rattrapage. Les périodes de Covid, d’inflation et de crises successives ont ralenti l’innovation. Or, rappelle Xavier Terlet, une entreprise qui n’innove pas finit par disparaître. Il cite un indicateur révélateur : environ 50% des produits présents aujourd’hui en supermarché ou en hypermarché n’existaient pas il y a cinq ans. À l’inverse, une part importante du chiffre d’affaires de l’alimentaire dans cinq ans reposera sur des produits qui n’existent pas encore. Pour le consommateur, l’alimentation demeure d’abord une affaire de plaisir. Mais ce plaisir ne peut exister sans garanties : santé, praticité, transparence, impact environnemental et exigences éthiques. “On peut avoir le meilleur plat cuisiné du monde : si l’on n’arrive pas à ouvrir la boîte, il n’y a pas de plaisir”, résume Xavier Terlet. L’innovation doit donc combiner plaisir gustatif et garanties : composition plus saine, facilité d’usage, empreinte carbone réduite, absence d’ingrédients controversés ou engagement écologique.

Le marketing, talon d’Achille des PME

L’innovation reste un exercice risqué. En France, une part importante des lancements échoue, et leur coût pèse particulièrement sur les PME. Paradoxalement, ce ne sont pas la recette ou le développement produit qui posent le plus problème, mais le marketing et la visibilité en linéaire.

Une PME peut proposer un excellent produit, mais échouer si son packaging, son étiquetage ou son discours ne parviennent pas à capter l’attention. Face à un rayon, un consommateur consacre en moyenne une dizaine de secondes à choisir un produit. Dans cet intervalle très court, le produit doit immédiatement communiquer son bénéfice et se distinguer de la concurrence.

Des tendances en mutation

Contrairement à d’autres secteurs, l’alimentation ne s’uniformise pas à l’échelle mondiale. Les goûts, textures, habitudes et références culturelles restent profondément nationaux ou régionaux. En revanche, les grandes attentes: plaisir, santé, praticité, éthique sont universelles; ce sont les manières d’y répondre qui diffèrent selon les pays et les publics.

Le plaisir devient de plus en plus expérientiel : goûts puissants, textures inédites, couleurs fortes et produits visuels ou “instagrammables”. Le gingembre, le piment, le matcha ou des ingrédients colorés issus de nouvelles origines illustrent cette recherche de surprise et de découverte.

Côté santé, deux mouvements se dessinent. Le premier porte sur la naturalité et la sécurité, avec une demande de produits moins transformés et des listes d’ingrédients plus courtes. Le second traduit une porosité croissante entre alimentation et compléments alimentaires : soupes, yaourts, plats cuisinés et boissons affichent désormais des promesses ciblées, liées à la mémoire, la mobilité, les articulations, la ménopause, le sport, la longévité ou le confort digestif.

La Tunisie à la conquête des marchés

Du 17 au 21 octobre 2026, la Tunisie participe au SIAL Paris, l’un des principaux rendez-vous mondiaux de l’agroalimentaire, organisé à Paris-Nord Villepinte. Pilotée par le Centre de promotion des exportations (CEPEX), la participation nationale réunit 71 entreprises, dont 61 dans le dispositif collectif et 10 à titre individuel, couvrant dix filières: huile d’olive, dattes, produits de la mer, conserves, céréales, pâtes, couscous, confiserie, sauces, produits biologiques et spécialités du terroir.

Le pavillon tunisien occupe deux espaces. Le Hall 3 accueille 41 entreprises et une offre multisectorielle huile d’olive, pâtes, couscous, harissa, conserves, thon, sardines, biscuits, boissons et fromages tandis que le Hall 8 est dédié aux dattes et aux fruits, avec 20 exposants. La Deglet Nour y occupe une place centrale, aux côtés des dattes biologiques et des produits transformés.

Deux filières tirent la dynamique export: l’huile d’olive et la datte

Les exportations d’huile d’olive ont atteint 381,2 mille tonnes lors de la campagne 2025/2026, pour une valeur de 4,780 milliards de dinars, en hausse de 50,8% sur un an. Les exportations de dattes ont dépassé 160 mille tonnes, en progression de 13,3%, pour une valeur supérieure à 1 000 millions de dinars. La Tunisie demeure le premier fournisseur mondial de dattes vers l’Union européenne et le premier fournisseur hors UE sur le marché européen de l’huile d’olive. Au-delà des chiffres, la participation traduit une évolution stratégique : passer de la vente de matières premières à la valorisation de produits finis. Conditionnement, création de marques, transformation, traçabilité, certification et diversification des gammes constituent les principaux leviers pour renforcer la compétitivité du made in Tunisia.

Nouveauté de cette édition, l’espace «Newcomers» accueille quatre entreprises médaillées lors de la 5e édition du Concours tunisien des produits de terroir, organisé en 2025. Huile d’olive biologique, miel, tapenade, tomates séchées, harissa traditionnelle, couscous et bourghoul bio y mettent en lumière la richesse des savoir-faire locaux et des petits producteurs.

Pour les exportateurs tunisiens, le SIAL Paris est à la fois une vitrine, un observatoire des tendances et une plateforme de prospection. Rencontres B2B, dégustations, démonstrations culinaires et rendez-vous médias rythment les cinq jours du salon, avec un objectif clair : convertir cette présence en contrats, partenariats et débouchés durables. Avec une offre diversifiée, des filières en montée en gamme et une stratégie orientée vers la valeur ajoutée, la Tunisie entend faire du made in Tunisia bien plus qu’un label : une signature de qualité, d’authenticité et de savoir-faire.

 

 

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PLF 2027: quatre ans d’exonération fiscale pour les nouvelles entreprises

Le projet de loi de finances 2027 prévoit de maintenir l’exonération de l’impôt sur les sociétés pour les entreprises qui démarreront leur activité entre 2027 et 2030. L’avantage reste soumis à certaines conditions et ne concerne pas tous les secteurs.

Créer une entreprise implique souvent des dépenses importantes dès les premières années, alors que les revenus mettent parfois du temps à suivre. Le projet de loi de finances (PLF) 2027 prévoit de maintenir un avantage fiscal destiné à alléger cette charge au démarrage.

En effert, l’article 22 du projet reconduit l’exonération de l’impôt sur les bénéfices pour les entreprises qui entreront en activité entre le 1er janvier 2027 et le 31 décembre 2030. Pour en bénéficier, elles devront respecter les conditions prévues par la législation fiscale, notamment celles de l’article 33 de la loi de finances 2024, et disposer d’une attestation de dépôt d’une déclaration d’investissement auprès des services compétents de leur secteur.

Tous les projets ne sont toutefois pas concernés. Le dispositif exclut les établissements financiers, le secteur minier, la promotion immobilière, les activités de consommation sur place, le commerce et les opérateurs de réseaux de télécommunications. Dans le secteur de l’énergie, les activités liées aux énergies renouvelables restent éligibles, contrairement aux autres activités visées par l’exclusion.

D’ailleurs, le PLF 2027 prévoit également d’autres mesures en faveur des jeunes entreprises. L’article 13 propose une ligne de financement de 10 millions de dinars destinée à accorder des prêts participatifs sans intérêt aux start-ups labellisées, afin de renforcer leurs fonds propres. L’article 14 prévoit, quant à lui, la prise en charge par l’État des cotisations sociales patronales pendant les trois premières années d’activité des petites entreprises créées en 2027.

Ces mesures combinent ainsi un allègement fiscal, un soutien au financement et une réduction des charges sociales. Leur portée dépendra des conditions d’application prévues par le texte, qui reste soumis à son adoption définitive.

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Tunisie: les grandes surfaces appliquent de nouveaux prix dès samedi

Face aux pressions sur le pouvoir d’achat, le ministère du Commerce prévoit de renforcer les contrôles économiques et d’engager une nouvelle opération de réduction des prix. Dès le samedi 24 octobre, plusieurs produits alimentaires seront concernés dans les grandes surfaces, notamment le poulet, les poissons d’élevage, les pommes et les poires.

Selon les informations rapportées par une radio, des réductions sur la daurade et le loup de mer atteindront entre 2,5 et 5 dinars par kilogramme. Les pommes et les poires devraient bénéficier d’une baisse d’environ un dinar par kilo. Les réductions sur le poulet varieront selon les produits.

En parallèle, le ministère entend intensifier les contrôles pour lutter contre la spéculation et les marges excessives dans les circuits de distribution. Le programme de baisse des prix doit également s’élargir aux légumes, aux huiles végétales, aux fromages ainsi qu’aux produits d’entretien et d’hygiène.

Les autorités prévoient enfin d’étendre l’opération à d’autres circuits de vente, au-delà des grandes surfaces. L’application effective de ces réductions permettra de mesurer leur portée pour les consommateurs.

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Korbous: le ministère du Tourisme veut débloquer les projets à l’arrêt

Avec ses sources thermales, ses montagnes et son littoral, Korbous possède plusieurs atouts touristiques. Pourtant, des hôtels et des stations thermales restent fermés. Le ministère du Tourisme veut accélérer le traitement des dossiers en suspens et relancer les projets qui tardent à aboutir.

Nichée entre la montagne et la mer, Korbous est connue pour ses sources d’eau chaude et son cadre naturel. La ville dispose d’un potentiel touristique important, mais plusieurs établissements fermés freinent encore son activité. Leur remise en service figure parmi les priorités du ministère du Tourisme, qui poursuit le suivi des décisions prises après la visite du président de la République dans la région.

Une réunion s’est tenue lundi 19 octobre 2026 au siège du ministère, sous la présidence de Sofiane Tekaya, ministre du Tourisme, en présence de Hana Chouchani, gouverneure de Nabeul, de représentants des organismes publics concernés et de plusieurs investisseurs.

D’après communiqué, les échanges ont porté sur les hôtels et les stations thermales fermés, ainsi que sur les sources naturelles. Plusieurs dossiers nécessitent encore des autorisations ou des travaux d’aménagement et de maintenance. Le ministre a appelé les structures concernées à accélérer les démarches et à trouver des solutions adaptées aux difficultés de chaque projet.

L’accès à la ville devrait également s’améliorer avec l’achèvement annoncé des travaux de la route reliant Aïn Oktor à Korbous. La remise en état des établissements et l’amélioration des infrastructures restent toutefois essentielles pour redonner de l’élan à la destination.

Les autorités envisagent aussi de diversifier les activités proposées aux visiteurs. Le tourisme thermal pourrait ainsi côtoyer les loisirs nautiques, l’exploration et les activités d’aventure. Korbous pourrait mieux tirer parti de son environnement naturel et attirer des visiteurs aux attentes différentes. En outre, la municipalité recevra également une subvention supplémentaire du Fonds de protection des zones touristiques. Cette aide doit soutenir les efforts consacrés aux infrastructures, à la propreté et à l’amélioration du cadre urbain.

Le ministre a indiqué que le suivi se poursuivrait aux niveaux régional et central jusqu’à la résolution des problèmes en suspens. Le communiqué ne précise toutefois ni le montant de la subvention ni les dates prévues pour la réouverture des établissements.

La relance de Korbous dépendra désormais de l’avancement des dossiers et de la concrétisation des mesures annoncées. Les atouts naturels sont là, mais leur valorisation passe aussi par des établissements opérationnels, des infrastructures adaptées et des projets qui aboutissent.

A suirvre…

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PLF 2027: de nouvelles mesures pour soutenir les exportations tunisiennes

Le développement des exportations figure parmi les enjeux abordés dans le projet de loi de finances (PLF) 2027. Le texte prévoit plusieurs mesures destinées à accompagner les entreprises tunisiennes dans leurs opérations à l’international, avec une attention particulière portée aux marchés africains.

L’article 42 prévoit ainsi que l’État prenne en charge 50% des primes d’assurance liées aux contrats d’exportation vers les marchés africains concernés par le Comesa et la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Cette prise en charge serait financée par le Fonds de garantie des risques à l’exportation. Elle s’appliquerait pendant douze mois, avec la possibilité d’une prolongation de douze mois supplémentaires par le ministre chargé des Finances.

Le projet accorde également une place à la filière de l’huile d’olive. L’article 38 prévoit la création d’un compte spécial du Trésor intitulé “Compte du système de l’huile d’olive”. Celui-ci serait alimenté notamment par 10% des recettes issues des redevances appliquées à l’exportation de certaines huiles d’olive et huiles dérivées non conditionnées.

Sur le plan douanier, l’article 65 prévoit un assouplissement pour certaines infractions formelles liées aux opérations d’importation ou d’exportation réalisées sans déclaration. La mesure concernerait les infractions constatées lors de contrôles a posteriori, à condition qu’elles n’entraînent ni perte de droits et taxes pour l’État ni violation des mesures d’interdiction applicables.

Enfin, l’article 62 aborde les frais liés à la licence de transport international de marchandises.

Ces dispositions figurent dans le projet de loi de finances 2027. Elles restent donc soumises à l’adoption du texte.

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STEG : le site coupé par précaution. Pas de panique!

Le site de la Société tunisienne d’électricité et du gaz (STEG) n’a pas subi d’attaques informatiques ou autres sabotages, contrairement à ce laissent entendre les réseaux sociaux. L’inaccessibilité du site est un principe de précaution pris par la direction de l’entreprise publique à cause d’une vulnérabilité de sécurité signalée à l’échelle mondiale. Pas de panique!

La STEG aurait suspendu temporairement son site internet, www.steg.com.tn, le jeudi 22 octobre 2026, indiquent plusieurs médias dont Managers. Cette mesure fait suite à une vulnérabilité de sécurité signalée à l’échelle mondiale. Il s’agit d’une précaution, car la STEG n’a pas indiqué que son site avait subi une intrusion.

Pour l’heure, le site reste inaccessible jusqu’à ce que les conditions de sécurité permettent sa remise en service. Aucune date de retour n’a été annoncée. Mais l’électricien national assure informer ses utilisateurs dès que le site sera rétabli.

Revenons aux causes pour souligner que deux failles critiques découvertes dans PHP, un langage de programmation utilisé par une très grande partie des sites web dans le monde, ont été détectées. Un correctif a été publié le 21 octobre, mais chaque organisation doit l’installer et le vérifier avant de rouvrir ses services. Autrement dit, la Tunisie n’est pas le seul pays concerné : de nombreux sites publics ont été mis hors ligne par précaution, notamment en France, en Belgique, aux Pays-Bas et en Finlande.

A ce stade, la Steg n’a pas détaillé quels services en ligne sont touchés. Par conséquent, si vous devez consulter ou régler une facture, ou faire une démarche, le plus sûr est de vous adresser à l’agence de votre zone ou aux canaux officiels de la Steg tant que le site n’est pas revenu. En outre, il est conseillé de se méfier des messages ou liens qui prétendraient remplacer le site officiel : ils peuvent être frauduleux. Donc, prudence.

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La Bourse de Tunis réélue au conseil d’administration de l’AFCM pour 2026-2028

La Bourse de Tunis a été réélue membre du conseil d’administration de la Fédération arabe des marchés de capitaux (AFCM) pour la période 2026-2028, selon l’agence TAP.

Le nouveau conseil a été annoncé le 21 octobre 2026, à l’issue de l’assemblée générale de la fédération. Il sera présidé par Abdulla Alnuaimi, directeur général du groupe Abu Dhabi Securities Exchange, aux Émirats arabes unis. Il compte aussi des représentants des marchés financiers d’Arabie saoudite, de Bahreïn, d’Égypte, d’Oman et de Palestine, ainsi que des institutions spécialisées dans la gestion et la conservation des titres.

En mai 2025, Bilel Sahnoun, directeur général de la Bourse de Tunis, avait été désigné président du conseil d’administration de l’AFCM. Cette nomination avait eu lieu à l’occasion de la conférence annuelle de la fédération, organisée à Tunis les 13 et 14 mai 2025.

Fondée en juin 1978 et basée à Beyrouth, au Liban, l’AFCM rassemble 18 bourses, huit chambres de compensation et d’autres acteurs du secteur financier arabe. Elle vise notamment à renforcer la coopération entre les marchés de la région et à favoriser le rapprochement de leurs réglementations.

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La Steg informe les Tunisiens d’un changement important

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) a annoncé, jeudi 22 octobre 2026, la suspension temporaire de son site web à la suite du signalement d’une vulnérabilité de sécurité à l’échelle mondiale.

Dans un communiqué, l’entreprise publique explique que cette décision vise à prévenir toute exploitation de la faille. Elle n’a toutefois pas précisé la nature de la vulnérabilité ni indiqué si son site avait fait l’objet d’une tentative d’intrusion.

Le site www.steg.com.tn restera inaccessible jusqu’à ce que les conditions de sécurité permettent sa remise en service. Aucune date de rétablissement n’a été communiquée.

Cette suspension préventive intervient dans un contexte où les failles informatiques peuvent exposer les plateformes numériques à des accès non autorisés ou à des perturbations. La Steg a indiqué qu’elle informera ses utilisateurs dès le rétablissement de son site.

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Tunisie Leasing fixe au 5 novembre le dernier délai pour son appel à candidatures

Tunisie Leasing et Factoring (TLF) a lancé un appel à candidatures pour désigner un administrateur indépendant chargé également de présider le Comité des Risques pour un mandat de trois ans, couvrant les exercices 2027 à 2029. Le candidat doit être titulaire d’une maîtrise ou d’un diplôme équivalent en finance, comptabilité ou audit, et justifier d’au moins dix ans d’expérience en gestion des risques bancaires ou financiers.

Il doit satisfaire aux exigences d’honorabilité, d’intégrité et d’indépendance, sans conflit d’intérêts ni liens financiers ou professionnels incompatibles avec la fonction. Les anciens dirigeants ou salariés de TLF ou de son groupe au cours des cinq dernières années, ainsi que les administrateurs d’établissements concurrents de leasing ou de factoring, sont notamment exclus.

Le dossier doit comprendre une lettre de candidature motivée, une fiche de candidature, un CV détaillé, une copie de la pièce d’identité, une déclaration sur l’honneur, un extrait du casier judiciaire datant de moins de trois mois et les justificatifs des diplômes et de l’expérience professionnelle. Tout dossier incomplet sera rejeté.

Les candidatures doivent parvenir au bureau d’ordre de TLF, à l’Immeuble TLF, avenue Hédi Karray, Centre Urbain Nord, Tunis, par dépôt direct contre décharge, lettre recommandée avec accusé de réception ou Rapid-Poste. Le délai est fixé au 5 novembre 2026 à 17 heures. La sélection sera assurée par le Comité de Nomination et de Rémunération, avant une nomination soumise à l’approbation de l’Assemblée générale ordinaire prévue en avril 2027.

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Wifak Bank lance un appel à candidatures pour la présidence de son comité d’audit

Wifak International Bank lance un appel à candidatures pour désigner un administrateur indépendant appelé à présider son Comité d’audit pour les exercices 2026 et 2027. D’après le CMF, les candidats intéressés ont jusqu’au 11 novembre 2026 à 17h pour déposer leur dossier.

Le poste est ouvert aux profils titulaires d’un diplôme universitaire de niveau bac+4 au minimum en finance, économie, comptabilité ou gestion des risques, et justifiant d’au moins dix ans d’expérience professionnelle dans le secteur financier. Les candidats doivent également répondre aux exigences réglementaires en matière d’indépendance, d’intégrité et d’absence de conflits d’intérêts avec la banque.

Le dossier de candidature doit comprendre une demande motivée adressée au président du Conseil d’administration, un CV conforme au modèle fourni, une fiche signalétique, une déclaration sur l’honneur légalisée, une copie conforme de la carte d’identité nationale, un extrait du bulletin n° 3 datant de moins de trois mois ainsi que les justificatifs des diplômes et de l’expérience professionnelle.

Les candidatures doivent être transmises sous enveloppe scellée, soit par lettre recommandée avec accusé de réception, soit par dépôt direct contre récépissé, au Centre d’Affaires de Wifak Bank, situé dans la zone d’activités Kheireddine, au Lac III, à Tunis. Le dossier doit parvenir à la banque au plus tard le mercredi 11 novembre 2026 à 17h. Tout dossier incomplet ou reçu hors délai sera écarté.

La sélection sera assurée par le Comité de nomination et de rémunération de la banque. La nomination devra ensuite être arrêtée par le Conseil d’administration, soumise aux approbations réglementaires de la Banque centrale de Tunisie et du Conseil du marché financier, puis présentée à la prochaine Assemblée générale ordinaire pour ratification.

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L’ISG Job Fair 6.0 donne rendez-vous aux étudiants le 28 octobre

L’Institut supérieur de gestion de Tunis accueillera, le 28 octobre 2026, la sixième édition de l’ISG Job Fair. Organisé par Smart Marketing Advisors Junior Entreprise, en collaboration avec l’ISG, ce forum entend rapprocher les étudiants des entreprises et faciliter leur accès aux stages et aux premières opportunités professionnelles.

Sous le thème “Future in Motion: Navigate. Adapt. Succeed”, cette nouvelle édition met l’accent sur les compétences et la capacité d’adaptation nécessaires pour intégrer le marché du travail. Ouvert aux étudiants de l’ensemble des établissements universitaires, le forum leur permettra de rencontrer des recruteurs, de découvrir des opportunités de stage de projet de fin d’études (PFE) et de pré-embauche, ainsi que d’explorer différentes perspectives de carrière.

Le programme prévoit un salon d’exposition réunissant des entreprises, des panels animés par des professionnels, des ateliers pratiques et des sessions de formation. Des entretiens sur place et des rencontres de networking offriront également aux participants l’occasion d’échanger directement avec les recruteurs et de mieux comprendre leurs attentes.

L’événement s’appuie sur les résultats de sa précédente édition, qui avait rassemblé plus de 2 500 participants et 33 exposants. Avec cinq panélistes et un taux de satisfaction annoncé de 90 %, l’ISG Job Fair 5.0 avait confirmé l’intérêt de ce type de rencontre pour rapprocher le monde universitaire des besoins des entreprises.

À travers cette sixième édition, les organisateurs souhaitent poursuivre cette dynamique en faisant du forum un espace de rencontre entre les futurs diplômés et les acteurs économiques, dans un contexte où l’accès au premier emploi demeure un enjeu majeur pour les jeunes.

 

 

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Tourisme médical: Tunis accueille la 3e édition de Paramed

La troisième édition de Paramed 2026 “Tunisia Medical Tourism, Laboratory & Paramedical expo”, ouvrira ses portes demain et durant trois jours du 23 au 25 octobre 2026 à Golden Tunis, aux berges du lac.

Une nouvelle dynamique qui renforce la position de la Tunisie en tant que plateforme régionale intégrée pour le tourisme médical, les laboratoires et les services paramédicaux, dans les secteurs public et privé ; réunissant les établissements de santé, les laboratoires, les professionnels, les entreprises de services, les institutions financières, les investisseurs ; avec pour objectif de bâtir un écosystème plus intégré et plus compétitif à l’échelle régionale et internationale.

Tourné vers un avenir plus sain et plus innovant, PARAMED réunit l’expertise, la technologie et les compétences au sein d’un même espace, tout en favorisant la communication et la coopération entre les différents acteurs des secteurs médical, paramédical et le bien-être. Le tourisme médical représente aujourd’hui un axe stratégique de diversification de l’offre touristique tunisienne, compte tenu du potentiel de notre pays en la matière.

Un programme scientifique très riche et des sujets d’actualités animés par des professionnels confirmés entre médecins, experts et startuppeurs ; au cœur des expertises, des échanges et des enjeux qui façonnent l’avenir de la santé.

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Huile d’olive: la Tunisie, deuxième producteur mondial, mise sur son 2eclient en Afrique subsaharienne

La Tunisie entend capitaliser sur le poids de son huile d’olive pour gagner du terrain en Afrique de l’Ouest. Le Sénégal, où le produit tunisien occupe déjà une place importante, constitue un point d’appui pour cette offensive commerciale.

Lors de la campagne 2025-2026, sa production a atteint 500 000 tonnes. Entre novembre 2025 et août 2026, les exportations ont dépassé 381 000 tonnes vers plus de 80 pays, pour près de 1,4 milliard d’euros de recettes. Ces performances donnent à la filière des atouts pour poursuivre son expansion, notamment en Afrique.

Le Sénégal occupe une place centrale dans cette démarche. D’après le ministère du commerce, il est le deuxième client de la Tunisie en Afrique subsaharienne et représente une porte d’entrée vers les marchés d’Afrique de l’Ouest. L’huile d’olive tunisienne couvre déjà plus de la moitié des importations sénégalaises de ce produit, selon les données communiquées.

Les exportateurs tunisiens veulent consolider cette position. Du 7 au 9 octobre 2026, les Journées promotionnelles de l’huile d’olive tunisienne ont réuni à Dakar une dizaine d’entreprises tunisiennes et des opérateurs économiques sénégalais. Près de 200 rencontres B2B ont été organisées pour développer les relations commerciales et explorer de nouvelles possibilités de coopération, notamment dans le conditionnement local, le transfert de savoir-faire et l’investissement.

Source: ministère du Commerce.

La promotion passe aussi par les consommateurs. À Dakar, des dégustations et des démonstrations culinaires ont présenté l’huile d’olive tunisienne dans la préparation de spécialités locales, dont le thiéboudiène et le yassa. Cette approche vise à mieux faire connaître le produit et à favoriser son intégration dans les habitudes de consommation.

La Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) peut soutenir cette dynamique en facilitant les échanges, selon les conditions tarifaires et réglementaires applicables. Pour la filière tunisienne, la prochaine étape consiste à concrétiser les contacts établis à Dakar et à étendre sa présence à d’autres marchés du continent. L’objectif est de diversifier les destinations d’exportation et de renforcer la valeur commerciale de l’or vert tunisien.

Et pour rappel, la Tunisie se hisse au 2e rang mondial des producteurs, derrière l’Espagne. Le pays figure également parmi les principaux exportateurs mondiaux et occupe la première place mondiale pour les superficies consacrées à l’oléiculture biologique.

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