La brigade des recherches et d’investigation de la garde nationale de Sousse a arrêté un dealer recherché par de multiples unités sécuritaires et judiciaires.
Selon une source citée par Jawhara FM ce samedi 24 octobre 2026, le suspect a été interpellé en flagrant délit alors qu’il écoulait du cannabis devant un établissement éducatif dans la région de Cité Riadh.
Lors de cette opération, les unités sécuritaires ont saisi une quantité de stupéfiants ainsi qu’une somme d’argent provenant des revenus de ce trafic.
Les investigations en cours ont également permis d’étendre les recherches à l’encontre de deux autres complices impliqués dans cette affaire, qui font désormais l’objet de mandats de recherche.
La Tunisie célèbre, à l’instar des Pays du monde entier, la «Journée des Nations unies», qui coïncide avec le 81ème anniversaire de la création de l’Organisation des Nations Unies et de l’entrée en vigueur de sa Charte.
Cette commémoration intervient également à l’occasion du 70ème anniversaire de l’adhésion de notre Pays à l’Organisation, marquée par la levée du drapeau tunisien au sein du concert des nations, le 12 novembre 1956, consacrant ainsi son indépendance, faisant entendre sa voix et affirmant sa place parmi les États en tant que membre actif et responsable.
Cette journée est l’occasion de rappeler l’esprit de la Charte et de renouer avec les nobles idéaux énoncés dans son préambule, qui s’ouvre par les mots « Nous, peuples des Nations Unies… ». Elle nous rappelle que cette Charte est née des tragédies de l’histoire, consacrant la victoire de la sagesse sur les instincts de domination et de suprématie. Elle constitue un engagement moral et juridique visant à préserver l’humanité des ravages de la guerre et à faire renaître l’espoir d’un avenir meilleur.
La Charte nous rappelle également que la volonté des peuples doit être mise au service des peuples eux-mêmes et que la vocation suprême de l’Organisation réside dans l’instauration d’une paix et d’une sécurité durables, ainsi que dans la réalisation d’un développement équitable pour tous, en tant que droits fondamentaux et inaliénables, loin de toute logique dictée par les agendas géostratégiques et les calculs politiques étroits, qui ne peuvent que reproduire les erreurs du passé.
Tout en saluant le parcours de l’Organisation et les efforts inlassables qu’elle a déployés au cours de huit décennies pour prévenir et contenir les conflits, gérer les crises, maintenir la paix, promouvoir le désarmement, protéger les droits de l’Homme, coordonner les interventions humanitaires, lutter contre la pauvreté, la criminalité organisée et les épidémies, soutenir les efforts de développement et l’action climatique, ainsi que protéger l’enfance et promouvoir l’autonomisation des femmes et des jeunes, la Tunisie souligne que les mutations et les défis croissants auxquels le monde est confronté exigent de tous les États qu’ils réaffirment leur détermination à renforcer les valeurs de solidarité internationale et à consolider les principes de sécurité collective et de destin commun.
Cette démarche est indispensable pour restaurer la confiance dans la capacité de l’Organisation des Nations Unies à accomplir sa mission et à renforcer sa crédibilité. Elle requiert un engagement sincère en faveur du droit international ainsi que la poursuite d’un processus de réforme globale et profonde des structures et des mécanismes de fonctionnement de l’Organisation, afin qu’elle demeure un pilier de la légalité internationale et un refuge pour les peuples.
Depuis son indépendance, la Tunisie s’est attachée, durant sept décennies, à être un partenaire fiable dans toutes les initiatives susceptibles de consolider les fondements de la paix et de la sécurité internationales, de servir les programmes de développement et de consacrer le système des droits de l’Homme dans toutes ses dimensions.
Elle réaffirme aujourd’hui les constantes de sa diplomatie multilatérale, fondée sur le respect du droit international, de la souveraineté des États et de la non-ingérence dans leurs affaires intérieures, ainsi que sur la primauté du dialogue et le règlement pacifique des différends.
La Tunisie exprime sa fierté à l’égard de son long parcours au sein de l’Organisation, marqué par plusieurs initiatives novatrices, des contributions reconnues aux opérations onusiennes de maintien de la paix et une défense constante des causes justes, ainsi que du droit des peuples à la libération et à l’autodétermination, au premier rang desquels figure le peuple palestinien.
La Tunisie est également fière du partenariat constructif qu’elle a développé au fil des décennies avec l’Organisation des Nations Unies. Elle apprécie hautement le rôle essentiel et les efforts louables déployés par les agences, les fonds et les institutions spécialisées des Nations Unies présentes sur son territoire, en vue de l’élaboration du Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable pour la période 2027-2031.
Cette démarche veille à assurer une parfaite cohérence avec le Plan National de Développement, consacrant ainsi l’appropriation nationale pleine et entière et faisant de la coopération onusienne un véritable levier au service des objectifs de développement global.
À cette occasion, la Tunisie rend hommage à ses compétences et à ses experts, femmes et hommes, qui exercent au sein des différentes instances, agences et bureaux des Nations Unies à travers le monde. Par leur compétence et leur professionnalisme, ils illustrent la richesse du capital humain tunisien et témoignent de l’attachement constant de notre Pays à la promotion des valeurs de paix, de solidarité et de primauté du droit.
Alors qu’elle s’apprête à entamer une nouvelle décennie dans ses relations avec l’Organisation des Nations Unies, la Tunisie réaffirme son engagement à poursuivre sa participation positive et responsable à tous les efforts sérieux visant à renforcer la complémentarité entre la paix et le développement, à préserver les principes du droit international de toute instrumentalisation ou politisation et à promouvoir le respect de la souveraineté des États, de la volonté de leurs peuples et de leurs choix nationaux.
Cette vision vise à consacrer des relations internationales fondées sur l’égalité souveraine, le respect mutuel et les intérêts communs. La Tunisie est convaincue qu’aucune paix durable ne saurait être instaurée dans un monde où les ressources des peuples sont dilapidées dans des guerres par procuration et des conflits entre puissances et blocs rivaux, au détriment de leur droit au développement. Elle est également convaincue qu’il ne saurait y avoir de justice tant que la loi du plus fort prévaudra sur la force du droit.
Puisse l’Organisation des Nations Unies être, chaque année, davantage en mesure d’honorer ses engagements envers les peuples.
Puisse la Tunisie demeurer, chaque année, une ardente défenseure du droit, fidèle à ses principes et sincèrement attachée au respect de ses engagements au sein des Nations Unies.
La Tunisie a reculé dans le classement mondial de l’État de droit. Classée 89e sur 143 pays et juridictions en 2026 dans un contexte marqué par l’affaiblissement des contre-pouvoirs et la fragilisation des libertés publiques, selon l’édition 2026 de l’indice de l’État de droit du World Justice Project (WJP). Les restrictions pesant sur les contre-pouvoirs,...
L’Espérance sportive de Tunis s’est qualifiée pour la phase de poules de la Ligue des Champions africaine en éliminant Al Swehly de Libye, samedi soir au stade Hamadi Agrebi de Radès.
Après avoir remporté le match retour sur le score de 1-0, l’Espétance est parvenue à s’imposer lors de la séance des tirs au but ce samedi 24 octobre au stade Hamadi Agrebi de Radès.
Battus (0-1) lors de la manche aller à Misrata, les Sang et Or ont rapidement comblé leur retard dès la 9ᵉ minute grâce à une réalisation d’Imed Faraj,qui a ouvert le score mais malgré une nette domination et plusieurs occasions, l’Espérance n’est pas parvenue à inscrire le deuxième but libérateur durant le temps réglementaire.
À l’issue des deux rencontres (1-1 au cumul des scores), la qualification s’est jouée lors de l’épreuve décisive des tirs au but. Le portier espérantiste Béchir Ben Saïd s’est alors illustré en stoppant deux tentatives adverse, propulsant ainsi le club de Tunid vers le tour suivant.
L’Espérance de Tunis s’est ainsi imposée et qualifiée pour la phase de poules de la Ligue des Champions africaine.
La Bibliothèque nationale de Tunisie participera à la 5ᵉ édition de la Foire nationale du livre tunisien, du 23 octobre au 1er novembre 2026, à la Cité de la Culture.
Cette participation sera l’occasion de faire découvrir ses publications et ses éditions, tout en mettant en valeur son rôle dans la préservation du patrimoine intellectuel et culturel national et sa mise à la disposition des chercheurs, des lecteurs et des passionnés de culture.
Ses publications seront proposées à la vente durant toute la foire, une occasion de découvrir ses éditions et de valoriser le patrimoine intellectuel et culturel tunisien.
Des cellules orageuses locales provoqueront des épisodes pluvieux à l’extrême nord du pays ainsi qu’au sud-est dès le début de cette nuit.
C’est ce qu’a fait savoir l’Institut national de la météorologie (INM) en ajoutant que le ciel sera nuageux, devenant parfois dense sur l’ensemble des régions.
Côté vents, ils se montreront forts près des côtes et souffleront de manière modérée à assez forte à l’intérieur du pays, engendrant ainsi une mer très agitée, en particulier sur le littoral nord.
Quant aux températures, l’INM annonce des nocturnes comprises entre 15°C et 20°C sur le nord et le centre, baissant à 12°C sur les hauteurs.
Environ 600 entreprises tunisiennes opèrent actuellement dans le secteur des énergies renouvelables, sur un total de 1200 sociétés ayant obtenu une autorisation d’investissement dans ce domaine, a indiqué le président de l’Organisation tunisienne des énergies propres (STEP), Youssef Chbil.
Ce développement s’inscrit dans le cadre de la stratégie énergétique nationale à l’horizon 2035, qui vise à porter la part des énergies renouvelables dans le mix électrique à 35 %, contre 9,2 % à fin juin 2026, pour une capacité de production cible d’environ 8350 mégawatts (MW).
Intervenant sur les ondes de la Radio nationale, Youssef Chbil a annoncé la mise en place prochaine d’une charte sectorielle accompagnée d’un label de qualité dédié à l’énergie solaire. Cette initiative, issue d’une réunion tenue fin septembre dernier, vise à accorder des avantages commerciaux aux entreprises adhérentes, tout en renforçant la protection des consommateurs et en limitant les difficultés liées à l’exploitation des centrales solaires.
Le développement des énergies renouvelables constitue un levier stratégique pour renforcer la sécurité énergétique du pays et réduire sa dépendance aux sources d’énergie conventionnelles. Il représente également un important potentiel de création d’emplois, la stratégie nationale prévoyant la création d’environ 70 mille postes dans les projets d’énergies renouvelables et les industries connexes.
L’accélération de la réalisation des projets solaires et éoliens apparaît ainsi comme un enjeu majeur pour réduire le déficit énergétique et les coûts de production de l’électricité, tout en adaptant le système électrique à la croissance de la demande.
Le ministère de l’Éducation a annoncé, ce samedi, le démarrage de deux programmes de sorties scolaires destinés à près de 9360 élèves des écoles primaires, des collèges et des lycées et ce, du 26 octobre au 1er novembre 2026, à l’occasion des vacances de la mi-premier trimestre. Selon un communiqué du ministère, ces programmes visent à permettre aux élèves de découvrir les richesses historiques, culturelles et naturelles de la Tunisie, à renforcer leur sentiment d’appartenance nationale et à les sensibiliser à la préservation du patrimoine. Ils s’inscrivent dans le cadre des programmes nationaux de sorties et d’activités scolaires visant à faire des vacances une opportunité d’apprentissage et de découverte. Le premier programme, consacré aux sorties scolaires, bénéficiera à 7.280 élèves des zones prioritaires issus de 370 établissements éducatifs relevant de 26 commissariats régionaux de l’éducation. Les élèves seront encadrés par 728 accompagnateurs et visiteront plusieurs sites archéologiques, musées et espaces naturels, notamment Carthage, El Jem, le musée du Bardo, le Musée national de l’éducation, Zaghouan, Aïn Draham et Tozeur. Le deuxième programme, dédié à la découverte du patrimoine et organisé en collaboration avec le ministère du Tourisme sous le slogan « Mon pays… une histoire à découvrir, un patrimoine à préserver », concernera 2.080 élèves issus de 104 établissements éducatifs, avec l’encadrement de 208 accompagnateurs. Il prévoit des visites de sites archéologiques, de musées et de réserves naturelles à travers les différentes régions du pays. Parallèlement à ces deux programmes, le ministère de l’Éducation et le ministère des Affaires culturelles organiseront 55 visites à la 5ème édition de la Foire nationale du livre tunisien, qui se tient à la Cité de la culture à Tunis du 24 octobre au 1er novembre 2026. Ces visites visent à ancrer la pratique de la lecture chez les jeunes générations et à rapprocher le livre tunisien des élèves.
La Tunisie forme des ingénieurs, mais peine à leur offrir des perspectives professionnelles à la hauteur de leurs qualifications. C’est le paradoxe mis en avant par le doyen des ingénieurs tunisiens, Mohsen Gharsi, qui plaide pour un changement de cap : au lieu de concentrer le débat sur le nombre de diplômés, il estime qu’il...
Tant que les ténors ne rompent pas en visière, ils sont sûrs de couvrir en toute quiétude leurs arrières. Ainsi en sera-t-il de la Jeunesse Sportive Kairouanaise en vadrouille à Hammam Sousse, de l’Union Sportive Monastirienne en virée un poil plus scabreuse à Nabeul et du Club Africain, au premier abord sans encombre dans sa tanière du Gorjani face à l’Etoile Sportive Radésienne. Des duels poivrés, la teneur qualitative en moins, il y en aura dans les autres salles, à la Goulette et à Dar Chaâbane El Fehri, un brin moins à Sousse.
Comme on l’a soutenu depuis l’exorde du championnat, aussi longtemps que nos grosses légumes ne s’entrebâtonnent pas, elles se dirigent sans coup férir vers un après-midi peinard. C’est ainsi que la Chabiba, en indéracinable leader qu’elle est, se rendra à Hammam Sousse pour remplir une formalité d’usage, l’un des deux traînards qui ferment la marche devant remettre à plus tard le renflouement de son capital-points. Dito pour le Stade Nabeulien qui va à un véritable casse-pipe sur son propre parquet face à un dauphin monastirien des plus charpentés et qui semble avoir atteint sa cadence de croisière, comme le prouve son tout récent tour d’épate réalisé contre les Aiglons de la Goulette, entendre cet effarant écart au score de l’ordre de 42 points. Quant au croquemitaine clubiste, il devrait ne faire qu’une bouchée d’un Cinq radésien en pleine phase de transition après la plus ou moins surprenante destitution de Kacem Ouerchefeni.
La lanterne rouge, verra-t-elle enfin rouge ?
Venons-en aux duels peu ou prou gratinés, fût-ce au plan de l’indécision et de la farouche rivalité, ESG-DSG et USA-CSS à titre d’illustration. Bringuebalés plus qu’il n’en fallait mercredi dernier au Mzali, les Goulettois sont redevables à l’égard de leurs inconditionnels d’une retentissante rédemption. Face à la révélation des primeurs du présent exercice, une Dalia Sportive de Grombalia qui n’a eu de cesse d’entretenir un séduisant pouvoir d’enchantement, l’aubaine de nettoyer son ardoise est imperdable pour les Aiglons, l’antagoniste constituant une référence des plus crédibles. Les Vignerons l’entendront-ils de cette oreille ? Une autre explication s’annonce, en dépit des apparences, des plus acharnées, celle qui mettra aux prises l’Union Sportive d’El Ansar et le Club Sportif Sfaxien. Lors même qu’ils traînent pour l’heure cet épouvantable boulet de lanterne rouge, les Ansariens sont à même de briser enfin la glace et de débloquer leur compteur par une première victoire qui ne les a faits que trop languir. Au vu d’abord de l’avantage du parquet et des patents progrès, ensuite, qu’ils ont fait entrevoir ces derniers temps, malgré toutes les dégelées essuyées. Et pas besoin d’avoir fait Saint-Cyr pour prédire l’irrépressible envie des Sfaxiens d’échancrer ce grisant élan des Chaâbanis. Le dernier duel de la ronde devrait matérialiser la primauté des Rouges de l’Etoile Sportive du Sahel au détriment d’une Jeunesse Sportive d’El Manazeh qui va à vau-l’eau, sans gouvernail à dispos.
«Rome décidera-t-elle de l’avenir de la pêche à la crevette rouge en Méditerranée ?», s’est demandé l’ancien député Majdi Karbai, résident en Italie, en évoquant, dans un poste Facebook, la 49ᵉ session de la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM), qui se tiendra du 26 au 30 octobre 2026, au siège de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), à Rome, avec la participation de plusieurs pays, dont la Tunisie et l’Italie qu’oppose un litige commercial à ce sujet.
Cette réunion intervient dans un contexte sensible, après le dépassement du quota tunisien de pêche à la crevette rouge en 2026, selon des informations relayées par la presse, et les pressions qui en ont résulté sur les exportateurs tunisiens et importateurs italien, a fait remarquer Karbai, et de préciser que «l’enjeu n’est pas seulement environnemental : il est aussi économique et politique.»
«Qui fixe les quotas de pêche ? Sur quels critères ? Les règles sont-elles appliquées équitablement à tous les pays, ou la durabilité devient-elle un instrument de pression sur les pêcheurs et les produits tunisiens ?», s’interroge-t-il, faisant ainsi écho aux requêtes des pêcheurs tunisiens de crevette rouge qui se considèrent lésés par les quotas qui leur sont attribués par l’Italie et l’Union européenne. Et il répond : «Entre la préservation des ressources marines et la défense des intérêts des pêcheurs, une question demeure : les décisions prises à Rome seront-elles équitables et transparentes, ou les pêcheurs tunisiens paieront-ils le prix des rapports de force en Méditerranée ?»
Sans attendre les conclusions officielles de la réunion, on peut compter sur les responsables tunisiens pour défendre les intérêts de leurs pêcheurs avec force argument, mais rien ne laisse présager une issue positive pour ces derniers qui devraient chercher d’autres débouchés pour leurs produits et ne pas dépendre d’un seul marché, en l’occurrence européen.
Les réserves en eau des barrages tunisiens ont atteint 1,075 milliard de mètres cubes au 23 octobre 2026, correspondant à un taux de remplissage de 46%, selon des données du ministère de l’Agriculture présentées par l’expert agricole Anis Ben Rayana sur Express FM.
Malgré un déficit pluviométrique enregistré au cours de la saison 2025-2026, les dernières précipitations sont encourageantes. Leur poursuite au cours des prochaines semaines reste toutefois nécessaire pour consolider les réserves hydriques du pays.
Une saison pluviométrique déficitaire
Selon les chiffres présentés par Anis Ben Rayana, les précipitations enregistrées entre le 1er septembre 2025 et le 31 août 2026 ont atteint une moyenne nationale d’environ 200 millimètres, contre une moyenne de référence de 232 mm. Cela représente près de 86% de la normale.
La situation varie sensiblement selon les régions. Le Nord-Est a enregistré des précipitations équivalant à 124% de la moyenne de référence, contre 106% dans le Nord-Ouest. Le Centre-Est a atteint 88% et le Centre-Ouest 80%.
Le déficit demeure plus marqué dans le Sud : les précipitations ont représenté 60% de la moyenne de référence dans le Sud-Ouest et seulement 53% dans le Sud-Est.
À titre de comparaison, la saison 2024-2025 avait enregistré environ 258 mm de précipitations, soit 111% de la moyenne de référence.
Des apports aux barrages en progression
Les apports en eau aux barrages ont atteint environ 1,073 milliard de mètres cubes durant la saison 2025-2026, soit près de 60% de la moyenne nationale, estimée à 1,8 milliard de mètres cubes.
Lors de la saison précédente, ces apports s’étaient élevés à 982 millions de mètres cubes, représentant environ 54% de cette moyenne.
Cette progression a été enregistrée malgré une pluviométrie moins importante que celle de la saison 2024-2025. Elle ne suffit toutefois pas à écarter les pressions qui pèsent sur les ressources hydriques.
La poursuite des pluies au cours des prochaines semaines sera déterminante pour renforcer les réserves des barrages et améliorer la disponibilité de l’eau dans les différentes régions du pays.
Une opération sécuritaire menée à Mellassine a abouti à l’arrestation de 12 personnes faisant l’objet de mandats de recherche.
L’opération a été conduite par le poste de sûreté nationale de Sijoumi, avec la participation d’un important dispositif sécuritaire. Les contrôles ont été renforcés aux points d’accès, notamment dans le secteur de Mellassine, dans le cadre des efforts visant à lutter contre la criminalité.
Des suspects recherchés dans plusieurs affaires
Les personnes arrêtées sont recherchées dans le cadre de différentes affaires, notamment liées au trafic de stupéfiants, aux vols avec violence et aux violences graves.
Les forces de sécurité ont également saisi plusieurs motos susceptibles, selon les informations rapportées, d’avoir été utilisées dans des activités criminelles.
Des contrôles renforcés dans le secteur
Cette opération vise, selon une source sécuritaire citée par Mosaïque FM, à renforcer le sentiment de sécurité des habitants et à mieux protéger les citoyens.
Les contrôles ont notamment porté sur les accès au secteur, dans le cadre de cette intervention destinée à rechercher les personnes faisant l’objet de mandats de recherche et à lutter contre les différentes formes de criminalité.
Le ministère de l’Agriculture a décidé de suspendre la pêche du corail rouge sur l’ensemble des côtes tunisiennes jusqu’au 31 décembre 2026. Signée le 22 octobre, cette décision intervient quelques semaines après la publication d’un nouvel arrêté encadrant cette activité, qui fixait notamment des conditions strictes de plongée et de traçabilité.
Une suspension sur toutes les côtes
La décision ministérielle concerne l’ensemble du littoral tunisien et prend effet à compter de sa signature. L’échéance est fixée au 31 décembre 2026. Le ministère s’appuie notamment sur le procès-verbal de la réunion de la commission consultative chargée de l’organisation de la pêche maritime, tenue le 28 septembre 2026, ainsi que sur les textes régissant cette activité. Cette mesure temporaire ne constitue pas une interdiction définitive de la pêche du corail rouge.
La suspension intervient environ six semaines après l’arrêté ministériel du 8 septembre 2026, publié au Journal officiel de la République tunisienne le 11 septembre, relatif à l’organisation de la pêche du corail rouge.
Ce texte avait instauré plusieurs conditions encadrant l’activité, notamment l’autorisation de plongée professionnelle, une profondeur minimale de 50 mètres, un diamètre minimal de 7 millimètres pour le corail prélevé, ainsi que des exigences de géolocalisation satellitaire des unités et de traçabilité de la production.
Quel impact pour les professionnels du secteur ?
La suspension concerne les opérateurs autorisés à pratiquer la pêche du corail rouge sur le littoral tunisien. Elle est susceptible d’affecter leur activité pendant la période concernée, mais les données disponibles ne permettent pas de chiffrer les conséquences sur l’emploi, les revenus des professionnels ou les exportations.
Tabarka et les autres zones concernées pourraient être touchées par l’arrêt temporaire de cette activité. Il reste néanmoins nécessaire de disposer de données actualisées sur le nombre d’opérateurs, les volumes prélevés et la valeur commerciale du corail pour mesurer l’ampleur des effets économiques.
Il y a deux décennies, le Guide suprême iranien de l’époque, l’ayatollah Ali Khamenei, a émis une fatwa interdisant le développement d’armes nucléaires. Cette interdiction religieuse a servi de fondement à l’insistance du régime sur le caractère pacifique de ses ambitions en matière d’énergie atomique, et ce, malgré une expansion significative de l’enrichissement de l’uranium, une dynamique qui a placé l’Iran sur une trajectoire de confrontation avec l’Occident. Sauf que tout a basculé avec la guerre israélo-américaine qui a débuté le 28 février 2026 et ses conséquences dévastatrices, aujourd’hui les les éléments les plus radicaux au sein du régime réclament l’annulation de cette fatwa et le changement de la doctrine nucléaire.
Imed Bahri
Le Financial Times rapporte que les dommages collatéraux causés par la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, un nombre croissant de politiciens, d’analystes et de parlementaires radicaux exhortent le régime à abandonner cette position, à se retirer du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et à opter clairement pour l’arme nucléaire.
Davoud Modarresian, analyste politique proche des courants radicaux, a écrit ce mois-ci : «Les récentes confrontations militaires ont démontré que la possession d’armes nucléaires par l’Iran n’est pas une simple ambition mais une nécessité dont l’importance dépasse même celle du pain».
Ce débat public marque un tournant notable dans un pays où, jusqu’à présent, exprimer ouvertement un soutien à l’acquisition d’armes nucléaires risquait d’être perçu comme un défi à l’autorité du Guide suprême qui détient le pouvoir de décision ultime. Or, la mort de Khamenei —survenue lors des bombardements américano-israéliens au début du conflit le 28 février— a paradoxalement contribué à lever ce tabou. Son successeur, son fils Mojtaba Khamenei — qui demeure invisible— n’a pas précisé publiquement s’il comptait maintenir la position adoptée par son père. Ce silence a ouvert un espace aux partisans de la ligne dure en Iran pour avancer leurs arguments en faveur de l’acquisition de l’arme nucléaire. Deux enseignants ont affirmé que l’islam chiite jouit d’une souplesse suffisante pour permettre l’évolution des préceptes religieux en réponse à l’évolution des circonstances.
Mettre en place un «système de dissuasion complet»
Par ailleurs, Hassan Qashqavi, porte-parole de la commission de la sécurité nationale au Parlement, a déclaré le mois dernier que le nouveau Guide suprême iranien pourrait émettre une nouvelle fatwa concernant la question nucléaire, ajoutant que «personne ne peut l’en empêcher». M. Qashqavi a ajouté que l’Iran doit mettre en place un «système de dissuasion complet» afin d’éviter que ne se reproduise le schéma actuel, caractérisé par une alternance entre négociations et guerre.
Les partisans de l’acquisition d’armes nucléaires ont cité l’exemple de la Corée du Nord dont l’arsenal nucléaire s’est, selon eux, avéré efficace pour dissuader toute intervention extérieure.
Une source au sein du régime a indiqué que la mort de Khamenei a entraîné une montée en flèche du soutien à l’acquisition d’armes nucléaires parmi les institutions dirigeantes, précisant que la proportion de ceux qui jugent nécessaire de posséder la bombe est passée «de près de zéro à plus de 50%». Ce changement s’explique en partie par le fait qu’un grand nombre de partisans du régime perçoivent le conflit avec les États-Unis comme une lutte existentielle. Ce conflit demeure dans une impasse tendue et potentiellement explosive autour du détroit d’Ormuz, une zone sur laquelle l’Iran insiste pour maintenir son contrôle.
Des dizaines de commandants et de hauts responsables ont été tués au cours des quarante jours de bombardement avant de prendre fin avec l’instauration d’un cessez-le-feu fragile en avril.
Par ailleurs, le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont évoqué à plusieurs reprises la possibilité d’un changement de régime en Iran. Le président américain est allé plus loin encore, menaçant de détruire la «civilisation» iranienne et de renvoyer le pays à «l’âge de pierre». Un haut diplomate occidental en poste à Téhéran a indiqué que ces déclarations avaient conduit des responsables du régime à se demander si les États-Unis envisageaient d’utiliser des armes nucléaires tactiques.
La position officielle demeure inchangée mais le débat s’élargit. L’Iran maintient officiellement que son programme nucléaire est à vocation pacifique et qu’il n’a pas l’intention de développer des armes nucléaires. Mohammad Eslami, le plus haut responsable du programme nucléaire iranien, a déclaré dimanche que les travaux visant à produire 20 000 mégawatts d’électricité d’origine nucléaire s’étaient poursuivis même en temps de guerre.
Appels publics en faveur de l’acquisition d’une force nucléaire
Toutefois, les appels publics en faveur de l’acquisition d’une force de dissuasion nucléaire suscitent l’inquiétude de certains responsables politiques pragmatiques, notamment des réformateurs qui plaident depuis des années pour une politique étrangère moins conflictuelle. Hossein Marashi, une figure politique réformatrice de premier plan, a déclaré la semaine dernière aux médias locaux : «La protection de l’Iran et de la République islamique est plus importante que l’enrichissement [de l’uranium] ou la préservation des acquis nucléaires». Selon des experts, il ne semble pas que l’Iran ait encore atteint le stade de la prise de décision concernant sa doctrine nucléaire alors que la guerre se poursuit.
Ali Vaez, expert des affaires iraniennes au sein de l’International Crisis Group, a déclaré : «Il s’agit d’un débat sérieux qui n’est plus un sujet tabou malgré la fatwa de l’ancien Guide suprême. La guerre a renforcé la position de ceux qui soutiennent qu’un État confronté à une attaque menaçant son existence a, en fin de compte, besoin de la force de dissuasion ultime». Il a toutefois ajouté : «Téhéran pourrait chercher à préserver ses infrastructures nucléaires tout en utilisant son programme comme levier de négociation pour obtenir des concessions économiques ou sécuritaires plutôt que de se précipiter ouvertement vers l’acquisition de la bombe. Tout dépendra de la perception des dirigeants iraniens : estiment-ils que la transformation du programme en un programme d’armement permettrait de prévenir une future attaque, ou, au contraire, qu’elle ne ferait qu’en précipiter le déclenchement?».
Abolfazl Bazargan, analyste en relations internationales proche du camp des durs au sein du régime, a déclaré à l’agence de presse Tasnim —liée au Corps des gardiens de la révolution islamique— que l’insistance de l’Iran à affirmer qu’il ne développera jamais d’arme atomique équivaudrait à une «défaite auto-infligée». Selon lui, Téhéran devrait adopter une doctrine fondée sur le principe de non-recours en premier aux armes nucléaires, tout en conservant la capacité de riposter en cas d’attaque nucléaire.
Selon les évaluations des services de renseignement américains, l’Iran a entamé, il y a plusieurs décennies, des travaux préliminaires en vue d’un programme d’armement nucléaire, avant que ceux-ci ne soient interrompus en 2003. L’an dernier, devant le Congrès, l’ancienne directrice du renseignement national américain a indiqué que, selon les estimations des services de renseignement, Téhéran ne travaille pas à la fabrication d’une arme atomique. Toutefois, la forte accélération des activités d’enrichissement d’uranium —survenue après le retrait de Donald Trump, en 2018, de l’accord nucléaire historique conclu entre l’Iran et les puissances mondiales— a transformé le pays en ce que les experts qualifient d’ «État au seuil du nucléaire». L’Iran possède désormais la capacité de convertir son programme à des fins militaires, s’il choisissait de le faire.
Aujourd’hui, cependant, le programme nucléaire de la République islamique a subi un revers majeur. Les États-Unis ont en effet frappé les trois principales installations nucléaires iraniennes —Natanz, Fordo et Ispahan— durant le conflit de 12 jours qui a opposé Israël à la République islamique en juin de l’année dernière.
Par ailleurs, Donald Trump —qui insiste sur la nécessité pour Téhéran de démanteler son programme nucléaire— a menacé de prendre pour cible une installation enfouie profondément sous le mont Kuh-e Gazla (la Montagne de la Pioche), dans le centre de l’Iran.
Mystère sur le sort du stock iranien d’uranium hautement enrichi
L’une des sources d’inquiétude immédiates les plus importantes pour les États-Unis et les puissances occidentales concerne le sort du stock d’uranium hautement enrichi détenu par l’Iran. Celui-ci se compose d’environ 440 kilogrammes d’uranium enrichi à 60%, un niveau qui ne se situe qu’à un pas du seuil d’enrichissement requis pour la fabrication d’armes. On estime que ce stock –qui, s’il était davantage enrichi, pourrait théoriquement fournir suffisamment d’uranium pour fabriquer une dizaine d’armes nucléaires– se trouve sous les décombres de sites nucléaires ayant été bombardés.
Trump a exigé de l’Iran, seul État non doté de l’arme nucléaire à enrichir de l’uranium à de tels niveaux, qu’il transfère ce stock hors du pays. Toutefois, alors que Téhéran a résisté à cette exigence, des responsables du régime ont évoqué la possibilité de discuter d’une réduction du taux d’enrichissement de ce stock dans le cadre d’un accord plus large qui prévoirait la levée des sanctions américaines et le dégel des fonds iraniens bloqués à l’étranger, des conditions que Washington n’accepte pas.
L’Iran n’a pas autorisé l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à accéder à ses principaux sites nucléaires depuis juin 2025.
Autre question importante qui se pose : l’Iran va-t-il se retirer du Traité sur la non-prolifération nucléaire (TNP) ? En vertu des dispositions de ce traité, si l’Iran décidait de s’en retirer, il serait tenu d’en informer tous les autres États parties ainsi que le Conseil de sécurité des Nations unies, avec un préavis de trois mois. Selon des diplomates, Téhéran pourrait utiliser cette option comme un moyen de pression sur Washington afin de parvenir à un accord.
Deux hauts responsables iraniens ont déclaré au Financial Times qu’un retrait du traité ne constituait pas une priorité immédiate. L’un d’eux a affirmé : «Notre politique concernant le Traité sur la non-prolifération nucléaire n’a pas changé pour l’instant mais cela ne signifie pas qu’elle ne changera pas à l’avenir». Toutefois, la proposition de retrait demeure controversée, y compris parmi certains partisans d’une posture défensive plus ferme de la part de l’Iran.
Dans des entretiens accordés à des médias locaux, Hamza Safavi, professeur à l’Université de Téhéran et fils de l’un des conseillers militaires du Guide suprême iranien, a suggéré que le recours à d’autres types d’armes non conventionnelles, notamment ce que l’on appelle la bombe sale*, pourrait constituer un moyen de dissuasion tout aussi efficace. Cependant, de telles positions suscitent l’ire d’autres éléments radicaux.
Selon l’activiste politique Davoud Modarresian, le principal obstacle au développement d’une arme nucléaire ne réside pas dans l’interdiction religieuse mais plutôt dans l’hésitation au sein des cercles du pouvoir.
*La bombe sale (ou dispositif de dispersion radiologique, DDR) est un engin explosif conventionnel (dynamite, C4) entouré de matières radioactives, biologiques ou chimiques. Elle ne provoque pas d’explosion atomique mais vise à propager la contamination et la panique.
Les clubs tunisiens abordent les matches retour du deuxième tour préliminaire des compétitions africaines avec des enjeux décisifs. Le Club Africain reçoit le TP Mazembe en Ligue des champions, tandis que l’Espérance de Tunis doit remonter un but face à Al Swehly. En Coupe de la Confédération, le Club Sportif Sfaxien est en position favorable avant de recevoir l’Académie Amadou Diallo, alors que l’Espérance Sportive de Zarzis devra tenter un retournement de situation à Bamako.
Le Club Africain face au défi du TP Mazembe
Le Club Africain accueille le TP Mazembe au stade Hamadi-Agrebi de Radès pour une confrontation déterminante dans la course à la phase de poules de la Ligue des champions de la CAF.
Face à un adversaire habitué aux rendez-vous continentaux, les Clubistes, qui avaient arraché le nul (1-1) à l’aller, devront répondre présents devant leur public pour franchir ce deuxième tour préliminaire. L’enjeu dépasse la seule qualification : il s’agit aussi de confirmer les ambitions du club dans une compétition où chaque erreur peut coûter cher.
La maîtrise du jeu, l’efficacité offensive et la solidité défensive seront déterminantes dans cette double confrontation. À domicile, le Club Africain devra saisir les occasions qui se présenteront tout en restant vigilant face à la capacité du TP Mazembe à exploiter les espaces.
La qualification représente un objectif majeur pour les Rouge et Blanc, qui entendent poursuivre leur parcours continental et retrouver la phase de poules.
L’Espérance appelée à renverser la situation
L’Espérance Sportive de Tunis reçoit Al Swehly de Libye, samedi 24 octobre à 17 heures, au stade Hamadi-Agrebi de Radès. Battus 1-0 à l’aller, les Sang et Or sont contraints de réagir pour poursuivre leur parcours en Ligue des champions.
Les Espérantistes devront s’imposer avec au moins deux buts d’écart pour se qualifier directement. Une victoire par un seul but d’écart conduirait à une séance de tirs au but, conformément au règlement applicable à cette confrontation.
Le club de Bab Souika devra donc trouver le juste équilibre entre intensité offensive et rigueur défensive. Devant son public, il cherchera à effacer son retard et à éviter toute mauvaise surprise face à une équipe libyenne qui abordera cette manche retour avec un avantage au score.
Le CSS en position favorable, Zarzis dos au mur
En Coupe de la Confédération, le Club Sportif Sfaxien reçoit l’Académie Amadou Diallo de Côte d’Ivoire, samedi à 18 heures, au stade Taïeb-Mhiri. Après le match nul (1-1) obtenu à l’aller, les Sfaxiens ont l’occasion de valider leur qualification à domicile.
Un succès leur ouvrirait les portes de la phase de poules. En cas de nouvelle égalité, la qualification pourrait se jouer aux tirs au but. Cette rencontre constituera également la deuxième apparition de Mohamed Kouki sur le banc sfaxien.
La situation est nettement plus compliquée pour l’Espérance Sportive de Zarzis. Battus 3-1 à domicile par l’AS Real de Bamako, les Zarzissiens se déplacent au Mali avec deux buts de retard. Le match retour est programmé samedi à 17 heures au stade Mamadou-Konaté.
Programme
Ligue des Champions CAF : 2ème tour retour
Dimanche 25 octobre à 18h00 : Club Africain – TP Mazembe
Samedi 24 octobre à 17h00 : ES Tunis – Al Swehly
Coupe de la Confédération : 2ème tour retour
Samedi 24 octobre à 18h00 : CS Sfaxien – Académie Amadou Diallo
Samedi 24 octobre à 17h00: AS Real de Bamako – ES Zarzis
La société anglo-tunisienne SoleCrypt a annoncé, le 21 octobre à Berlin, un projet de campus de calcul dédié à l’intelligence artificielle à Bizerte, d’une capacité totale prévue de 40 mégawatts (MW). La première phase, de 7 MW, doit intégrer 1728 GPU NVIDIA Rubin, avec une mise en service visée au début de 2028.
1728 GPU pour entraîner et exploiter les modèles d’IA
Présenté lors de NVIDIA GTC Europe à Berlin, le projet vise à développer une infrastructure de calcul destinée notamment à l’entraînement et à l’inférence des modèles d’intelligence artificielle. Selon le communiqué de SoleCrypt, la première phase reposera sur la plateforme NVIDIA HGX Rubin NVL8, avec un refroidissement liquide conçu pour les équipements informatiques à haute densité.
Le campus doit également bénéficier d’une connectivité internationale. Le site envisagé se trouve à environ 3,6 kilomètres, par le tracé de fibre optique, du point d’atterrissement du câble sous-marin Medusa. Cette proximité doit faciliter les échanges de données avec les réseaux européens et internationaux.
L’entreprise présente cette infrastructure comme un moyen de renforcer les capacités régionales de calcul et de répondre aux besoins des entreprises, des jeunes pousses technologiques et des organismes de recherche. Les conditions commerciales d’accès à cette puissance de calcul n’ont toutefois pas été détaillées.
Un projet énergétique de 60 MW à Tozeur
Le dispositif présenté par SoleCrypt comprend également un projet de production solaire et de stockage par batteries de 60 MW à Tozeur. Selon l’entreprise, cette installation doit contribuer à injecter de l’électricité renouvelable dans le réseau national tout en accompagnant le développement des infrastructures d’intelligence artificielle.
Les deux projets ont ainsi une dimension énergétique importante. Néanmoins, les informations publiées ne précisent ni le calendrier de réalisation de l’installation de Tozeur ni les modalités contractuelles permettant d’établir comment sa production soutiendra les besoins du campus de Bizerte.
Plusieurs partenaires internationaux annoncés
SoleCrypt cite plusieurs partenaires pour le développement du campus : Schneider Electric, Sterling & Wilson Data Center, Supermicro, Meinhardt, Maerifa Solutions et Hosted.AI. Leurs contributions annoncées couvrent notamment l’ingénierie des centres de données, les équipements informatiques, les systèmes électriques, le refroidissement et la commercialisation de capacités de calcul.
L’annonce intervient après de précédentes communications sur des projets de centres de données en Tunisie. En février et en avril 2026, des médias tunisiens avaient notamment évoqué un projet associé à SoleCrypt d’une capacité de 20 MW, avec une première phase annoncée de 10 MW.
Le campus de Bizerte reste donc un projet annoncé, dont la concrétisation dépendra notamment du financement, des autorisations, de la disponibilité énergétique et de l’avancement des travaux. Aucun montant d’investissement ni objectif chiffré de création d’emplois n’a été communiqué dans l’annonce du 21 octobre.
La récolte de dattes en Tunisie pour la saison 2026-2027 est estimée à plus de 354 000 tonnes, contre 404 000 tonnes la saison précédente, soit une baisse de 12,4 %, selon des données communiquées par des représentants du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche lors d’une réunion de la commission parlementaire de l’Agriculture, de la Sécurité alimentaire et hydrique, et de la Pêche, au Palais du Bardo.
Lors de cette réunion, les représentants du ministère ont indiqué que les estimations préliminaires de la récolte se répartissent entre 303 000 tonnes de la variété «Deglet Nour». C’est la reine des dattes et la plus exportée du pays (plus de 75 % de la production nationale). Elle possède une couleur blonde translucide, une chair fondante et un goût unique de miel.Les quelque 54 000 tonnes restants appartiennent à d’autres variétés communes («Kenta», «Allig», «Khouat Allig»…).
Les responsables du secteur ont par ailleurs souligné la bonne préparation de la saison, marquée par l’organisation de journées de sensibilisation, le nettoyage des oasis et la poursuite des opérations de pollinisation, lesquelles ont porté sur environ 53,5 millions de régimes de dattes.
Concernant le prix de référence, les représentants du ministère ont expliqué que celui-ci est fixé selon la loi de l’offre et de la demande, précisant qu’un prix de référence de 5,200 dinars le kilogramme de dattes a été établi pour la saison 2026-2027, sous réserve de conditions déterminées.
Rappelons que les exportations tunisiennes de dattes ont atteint un record historique lors de la campagne 2025-2026, avec près de 160 000 tonnes exportées pour des recettes dépassant 1 milliard de dinars (environ 347 millions de dollars). Les dattes tunisiennes sont exportées vers plus de 94 pays (avec l’Europe comme principal débouché, mais aussi le Canada, les États-Unis, l’Inde et la Russie). La Tunisie assure environ 13 % de la valeur des exportations mondiales et se classe au 1er rang africain en termes de valeur d’exportation et 3e rang mondial après l’Arabie saoudite et les les Émirats arabes unis.
Un arrêté du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, publié au Journal officiel de la République tunisienne (JORT) le 23 octobre 2026, autorise le transfert à EXXOIL SA de la totalité des droits et obligations détenus par l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) et Ecumed Petroleum Grombalia Limited dans la concession d’exploitation El Menzah. L’entreprise devient ainsi titulaire de 100% des droits sur cette concession pétrolière, alors que la répartition officielle publiée à fin 2025 faisait encore état de 75% pour Ecumed et de 25% pour EXXOIL.
Une participation portée de 25% à 100%
Le changement marque une évolution importante dans la structure de détention de la concession El Menzah. EXXOIL, qui détenait initialement un quart des droits selon la situation officielle à fin 2025, en obtient désormais la totalité, à la suite du transfert autorisé par le ministère.
La procédure a toutefois été engagée bien avant la publication de l’arrêté. La demande de modification a été déposée le 18 janvier 2024. L’ETAP a donné son accord le 3 septembre de la même année, avant que la Commission consultative des hydrocarbures n’émette un avis favorable le 27 septembre 2024. L’autorisation administrative n’a finalement été publiée que le 23 octobre 2026.
Une concession dont l’échéance est fixée à 2030
La liste officielle des concessions d’exploitation d’hydrocarbures en Tunisie arrêtée à fin 2025 mentionnait une échéance au 27 novembre 2030 pour El Menzah. Cette référence permet de situer la concession dans le cadre réglementaire antérieur au transfert, sans préjuger d’éventuelles modifications ultérieures.
En revanche, l’arrêté rapporté ne fournit pas d’informations sur le montant d’une éventuelle transaction entre les parties. Il ne détaille pas non plus les modalités financières du transfert, un calendrier de reprise des opérations ou un programme d’investissement associé au changement de titulaire.
Les conséquences opérationnelles restent à préciser
Le passage à une détention de 100 % confère à EXXOIL la totalité des droits et obligations concernés par l’autorisation. Il ne suffit cependant pas, à lui seul, à établir qu’une relance de l’activité pétrolière est engagée ou que la production augmentera.
Les éventuelles conséquences industrielles dépendront des décisions prises après le transfert, notamment en matière d’investissements, de travaux et d’exploitation. Aucun objectif chiffré de production ni calendrier opérationnel n’est précisé dans les informations disponibles.
Le changement de titulaire est donc établi sur le plan juridique, tandis que ses effets économiques et industriels restent à documenter.