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One Tech Holding prépare l’introduction en Bourse de sa filiale Tunisie Câbles au premier semestre 2027

Le groupe One Tech Holding (OTH) prépare l’introduction en Bourse de Tunisie Câbles au cours du premier semestre 2027, selon un communiqué du Conseil du Marché Financier (CMF) publié le 23 octobre 2026. L’opération prendra la forme d’une Offre à Prix Ouvert (OPO), reposant principalement sur une augmentation de capital, complétée par une cession limitée d’actions existantes détenues par la société mère. Le projet a franchi plusieurs étapes de validation. Le conseil d’administration de One Tech Holding a approuvé les modalités de l’opération le 24 août 2026, avant que le conseil d’administration et l’Assemblée générale ordinaire de Tunisie Câbles ne se prononcent à leur tour le 29 septembre. L’Assemblée générale extraordinaire de la filiale a également adopté les résolutions relatives au capital nécessaires à la préparation du dossier. Pour accompagner cette introduction, le groupe a mandaté les intermédiaires en Bourse MAC SA et Tunisie Valeurs. Les vérifications préalables portant sur les aspects financiers, juridiques, fiscaux et organisationnels sont en cours de finalisation. La prochaine étape consiste à actualiser le dossier avec les comptes certifiés de l’exercice 2026, que la direction générale prévoit de publier au plus tard à la fin du mois de février 2027. Ces données doivent permettre aux investisseurs d’évaluer la situation de l’entreprise sur la base d’informations financières récentes et auditées. 

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Le CMF alerte sur les risques de contournement des sanctions financières

Le Conseil du Marché Financier (CMF) appelle dans un communiqué les intermédiaires en bourse et les sociétés de gestion de portefeuilles à renforcer leur vigilance face aux risques de contournement des sanctions financières ciblées. Le régulateur insiste notamment sur le contrôle des transactions transfrontalières, l’identification des bénéficiaires effectifs et la détection des opérations suspectes.

Dans son rappel aux professionnels du marché financier, le CMF met l’accent sur les risques liés à l’utilisation de sociétés-écrans et de structures juridiques complexes pour dissimuler l’origine des fonds ou contourner les sanctions. Ces montages peuvent également servir à masquer les personnes qui contrôlent réellement une entreprise ou bénéficient des opérations financières.

Le régulateur demande aux intermédiaires en bourse et aux sociétés de gestion de portefeuilles de valeurs mobilières pour le compte de tiers de vérifier l’identité de leurs clients, la structure de propriété des entités avec lesquelles ils travaillent et l’origine des fonds engagés. Les contrôles doivent aussi tenir compte du profil de risque de chaque client et de la cohérence des transactions avec son activité.

Le CMF insiste également sur le filtrage régulier des listes de sanctions financières applicables et sur la surveillance continue des opérations. Les transactions transfrontalières, les mouvements passant par plusieurs sociétés intermédiaires et les opérations inhabituelles doivent faire l’objet d’une attention particulière. En cas de risque élevé, les établissements sont appelés à renforcer les vérifications et à conserver une trace des contrôles effectués.

Toute opération suspecte doit être signalée aux autorités compétentes, conformément aux obligations légales en vigueur et dans le respect de la confidentialité.

À travers ce rappel, le CMF entend renforcer la prévention du blanchiment d’argent, du financement du terrorisme et du financement de la prolifération des armes. Le respect de ces obligations vise aussi à limiter les risques juridiques et réputationnels auxquels les professionnels du marché financier peuvent être exposés.

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PLF 2027: quatre ans d’exonération fiscale pour les nouvelles entreprises

Le projet de loi de finances 2027 prévoit de maintenir l’exonération de l’impôt sur les sociétés pour les entreprises qui démarreront leur activité entre 2027 et 2030. L’avantage reste soumis à certaines conditions et ne concerne pas tous les secteurs.

Créer une entreprise implique souvent des dépenses importantes dès les premières années, alors que les revenus mettent parfois du temps à suivre. Le projet de loi de finances (PLF) 2027 prévoit de maintenir un avantage fiscal destiné à alléger cette charge au démarrage.

En effert, l’article 22 du projet reconduit l’exonération de l’impôt sur les bénéfices pour les entreprises qui entreront en activité entre le 1er janvier 2027 et le 31 décembre 2030. Pour en bénéficier, elles devront respecter les conditions prévues par la législation fiscale, notamment celles de l’article 33 de la loi de finances 2024, et disposer d’une attestation de dépôt d’une déclaration d’investissement auprès des services compétents de leur secteur.

Tous les projets ne sont toutefois pas concernés. Le dispositif exclut les établissements financiers, le secteur minier, la promotion immobilière, les activités de consommation sur place, le commerce et les opérateurs de réseaux de télécommunications. Dans le secteur de l’énergie, les activités liées aux énergies renouvelables restent éligibles, contrairement aux autres activités visées par l’exclusion.

D’ailleurs, le PLF 2027 prévoit également d’autres mesures en faveur des jeunes entreprises. L’article 13 propose une ligne de financement de 10 millions de dinars destinée à accorder des prêts participatifs sans intérêt aux start-ups labellisées, afin de renforcer leurs fonds propres. L’article 14 prévoit, quant à lui, la prise en charge par l’État des cotisations sociales patronales pendant les trois premières années d’activité des petites entreprises créées en 2027.

Ces mesures combinent ainsi un allègement fiscal, un soutien au financement et une réduction des charges sociales. Leur portée dépendra des conditions d’application prévues par le texte, qui reste soumis à son adoption définitive.

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Wifak Bank lance un appel à candidatures pour la présidence de son comité d’audit

Wifak International Bank lance un appel à candidatures pour désigner un administrateur indépendant appelé à présider son Comité d’audit pour les exercices 2026 et 2027. D’après le CMF, les candidats intéressés ont jusqu’au 11 novembre 2026 à 17h pour déposer leur dossier.

Le poste est ouvert aux profils titulaires d’un diplôme universitaire de niveau bac+4 au minimum en finance, économie, comptabilité ou gestion des risques, et justifiant d’au moins dix ans d’expérience professionnelle dans le secteur financier. Les candidats doivent également répondre aux exigences réglementaires en matière d’indépendance, d’intégrité et d’absence de conflits d’intérêts avec la banque.

Le dossier de candidature doit comprendre une demande motivée adressée au président du Conseil d’administration, un CV conforme au modèle fourni, une fiche signalétique, une déclaration sur l’honneur légalisée, une copie conforme de la carte d’identité nationale, un extrait du bulletin n° 3 datant de moins de trois mois ainsi que les justificatifs des diplômes et de l’expérience professionnelle.

Les candidatures doivent être transmises sous enveloppe scellée, soit par lettre recommandée avec accusé de réception, soit par dépôt direct contre récépissé, au Centre d’Affaires de Wifak Bank, situé dans la zone d’activités Kheireddine, au Lac III, à Tunis. Le dossier doit parvenir à la banque au plus tard le mercredi 11 novembre 2026 à 17h. Tout dossier incomplet ou reçu hors délai sera écarté.

La sélection sera assurée par le Comité de nomination et de rémunération de la banque. La nomination devra ensuite être arrêtée par le Conseil d’administration, soumise aux approbations réglementaires de la Banque centrale de Tunisie et du Conseil du marché financier, puis présentée à la prochaine Assemblée générale ordinaire pour ratification.

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Dachser célèbre 40 ans d’activité en Tunisie

Présent en Tunisie depuis 1986, Dachser célèbre cette année 40 ans d’investissements et d’accompagnement des industriels tunisiens dans leurs échanges internationaux. Forte d’un ancrage local historique et connectée à l’un des principaux réseaux logistiques intégrés au monde, l’entreprise annonce à cette occasion un projet de construction d’un nouveau site dans la région de Sousse afin de soutenir la croissance des exportations tunisiennes. 

Il y a quarante ans, Dachser faisait le choix d’investir durablement en Tunisie pour accompagner les flux commerciaux entre le pays et l’Europe.

Depuis, Dachser Tunisie a développé sa présence et ses activités de transport dans le pays pour répondre à l’évolution des besoins des industriels tunisiens et soutenir leur développement à l’international.

Les ouvertures des agences de Radès, près de Tunis, en 1996 et de Bennane, près de Monastir, en 1999 ont marqué les premières étapes de cette expansion. L’entreprise a ensuite élargi ses activités aux transports aérien et maritime, ainsi qu’au transport national, en s’appuyant sur des processus de qualité certifiés ISO 9001.

Dachser Tunisie a construit au fil des années une offre complète de services couvrant l’ensemble de la chaîne logistique. Aujourd’hui, l’entreprise s’appuie sur 136 collaborateurs, deux sites interconnectés et 15 000 m² de surfaces sous douane pour accompagner les acteurs des secteurs automobile, aéronautique, électronique, santé et textile.

«Dachser joue un rôle clé dans l’évolution du secteur des transports et de la logistique en Tunisie. Nous sommes ravis d’avoir contribué, depuis 40 ans, à renforcer la compétitivité de nos partenaires industriels tunisiens sur le marché mondial», a déclaré Frédéric Diot , Country Manager Dachser Tunisie.

40 ans d’ouverture de la Tunisie vers les marchés internationaux

Cette année anniversaire illustre également la transformation du rôle logistique de Dachser en Tunisie. D’une activité initialement centrée sur les échanges routiers avec la France, l’entreprise est devenue un prestataire majeur de solutions logistiques internationales.

Aujourd’hui, les entreprises tunisiennes bénéficient d’un accès direct aux réseaux mondiaux de Dachser, qui compte près de 400 agences dans plus de 40 pays.

Dachser Road Logistics : la Tunisie connectée à l’Europe

Lors du lancement de son activité Road Logistics, Dachser assurait une liaison routière avec la France. Quarante ans plus tard, les exportateurs et importateurs tunisiens disposent de départs réguliers vers et depuis 35 pays européens grâce au réseau de groupage Dachser et à ses gateways européennes.

Cette organisation permet de relier la Tunisie aux principaux centres industriels et de consommation européens avec des solutions fiables, fréquentes et optimisées.

Dachser Air& Sea Logistics : relier les continents

En 1999, Dachser Tunisie a élargi son offre avec le lancement de l’activité Air & Sea Logistics, dédiée au transport aérien et maritime intercontinental. Adossée au réseau mondial Dachser, elle permet aujourd’hui de connecter la Tunisie aux grands bassins économiques mondiaux.

Aujourd’hui, Dachser Tunisie propose des services réguliers de groupage maritime depuis et vers l’Asie, la Turquie et les Amériques, ainsi que des solutions combinées rail-route depuis et vers la Chine et aérien-route depuis et vers les Amériques, l’Asie et le Moyen-Orient. Ces offres door to door répondent aux exigences des industriels en matière de fiabilité, de délais et de flexibilité.

Un nouvel investissement pour accompagner la croissance de l’industrie tunisienne

Fidèle à sa stratégie de développement à long terme, Dachser poursuit ses investissements en Tunisie. Après avoir consacré deux millions d’euros en 2025 à la modernisation de son système informatique et à l’extension de ses capacités opérationnelles, l’entreprise prévoit d’investir dans la construction d’un nouveau site de 6 000 m² dans la région de Sousse. Cette nouvelle implantation renforcera le maillage territorial de Dachser et rapprochera davantage ses services des principaux bassins industriels du pays.

«La Tunisie dispose d’un tissu industriel dynamique et fortement tourné vers l’export. Avec ce nouvel investissement, nous réaffirmons notre confiance dans son potentiel et notre volonté d’accompagner durablement sa croissance», conclut Frédéric Diot.

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Le CETTEX inaugure une unité de production numérique à Monastir

Le Centre technique du textile (CETTEX) a inauguré, mercredi 21 octobre, une unité de production pilote numérique à Monastir. Selon communiqué du ministère de l’Industrie, équipée des technologies japonaises JUKI DX Pilot Line, elle vise à améliorer la qualité et la productivité des entreprises textiles.

Réalisé avec le soutien de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), le projet s’inscrit dans le programme de coopération tuniso-japonais 2024-2028. Il repose notamment sur le “Kaizen numérique”, qui permet de suivre en temps réel la production et la qualité.

Cette unité doit également accompagner les PME dans l’adoption de solutions technologiques et de méthodes de travail plus performantes

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Le 30 octobre, dernier délai pour l’appel à candidature de Sotuver

La Société Tunisienne de Verreries (Sotuver) a lancé un appel à candidature pour désigner un administrateur représentant les actionnaires minoritaires au titre du mandat 2026-2028.

D’après communiqué, les candidats doivent justifier d’un diplôme de niveau maîtrise ou équivalent et d’au moins dix ans d’expérience en gestion d’entreprises. Ils doivent également satisfaire aux critères d’éligibilité et d’indépendance prévus par la réglementation.

Les dossiers doivent être déposés au siège de SOTUVER, à Djebel Oust, ou envoyés par courrier recommandé. La date limite est fixée au 30 octobre 2026 à 16h30. Le candidat retenu sera élu par les actionnaires minoritaires, puis soumis à la ratification de l’Assemblée générale ordinaire.

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Un client français dans le secteur médical fait le bonheur de Telnet Holding

Les indicateurs d’activité consolidés jusqu’à fin septembre 2026 de Telnet Holding montrent une légère hausse de 2,1 % des produits d’exploitation à 63,292 MTND. La structure des revenus a évolué. Le pôle Recherche et Développement en ingénierie produit représente désormais 83,2 % des produits d’exploitation contre 76,8 % une année auparavant. 

Cette prédominance est portée par un nouveau client français opérant dans le secteur médical, dont l’apport a permis d’améliorer le ratio d’EBITDA du groupe.

En parallèle, les autres activités ont reculé. Le pôle Services PLM et intégration réseaux a enregistré une baisse de 28,1 %, à 6,080 MTND. Le pôle Nouvelles Technologies de l’Espace a suivi la même tendance, affichant un repli de 23,1 %, à 4,561 MTND. Ce montant correspond à la constatation des produits relatifs à des prestations livrées dans le cadre d’un contrat global stratégique conclu avec un pays africain.

La marge d’EBITDA s’est établie à 17,34 % sur neuf mois contre 14,13 % un an plus tôt. Cette amélioration s’explique par la baisse des charges d’exploitation, qui ont reculé de 1,8 %, à 52,315 MTND, en parallèle à la progression des produits.

Les charges de personnel ont augmenté de 5,7 % à 40,556 MTND, mais les autres charges d’exploitation ont baissé de 13,1 % à 10,511 MTND. Le groupe gagne en efficacité opérationnelle grâce à la nature de son activité R&D, plus rentable que les services d’intégration.

Telnet Holding tient globalement le cap. Avec un rendement annuel supérieur à 81,5 % depuis le début de l’année, le titre est l’un des meilleurs placements depuis le début de l’année.

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R. STAHL s’installe en Tunisie et mise sur les talents locaux

La Tunisie attire un nouvel acteur industriel allemand. Le groupe R. STAHL, spécialisé dans les équipements de protection contre les explosions, a inauguré le 12 octobre 2026 son nouveau bureau au Kram, dans le Grand Tunis. Son ambition? Faire appel aux compétences tunisiennes pour donner un coup d’accélérateur à ses activités numériques.

Source: AHK tunisie.

Fondé en 1876, le groupe allemand fournit des équipements électriques, des systèmes de commande et des solutions d’automatisation destinés aux environnements industriels à risque, notamment dans les secteurs de la chimie et des hydrocarbures. Avec cette nouvelle implantation, R. STAHL entend étoffer ses capacités de développement logiciel et renforcer son offre de services numériques.

À Tunis, une première équipe est déjà à pied d’œuvre. Elle contribuera notamment au développement de logiciels et au déploiement de solutions en mode Software-as-a-Service (SaaS), qui permettent aux utilisateurs d’accéder à des applications en ligne. Pour le groupe, l’enjeu est de faire davantage de place au numérique dans ses activités, tout en tirant parti du savoir-faire des ingénieurs et développeurs tunisiens.

Ce choix met en lumière un autre atout de la Tunisie, à savoir, ses compétences technologiques. Au-delà de son rôle de bureau de développement, le site pourrait, à terme, prendre de l’ampleur et évoluer vers un centre de services partagés. Une perspective qui reste à concrétiser, mais qui ouvre la voie à un élargissement des missions confiées aux équipes locales.

L’AHK Tunisie, qui accompagne les entreprises allemandes dans leur développement dans le pays, a salué cette nouvelle étape. Un accord d’adhésion entre la chambre et R. STAHL a également été signé lors de l’inauguration.

Avec cette implantation, R. STAHL ajoute une nouvelle corde à son arc en s’appuyant sur les talents tunisiens pour accompagner son virage numérique.  

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A travers Rima Hassan, la France cherche-t-elle à museler la voix de la Palestine ?  

Le parquet de Paris a requis, mardi 20 octobre 2026, dix mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité contre l’eurodéputée de La France insoumise, poursuivie pour apologie du terrorisme. À l’origine de l’affaire, une publication sur X citant Kozo Okamoto, l’un des auteurs de l’attentat de 1972 à l’aéroport de Lod, en Israël. Les réquisitions ont provoqué une réaction virulente de Jean-Luc Mélenchon, qui dénonce un abus de pouvoir et met en cause le gouvernement. Le jugement est attendu le 30 novembre.

Djamal Guettala

Le parquet de Paris a demandé dix mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité contre Rima Hassan, jugée depuis lundi 19 octobre devant la 10e chambre correctionnelle de Paris. L’eurodéputée de LFI est poursuivie pour apologie du terrorisme à la suite d’un message publié sur X le 26 mars, puis supprimé.

La publication reprenait une citation attribuée à Kozo Okamoto, membre de l’Armée rouge japonaise et l’un des trois auteurs de l’attentat commis le 30 mai 1972 à l’aéroport de Lod, près de Tel-Aviv. L’attaque avait fait 26 morts et environ 80 blessés.

Le message relayé par Rima Hassan indiquait : «J’ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu’il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir.»

Pour le ministère public, la publication ne peut être dissociée de la participation d’Okamoto à cet attentat. Le parquet estime qu’en reprenant ces propos sans prendre ses distances avec leur auteur, l’eurodéputée a contribué à banaliser le massacre et à valoriser celui qui l’a commis. Il a écarté l’idée d’une instrumentalisation des poursuites en raison de ses opinions politiques.

Mélenchon dénonce un abus de pouvoir

Les réquisitions ont suscité une réaction immédiate de Jean-Luc Mélenchon. Sur X, le fondateur de LFI a dénoncé ce qu’il considère comme une procédure abusive et accusé la «Macronie» de se montrer servile envers Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien.

Cette réaction inscrit le procès dans la confrontation politique autour de la guerre à Gaza et des prises de position de Rima Hassan sur la Palestine. Pour le dirigeant insoumis, les poursuites visent une élue dont les interventions dérangent le pouvoir. Cette lecture est contestée par le ministère public, qui affirme que l’affaire porte sur le contenu d’une publication et non sur les opinions politiques de son auteure.

Lors de l’audience du lundi 19 octobre, Rima Hassan avait elle-même dénoncé une «tentative d’intimidation» et une volonté de «mise sous silence d’une élue de l’opposition». Elle avait ensuite choisi d’exercer son droit au silence. Son avocat, Vincent Brengarth, conteste également la procédure et estime que la liberté d’expression de sa cliente est en jeu.

Une décision attendue le 30 novembre

Au-delà de l’affrontement entre LFI et le parquet, le tribunal doit déterminer si le message publié répond aux critères juridiques de l’apologie du terrorisme. La question est précise : il ne s’agit pas de juger la défense des droits des Palestiniens en général, mais d’apprécier la portée d’une citation attribuée à un homme impliqué dans un attentat meurtrier.

La distinction est importante. La défense d’une cause politique ne constitue pas en elle-même une apologie du terrorisme. Mais la référence à cette cause ne suffit pas non plus à soustraire une publication à l’examen de la justice, estime l’accusation, qui n’aurait sans doute pas utilisé ce même argument si l’auteur du poste n’était pas connu pour ses positions propalestiniennes. C’est une justice sur-mesure ou à la tête du client, disent les soutiens de la Palestinienne, qui se trouve ainsi entraînée dans une casuistique consistant à apprécier les termes employés dans une simple citation, leur auteur, leur contexte, leur signification et quoi encore.

Rima Hassan encoure jusqu’à sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende. Les peines demandées par le parquet ne constituent pas une condamnation. Le tribunal rendra sa décision le 30 novembre, date à laquelle les arguments des parties seront confrontés à l’appréciation judiciaire des faits.

D’ici là, l’affaire continuera vraisemblablement d’alimenter les débats sur la limite de la liberté d’expression au supposé pays des droits de l’homme et le traitement politique des prises de position sur le conflit israélo-palestinien, souvent biaisé par des partis-pris pro-israéliens flagrants.

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Morale à géométrie variable dans la presse suisse

Ce qui est arrivé à Amal Mekki, ex-responsable de la rédaction arabe de SwissInfo, évoqué dans notre article ‘‘Affaire Amal Mekki: quand l’origine d’une journaliste devient un sujet de controverse’’, «est profondément troublant et soulève de sérieuses questions déontologiques», a commenté un journaliste arabe basé en Suisse sous couvert d’anonymat.

La journaliste tunisienne a perdu son emploi après que son traitement de la guerre à Gaza a fait l’objet de la critique tendancieuse d’un journaliste israélien. La direction de la SSR, un groupe de presse jusque-là réputé pour sa rigueur professionnelle et son irréprochable déontologie, n’a pas reproché des erreurs factuelles ou professionnelles à Amal Mekki, dont les articles étaient justes, documentés et équilibrés. Ce qu’on lui a reproché c’est en quelque sorte son origine arabo-musulmane et ses positions pro-palestiniennes exprimées sur les réseaux sociaux avant même son entrée dans le groupe d’information suisse.

«Cette histoire révèle le climat de peur qui semble régner dans une partie de la presse suisse», souligne notre confrère. Et ajoute : «Le silence de la presse suisse est sidérant ! Ici, dès qu’on aborde la question d’Israël, beaucoup semblent tétanisés à l’idée d’être accusés d’antisémitisme. Il faut pourtant pouvoir interroger les pratiques journalistiques et les rapports de pouvoir sans que toute critique soit immédiatement disqualifiée.»

Interrogé sur les réactions suscitées par cette affaire chez les journalistes suisses, notre interlocuteur a enchaîné : «Beaucoup d’entre eux ont exprimé leur étonnement face à cette affaire et aux pratiques douteuses au sein de Swissinfo, mais ils se sont gardés de le faire publiquement, de crainte de subir le sort de leur consœur tunisienne. Mais pourquoi tant de prudence, voire de peur ? Et pourquoi ce silence du Syndicat suisse des mass media (SSM) ? Beaucoup de nos confrères hésitent encore à afficher publiquement leur soutien à Amal Mekki, par crainte des conséquences ou par manque de courage. On ne peut s’empêcher de se demander si les réactions auraient été les mêmes si elle n’était pas arabe. D’autant plus que, selon les éléments rapportés dans cette affaire, son rédacteur en chef lui aurait demandé de se faire passer pour juive. Pourquoi cette humanité à deux vitesses, cette morale à géométrie variable dans la presse suisse ? Les principes de justice, de solidarité et de dignité humaine ne devraient connaître ni frontières ni origines. Défendre une journaliste face à des pratiques potentiellement contraires à l’éthique ne devrait jamais dépendre de son origine ni du sujet sur lequel elle travaille.»

Il convient, cependant, de rappeler que ce climat vénéneux, entretenu par les lobbys pro-israéliens, n’est pas spécifique à la Suisse. Il est pire en France, en Allemagne et dans d’autres pays de l’Union européenne, où il n’est pas facile d’être un journaliste arabe ou musulman ou même seulement de critiquer Israël, quand bien même il commettrait un génocide condamné par la communauté internationale. Ceux qui l’ont fait, pour être en cohérence avec leurs principes et en paix avec leur conscience, dont plusieurs intellectuels de haut niveau, se sont trouvés, du jour au lendemain, carrément interdits d’antennes et de plateaux. C’est la démocratie occidentale dans toute sa splendeur !

Latif Belhedi

 

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Voyage : 10 bonnes raisons de découvrir Bodrum en Türkiye en passant par Istanbul

Au départ de la Tunisie, les voyages vers la Türkiye sont trop souvent axés sur Istanbul, porte d’entrée de la destination. Mais le fait est que ce pays a bien plus à offrir, comme notamment la région de Bodrum située dans sa partie sud. Visite guidée en 10 étapes de cette célèbre station balnéaire égéenne de Muğla pour un voyage à confectionner en individuel.

1 – Liaisons aériennes directes fréquentes en vols intérieurs:

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S’il est vrai que tous les vols au départ de Tunis ont pour destination Istanbul, les vols intérieurs vers Bodrum sont nombreux et les correspondances rapides. Plusieurs liaisons quotidiennes de la compagnie Turkish Airlines permettent en effet de relier Bodrum en moins d’une heure de vol.

L’aéroport Milas-Bodrum est un aéroport à taille humaine particulièrement fluide dans la gestion des passagers. Il a d’ailleurs été récompensé par l’ACI (Conseil international des aéroports) en 2024 qui lui a décerné le trophée Airport Service Quality Award de l’année. Il se trouve à moins d’une quarantaine de km de la ville desservie par bus ou taxis.

2 – L’embarras du choix en matière d’hébergement

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The Marmara Hotel à Bodrum.

Bodrum et sa presqu’île disposent d’une capacité de 80.000 lits entre hôtels et autres catégories de résidence. La région tout entière de Muğla compte 230.000 lits. Un chiffre en plein boom puisqu’il n’était que de 80.000 il y a de cela 4 ans. Mais ce qu’il est important de signaler, c’est aussi et surtout le standing de ces hôtels qui sont souvent de catégorie 5 étoiles (plus d’une trentaine dans la ville, une soixantaine dans toute la région).

Cette présence significative d’établissements haut de gamme illustre clairement l’orientation de la destination vers un tourisme glamour. Car oui, Bodrum veut se positionner comme destination de luxe au bord de la Mer Egée, mais pas seulement.

C’est d’abord aujourd’hui l’un des lieux de villégiature préférés des Turcs qui y possèdent des résidences secondaires en nombre. On voit d’ailleurs ces dernières implantées sur les flancs des différentes collines qui surplombent la ville, toutes orientées vers cette mer qui semble irrésistiblement attirante et dont les eaux portent l’empreinte d’une histoire millénaire, nourrie de légendes et de mythologie.

La majorité des hôtels est d’ailleurs implantée sur ses rivages ou bénéficie d’une situation privilégiée offrant une vue imprenable sur ses eaux limpides et tranquilles. Sauf que l’expérience touristique de Bodrum ne repose pas sur la baignade au bord de plages de sable fin, mais sur un environnement qui favorise le repos, la quiétude et le sentiment de plénitude. Même s’il existe quelques coins tranquilles dédiés à la baignade tels que Mazı, Kızılağaç ou encore Güvercinlik.

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Vue de Bodrum en contrebas au petit matin à partir d’un hôtel situé sur les flancs de l’une des collines de la ville.

3 – Un centre ville pétillant de vie

Cette cité de 200.000 habitants voit sa population multipliée par 5 durant la saison été. C’est dire son rayonnement touristique, qu’il soit national ou international. Car Bodrum, c’est un ensemble d’attraits à plusieurs niveaux. La ville en elle-même compte plusieurs sites historiques. Elle accueille également une marina imposante et d’innombrables lieux où il fait bon flâner.

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Le centre ville de Bodrum.

4 – Un paradis pour le shopping

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L’une des entrées du bazar du centre historique de Bodrum (Çarşı) : un ensemble de ruelles commerçantes proches du château et de la marina.

Et en parlant d’achats justement, la ville est un véritable paradis pour les amateurs de shopping. Partout des échoppes en tous genres proposent ici des articles de souvenirs artisanaux locaux qu’on ne peut pas s’empêcher d’acheter et là de la maroquinerie pour tous les goûts et tous les budgets, du textile, des bijoux… De quoi combler les envies même les plus insatiables dans les ruelles touristiques de la cité mais aussi et surtout dans les dédales ombragées de son bazar et ses centaines de commerces.

5 – Un patrimoine d’une grande richesse

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Le château de Bodrum, édifice emblématique du XVe siècle qui abrite aujourd’hui le Musée d’archéologie sous-marine.

C’est un vestige de l’histoire pour le moins impressionnant: le château de Bodrum, situé en plein cœur de la ville, en bord de mer, est certainement la pièce maîtresse de l’offre culturelle de la cité. A l’intérieur, de nombreux espaces de grandes valeurs avec des monuments d’époque, notamment une église transformée en mosquée, mais aussi et surtout un musée archéologique qui recèle de collections variées, riche d’objets de différentes époques.

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L’épave de l’Uluburun découverte dans les années 80 qui remonterait au 14e siècle avant J.C.

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Des moulins à vent remontant au 18e siècle jalousement conservés. Ils étaient destinés à fabriquer de la farine et ont été utilisés jusqu’au début des années 70.

6 – L’ouverture sur la Mer Egée

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La plaisance y occupe également une place stratégique en tant que produit touristique. Sa marina accueille de nombreux bateaux et yachts de luxe, aussi bien pour l’hivernage que pour l’accostage. À la belle saison, ces embarcations reprennent la mer et se dispersent dans les nombreuses criques de la péninsule en quête de parenthèse hors du temps.

Dans le port, les goélettes traditionnelles invitent à découvrir le littoral au fil de sorties en mer et d’excursions. Ici, la mer est bien plus qu’un décor : elle est le cœur de l’offre touristique, autour de laquelle s’organisent une grande partie des activités. Dans l’autre port, les grands bateaux de croisières viennent également y jeter l’ancre pour faire profiter leurs passagers le temps d’une escale des plaisirs de la ville.

À moins d’une heure de navigation, l’île grecque de Kos se dessine nettement à l’horizon. Cette proximité favorise les échanges entre les deux rives : des visiteurs grecs rejoignent régulièrement Bodrum, notamment pour y faire leurs achats.

7 – L’art de bien manger

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Tout au long de l’artère qui longe la marina, une succession de restaurants invite à s’attabler sur des terrasses ombragées, pour savourer une cuisine aux accents variés. En entrées, les incontournables meze turcs traditionnels auxquels s’ajoutent les spécialités locales telles que le « çökertme kebabı », un plat emblématique associant des pommes de terre croustillantes, une viande tendre et du yaourt, mais aussi poissons et produits de la mer d’une fraîcheur appréciable. Car en Türkiye, l’art de la table est avant tout une institution.

L’autre produit phare de la région, c’est aussi l’huile d’olive dont la région peut s’enorgueillir. 5e exportateur mondial, le pays est incontestablement une référence dans le domaine.

Pour les voyageurs, à quelques encablures de la ville, une escale chez Eminem’s OliveMill s’impose. Il s’agit d’un espace culturel et touristique qui produit sa propre huile d’olive, Oro di Milas, primée à l’échelle nationale et internationale dans de nombreux concours et que l’on peut déguster sur place et acheter, aux côtés de produits dérivés. Le centre fait également office de restaurant où l’on peut déguster des spécialités locales, bien évidemment accompagnées de ce fameux nectar doré.

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Eminem’s OliveMill

8 – Visiter les sites environnants

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Entrée du Musée de Milas.

Pour enrichir son séjour à Bodrum, une visite des villes et villages environnants permet d’approfondir l’expérience du voyage et s’imprégner de la diversité historique et culturelle de la région.

A une heure de route environ, Milas est une cité qui compte pas moins de 27 sites historiques et archéologiques majeurs.

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Site archéologique de Milas

On y aurait retrouvé des traces de présence humaine remontant à 7000 ans. Mais ce sont aussi et surtout des témoignages d’une activité riche à partir du 4e siècle qui ont été regroupés au sein d’un musée qui compte à la fois une maison traditionnelle (qui reproduit des scènes de la vie quotidienne avec des reconstitutions intéressantes) et également un musée du tapis et des tissages qui compte plusieurs salles thématiques. Ouvert de 8h30 à 19h00 (entrée: 3 euros).

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Maisons datant du 19e siècle.

On pourra également visiter en ville une ancienne auberge ou caravansérail aujourd’hui reconvertie en ateliers pour les petits artisans de la ville.

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L’auberge Cöllüoglun Hani de Milas date de 1710.

Arrêt à Iasos

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C’est à la fois un site archéologique et un petit village paisible de pêcheurs niché au fond d’une crique. Iasos remonte au 4e siècle avant J.C. Site gréco-romain, il comprend les vestiges des différentes composantes des sites de cette époque: agora, théâtre, acropole, sanctuaire mais aussi des mosaïques diverses. Il est ouvert de 8h30 à 17h30. L’accès est gratuit.

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Le petit port de Iasos au bord duquel il fait bon siroter un thé ou café turc.

9-  Yalıkavak, escale Jet Set

Sa marina accueille certainement l’une des plus grandes concentrations de yachts de luxe dans la région. Yalikavak est surnommée le Saint Tropez turc. Ce village de pêcheur d’éponges à l’origine est désormais une formidable destination pour le tourisme de plaisance. Tout autour s’est naturellement créée une économie en conséquence avec notamment des magasins de marques de luxe.

La marina est élue Meilleure marina de superyachts au monde.

La visite peut se faire en fin de journée pour y admirer un coucher de soleil romantique avant de passer à table dans l’un des restaurants de standing dont plusieurs figurent au Guide Michelin.

10 – Istanbul, porte d’entrée de la Türkiye

Tout voyage pour la Türkiye doit évidemment comporter une escale à Istanbul, qu’elle soit à l’aller ou au retour d’une virée à l’intérieur du pays. Car Istanbul est unique, une ville comme nulle part ailleurs dans le monde. Une cité qui vit à 100 à l’heure et qui se vit avec une grande émotion. Ses grands classiques touristiques sont bien évidemment les incontournables sans lesquels on ne peut prétendre connaître la cité: ses mosquées, en tête desquelles Sainte-Sophie et Sultan Ahmet, mais aussi l’hippodrome avec ses composantes, le vieux Bazaar (ci-dessous) et ses milliers d’échoppes, la Tour Galata, etc.

Mais il est un lieu que peu de Tunisiens connaissent car rarement inscrit dans les programmes des visites faites par les agences de voyages, mais qui, pourtant, est d’une richesse historique exceptionnelle et témoigne du génie romain puis byzantin de l’époque: il s’agit de la citerne basilique (Yerebatan Sarnıcıqui en turc), gigantesque citerne souterraine de Constantinople parfaitement conservée et qui peut se visiter.

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La Citerne Basilique mesure 138 × 64,6 m, et sa capacité est estimée à 78 000 m3

La question qui se pose souvent est : combien de temps faut-il pour visiter la Türkiye ? La réponse n’est certes pas évidente car elle dépend des attentes de chacun. Une semaine à 10 jours à Bodrum constitue probablement le format idéal permettant à la fois de se reposer et de découvrir les environs et s’imprégner de la culture et de l’histoire de la région. On pourrait y rajouter 3 jours pour Istanbul. Et plus si nécessaire car la Türkiye est un pays qui ne se livre jamais au premier regard et qu’il faut explorer jusque dans ses replis les plus secrets.

Reportage: Hédi HAMDI

 

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Moi Président(e)… Fatima-Ezzahra Benomar : « Je supprimerais le 49.3 »

Face aux inégalités, la militante Fatima-Ezzahra Benomar ne croit guère aux demi-mesures. Travail précaire, discriminations, rente immobilière…Elle s’attaquerait aux mécanismes qui, selon elle, entretiennent les écarts sociaux.   En bref Fatima-Ezzahra Benomar propose l’abolition de la prison. Elle dénonce les…

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Un nouveau groupe allemand de 130 ans d’expérience veut s’implanter en Tunisie

Le groupe industriel allemand Scherdel poursuit son exploration du marché tunisien. Une délégation de l’entreprise a rencontré, le 19 octobre 2026, Jalel Tebib, DG de Fipa, pour examiner les possibilités d’implantation et d’investissement dans le pays.

Conduite par Marcus Bach, associé-gérant du groupe, et accompagnée de Mariem Bougabrine, chargée des projets DEinternational à la Chambre tuniso-allemande de l’industrie et du commerce (AHK), cette visite constitue une deuxième démarche de prospection après un premier déplacement en janvier 2026.

Selon la Fipa, Scherdel souhaite approfondir son évaluation de l’environnement économique tunisien, notamment les compétences disponibles sur le marché local ainsi que les incitations et avantages proposés aux investisseurs étrangers.

Fondé il y a 130 ans, le groupe emploie plus de 7 000 personnes à travers 35 sites de production et de recherche et développement. Ses activités couvrent plusieurs domaines industriels, dont les technologies de formage, d’assemblage et de jonction, les traitements de surface ainsi que la fabrication de machines, d’outils et d’équipements.

À ce stade, aucune décision d’implantation en Tunisie ni aucun montant d’investissement n’ont été annoncés. Cette nouvelle visite marque néanmoins la poursuite des démarches du groupe allemand pour évaluer les possibilités offertes par le marché tunisien.

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Sociétés cotées: dernier délai ce 20 octobre pour publier les indicateurs du troisième trimestre

Dernier délai ce mardi 20 octobre pour les sociétés cotées à la Bourse de Tunis. Elles doivent communiquer leurs indicateurs d’activité pour les 9 premiers mois de 2026, avec une exigence qui dépasse la simple publication des chiffres: expliquer les évolutions marquantes de leur activité.

Le Conseil du Marché Financier (CMF) attend notamment des commentaires permettant de comprendre les variations significatives enregistrées depuis le début de l’année. Une hausse du chiffre d’affaires, un recul des ventes ou un changement notable de la situation d’une entreprise doivent pouvoir être éclairés par des éléments précis, conformément à l’article 44 bis du règlement du CMF.

La publication de ces données répond à une obligation prévue par l’article 21 de la loi n° 94-117 du 14 novembre 1994 relative à la réorganisation du marché financier. Chaque société doit présenter ses indicateurs selon le modèle correspondant à son secteur d’activité.

À travers ce rappel, le régulateur souligne l’importance d’une information financière complète et compréhensible pour les investisseurs. Les sociétés qui ne respecteraient pas leurs obligations s’exposent à des mesures relevant des pouvoirs du CMF.

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Manifestations du 17 octobre : plus de 2 000 personnes placées en garde à vue

Selon les derniers chiffres du gouvernement, plus de 2 000 personnes ont été placées en garde à vue durant ce week-end de manifestations, puis de pillages. En bref 2 331 gardes à vue ont été enregistrées durant le week-end, selon…

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Imen Bakhti, fondatrice de La Seine: “Nous plaçons la barre très haut”

En dix ans, La Seine a transformé une niche que l’on disait sans avenir, la pâtisserie sans gluten, sans sucre ou sans lactose, en une affaire de méthode. Sa fondatrice, lauréate du Prix agroalimentaire des Trophées Femmes Entrepreneures de Tunisie 2025, mise désormais sur le B2B inclusif et prépare le passage à l’échelle, de la Tunisie aux marchés africains.

Au bout de chaque buffet, il y a quelqu’un qui ne mange pas. Il se sert un café, sourit devant les plateaux de mignardises et laisse passer son tour. Personne n’y prête attention. Il est cœliaque, diabétique, intolérant au lactose, vegan, ou il a simplement décidé que son corps méritait mieux qu’une viennoiserie industrielle à dix heures du matin. Dans une salle de séminaire, ils sont plus nombreux qu’on ne l’imagine. C’est pour ce convive silencieux, celui que la fête oublie, qu’Imen Bakhti a créé La Seine il y a dix ans. L’idée avait tout d’un pari. Le rayon «sans» se résumait alors, en Tunisie, à quelques produits importés, industriels, chers et rarement bons. Proposer une pâtisserie locale capable de réconcilier gourmandise et contraintes alimentaires relevait, pour beaucoup, de l’oxymore. On le lui a fait savoir. «Le “ça ne va pas marcher”, c’est ce qui m’a toujours motivée», dit-elle aujourd’hui. La spécialité était neuve, la demande existait déjà: elle se cachait dans les habitudes de ceux qui avaient fini par renoncer. Ce qui passait pour une coquetterie de clientèle aisée est devenu une question de santé publique autant que de mode de vie. L’Organisation mondiale de la santé recommande de ramener les sucres libres sous la barre de 10% de l’apport énergétique quotidien. La maladie cœliaque, longtemps sous-diagnostiquée, toucherait environ 1% de la population mondiale. Il faut y ajouter les intolérances, les choix vegan et une génération de consommateurs qui lit une étiquette comme on relit un contrat. Le vocabulaire a changé: on ne parle plus de régime, on parle de choix. Pouvoir décider de ce que l’on mange selon ses besoins, sans en faire une punition, c’est précisément la conviction qui a présidé à la naissance de l’entreprise. «C’était un challenge, une conviction », résume sa fondatrice. Dans la bouche d’Imen Bakhti, pourtant, le mot qui revient le plus souvent, c’est plaisir gustatif. Son métier, tel qu’elle le conçoit, consiste à rendre ce plaisir à ceux qui l’ont perdu, sans leur demander de choisir entre leur santé et la joie d’un dessert partagé. Dans ce métier, pourtant, la bonne intention ne pèse rien sans la rigueur. Un gâteau sans gluten effleuré par une pincée de farine n’est pas un gâteau «presque» sans gluten: c’est un produit dangereux pour celui qui le mange. Ingénieure de formation, passée par le génie biologique, Imen Bakhti a intégré très tôt ce que l’hygiène, les process et la recherche-développement imposent. La Seine s’est dotée de deux unités de production séparées: l’une entièrement dédiée au sans-gluten, l’autre aux recettes contenant des sources de gluten. La frontière est physique, et elle n’est pas négociable. Environ 90% des matières premières sont d’origine locale, et la chaîne entière, du choix des fournisseurs à la livraison, obéit à la même exigence. «Nos produits sont safe, la logistique est sécurisée pour offrir des produits dignes du sans-gluten», insiste-t-elle. La maison pousse la logique jusqu’à communiquer à ses clients et partenaires la liste complète des ingrédients utilisés, et réinjecte leurs retours dans l’évolution de la gamme.

Le B2B, un bien-être à partager

C’est cette rigueur qui a ouvert à La Seine la porte des entreprises. Début 2017, une première commande B2B, particulièrement technique et entièrement sur mesure, lui donne l’occasion de faire ses preuves en tant que référence dans le savoir-faire diététique. Les demandes n’ont plus cessé depuis: restaurants, hôtels, épiceries fines, ambassades, sociétés savantes et même des pâtisseries traditionnelles qui lui confient certains produits plutôt que de les fabriquer elles-mêmes. Le raisonnement de ces clients est celui de tout gestionnaire face à un risque qu’il ne maîtrise pas: faire ou faire faire. Produire du sans-gluten sécurisé suppose des lignes dédiées, des procédures de nettoyage, une traçabilité fine, bref un savoir-faire que peu d’établissements possèdent. Un hôtel qui improvise le dessert d’un client cœliaque joue sa réputation sur une assiette. Il préfère s’adosser à un spécialiste qui en porte la garantie. L’événementiel d’entreprise pousse la logique plus loin. Un séminaire, un conseil d’administration, une réception de partenaires ou une journée clients sont autant de moments où l’hospitalité dit quelque chose de la maison qui reçoit. Prévoir, à côté des douceurs classiques, une offre sans gluten, sans sucre ajouté ou vegan, c’est rendre visible une attention que les collaborateurs remarquent: personne n’est plus assigné à un dessert pendant que les autres se servent. Pour les partenaires et les invités, le message est celui d’une organisation qui connaît ses convives. Pour l’entreprise cliente, la proposition de valeur se lit à trois niveaux. Elle rend d’abord ses événements réellement inclusifs, puisque chaque convive, quelles que soient ses contraintes, partage le même moment que les autres. Elle envoie ensuite un signal: mettre une offre saine sur la table, c’est dire sans discours que la santé de ceux que l’on reçoit compte, et faire du soin de soi une part de la culture maison. Elle offre enfin un bien-être très concret à ses collaborateurs comme à ses invités. Une pause gourmande qui ne se solde pas par un coup de fatigue une heure plus tard renvoie en réunion des équipes plus disponibles, plus concentrées et, au bout du compte, plus productives. La qualité de vie et le bien-être au travail se jouent aussi dans ces détails, plus sûrement que dans bien des chartes. «Nous sommes flexibles et La Seine s’adapte à ses clients grâce à ses solutions sur mesure», explique Imen Bakhti.

Grandir sans rien lâcher

La croissance a imposé sa propre discipline. Avec le volume, la gestion du planning, des stocks, des priorités et de la logistique est devenue le nerf de la guerre. «Ce qui a fait toute la différence, c’est le planning, la gestion, les process, la gestion des priorités, la gestion de nos stocks et la logistique», estime la fondatrice. Les points de vente ont été pensés chacun selon sa clientèle, avec une offre et un fonctionnement adaptés. Celui de La Marsa, préparé en pleine crise sanitaire et ouvert en 2022, a été maintenu contre vents et marées, entre inflation et pénuries. L’entreprise a ensuite choisi de bien préparer son expansion pour consolider ses fondations, un réflexe que bien des PME en croissance négligent. La prochaine étape est celle du changement d’échelle. L’unité de production va s’agrandir, les équipes et le réseau de points de vente aussi. En Tunisie, La Seine vise Sousse, Sfax et Bizerte, pour répondre à une demande qui déborde désormais du Grand Tunis. À l’international, des marchés africains sont à l’étude, et les pays du Golfe figurent dans la ligne de mire. Exporter du sans-gluten ne se résume pas à expédier des cartons: emballages, conservation et logistique doivent être repensés, et les recettes ajustées aux attentes de chaque partenaire. «Nous avons placé la barre très haut pour concurrencer les grandes marques, en dépit du fait que nous n’avons pas vraiment de concurrent direct», observe Imen Bakhti. Elle pose toutefois une condition à cette ambition: une production et une distribution restructurées assez solidement, pour ne rien céder sur la sécurité, et des partenaires qui partagent sa vision du sain et sont prêts à s’engager dans la durée. Avec 19 salariés, La Seine veut aussi grandir autrement, en ouvrant davantage ses recrutements aux personnes à mobilité réduite, aux femmes et aux jeunes. Cette démarche s’inscrit pleinement dans notre volonté de contribuer à une économie plus inclusive, fondée sur l’égalité des chances, la diversité et la valorisation des talents. La fondatrice revendique une démarche d’amélioration continue, quitte à ralentir lorsque les standards l’exigent. «Nous sommes très réalistes et nous essayons de nous conformer à des standards très techniques», dit-elle. Dix ans après ses débuts, le convive silencieux du buffet a trouvé une place à table. Reste à en dresser d’autres, à Sfax ou à Bizerte, au sud du Sahara ou sur les rives du Golfe.

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Assad: marges solides et cure d’amaigrissement pour la dette à long terme

La société L’Accumulateur Tunisien Assad a publié ses indicateurs d’activité relatifs au troisième trimestre 2026.

Le trimestre a affiché un chiffre d’affaires de 22,809 MTND, une baisse de 20,9% en glissement annuel. Le marché local a montré une certaine stabilité, avec des ventes de 15,443 MTND, tandis que les exportations sont passées de 13,290 MTND sur le troisième quart en 2025 à 7,366 MTND durant la même période en 2026.

Sur les neuf mois, le chiffre d’affaires local a atteint 42,591 MTND, en légère hausse de 0,6%. Cette tendance confirme l’ancrage solide de la marque sur le marché domestique.

Par contre, le chiffre d’affaires à l’export s’est élevé à 21,369 MTND. Ce repli conjoncturel s’explique principalement par des contraintes réglementaires ayant pesé sur les flux d’importation de la filiale algérienne BAA durant la période, totalement indépendantes de la performance commerciale intrinsèque d’Assad. En global, et jusqu’à fin septembre, le chiffre d’affaires s’est établi à 63,960 MTND contre 80,150 MTND un an plus tôt.

Sur le plan industriel, le volume de production cumulé (exprimé en équivalent batterie standard) s’établit à 404 740 unités à fin septembre 2026, contre 593 314 unités sur la même période de l’exercice précédent. Le volume propre au troisième trimestre s’affiche quant à lui à 142 631 unités.

Parallèlement, la politique d’investissement de la société demeure ciblée, avec une enveloppe déployée de 0,939 MTND depuis le début de l’année. Aucun investissement financier n’a été enregistré sur la période.

En dépit d’un contexte international complexe, Assad a démontré une excellente maîtrise de sa rentabilité opérationnelle. Elle a maintenu un taux de marge brute supérieur à 40% au terme des neuf premiers mois de 2026, posant ainsi un socle sain pour son redressement.

L’endettement global s’est établi à 71,680 MTND, en baisse de 3,0% sur un an. La dette à moyen et long terme a chuté de 36,5%, à 9,217 MTND. La société a ainsi honoré l’intégralité de ses échéances sans recourir à de nouveaux financements à moyen et long terme.

Les crédits de gestion sont à 62,462 MTND, en hausse de 5,2%. Des fonds ont été mobilisés par anticipation pour constituer les stocks indispensables pour couvrir la demande et l’activité attendues au cours du quatrième trimestre.

Assad s’est montrée résiliente. Avec le récent règlement à l’amiable avec la douane, le management pourra se concentrer sur le redressement de son activité et ses équilibres financiers.

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Un troisième trimestre rassurant pour New Body Line

Les indicateurs d’activité révélés par New Body Line ont montré une progression de 1,8% de son chiffre d’affaires à 1,120 MTND. Depuis le début de l’année, les ventes ont totalisé 3,766 MTND, en recul de 32,6%.

Du côté de la production, la lingerie basique a connu une forte croissance de 60,9%, s’établissant à 29 943 pièces. Les revenus de ce segment ont déjà progressé de 76,4%, à 0,480 MTND, durant le troisième trimestre.

En revanche, la production de la lingerie intelligente a fléchi de 19,1%, à 60 701 pièces, avec un chiffre d’affaires trimestriel s’élevant à 0,640 MTND.

La part du chiffre d’affaires à l’export s’élève à 93% au troisième quart de 2026 (1,037 MTND), contre 84% (0,927 MTND) à la même période en 2025. Le marché local représente quant à lui 7% du total (0,083 MTND).

Tout en travaillant avec 16 clients sur la période (dont 3 locaux), New Body Line a réussi à conserver ses clients habituels grâce à des volumes stables et des cadences accélérées. La société mise activement sur le démarchage de nouveaux partenaires cherchant des approvisionnements plus proches et rapides, en phase avec la tendance actuelle des donneurs d’ordre visant des niveaux de stocks au plus bas et des réassorts très réactifs.

Sur le plan structurel, New Body Line maintient une gestion financière saine. Elle perpétue sa politique de rigueur en maintenant son niveau d’endettement à long et moyen terme à zéro.

Sur le marché actions, le titre sous-performe la place, mais nous pensons qu’il pourra reprendre une trajectoire positive si la société parvient à terminer positivement l’année.

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Sousse: Entsalzungsanlage Sidi Abdelhamid geht mit 50.000 Kubikmetern Wasser/Tag in Betrieb

Die Meerwasserentsalzungsanlage von Sousse hat bereits vor ihrer offiziellen Einweihung am 16. Oktober 2026 damit begonnen, das Netz mit Wasser zu versorgen. Mit einer anfänglichen Mehr

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