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Quand Trump exploite le chaos français pour nourrir son obsession anti-immigration

À l’approche des élections de mi-mandat, Trump et son vice-président instrumentalisent les violences en France pour alimenter leur discours anti-immigration. Au risque d’occulter les causes sociales et économiques de la crise.

 

Avec son cortège de magasins pillés, de vitrines éventrées et de scènes de désolation, la journée du 17 octobre 2026 a donné à Paris et à plusieurs grandes villes françaises des allures de champ de bataille, comme si manifestants et forces de l’ordre s’étaient livrés à une véritable bataille rangée. Des images de chaos qui resteront gravées dans la mémoire de nombreux Français, mais qui ont également frappé les esprits à l’étranger.

Lecture idéologique

Aux États-Unis, Donald Trump n’a pas tardé à chausser ses lunettes idéologiques pour interpréter ces scènes de chaos à sa façon.

« La France brûle ! », a-t-il écrit lundi 19 octobre sur son réseau Truth Social, en dénonçant les violences survenues dans plusieurs villes françaises. « L’immigration de personnes issues d’un monde totalement différent, des personnes animées par la haine, a détruit ce pays autrefois si grand », a-t-il affirmé. « Fermez vos frontières et reprenez le contrôle, avant qu’il ne soit trop tard », a-t-il exhorté aux autorités françaises. « Ce qui se passe en France est lié à l’immigration, pas aux écoles ni à quoi que ce soit d’autre : c’est l’immigration », a-t-il encore écrit, rejetant ainsi les explications liées aux difficultés du système éducatif et aux revendications sociales.

Et d’avertir sans vergogne que « Paris sera bientôt une ville musulmane », établissant un lien entre immigration, islam et transformations démographiques.

Au-delà de ce constat alarmiste, le président américain en a profité pour attaquer la politique migratoire française, qu’il présente comme l’une des principales causes de ces violences. Il incrimine notamment une immigration venue d’« un monde totalement différent », dans une allusion à peine voilée aux jeunes des banlieues issus de l’immigration maghrébine.

Plus grave encore, Donald Trump reprend à son compte une théorie complotiste et raciste selon laquelle une élite chercherait délibérément à remplacer les populations occidentales blanches par des populations non européennes, majoritairement musulmanes.

Pourtant, il faut bien signaler que rien ne permet d’établir un lien entre ces violences et l’immigration. Les autorités françaises pointent plutôt du doigt des groupes d’ultragauche, des bandes de casseurs et de pilleurs, ainsi que des « factieux », pour reprendre le terme employé par Emmanuel Macron. Autrement dit, les faits incriminés relèvent avant tout de troubles à l’ordre public, et non d’un problème migratoire.

Discours électoraliste

Même son de cloche de la part du  vice-président J.D. Vance, qui a d’ailleurs bondi sur l’actualité française pour tenter un retour sur le devant de la scène médiatique. En effet, le conservateur de 42 ans sait que les élections de mi-mandat risquent de coûter cher aux républicains, et il ne s’est pas fait beaucoup entendre au sujet de la guerre en Iran ou de celle en Ukraine.  Or, en partageant les images de la mairie de Limoges et en accusant « les progressistes occidentaux » d’avoir « importé le tiers-monde au nom de la diversité », il a surtout cherché à présenter les émeutes françaises comme un avant-goût de ce qui attendrait les États-Unis si les démocrates revenaient au pouvoir. Ces derniers sont régulièrement accusés par le camp républicain de faire preuve de laxisme en matière d’immigration.

« J.D. Vance, avance William Genieys qui rédige une biographie du vice-président américain, s’est toujours présenté comme le porte-parole de la classe ouvrière blanche qui serait menacée de “déclassement“ ». Et d’ajouter : « D’ailleurs, lors de son fameux discours à Munich en février 2025, il s’était déjà permis de critiquer les gouvernements européens, responsables à ses yeux de laxisme envers l’immigration qui menacerait le mode de vie des blancs-chrétiens. Les récents commentaires du vice-président américain sont dans la droite ligne idéologique de ce discours qui avait fait couler beaucoup d’encre en Europe », a-t-il conclu.

Pour sa part, Elon Musk n’a pas laissé passer l’occasion de s’emparer des violences françaises pour alimenter son discours anti-immigration. Le patron de Tesla et de SpaceX  s’était déjà exprimé le 6 octobre au début du mouvement lycéen, assurant que cette colère n’avait rien à voir… avec les lycéens, mais tout avec « une lente invasion ».

Sur X, le milliardaire a relayé des images spectaculaires des pillages et des incendies, notamment celles des mairies de Limoges et de Marseille, en donnant aux événements une interprétation centrée sur l’immigration et l’insécurité. Une lecture qui rejoint celle de Donald Trump, au risque de réduire une crise complexe à une explication essentiellement migratoire.

Instrumentalisation

Comment expliquer l’intérêt soudain des deux têtes de l’exécutif américain – tous les deux malmenés dans les sondages – pour la crise française qu’ils brandissent comme une nouvelle illustration du prétendu déclin européen provoqué par l’immigration ? Par le calendrier qui leur offre une occasion inespérée : à deux semaines des élections américaines de mi-mandat, les violences en France deviennent une arme politique de plus pour justifier leur discours de fermeté migratoire.

Au final, la crise française est utilisée comme une mise en garde. Entre les lignes, Donald Trump et J.D. Vance assurent que si les électeurs ne votent pas pour des candidats prônant une fermeté absolue à l’égard des immigrés, ce qui se passe en France va arriver aux États-Unis. Et peu importe que cette lecture occulte les ressorts profonds de la crise française, à savoir le ras-le-bol d’une jeunesse frustrée et inquiète pour son avenir, la flambée du coût de la vie ou encore le rejet des mesures d’austérité envisagées par le gouvernement. Au risque de détourner le débat des causes sociales et politiques de la colère pour le ramener à leur obsession migratoire.

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Midterms : Trump redoute une cinglante défaite … et ce qui l’attend après !

À l’approche des élections de mi-mandat, une déroute républicaine se précise. Pour le président américain, perdre le Congrès ne serait pas seulement un revers politique mais le spectre d’une offensive démocrate contre ses affaires, son entourage et, potentiellement, son propre maintien à la tête du pays. 

 

Pourquoi Donald Trump redoute-t-il autant une potentielle défaite aux élections de mi-mandat, alors même qu’il est courant dans l’histoire américaine que le parti du président en exercice essuie un revers lors de ce scrutin ?

Le 3 novembre, les électeurs américains sont appelés aux urnes pour renouveler les 435 sièges de la Chambre des représentants et 35 des 100 sièges du Sénat. Or, les sondages dessinent un scénario particulièrement inquiétant pour le camp républicain, les démocrates semblent en bonne position pour réaliser une percée électorale et pourraient reprendre le contrôle des deux chambres du Congrès. Pour cela, il leur suffit de gagner trois sièges nets pour obtenir la majorité, et ils semblent bien placés pour y parvenir. Mais la bataille s’annonce plus complexe au Sénat. La carte électorale de cette année ne semblait pourtant pas particulièrement favorable aux démocrates, sauf que la dynamique s’est progressivement inversée ces derniers mois, plaçant plusieurs sénateurs républicains en difficulté dans des États clés.

Gros nuages

Pour Donald Trump, l’enjeu dépasse largement un simple revers électoral. La reconquête de l’une ou des deux chambres du Congrès par les démocrates serait à coup sûr un casus belli. Les deux dernières années de son mandat s’annonceraient alors particulièrement houleuses, marquées par un affrontement permanent avec l’opposition, qui disposerait de nouveaux leviers pour entraver son action et enquêter sur son administration.

Plus inquiétant encore pour le président, cette nouvelle configuration politique pourrait remettre au premier plan ses démêlés judiciaires passés et raviver des menaces qu’il préférerait sans doute voir définitivement enterrées. Et ce d’autant qu’il affiche une impopularité record, avec un taux d’approbation qui plafonne autour de 38 % selon les derniers sondages. Sans oublier que pour le camp républicain, le sort électoral de nombreux candidats au Congrès est désormais étroitement lié à celui de Trump, dont la présence risque autant de mobiliser sa base que de repousser les électeurs indécis.

Au cœur de ce mécontentement, la hausse persistante du coût de la vie et une guerre contre l’Iran qui s’enlise sans perspective claire de sortie. Si les démocrates reprenaient le contrôle des deux chambres du Congrès, Donald Trump verrait ses marges de manœuvre considérablement réduites. Il lui serait bien plus difficile de faire adopter de nouvelles lois et de conduire sa politique, notamment militaire, avec le soutien quasi automatique des élus républicains. Sur le dossier iranien, le président pourrait ainsi se heurter à un Congrès moins disposé à lui accorder un blanc-seing.

Epée de Damoclès

Mais c’est surtout la perspective d’une nouvelle procédure de destitution qui plane sur Donald Trump comme une véritable épée de Damoclès, dans l’éventualité où les démocrates reprendraient le contrôle des deux chambres du Congrès. « Il s’est lancé corps et âme, à corps perdu dans cette campagne, à coups de millions et de millions de dollars. Parce qu’effectivement, c’est ça qu’il redoute. Il a vu ce qui s’était passé lors de son premier mandat, quand il a perdu en partie ses midterms », résume un observateur politique.

« Un clan mafieux »

Une illustration concrète de cette menace ? Selon le Financial Times, dans un article publié mercredi 14 octobre, le député démocrate Robert Garcia, pressenti pour prendre la tête de la commission de surveillance de la Chambre des représentants, entend passer au crible les activités financières de la famille Trump si les démocrates reprennent le contrôle de la Chambre. Dans son viseur figurent notamment les soupçons de conflits d’intérêts impliquant Donald Trump Jr., ainsi que plusieurs entreprises soutenues par son fonds d’investissement, 1789 Capital, qui auraient bénéficié de financements ou de contrats militaires.

Les investigations pourraient également s’étendre à Jared Kushner (le gendre du président), à Steve Witkoff (son conseiller spécial), et à Howard Lutnick (le secrétaire au Commerce). Autre cible potentielle : les revenus tirés des cryptomonnaies, qui auraient rapporté au moins un milliard de dollars à la famille Trump en 2025.

Les investigations pourraient également concerner Elon Musk et son rôle à la tête du DOGE, chargé de réduire les dépenses fédérales. Robert Garcia souhaite aussi examiner les pratiques de la police de l’immigration (ICE), le financement de la nouvelle salle de bal de la Maison-Blanche et les relations entre l’administration Trump et plusieurs multinationales américaines. L’affaire Epstein resterait également au programme des travaux parlementaires.

Enfin, ces investigations pourraient raviver la menace d’une nouvelle procédure de destitution contre Donald Trump. Une option qui ne fait toutefois pas l’unanimité chez les démocrates, certains élus préfèrent concentrer leurs efforts sur les préoccupations quotidiennes des Américains, notamment la hausse du coût de la vie et la défense du pouvoir d’achat, plutôt que de faire de la destitution leur principal cheval de bataille.

Autant de dossiers susceptibles de placer le président et son entourage sous une pression politique et médiatique accrue si les démocrates reprenaient les commandes de la Chambre.

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Achat du diesel russe : l’Ukraine sacrifiée sur l’autel des midterms ?

En décidant de lever les sanctions sur le diesel russe, le président américain opère une spectaculaire volte-face ; au risque de provoquer une nouvelle fracture avec ses alliés européens et de soulever une fronde jusque dans son propre camp. À trois semaines des élections de mi-mandat, le prix à la pompe semble primer sur la solidarité avec Kiev.

Prêt à toutes les contorsions pour desserrer l’étau sur les marchés pétroliers, alors que les prix à la pompe flambent aux États-Unis, Donald Trump semble décidé à tout pour éviter une cuisante défaite électorale à trois semaines des élections de mi-mandat. Jusqu’à envisager d’importer du diesel russe en dépit des sanctions occidentales, offrant ainsi à son ami Vladimir Poutine une bouffée d’oxygène financière pour poursuivre sa guerre contre l’Ukraine. Tout en illustrant encore une fois le caractère erratique de sa politique vis-à-vis de la Russie. Une volte-face qui entérine de facto le lâchage de l’Ukraine par les Etats-Unis, fait grincer des dents en Europe et provoque la fureur à Washington, jusque dans les rangs de son propre camp.

Opportunisme

En effet, passant outre les sanctions internationales en vigueur contre Moscou depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022, le locataire de la Maison Blanche vient de signer un accord avec la Russie pour importer du diesel produit en Russie aux Etats-Unis. Ainsi, la Russie pourrait envoyer 300 000 tonnes de diesel en octobre, 500 000 tonnes en novembre puis 1 million de tonnes en décembre, d’après le vice-Premier ministre russe en chargé de l’Energie.

Comment expliquer ce revirement de Donald Trump ? Le président magnat républicain a négocié la levée de certaines sanctions sur ces exportations dans un contexte de forte grogne populaire face à la flambée des prix des carburants. À l’approche des élections de mi-mandat, le coût de la vie, et plus particulièrement le prix à la pompe, pourrait en effet coûter aux républicains leur majorité au Congrès.

Du coup, pour l’administration Trump, le diesel russe devient un intérêt national pour les Etats-Unis. Par conséquent, si Zelensky continuait de frapper les raffineries qui le produisent, le président ukrainien serait accusé de s’attaquer à des intérêts nationaux des États-Unis sur le sol russe.

La preuve ? Quelques heures après l’annonce du deal avec Moscou, Donald Trump a pris la parole et s’en est pris vertement à son homologue ukrainien, affirmant qu’il était temps pour l’Ukraine « d’avoir un nouveau président ». « Je leur suggère de se doter d’un nouveau dirigeant qui peut parvenir à un accord » avec la Russie pour mettre fin à la guerre, a déclaré le président américain devant la presse à la Maison Blanche, menaçant par ailleurs Volodymyr Zelensky. « Il a intérêt à arrêter »…

Réactions tièdes

Réaction immédiate du président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui dénonce « une décision faible » et affirme que cela représentera « de l’argent supplémentaire pour la guerre » contre Kiev.

L’accord négocié par le président américain pour l’achat de diesel à la Russie est « un choix que je considère très risqué », a déclaré, de sont côté, Giorgia Meloni devant le Sénat italien à la veille du Conseil européen des 15 et 16 octobre. « Nous comprenons tous, et partageons, la nécessité de contenir les prix de l’énergie qui pèsent sur les familles et les entreprises, y compris en Italie. Mais nous devons être conscients que la flambée des prix du carburant est principalement due à la guerre en Iran, et non au conflit en Ukraine », a poursuivi la présidente du Conseil italien.

Pour sa part, la cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas, a réagi à l’accord annoncé par Washington avec Moscou. « Des frappes russes ont tué plus de 80 civils ukrainiens en deux jours » et la Russie « a intensifié ses attaques hybrides contre l’Europe, tant contre les États membres de l’UE que contre les alliés de l’OTAN », a-t-elle ajouté.

Lundi 19 octobre, les ministres des Affaires étrangères de l’UE doivent ajouter officiellement quelque 1 600 noms sur la liste noire des personnes et entités visées par des sanctions de l’UE liées à la guerre en Ukraine.

Grogne interne

A noter qu’à l’inverse des Européens, dont la réaction est restée prudente et mesurée, plusieurs élus américains ont vivement dénoncé cette décision. Ainsi, douze sénateurs américains, dont six républicains, ont condamné mardi 13 octobre cet accord d’achat de diesel russe comme une « trahison du peuple ukrainien ».

« L’accord que vous avez conclu avec le président Vladimir Poutine le 9 octobre n’aboutira pas à des résultats justes et ne bénéficiera pas non plus aux Américains », estiment ces 12 élus dans une lettre publique adressée à Donald Trump.

Selon ces élus, la levée prévue des sanctions américaines sur les exportations de diesel russe « ne fait que permettre à Poutine de financer davantage sa machine de guerre ».

« Fournir à Moscou la possibilité de vendre du diesel russe librement sur les marchés mondiaux nuit aux intérêts sécuritaires américains et est une trahison du peuple ukrainien », ont-ils conclu.

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Économie mondiale | Le warning call du FMI

Dans son rapport sur les perspectives de l’économie mondiale, le Fonds monétaire International (FMI) signale que les stocks pétroliers des États sont faibles et les budgets sous forte tension. Outre les turbulences sur les marchés de l’énergie, le FMI a souligné le risque persistant pour l’économie mondiale d’un krach boursier provoqué par l’intelligence artificielle (IA). Ce rapport est plus un warning call à prendre au sérieux par les acteurs clés de l’économie mondiale qu’un avis de tempête. Cependant, si le contexte géopolitique demeure tendu et que si les valorisations du secteur de l’IA demeurent excessives et que ce secteur continue à s’endetter lourdement, une crise économique et financière mondiale n’est pas à exclure. (Photo : Raffinerie d’ExxonMobile près de Joliet, Illinois, Etats-Unis). 

Imed Bahri

Dans The Guardian, Heather Stewart, qui a assisté à l’assemblé annuelle du FMI à Bangkok, rapporte que l’institution monétaire a averti que l’économie mondiale «pourrait bientôt mettre à l’épreuve les limites de sa résilience» alors que les stocks pétroliers d’urgence s’amenuisent et que les budgets publics sont sous forte pression.  

Dans son rapport semestriel sur les perspectives de l’économie mondiale (World Economic Outlook), le FMI a indiqué que la croissance mondiale avait mieux résisté que prévu au conflit au Moyen-Orient au cours des six derniers mois. Le détournement des approvisionnements pétroliers pour éviter le détroit d’Ormuz ainsi que le déblocage de réserves stratégiques d’énergie avaient contribué à limiter l’impact du conflit entre les États-Unis et l’Iran sur les prix du pétrole.

Un niveau élevé des dettes et des déficits

Toutefois, l’institution monétaire a mis en garde contre l’épuisement actuel des stocks d’urgence. Par ailleurs, le niveau élevé de la dette et des déficits dans de nombreux pays pourrait laisser aux gouvernements une marge de manœuvre limitée pour protéger les consommateurs contre une éventuelle nouvelle flambée des prix.

«À défaut de renforcer les capacités d’approvisionnement et de reconstituer les marges de sécurité, l’économie mondiale pourrait bientôt mettre à l’épreuve les limites de sa résilience. Les stocks sur les marchés de l’énergie diminuent et de nouveaux chocs géopolitiques pourraient encore se répercuter rapidement via les prix et des perturbations de l’approvisionnement», mentionne le rapport du FMI.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a annoncé, en mars dernier, le déblocage massif de stocks pétroliers d’urgence sur le marché et s’est engagée à accélérer cette mesure à la suite d’une réunion des ministres du Pétrole le mois dernier.

Cependant, signe de la vulnérabilité du système, il a récemment été rapporté que la réserve stratégique de pétrole des États-Unis était tombée à son niveau le plus bas depuis 1982.

La semaine dernière, Donald Trump a conclu un accord avec Vladimir Poutine pour lever temporairement les sanctions sur les importations américaines de diesel russe, dans le but de faire baisser les prix à la pompe, une mesure qui, selon les analystes, n’aurait que peu d’effet significatif.

Léger ralentissement de la croissance en 2027

Le rapport sur l’économie mondiale a été publié mardi à Bangkok, où le FMI et la Banque mondiale tiennent cette semaine leurs assemblées annuelles, en présence de ministres des Finances et de gouverneurs de banques centrales.

Toutefois, le FMI a également averti que le maintien de prix élevés du pétrole et la hausse des taux d’intérêt devraient entraîner un léger ralentissement de la croissance en 2027 alors que la cherté de l’énergie et les taux d’intérêt à long terme pèsent sur la consommation et l’investissement.

L’institution a souligné que les risques pesant sur l’économie mondiale étaient orientés à la baisse. Elle a notamment attiré l’attention sur la menace d’une «impasse prolongée ou d’une nouvelle escalade au Moyen-Orient», ce qui entraînerait une hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires.

De nouvelles perturbations des infrastructures énergétiques, des cyberattaques ou des phénomènes météorologiques extrêmes pourraient amplifier ces effets.

Donald Trump continue d’affirmer qu’il pourrait lancer une nouvelle vague d’attaques contre l’Iran dans les semaines à venir alors que rien n’indique qu’un accord de paix soit en cours de négociation.

La poussée inflationniste dure plus longtemps que prévu

En raison du maintien de prix élevés du pétrole, on s’attend désormais à ce que la poussée inflationniste dure plus longtemps que prévu initialement. L’inflation mondiale devrait s’établir à 4,7% cette année —un niveau identique à celui prévu en juillet— et reculer à 4,1% en 2027, contre 4% lors de la précédente mise à jour.

Le FMI a exhorté les banques centrales du monde entier à ne pas réagir de manière excessive aux hausses d’inflation à court terme, tout en se tenant prêtes à intervenir rapidement si l’inflation semblait s’ancrer durablement. Dans un contexte économique en pleine mutation, l’agilité est primordiale.

Outre les nouvelles turbulences sur les marchés de l’énergie, le FMI a souligné le risque persistant pour l’économie mondiale d’un krach boursier provoqué par l’IA.

Menace d’effondrement des cours boursiers liés à l’IA

Les «Sept Magnifiques» (les géants technologiques Alphabet, Amazon, Apple, Meta, Microsoft, Nvidia et Tesla) représentent plus de 35% de l’indice boursier américain S&P 500, contre 12% il y a dix ans et leur capitalisation boursière totale a augmenté de plus de 50% au cours des deux dernières années.

L’institution financière a averti que la menace d’un effondrement des cours boursiers liés à l’IA, susceptible de se propager aux marchés mondiaux, met en péril la stabilité financière internationale.

Les valorisations excessives des entreprises du secteur de l’IA, conjuguées à leur endettement croissant, contribuent à maintenir les risques systémiques à un niveau «élevé».

«Les conséquences d’une correction boursière liée à l’IA pourraient être mondiales», a prévenu l’institution. Outre les États-Unis, les marchés asiatiques seraient les plus exposés tandis que le Royaume-Uni et la zone euro pourraient être relativement plus épargnés bien que les investisseurs détenant des actifs américains subiraient tout de même le contrecoup.

Lors de la présentation du rapport, Athanasios Vamvakidis, directeur adjoint du département des marchés monétaires et de capitaux du FMI, a déclaré : «L’exposition du reste du monde aux actifs américains, en particulier ceux liés à l’IA, atteint un niveau sans précédent. Si cette situation soutient actuellement l’économie mondiale grâce à l’effet de richesse, une correction du marché pourrait entraîner des répercussions considérables».

Un effondrement du secteur de l’IA figure parmi les trois risques majeurs pour la stabilité identifiés par le FMI, aux côtés de la hausse des coûts d’emprunt des États et de la menace d’une cyberattaque de grande ampleur.

L’institution a qualifié ces trois facteurs de «catalyseurs plausibles, à court terme, d’un durcissement marqué des conditions financières et de turbulences sur les marchés».

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Trump envisage d’utiliser la « mère de toutes les bombes » contre l’Iran

L’armée américaine aurait élaboré de nouveaux plans de frappes contre l’Iran prévoyant éventuellement le recours à la « mère de toutes les bombes », la plus puissante arme conventionnelle de l’arsenal américain. Selon CNN, qui cite plusieurs responsables américains informés des discussions militaires, cette option pourrait être retenue si Donald Trump ordonnait la reprise des opérations de combat.

D’après ces informations publiées le 14 octobre et reprises par Reuters le 15 octobre 2026, les cibles envisagées comprendraient des infrastructures énergétiques iraniennes ainsi que des installations liées au programme nucléaire du pays. Aucune décision définitive concernant l’utilisation de cette bombe n’a toutefois été annoncée publiquement.

Une arme conventionnelle envisagée contre des cibles iraniennes

L’arme évoquée est la GBU-43/B Massive Ordnance Air Blast (MOAB), surnommée « Mother of All Bombs », soit la « mère de toutes les bombes ». D’un poids d’environ 9,8 tonnes, elle constitue la plus puissante bombe conventionnelle de l’arsenal américain. Contrairement à une arme nucléaire, elle ne repose pas sur une réaction nucléaire.

Selon CNN, les plans militaires examinés incluraient des frappes contre des infrastructures énergétiques et des installations nucléaires iraniennes, notamment le site souterrain de Pickaxe Mountain, dont les activités suscitent des préoccupations à Washington.

L’utilisation de cette bombe représenterait une nouvelle étape dans l’escalade militaire entre les deux pays. Les responsables cités par CNN soulignent néanmoins que son efficacité contre des installations profondément enfouies reste incertaine. Conçue pour produire une explosion de très grande puissance à proximité de la surface, la MOAB n’est pas une bombe spécialisée dans la pénétration des couches rocheuses épaisses protégeant certains sites souterrains.

Trump n’a pas annoncé publiquement son utilisation

Les informations rapportées par CNN ne signifient pas que Donald Trump a personnellement menacé d’employer cette arme. Elles indiquent que l’armée américaine prépare plusieurs options opérationnelles susceptibles d’être soumises au président, seul habilité à autoriser une nouvelle campagne de frappes de cette nature.

Interrogée par CNN, la Maison-Blanche a indiqué ne pas commenter les plans militaires sensibles, qu’ils existent ou non, tout en affirmant que le président maintenait toutes les options ouvertes pour empêcher l’Iran d’obtenir une arme nucléaire. Le Pentagone a, de son côté, rappelé qu’il préparait différents scénarios opérationnels.

Lire aussi : Diesel russe : Trump réclame le départ de Zelensky, Kyiv mobilise ses alliés

Reuters précise ne pas avoir pu vérifier indépendamment les informations publiées par CNN. À ce stade, il convient donc de distinguer la préparation d’une option militaire d’une décision effective de l’utiliser. Le recours à la MOAB contre l’Iran reste une possibilité évoquée dans les plans américains, et non une opération officiellement annoncée.

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Sanctions américaines contre la CPI : des eurodéputés et des ONG réclament une réaction ferme

Après l’annonce de sanctions contre la CPI, les ONG appellent à une réaction mondiale pour soutenir cette institution. Des eurodéputés tentent d’organiser la résistance. En bref Les États-Unis ont annoncé des sanctions contre la Cour pénale internationale le 9 octobre.…

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Expulsions vers l’Afrique : Human Rights Watch dénonce Washington

Pour l’ONG, les États-Unis « instrumentalisent les souffrances ». Elle dénonce cette politique migratoire vers des pays-tiers, notamment en Afrique.   En bref Human Rights Watch dénonce les expulsions américaines vers des pays africains tiers. Plus de 500 personnes ont…

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Trump juge « l’islam et l’immigration » responsables du mouvement lycéen en France

Le président américain a déclaré hier que « l’islam » et une « immigration de masse hors de contrôle » étaient à l’origine de la mobilisation lycéenne. En bref Donald Trump attribue la mobilisation lycéenne française à « l’islam »…

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7 octobre 2023 : un cessez-le-feu inachevé, une paix éloignée

Trois ans après l’attaque du 7 octobre 2023 contre les civils israéliens et la réplique de Tsahal, la guerre se poursuit à faible intensité. Le chef de l’ONU réclame un cessez-le-feu enfin respecté. En bref Trois ans après le 7…

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Tribune. Javier Milei, président argentin et économiste libertarien

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Younes Abouyoub : « Espérer la détente, mais se prémunir contre la tempête qui se prépare. »

Frappes répétées, blocus pétrolier, tensions à Ormuz… La confrontation entre Washington et Téhéran s’installe dans la durée, à un mois des élections de mi-mandat américaines. Désarmement ou asphyxie économique ? Guerre d’usure ou risque de surextension face à la Chine…

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