❌

Lese-Ansicht

Fruits, légumes : des marges hors contrôle font exploser le panier des Tunisiens

Plafonnées à 30 % puis 20 % selon Leith Ben Bechr, agriculteur et fondateur du Syndicat national des agriculteurs de Tunisie (Synagri), les marges des détaillants en fruits et légumes atteindraient 45 à 50 % dans certains cas, faute de contrôles capables de remonter jusqu’à l’arrière-boutique.

Semaine après semaine, le panier des ménages tunisiens s’alourdit. Leith Ben Bechr refuse pourtant de désigner un seul coupable. À ses yeux, la flambée des prix tient à la fois à un choc climatique, à des coûts de production en hausse, à un commerce de détail mal surveillé et à une administration qui pénalise ceux qui travaillent dans les règles. C’est sur le dernier maillon de la chaîne, celui que le consommateur côtoie chaque jour, qu’il se montre le plus sévère.

Au détail, des marges hors contrôle

Le commerce de gros est encadré : la marge y est limitée à 13 %. Au détail, rappelle-t-il, les commerçants en fruits et légumes peuvent appliquer 30 % sur les 100 premiers dinars, puis 20 % au-delà. La réalité s’en éloignerait nettement. Dans certains cas, avance-t-il, la marge réelle friserait 45 à 50 %.

Les moyens de contourner la règle sont connus, mais difficiles à prouver. Un commerçant peut acheter 70 % de sa marchandise à 5 dinars et le reste à 8, ou convaincre son fournisseur de majorer la facture. Face à un contrôleur, le reçu d’achat justifie alors un prix de vente plus élevé. Or les inspecteurs, trop peu équipés, n’arrivent pas toujours jusqu’à l’arrière-boutique pour confronter stocks et justificatifs. Le consommateur, lui, ne s’y trompe pas : riche ou modeste, il perçoit ces écarts, même quand leur poids sur son budget paraît limité.

La canicule, un coup dur pour la tomate

À ces pratiques s’ajoute un facteur que nul ne maîtrise. Une canicule exceptionnelle, prolongée pendant un mois et demi, a frappé les cultures à un moment critique : les fleurs de tomate ont avorté, comme celles d’autres fruits et légumes. Or, entre la fin de l’été et l’automne, l’offre devrait être plus généreuse, à un prix convenable pour l’acheteur comme pour le producteur.

La tomate, dont le prix pèse particulièrement ces jours-ci sur les budgets, résume bien le problème. Fruit frais et périssable, elle ne se conserve pas en chambre froide : quand la production faiblit, l’effet se lit aussitôt sur les étals, sans stock pour amortir le choc. Les cultures dont le prix est connu dès les semis, surtout les céréales subventionnées, échappent à cette volatilité, puisque leur achat est garanti.

Des coûts de production qui ne cessent de grimper

Faut-il y voir un enrichissement des producteurs ? Leith Ben Bechr le conteste. D’après lui, leurs coûts progressent régulièrement d’une année à l’autre, sans s’emballer. Les intrants échappent en effet presque totalement à l’encadrement des prix. Seul l’azote ammoniacal, d’ailleurs en rupture, est concerné. Herbicides, engrais NPK, nitrates et phosphates, importés pour l’essentiel de France, d’Allemagne ou d’Espagne, ne font l’objet que d’un contrôle à peine perceptible, dans une opacité qu’il déplore, y compris sur l’origine des produits.

Tous les producteurs ne sont pas à la même enseigne. Les maraîchers s’en sortent mieux que les céréaliers, eux-mêmes plus à l’aise que les éleveurs. Le sort de ces derniers relève, selon lui, de la responsabilité de l’État, qui maintient des prix administrés trop bas. Les céréales, intégralement collectées par l’Office des céréales, bénéficient depuis trois ans d’un prix de 140 dinars le quintal, assorti d’une prime de production, légèrement supérieur aux cours du marché, surtout pour le blé dur.

L’agriculteur, souligne encore le fondateur de Synagri, travaille « sans filet de sécurité ». Il peut s’assurer contre l’incendie ou la grêle, mais aucune couverture accessible n’existe contre les excès de froid ou de chaleur, pourtant responsables des pertes les plus lourdes. Les taxes, elles, ne manquent pas, jusque sur l’achat d’un tracteur.

Les intermédiaires, des coupables trop commodes ?

Leith Ben Bechr invite aussi à nuancer le procès des intermédiaires. Les dépôts de distribution, que certains surnomment « magasins de la faim », ne sont pas des œuvres de bienfaisance, concède-t-il, mais ils remplissent une fonction indispensable : un grossiste en produits alimentaires doit stocker de grandes quantités pour approvisionner des dizaines de points de vente. La chasse à l’accaparement, légitime dans son principe, finit selon lui par semer la crainte chez des opérateurs en règle, sans toujours inquiéter les véritables fraudeurs.

Une administration à deux vitesses

Sa critique s’étend à l’ensemble du cadre administratif. Pour créer une unité de production, une huilerie d’une capacité inférieure à 2 000 kg par jour par exemple, un exploitant doit monter un cahier des charges de 17 pages, qui demande un mois de préparation, dans un système qu’il décrit comme un héritage bureaucratique de l’époque coloniale. Pendant ce temps, les décharges contrôlées ferment et les enjeux de santé publique et d’environnement restent sans réponse. Tatillonne d’un côté, absente de l’autre, cette administration à deux visages entrave l’activité économique sans pour autant protéger l’environnement, estime-t-il.

Les pistes pour faire baisser les prix

De ce diagnostic, Leith Ben Bechr tire plusieurs orientations. Il réclame d’abord un contrôle réellement efficace du commerce de détail, avec des inspecteurs équipés et habilités à vérifier stocks et justificatifs d’achat. Vient ensuite la transparence sur les prix et l’origine des intrants, dont le coût pèse sur toute la chaîne. Il plaide également pour une assurance accessible contre les aléas climatiques, pour la fin du nivellement par le bas des prix payés aux éleveurs, ainsi que pour un allègement fiscal et une simplification des procédures.

Reste une question de méthode, conclut-il : les agriculteurs doivent être associés aux décisions qui les concernent, faute de quoi les mesures resteront déconnectées du terrain.

L’article Fruits, légumes : des marges hors contrôle font exploser le panier des Tunisiens est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

ISIE : les législatives en novembre ou décembre 2027 ?

Les prochaines législatives pourraient se tenir en novembre ou décembre 2027, selon l’Isie. Les municipales restent possibles avant mars 2027, sous réserve d’une décision politique.

 Les prochaines élections législatives pourraient avoir lieu en novembre ou décembre 2027. Le porte-parole de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), Mohamed Tlili Mansri, l’a indiqué vendredi 23 octobre 2026, en marge d’une réunion du conseil de l’Instance. Le mandat de l’actuelle Assemblée des représentants du peuple (ARP) arrivera à son terme en mars 2027, et les préparatifs du prochain scrutin seront engagés en conséquence.

Les municipales, de leur côté, pourraient encore être organisées avant mars 2027, a affirmé le porte-parole. Leur tenue dépendrait toutefois d’une décision politique et de la convocation officielle des électeurs. Toutes les conditions seraient réunies, a assuré le porte-parole, sur les plans législatif, logistique et humain. L’achèvement du cadre juridique a été évoqué, avec la promulgation du décret-loi n° 8 de 2023 et du texte relatif à la loi organique des municipalités. Les municipales se dérouleraient en un seul tour, a-t-il également souligné, ce qui faciliterait leur organisation. Lors de sa réunion du 5 octobre 2026, le conseil de l’Isie avait examiné les préparatifs des prochaines échéances électorales, ordonné la révision de plusieurs décisions réglementaires et approuvé les comptes financiers annuels de l’Instance.

L’article ISIE : les législatives en novembre ou décembre 2027 ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Aérospatiale : la Tunisie rejoint le programme AeroSTAR de Boeing et Amideast

La Tunisie rejoint la deuxième édition du programme AeroSTAR, lancé par Boeing et Amideast pour initier les lycéens aux carrières de l’aviation et de l’aérospatiale. Le pays accueillera également, à l’été 2027, le camp régional du programme ainsi que la cérémonie de remise des diplômes, réunissant les équipes lauréates d’Égypte, de Jordanie, du Koweït, du Maroc, de Tunisie et des Émirats arabes unis.

L’annonce a été faite à Tunis lors d’une cérémonie de signature, en présence de l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, du ministre tunisien des Transports, Rachid Amri, ainsi que de représentants des ministères des Affaires étrangères et des Transports et de Tunisair. Boeing était représenté par Wael Zaoud, directeur général pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, et Amideast par Annie Stetler, directrice nationale pour la Tunisie.

Lire aussi : Kamel Besbes : « La Tunisie doit se doter d’une veille scientifique et technologique dans le spatial »

Destiné aux jeunes âgés de 15 à 18 ans, AeroSTAR propose une formation de 60 heures combinant ateliers interactifs, visites de terrain, mentorat et projets d’équipe. À l’issue du parcours, les participants présentent leurs projets devant des professionnels du secteur dans le cadre d’un concours national. Les équipes gagnantes accèdent ensuite au camp régional.

Pour l’ambassadeur Bill Bazzi, ce programme « préparera les élèves d’aujourd’hui aux cieux de demain en offrant aux jeunes Tunisiens, ainsi qu’à leurs pairs de la région, l’opportunité de se connecter directement avec des professionnels du secteur et de découvrir le monde de l’aviation de première main ». Tout  en permettant aux jeunes Tunisiens et à leurs pairs régionaux de découvrir l’aviation et d’échanger directement avec des professionnels du secteur.

Le ministre Rachid Amri a, de son côté, salué le renforcement de la coopération tuniso-américaine dans l’aviation civile. Il a estimé que l’arrivée d’AeroSTAR en Tunisie témoigne de la confiance placée dans les compétences et le potentiel des talents tunisiens.

Wael Zaoud a souligné que la participation tunisienne vise à préparer la prochaine génération de professionnels de l’aviation, dans un contexte de croissance du trafic aérien. « Le programme montrera aux élèves qu’il existe de nombreuses carrières passionnantes dans notre secteur, au-delà des métiers de pilote ou de membre d’équipage de cabine », a-t-il indiqué.

La première édition d’AeroSTAR, menée de février à octobre 2026, a réuni 216 diplômés dans cinq pays de la région. Plus de 90% des participants ont déclaré avoir développé un intérêt accru pour les carrières aéronautiques et aérospatiales.

Le recrutement pour la deuxième cohorte a débuté en octobre 2026. La nouvelle édition vise plus de 250 étudiants en Égypte, Jordanie, Koweït, Maroc, Tunisie et Émirats arabes unis. Les candidats tunisiens peuvent postuler via le site d’Amideast.

Avec communiqué

L’article Aérospatiale : la Tunisie rejoint le programme AeroSTAR de Boeing et Amideast est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Abdelkarim Harouni est sorti de prison

L’ancien ministre du Transport et président du Conseil de la Choura du mouvement Ennahdha, Abdelkarim Harouni, a été remis en liberté vendredi 23 octobre 2026. L’homme politique a définitivement quitté son établissement pénitentiaire après avoir purgé l’intégralité de la peine de deux ans de prison prononcée à son encontre dans le cadre d’une affaire de corruption financière.

L’affaire remonte au début du mois de septembre 2023, lorsque le ministre de l’Intérieur de l’époque, Kamel Feki, avait d’abord ordonné son assignation à résidence sur la base du décret relatif à l’état d’urgence. Trois jours plus tard, le 5 septembre 2023, Abdelkarim Harouni était arrêté et placé en détention provisoire avant d’être jugé.

Cette libération intervient alors que la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis a rendu son verdict final dans ce dossier. La juridiction d’appel a confirmé l’ensemble des condamnations prononcées en première instance contre Abdelkarim Harouni ainsi que contre ses trois coaccusés.

Toutefois, si l’ancien ministre retrouve la liberté au terme de son exécution de peine, la justice s’est montrée particulièrement ferme à l’égard des autres protagonistes. C’est ainsi que l’homme d’affaires Mohamed Frikha a vu sa peine de sept ans de prison ferme confirmée. De leur côté, Moncef Matoussi et Habib Mallouh, deux anciens cadres dirigeants d’un établissement public du secteur pétrolier, ont écopé du maintien de leur condamnation à six ans de réclusion. La Cour d’appel a également validé l’ensemble des lourdes amendes financières infligées solidairement aux quatre prévenus.

L’article Abdelkarim Harouni est sorti de prison est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

ISIE : Tozeur organisera des élections locales partielles le 17 janvier 2027

Le Conseil de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), réuni, vendredi, a validé le calendrier des élections locales partielles dans la circonscription électorale de « Sondes-Fom El Khanga » (gouvernorat de Tozeur), fixées au 17 janvier 2027, à la suite d’un vote sur le retrait d’un mandat dans cette circonscription.

Le calendrier prévoit le lancement, lundi 26 octobre, de la période de mise à jour du registre électoral, le dépôt des candidatures le 2 décembre prochain et le début de la campagne électorale le 4 décembre, a indiqué le porte-parole de l’ISIE, Mohamed Tlili Mnasri, dans une déclaration aux médias en marge de la réunion du Conseil.

Dans un communiqué, l’Instance a précisé que le Conseil avait autorisé la publication de la décision fixant ce calendrier au Journal officiel de la République tunisienne. Il a, également souligné la nécessité de prendre toutes les mesures organisationnelles et logistiques nécessaires pour assurer le bon déroulement de cette échéance électorale, en privilégiant les ressources propres de l’Instance et une utilisation optimale des moyens humains et matériels disponibles.

Par ailleurs, le Conseil a indiqué avoir accepté une pétition pour le retrait du mandat d’un membre du conseil local de Sidi Boubaker, dans le gouvernorat de Gafsa, après avoir vérifié sa conformité aux conditions de forme et aux exigences légales en vigueur.

Le Conseil a ordonné la publication de cette décision sur le site officiel de l’ISIE.

Il a, également, autorisé l’engagement des procédures juridiques et réglementaires nécessaires à l’organisation du scrutin relatif au retrait de ce mandat, une fois les délais de recours expirés et les procédures légales achevées.

Au cours de la même réunion, le Conseil a validé le rapport d’activité et le rapport financier de l’ISIE au titre de l’année 2025, après avoir examiné les données, les statistiques et les indicateurs relatifs aux activités menées par l’Instance au cours de cette période.

Il a, en outre, passé en revue les efforts déployés pour améliorer la gouvernance de la gestion administrative et financière, rationaliser les dépenses, optimiser l’utilisation des ressources disponibles et préserver les deniers publics.

Le Conseil a, dans ce contexte, souligné l’importance de poursuivre les efforts visant à renforcer la transparence, la bonne gouvernance et l’efficacité de la gestion administrative et financière, afin d’améliorer la performance de l’Instance et de garantir sa préparation aux prochaines échéances électorales.

L’article ISIE : Tozeur organisera des élections locales partielles le 17 janvier 2027 est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Hommage aux martyrs de la Garde nationale tombés à La Manouba en 2014 et à Sidi Bouzid en 2013

La Tunisie commémore, vendredi 23 octobre, le 12e anniversaire de l’opération terroriste survenue à Chabaou, dans le gouvernorat de La Manouba, en 2014, et le 13e anniversaire de l’attaque terroriste perpétrée à Sidi Ali Ben Aoun, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, perpétrée en 2013. Ces deux opérations avaient coûté la vie à plusieurs agents de la Garde nationale, tombés en martyrs.

Les faits de l’opération terroriste survenue à Chabaou, relevant de la délégation d’Oued Ellil, remontent au 23 octobre 2014. Des agents de la Garde nationale avaient alors encerclé une maison de la région, soupçonnée d’abriter plusieurs individus armés.

Des affrontements, marqués par des échanges de tirs nourris entre les forces de sécurité et les occupants de la maison, se sont poursuivis pendant plus de 24 heures. Ils ont coûté la vie au lieutenant Achref Ben Aziza et fait un blessé parmi les agents de la Garde nationale. Six individus armés, ont également, été tués et deux autres blessés.

L’opération terroriste de Sidi Ali Ben Aoun remonte, quant à elle, au 23 octobre 2013. Des agents de la Garde nationale, soupçonnant un groupe terroriste de se retrancher dans une maison située dans la région d’El Ounaissia, s’étaient rendus sur place. À leur arrivée, les agents avaient été pris pour cible par des hommes armés, déclenchant un échange de tirs meutriers.

Cette opération a entraîné la mort de six agents de la Garde nationale : le Colonel Major Imed Hizi, le Colonel Major Socrate Charni, le colonel Taher Chebbi, le lieutenant-colonel Anis Salhi, le capitaine Mohamed Marzouki et le capitaine Ridha Mnasri. Deux autres agents ont été blessés. Deux membres du groupe armé ont également été tués.

Dans un communiqué publié, vendredi, la Direction générale de la Garde nationale a rendu hommage aux martyrs de l’institution, saluant leurs sacrifices au service de la patrie et leur engagement dans la défense de la sécurité et de la stabilité de la Tunisie.

Elle a, ainsi, honoré la mémoire des agents tombés dans la lutte contre le terrorisme, dont les sacrifices demeurent associés aux efforts déployés par les forces de sécurité pour protéger le pays et préserver sa stabilité.

L’article Hommage aux martyrs de la Garde nationale tombés à La Manouba en 2014 et à Sidi Bouzid en 2013 est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Tunisie : la condamnation de Mohamed Frikha confirmée

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis a confirmé l’ensemble des peines prononcées en première instance contre les quatre prévenus du dossier.

L’homme d’affaires Mohamed Frikha écope ainsi de la peine la plus lourde avec sept ans de prison. L’ancien ministre des Transports, Abdelkarim Harouni, voit quant à lui sa condamnation à deux ans de prison validée.

Enfin, Moncef Matoussi et Habib Mallouh, deux anciens cadres de l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP), demeurent condamnés à six ans de prison chacun. La décision de la Cour d’appel s’étend également aux amendes financières infligées en première instance à l’ensemble des accusés.

L’article Tunisie : la condamnation de Mohamed Frikha confirmée est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Jeunesse & Science : un débat national pour que les jeunes comptent

L’Agence nationale de la promotion de la recherche scientifique (ANPR) lancera officiellement, le 26 octobre 2026, le « Débat Jeunesse & Science », une consultation nationale destinée à associer les jeunes à la définition des politiques publiques en science, technologie et innovation (STI). Financée par l’Union européenne dans le cadre du projet SWAFY – pour Science With And For Youth -, l’initiative sera déployée dans les 24 gouvernorats du pays.

Une cérémonie sous le signe du partenariat institutionnel

Le séminaire sera ouvert par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mondher Belaid, et par l’ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, Giuseppe Perrone. Y sont attendus les représentants des ministères partenaires, à savoir Éducation, Jeunesse et Sport, Économie et Planification, les universités, les partenaires associatifs et institutionnels des régions, ainsi que les membres du comité de pilotage et des comités de suivi du projet SWAFY.

Trois volets pour donner la parole aux jeunes

Le débat vise à renforcer le rôle des jeunes, dans toute leur diversité, dans l’élaboration des politiques de STI. Il comprend : l’organisation du débat lui-même ; l’élaboration d’une feuille de route « jeunesse-science », en appui à la stratégie nationale de la jeunesse à l’horizon 2035 ; la tenue d’un congrès jeunesse-science.

La démarche croisera les expériences des jeunes avec les éclairages d’acteurs éducatifs, scientifiques, institutionnels, associatifs et économiques. Les Tunisiens résidant à l’étranger pourront aussi y contribuer, selon des modalités adaptées.

Cinq thématiques au cœur des échanges

Identifiées à l’issue d’une consultation d’acteurs publics et associatifs, cinq thématiques, déclinées en treize sous-thématiques, orienteront les questions et le choix des participants : programmes, contenus et pédagogie ; culture scientifique et perception sociale ; ressources et infrastructures scientifiques ; sciences et développement économique ; gouvernance et stratégie.

Les contributions et recommandations issues du Débat feront l’objet d’une synthèse remise à l’ANPR et partagée avec les partenaires concernés. Leur examen et les suites éventuelles relèveront des institutions compétentes.

Le pilotage de la conception et de la mise en œuvre du débat est assuré par un comité de pilotage réunissant des représentants des ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de l’Éducation, de la Jeunesse et du Sport, de l’Économie et de la Planification, ainsi que du ministère des TIC.

D’après communiqué.

L’article Jeunesse & Science : un débat national pour que les jeunes comptent est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

La Bourse de Tunis réélue au conseil d’administration de l’AFCM pour 2026-2028

La Bourse de Tunis a été réélue membre du conseil d’administration de la Fédération arabe des marchés de capitaux (AFCM) pour la période 2026-2028, selon l’agence TAP.

Le nouveau conseil a été annoncé le 21 octobre 2026, à l’issue de l’assemblée générale de la fédération. Il sera présidé par Abdulla Alnuaimi, directeur général du groupe Abu Dhabi Securities Exchange, aux Émirats arabes unis. Il compte aussi des représentants des marchés financiers d’Arabie saoudite, de Bahreïn, d’Égypte, d’Oman et de Palestine, ainsi que des institutions spécialisées dans la gestion et la conservation des titres.

En mai 2025, Bilel Sahnoun, directeur général de la Bourse de Tunis, avait été désigné président du conseil d’administration de l’AFCM. Cette nomination avait eu lieu à l’occasion de la conférence annuelle de la fédération, organisée à Tunis les 13 et 14 mai 2025.

Fondée en juin 1978 et basée à Beyrouth, au Liban, l’AFCM rassemble 18 bourses, huit chambres de compensation et d’autres acteurs du secteur financier arabe. Elle vise notamment à renforcer la coopération entre les marchés de la région et à favoriser le rapprochement de leurs réglementations.

L’article La Bourse de Tunis réélue au conseil d’administration de l’AFCM pour 2026-2028 est apparu en premier sur Managers.

  •  

Hatem Atallah: « Dans un monde instable, la diplomatie est notre seule lucarne »

Aujourd’hui, la diplomatie a un rôle central à jouer sur l’échiquier mondial, et la question énergétique en est l’une des illustrations les plus évidentes. C’est le thème de la 9e édition du Forum de l’IACE, intitulée « Les tendances de la géopolitique et de l’énergie », organisée ce jeudi 22 octobre 2026 au siège de l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE).

Hatem Atallah, ancien ambassadeur, est revenu sur la notion d’interdépendance, qu’il considère comme la clé de toute négociation internationale.

L’interdépendance, condition d’un accord stable

“Dans le cadre d’un accord, chacune des deux parties doit trouver un bénéfice à y entrer”, explique Hatem Atallah. Selon lui, la violation du contrat doit également avoir un coût suffisamment élevé pour garantir la stabilité de l’accord.

“ Chacune des parties offre et obtient”, résume-t-il. En revanche, lorsqu’un accord porte sur un seul secteur, notamment lorsque l’une des parties est en déficit structurel  comme dans le cas du pétrole, du gaz ou du lithium, l’équilibre des forces est rompu. “ Il n’y a pas d’équilibre”, insiste l’ancien diplomate. Sa solution : privilégier des négociations multidimensionnelles, portant simultanément sur plusieurs secteurs.

Négocier avec l’Europe au-delà d’Elmed

Prenant l’exemple des relations entre la Tunisie et l’Europe, Hatem Atallah estime qu’il ne faut pas se limiter à la négociation du projet d’interconnexion électrique Elmed. “ Je négocie en même temps la question de la migration, de l’investissement, du commerce, des réformes, de la coopération scientifique, de l’innovation et de la recherche”, explique-t-il.

Cette approche permet, selon lui, de compenser les positions de faiblesse dans certains domaines par des atouts dans d’autres. “ Si je négocie un accord sur cinq secteurs, je peux être en déficit sur deux, mais en position de force sur les trois autres. Là, je crée l’équilibre”, développe-t-il.

Il rappelle que cette méthode s’inspire de l’un des principes fondamentaux de la technique de négociation de Henry Kissinger : « Il ne faut jamais négocier en silo ». 

La diplomatie ne se limite pas au ministère des Affaires étrangères

Hatem Atallah souligne également que la diplomatie ne relève pas uniquement du ministère des Affaires étrangères. “Elle représente l’État et la nation”, affirme-t-il. Elle devient ainsi un acteur clé des priorités stratégiques, notamment énergétiques.

Interrogé sur des projets tels qu’Elmed ou l’hydrogène vert, il estime que la négociation doit dépasser le cadre de l’accord lui-même. “ Il faut regarder au-delà de la personne qui est en face”, conseille-t-il.

Dans le dossier de l’hydrogène vert, il rappelle que l’Allemagne exerce une pression forte en arrière-plan, en raison de ses besoins de décarbonation industrielle. “ Je négocie avec les Italiens, mais j’ai un œil sur Berlin, parce que c’est là que cela se joue”, explique-t-il.

Selon lui, la Tunisie ne vend pas seulement une capacité technique de production d’hydrogène. Elle offre également à l’Europe, et principalement à l’Italie et à l’Allemagne, une forme de stabilité énergétique. En contrepartie, le pays peut bénéficier de technologies allemandes performantes, notamment dans l’industrie de l’hydrogène.

“ Dans une négociation, il faut toujours savoir qui est derrière, qui tire les ficelles et à qui cela profite”, résume Hatem Atallah. Cette lecture permet, selon lui, de mieux évaluer jusqu’où avancer et l’utilité réelle de chaque concession.

Un monde en rupture, entre destruction et reconstruction

Sur la situation internationale, l’ancien ambassadeur estime que le monde traverse une rupture profonde. “Un fossé s’élargit”, affirme-t-il, en référence notamment aux tensions sociales en France, à la montée de l’extrême droite et aux échéances électorales de 2027.

Pour lui, le modèle international fondé après la Seconde Guerre mondiale a montré ses limites. “On a pensé que la mondialisation allait résoudre tous les problèmes politiques. C’était faux”, estime-t-il. La libéralisation du commerce et la suppression des entraves n’ont pas produit les effets escomptés.

Aujourd’hui, ce modèle est remis en cause, sans qu’un système de remplacement soit clairement défini. “ Nous sommes dans une phase de destruction, pas encore de remplacement ni de construction”, analyse Hatem Atallah.

Il observe également une rupture générationnelle. Selon lui, les générations Z et Alpha ne se reconnaissent plus dans les solutions héritées des générations précédentes. “ On essaie de résoudre les problèmes de la génération Z avec des solutions qui appartiennent aux générations X et Y. Cela ne correspond plus à rien”, estime-t-il.

États-Unis et Chine : une compétition pour imposer un modèle

Face à ce désordre, deux blocs s’affrontent selon lui : le bloc occidental, mené par les États-Unis, et le bloc asiatique, porté principalement par la Chine. Chacun tente d’imposer son propre modèle au reste du monde.

“ La rivalité entre les États-Unis et la Chine n’est pas seulement une question d’accès aux marchés ou aux technologies. C’est une question de survie et de domination mondiale”, analyse-t-il.

Pour la Tunisie, qui n’a pas la capacité d’influencer directement cette confrontation, l’enjeu est de s’y préparer. “Nous devons créer des scénarios : si cela se passe ainsi, voici ce que je dois faire ; si cela se passe autrement, voici ma réponse », recommande Hatem Atallah. Il appelle à anticiper aussi bien les scénarios les plus favorables que les plus défavorables, y compris les chocs imprévus, les fameux “ cygnes noirs”.

En conclusion, Hatem Atallah livre une conviction : “Il faut faire confiance à la diplomatie et lui donner les moyens d’agir. Dans ce monde qui change pratiquement chaque jour, c’est notre seule petite lucarne par laquelle nous pouvons regarder”. 

L’article Hatem Atallah: « Dans un monde instable, la diplomatie est notre seule lucarne » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Mort d’une étudiante à Sfax : la colère monte, l’UGET décrète la grève

Une étudiante est morte dans un foyer universitaire à Sfax. En réaction, l’UGET appelle à une grève générale vendredi 23 octobre pour dénoncer l’absence de structures médicales permanentes dans les résidences universitaires.

Cette tragédie – parce qu’il faut l’appeler ainsi – remet brutalement sur la table une question essentielle : qui prend en charge les étudiants lorsque leur vie est en danger ? Rahma Dziri, étudiante à l’Institut supérieur des études technologiques (ISET) de Sfax, est décédée dans la nuit du mercredi 21 octobre, après un malaise au foyer universitaire de Sidi Mansour. Les circonstances de sa prise en charge soulèvent des interrogations sur la capacité des résidences universitaires à faire face aux urgences médicales.

Selon des messages relayés dans les groupes étudiants, l’ambulance serait arrivée une heure et demie après avoir été contactée. Ce délai présumé reste à vérifier. Mais il pose une question urgente : combien de temps faut-il attendre les secours lorsqu’une vie est en jeu ?

Face à ce drame, l’Union générale des étudiants de Tunisie (UGET) a annoncé une grève générale dans les facultés et instituts supérieurs de Sfax pour vendredi 23 octobre. Le syndicat réclame des unités de santé permanentes dans les grandes résidences universitaires, dotées de personnel médical et d’équipements adaptés.

Pour l’organisation estudiantine, l’heure n’est plus aux réactions de circonstance ni aux promesses formulées après chaque drame. Elle réclame des mesures concrètes, une prise en charge médicale rapide et des responsabilités clairement établies.

La mort de Rahma Dziri remet ainsi en lumière les failles présumées du dispositif de secours dans les foyers universitaires. Au-delà de l’émotion et de la mobilisation annoncée, une exigence s’impose : garantir aux étudiants des conditions de sécurité sanitaire à la hauteur des risques auxquels ils peuvent être confrontés.

Cette affaire risque donc de faire couler beaucoup d’encre, en tout cas pour un certain temps. Même si tout porte à croire que ce drame a toutes les chances se terminer comme un fait divers. Hélas !

L’article Mort d’une étudiante à Sfax : la colère monte, l’UGET décrète la grève est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Riz importé : le ministère du Commerce fixe les prix

Le ministère du Commerce et du Développement des exportations a fixé les prix de vente du riz étuvé et du riz basmati importés par des opérateurs privés, à différents stades de la distribution. Ces tarifs sont entrés en vigueur le 20 octobre 2026.

Selon une décision du ministre du Commerce et du Développement des exportations datée du 12 octobre 2026, le prix du riz étuvé est fixé à 3,500 dinars le kilogramme au stade de l’approvisionnement ou du conditionnement, à 3,650 dinars au prix de gros et à 3,900 dinars au prix de vente au public.

Pour le riz basmati, les tarifs sont établis à 6,500 dinars le kilogramme au stade de l’approvisionnement ou du conditionnement, à 6,650 dinars au prix de gros et à 6,900 dinars au détail.

La décision impose également à tous les importateurs de riz de déposer, avant toute opération d’importation, leurs dossiers juridiques et techniques auprès des services centraux du ministère chargés du Commerce, conformément aux conditions requises. Les modalités peuvent être consultées au siège du ministère, sur son site web ou sur ses pages officielles.

Le ministère précise enfin que toute infraction aux dispositions de cette décision fera l’objet de constatations, de poursuites et de sanctions conformément aux lois et réglementations en vigueur.

L’article Riz importé : le ministère du Commerce fixe les prix est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Kaïs Saïed : « Pas de souveraineté sans autosuffisance alimentaire »

Le président de la République, Kais Saïed, a reçu, mercredi, au palais de Carthage, le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzedine Ben Cheikh, a indiqué un communiqué de la présidence de la République.

D’emblée, le chef de l’Etat a affirmé que l’agriculture constitue un pilier essentiel de la sécurité nationale et de la souveraineté du pays.

La Tunisie, a-t-il ajouté, regorge de richesses, de traditions ancestrales et de compétences capables de lui permettre d’atteindre son autosuffisance.

Le président Saïed a à cet égard appelé à tirer profit des instituts agronomiques spécialisés, fondés il y a plus d’un siècle et pionniers à l’échelle africaine, mettant l’accent sur la nécessité de valoriser les résultats de la recherche scientifique et les thèses universitaires devenues des références internationales dans le domaine.

Concernant la campagne oléicole, le président a demandé de soutenir les petits agriculteurs à travers l’octroi de crédits avantageux, de nouvelles lignes de financement et un prix de référence garantissant leurs droits.

Il a également préconisé le renforcement de la capacité de stockage de l’Office national de l’huile et la promotion de l’huile d’olive tunisienne sur les marchés mondiaux.

Tout en évoquant les difficultés rencontrées par les producteurs de dattes, le chef de l’Etat a dénoncé les pratiques des intermédiaires qui réduisent délibérément les prix d’achat des récoltes.

Il a à ce propos réclamé une intervention urgente dans ce secteur comme dans les autres filières agricoles.

S’adressant aux commissariats régionaux du développement agricole, le chef de l’Etat les a pressées de d’oeuvrer à renforcer la protection du patrimoine végétal, notamment, face aux maladies qui touchent les oliveraies et à la propagation du charançon rouge du palmier.

Le président a par ailleurs appelé à garantir une distribution équitable des engrais dans les délais, loin de la lenteur administrative, et à assurer la disponibilité des semences et des intrants au moment opportun.

Tout en rappelant que plusieurs offices publics ont perdu leurs missions jusqu’à quasiment disparaître, le président de la République a souligné l’urgence de reconstituer le cheptel national dont les effectifs ont chuté malgré l’existence de l’Office de l’élevage.

Pour le chef de l’Etat, la Tunisie dispose de tous les atouts pour atteindre son autosuffisance alimentaire, estimant « qu’il ne peut y avoir de pleine souveraineté nationale si le peuple dépend de l’alimentation importée ».

Il a à ce titre appelé à la conjugaison des efforts et à la bonne exploitation des richesses disponibles afin de faire de la Tunisie « un pays vert du nord au sud », capable de devenir exportateur et producteur de richesse, notamment, après la création de l’Office Rjim Maatoug pour le développement du Sud et du Sahara.

 

L’article Kaïs Saïed : « Pas de souveraineté sans autosuffisance alimentaire » est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

25 Mds de dinars pour les salaires des fonctionnaires en 2027 : un mammouth difficile à dégraisser

L’enveloppe consacrée aux rémunérations des fonctionnaires devrait atteindre le seuil de 25 milliards de dinars en 2027, selon le projet de budget pour le prochain exercice. Cette somme colossale illustre à quel point l’administration publique tunisienne s’apparente à un mammouth, dont la taille et le coût obèrent les équilibres macroéconomiques du pays. La Tunisie compte quelque 692.702 agents de l’État pour une population d’environ 12 millions d’habitants. À titre de comparaison, le Maroc voisin, qui abrite une population près de quatre fois plus nombreuse, ne dénombre que 576.062 fonctionnaires. Ce grand déséquilibre met en lumière une «sur-administration» chronique de l’économie tunisienne, où le secteur public a longtemps joué le rôle de principal employeur de substitution face à un secteur privé atone.

L’hypertrophie des effectifs de l’administration se traduit par une facture salariale colossale qui siphonne à elle seule 46% des recettes fiscales totales de l’État (54,280 milliards de dinars en 2027). Les répercussions sur les finances publiques sont directes et alarmantes. Le déficit budgétaire global devrait ainsi s’établir à 14,615 milliards de dinars, ce qui représente près de 7,8% du PIB. Ce ratio place la Tunisie dans une position particulièrement vulnérable comparativement à ses principaux partenaires économiques : le déficit budgétaire moyen observé chez les partenaires européens de la Tunisie tourne autour de 3,5% du PIB, tandis qu’il se limite à 3,6% au Maroc.

Les diagnostics successifs établis par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale depuis la révolution de 2011 pointent invariablement du doigt les effectifs pléthoriques de l’administration, qui absorbent une part léonine des ressources nationales, tout en offrant un rendement administratif souvent jugé insuffisant au regard des moyens colossaux déployés.

La fonction publique comme soupape de paix sociale

Comment en est-on arrivé à une telle situation ? Depuis la chute du régime de Ben Ali en 2011, les rangs de la fonction publique se sont garnis de plusieurs dizaines de milliers de nouveaux fonctionnaires. En l’absence d’un système performant d’indemnisation du chômage et de filets de sécurité sociale robustes, l’embauche massive dans le secteur public a systématiquement été utilisée par les gouvernements successifs comme une soupape de sécurité pour absorber les tensions sur le marché du travail et calmer les contestations sociales explosives. Cette gestion à court terme a cependant fini par montrer ses limites structurelles. Les recrutements massifs post-révolutionnaires, conjugués à des augmentations de salaires parfois extravagantes accordées à certains corps spécifiques, à l’instar des magistrats ou des forces de sécurité, ont propulsé la masse salariale de l’administration à des hauteurs insoutenables, oscillant entre 13% et 14% du PIB. Pour marquer le contraste, les données montrent que la masse salariale de la fonction publique ne représente que 10% du PIB au Maroc et environ 3,2% en Égypte.

L’asphyxie des investissements et des dépenses sociales

La conséquence inévitable de cette domination écrasante de la masse salariale est l’éviction progressive des ressources réservées aux autres composantes essentielles du budget de l’État. Chaque dinar injecté dans le paiement des salaires des fonctionnaires est un dinar soustrait aux investissements publics productifs. Les chantiers de construction d’infrastructures de transport, d’édification d’établissements scolaires et universitaires, de rénovation des structures sanitaires et de financement de la recherche et du développement se trouvent ainsi complètement sacrifiés ou du moins, sévèrement rationnés.

De surcroît, les dépenses sociales pâtissent directement de cette situation. Les subventions allouées aux produits de base, la prise en charge des dépenses de santé des assurés sociaux et les programmes d’accompagnement en faveur des populations vulnérables et des enfants handicapés subissent des arbitrages budgétaires de plus en plus drastiques. L’État tunisien se retrouve ainsi pris en étau entre des dépenses salariales incompressibles et des besoins sociaux croissants.

 Alléger sans sabrer brutalement les effectifs

Conscient de cette impasse, le gouvernement tunisien a engagé une stratégie minutieuse pour reprendre le contrôle de la masse salariale dans le secteur public, sans recourir à des coupes massives et brutales dans les effectifs ni décréter un gel total et aveugle des salaires qui risquerait de paralyser l’administration.

Dans cette optique, le programme général de majorations salariales a été maintenu, mais aucune hausse sectorielle spécifique ne sera accordée durant la période triennale. Cette discipline tarifaire permettra de limiter la progression des dépenses salariales à environ 4,6% par an, soit un net recul par rapport au rythme effréné de plus de 7% par an enregistré durant la décennie 2012-2021.

La stratégie élaborée par l’Exécutif repose également sur un triptyque : la suspension des recrutements non essentiels, l’encouragement au départ volontaire et le redéploiement interne des surplus d’effectifs. Désormais, seuls les secteurs d’utilité vitale et à forte valeur ajoutée bénéficieront d’autorisations d’embauche au compte-gouttes, tandis que les contrats de prestation de service et de sous-traitance à long terme sont suspendus.

Le programme spécifique de mise à la retraite anticipée avant l’âge légal, qui avait été lancé en 2022, a également été reconduit jusqu’au 31 décembre 2027.

Par ailleurs, l’application de l’arrêté n° 387 qui encadre le redéploiement des fonctionnaires entre les différents départements ministériels et établissements publics administratifs se poursuit activement, tout comme l’octroi de congé spécifique pour la création d’entreprise.

Le pari des autorités est de réussir à transformer la fonction publique tunisienne en une machine plus agile, efficiente et soutenable financièrement, sans compromettre la paix sociale. 

Walid KHEFIFI

 

L’article 25 Mds de dinars pour les salaires des fonctionnaires en 2027 : un mammouth difficile à dégraisser est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Financement durable : face au défi de la transformation du système financier 

 Par Ahmed NEMLAGHI

La diversification des sources de financement, le développement du marché financier, la couverture des risques naturels et la promotion de l’investissement durable figurent parmi les orientations retenues pour 2027. À travers ces chantiers, l’enjeu est de mieux mobiliser l’épargne nationale, de faciliter l’accès des PME et des nouveaux entrepreneurs aux financements et d’orienter les ressources vers une économie plus résiliente. 

Une démarche qui rejoint les priorités affichées par le président Kaïs Saïed en matière de justice sociale, de développement équilibré et de valorisation des capacités nationales.

Le document du projet de budget économique pour 2027 accorde une place importante à la modernisation du système financier tunisien. Le renforcement du secteur des assurances, la consolidation du système bancaire et la dynamisation du marché financier y apparaissent comme des leviers complémentaires pour répondre aux besoins de financement de l’économie et soutenir l’investissement productif.

Au-delà des mesures techniques envisagées, cette orientation soulève une question fondamentale : comment faire du système financier un instrument au service du développement national, plutôt qu’un mécanisme dont les ressources profiteraient principalement aux acteurs déjà établis ? La réponse passe notamment par une meilleure répartition des possibilités de financement, une gestion plus rigoureuse des risques et une mobilisation de l’épargne au bénéfice des entreprises, des projets productifs et des initiatives porteuses de valeur ajoutée.

Cette ambition rejoint les orientations économiques défendues par Kaïs Saïed, qui insiste sur la nécessité de concilier création de richesses, justice sociale et réduction des disparités régionales. Encore faut-il que les réformes annoncées se traduisent par des mécanismes accessibles, des investissements effectifs et des résultats mesurables.

Un système financier au service de l’économie réelle

L’un des principaux enjeux du programme envisagé pour 2027 réside dans la complémentarité entre les banques, le marché financier et le secteur des assurances. Ces trois composantes ne répondent pas aux mêmes besoins, mais leur coordination peut contribuer à élargir les possibilités de financement offertes aux entreprises et aux porteurs de projets.

Le crédit bancaire demeure une source essentielle de financement en Tunisie. Toutefois, une dépendance excessive à l’égard du secteur bancaire peut limiter les possibilités des entreprises qui ne disposent pas de garanties suffisantes ou dont les projets présentent des risques élevés. Les jeunes entrepreneurs et les petites et moyennes entreprises sont particulièrement concernés.

Le développement du marché financier pourrait leur offrir des possibilités supplémentaires, tandis que les mécanismes de garantie et les instruments d’assurance contribueraient à mieux répartir les risques liés à l’investissement.

Cette diversification ne consiste donc pas simplement à multiplier les instruments financiers. Elle doit permettre de rapprocher les ressources disponibles des besoins réels de l’économie, en favorisant les activités productives, l’innovation, l’emploi et la création de valeur.

Dans cette perspective, la politique économique défendue par Kaïs Saïed accorde une importance particulière à la nécessité de mettre les ressources nationales au service du développement. L’objectif est de renforcer les capacités du pays à financer ses propres priorités, tout en élargissant les possibilités offertes aux acteurs économiques.

L’assurance, un rempart contre les risques naturels

La préparation d’un projet de loi instituant un système de couverture des catastrophes naturelles constitue l’un des chantiers importants annoncés pour 2027. Elle répond à un besoin économique et social : mieux protéger les ménages, les entreprises et les exploitations agricoles contre les conséquences financières des événements naturels.

Les catastrophes peuvent détruire des infrastructures, compromettre des récoltes, interrompre des activités et fragiliser durablement les revenus. Lorsque les mécanismes de couverture sont insuffisants, les pertes pèsent directement sur les victimes et peuvent nécessiter des interventions publiques coûteuses.

La mise en place d’un dispositif adapté permettrait de mieux répartir ces risques et d’améliorer les capacités de reconstruction. Sa réussite dépendra néanmoins de plusieurs conditions : des règles de fonctionnement claires, une répartition équilibrée des responsabilités, des garanties accessibles et une articulation efficace entre les assureurs et les pouvoirs publics.

La poursuite des travaux techniques relatifs à l’assurance agricole revêt, à cet égard, une importance particulière. L’agriculture reste exposée aux aléas climatiques, dont les effets peuvent compromettre les revenus des exploitants et fragiliser l’approvisionnement du marché intérieur.

Une assurance agricole adaptée pourrait contribuer à sécuriser les investissements, à faciliter l’accès au crédit et à renforcer la résilience des exploitations. Elle devrait toutefois tenir compte de la diversité des structures agricoles et des capacités financières des petits exploitants, afin que le coût des garanties ne devienne pas un obstacle supplémentaire.

Ces mesures rejoignent l’enjeu de souveraineté alimentaire régulièrement mis en avant dans les orientations économiques nationales : protéger la production suppose aussi de protéger ceux qui la rendent possible.

Le financement durable, une nouvelle étape à concrétiser

Le financement durable constitue l’un des volets les plus structurants des orientations annoncées. Il ne s’agit plus seulement de financer des entreprises ou des infrastructures, mais de mieux intégrer les conséquences environnementales et sociales des investissements dans les décisions économiques.

Le document prévoit notamment la mise en place d’un système national d’attribution du label «Entreprise verte ou durable» et la création d’un indice de durabilité au sein de la Bourse de Tunis. Ces deux instruments pourraient contribuer à identifier les entreprises engagées dans des démarches responsables et à rendre leurs efforts plus visibles auprès des investisseurs.

Un label crédible permettrait de mieux distinguer les engagements réels des simples déclarations de communication. Pour remplir cette fonction, il devra reposer sur des critères précis, vérifiables et transparents ainsi que sur des procédures de contrôle adaptées. Sans ces garanties, le risque serait de voir la notion de durabilité perdre sa portée et sa crédibilité.

L’indice de durabilité envisagé à la Bourse de Tunis pourrait, de son côté, améliorer l’information disponible sur les entreprises cotées et favoriser la prise en compte de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance dans les décisions d’investissement.

L’enjeu est de faire de ces instruments des leviers concrets d’orientation de l’épargne vers des activités plus résilientes, moins exposées aux risques environnementaux et davantage attentives aux conséquences sociales de leur développement.

Cette démarche peut s’inscrire dans une conception du développement qui ne réduit pas la performance économique aux seuls résultats financiers à court terme. La création de richesses doit également être appréciée au regard de sa contribution à l’emploi, à l’équilibre territorial, à la protection des ressources naturelles et à l’amélioration des conditions de vie.

Pour autant, le financement durable ne pourra se développer par la seule création d’un label ou d’un indice boursier. Il nécessitera une mobilisation coordonnée des banques, des assureurs, des investisseurs, des entreprises et des pouvoirs publics ainsi qu’une information fiable sur les risques et les effets des projets financés.

Le marché financier, un levier encore sous-exploité

Le document consacré au projet de budget économique pour 2027 souligne plusieurs limites du marché financier tunisien, notamment le nombre restreint de sociétés cotées et la prédominance du secteur bancaire dans le financement de l’économie.

Le développement de la Bourse de Tunis apparaît dès lors comme un enjeu stratégique. Un marché plus dynamique pourrait permettre aux entreprises de diversifier leurs ressources, de financer leur croissance et de réduire leur dépendance exclusive au crédit bancaire.

Cela suppose d’améliorer le cadre législatif et réglementaire, d’encourager les entreprises à accéder au marché des capitaux et d’élargir la base des investisseurs. La création d’une plateforme numérique dédiée à l’éducation financière répond également à un besoin important : permettre aux épargnants de mieux comprendre les produits disponibles, leurs avantages, leurs risques et les mécanismes de protection existants.

La confiance constitue ici une condition essentielle. Elle dépend de la transparence des opérations, de la qualité de l’information communiquée aux investisseurs et de l’efficacité du contrôle exercé sur les acteurs du marché.

Le renforcement du marché obligataire, le développement des organismes de placement collectif et la diversification des instruments de financement de l’État et des collectivités locales figurent également parmi les pistes envisagées. Ces mécanismes pourraient élargir les possibilités de mobilisation de l’épargne, à condition de préserver une gestion prudente des ressources et de garantir la soutenabilité des engagements financiers.

Le financement des grands projets et des partenariats public-privé pourrait aussi bénéficier d’un marché financier plus développé. Mais cette évolution exige une évaluation rigoureuse des risques, une répartition transparente des responsabilités et une appréciation précise des retombées économiques et sociales attendues.

La modernisation du système financier passe également par la consolidation du secteur bancaire. Le renforcement du contrôle des établissements, le traitement des créances classées et la restructuration des banques à capitaux mixtes et de la Banque de financement des petites et moyennes entreprises figurent parmi les priorités annoncées.

La gestion des créances classées constitue un enjeu majeur, car l’accumulation de crédits difficiles à recouvrer peut réduire la capacité des banques à accorder de nouveaux financements. Une amélioration de leur situation financière pourrait donc contribuer à réorienter davantage de ressources vers les entreprises viables et les projets productifs.

Le développement des services de la Société tunisienne de garantie (SOTUGAR) est également présenté comme un moyen de soutenir l’investissement. Les garanties peuvent faciliter l’accès au crédit des entreprises qui ne disposent pas de sûretés suffisantes, sans pour autant supprimer la nécessité d’évaluer sérieusement la viabilité des projets.

La réussite de ces réformes dépendra ainsi de l’équilibre entre prudence financière et soutien à l’initiative économique. Il s’agit de préserver la stabilité des établissements tout en évitant que les exigences de financement ne deviennent un obstacle systématique pour les PME et les nouveaux entrepreneurs.

De l’annonce des réformes à leur mise en œuvre

Les orientations retenues pour 2027 dessinent les contours d’un système financier appelé à jouer un rôle plus diversifié dans le développement national. La couverture des catastrophes naturelles, l’assurance agricole, la mobilisation de l’épargne, le renforcement du marché des capitaux et la promotion du financement durable répondent à des besoins complémentaires.

Elles rejoignent plusieurs priorités affichées par Kaïs Saïed : renforcer l’autonomie économique, soutenir les activités productives, mieux prendre en compte les besoins sociaux et favoriser un développement plus équilibré. Toutefois, il convient de distinguer les objectifs annoncés des résultats qui restent à obtenir. La portée de ces orientations dépendra de la concrétisation des projets législatifs, de la qualité de leur mise en œuvre et de l’accessibilité réelle des mécanismes créés.

Le défi sera notamment de veiller à ce que le financement durable ne bénéficie pas uniquement aux grandes entreprises capables de supporter les coûts de mise en conformité, mais qu’il puisse également accompagner les PME, les exploitations agricoles et les initiatives implantées dans les régions moins favorisées.

En définitive, la transformation du système financier ne se mesurera pas seulement à la diversité des instruments disponibles ou au volume de l’épargne mobilisée. Elle devra être appréciée à l’aune de sa capacité à financer une économie productive, à protéger les acteurs contre les risques, à soutenir la transition environnementale et à créer des opportunités durables. C’est à cette condition que la finance pourra devenir un véritable instrument de développement au service de la souveraineté économique et du progrès social.

 

L’article Financement durable : face au défi de la transformation du système financier  est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Mehdi Mahjoub dans le top Forbes Africa

Le directeur général d’Alpha Hyundai Motor, directeur général de Hyundai en Tunisie, figure dans la sélection 2026 des « Managers de l’année » établie par Forbes Africa. Ce classement met à l’honneur des dirigeants dont l’action contribue à la croissance de leur entreprise et au dynamisme économique du continent.

Mehdi Mahjoub a indiqué que cette distinction dépasse sa personne. Selon lui, elle récompense avant tout le travail collectif des équipes de l’entreprise. Il a salué l’engagement des femmes et des hommes qui font vivre cette dynamique, et leur capacité à avancer ensemble malgré les difficultés.

Lire aussi : Mehdi Mahjoub, DG de Hyundai Tunisie: Le succès, le travail de toute une équipe

Le dirigeant a aussi dit sa confiance dans le potentiel humain de la Tunisie, qui dispose, à ses yeux, de compétences, d’énergie et de talents constituant des atouts majeurs pour l’avenir.

L’article Mehdi Mahjoub dans le top Forbes Africa est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Riadh Sidaoui : « La contestation en France n’influencera pas la jeunesse tunisienne »

Les mouvements sociaux français n’ont rien à voir avec la situation en Tunisie, affirme Riadh Sidaoui. Le politologue y voit une dynamique européenne.

Dans une déclaration à L’Économiste Maghrébin, Riadh Sidaoui, directeur du Centre arabe d’études politiques et sociales de Genève, écarte tout lien entre les manifestations en France et la situation en Tunisie. Il estime qu’elles n’influenceront pas la jeunesse tunisienne, car elles relèvent d’une logique européenne sans rapport avec celle du pays.

Le politologue précise que la France traverse une crise systémique d’une gravité inédite, que la figure de l’immigré et du musulman, érigée en bouc émissaire, permettrait de dissimuler. La dette publique atteint 3 300 milliards de dollars synonyme de faillite bancaire virtuelle de l’État, placé sous avertissement de l’Union européenne. Le pouvoir politique et l’extrême droite instrumentaliseraient l’immigration pour masquer le fossé entre une oligarchie multimilliardaire et une classe moyenne en voie de paupérisation. Pourtant, les grandes révolutions françaises, de 1789 à Mai 68 en passant par 1848 et la Commune de Paris, se sont toutes déroulées sans présence immigrée. Les immigrés ont au contraire été invités durant les Trente Glorieuses pour reconstruire le pays et bâtir son industrie.

Une oligarchie aux commandes de l’État et des médias

Le politologue compare le système politique français à une dictature sans dictateur. Une poignée de familles oligarchiques y détient, affirme-t-il, le pouvoir réel. Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy n’en sont que des employés, et la famille Dassault, propriétaire du groupe aéronautique Rafale et du quotidien Le Figaro, en est une incarnation. Il estime que cette oligarchie contrôle presque entièrement les médias, l’édition, la haute hiérarchie militaire, les services de renseignement et la police.

Face aux soulèvements provoqués par l’inflation des denrées alimentaires et de l’énergie, Riadh Sidaoui dénonce la manipulation du discours public par les médias dominants. En focalisant l’attention sur les violences et le pillage, ces derniers étouffent les revendications de la jeunesse et des travailleurs, tout en passant sous silence la violence policière et institutionnelle.

Cette analyse met également en lumière le désespoir d’une diplomatie française confrontée à l’épuisement des caisses de l’État. Ainsi, la tournée d’Emmanuel Macron dans les pays du Golfe ne vise pas principalement l’approvisionnement pétrolier — d’ailleurs rendu complexe par le contrôle iranien sur le détroit d’Ormuz et la crise de Bab el-Mandeb —, mais cherche avant tout à obtenir des liquidités fraîches auprès des fonds souverains.

Dans ce contexte de basculement économique mondial au profit de Pékin, la dette souveraine française apparaît massivement détenue par la Chine, qui en possède environ 300 milliards de dollars sous forme de bons du Trésor. Cet affaiblissement économique entraîne la dégradation du secteur industriel historique, notamment l’automobile. Tandis que la hausse du coût de la vie pousse de nombreux Français à émigrer vers la Suisse, le Royaume-Uni, l’Australie, le Canada ou la Tunisie.

Une influence en recul et une contestation qui se radicalise

Pour Riadh Sidaoui, l’influence de la France s’effondre sur les plans géopolitique et culturel. Faute de moyens pour investir et soutenir le développement, Paris se voit chassée de ses bases militaires au Mali, au Burkina Faso, au Niger, en République centrafricaine, au Tchad et au Sénégal, au profit de la Chine et de la Russie via le groupe Wagner. Ce déclin s’accompagne d’un recul de la francophonie, le français ayant glissé au dix-septième rang mondial des langues natives. L’anglais s’impose désormais comme le passage obligé des sciences, de la technologie, du commerce et du voyage, poussant l’Algérie, le Maroc et la Tunisie à privilégier l’enseignement de l’anglais ou de l’allemand dès le primaire.

Sur le plan intérieur, la prise de conscience populaire et le contournement du monopole médiatique ouvrent la voie à une radicalisation de la contestation. Grâce aux réseaux sociaux et aux chaînes indépendantes, la jeunesse et les mouvements sociaux — soutenus par des formations comme La France Insoumise et par les syndicats — déjouent la censure et la stigmatisation orchestrées par les services de renseignement.

Malgré les couvre-feux et les tentatives de l’oligarchie de pousser le mouvement vers le chaos pour justifier la répression, la tradition révolutionnaire française se réactive. Face à l’enrichissement démesuré des milliardaires au détriment du peuple, l’exaspération populaire prépare ainsi des affrontements sociaux d’une ampleur sans précédent.

L’article Riadh Sidaoui : « La contestation en France n’influencera pas la jeunesse tunisienne » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

La Tunisienne Amal Mekni dans la liste des 100 femmes leaders des systèmes agroalimentaires (FAO)

Amal Mekni, experte tunisienne en élevage, fait partie des « 100 femmes leaders mondiales des systèmes agroalimentaires et du développement rural » sélectionnées par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), et ce, en reconnaissance de son engagement en faveur de l’autonomisation des femmes rurales et de la promotion d’une agriculture durable en Tunisie.

Spécialisée dans les systèmes d’élevage ovin, bovin et caprin, Amal Mekni s’est distinguée par « son parcours et son engagement en faveur du développement agricole », souligne l’organisme onusien. Elle a notamment fondé une ferme pilote faisant office de centre de formation et de diffusion des bonnes pratiques agricoles. À travers cette initiative, elle a contribué à la formation de plus de 100 étudiants et apprenants issus de l’enseignement supérieur et des centres de formation professionnelle.

Son action s’étend également à l’accompagnement technique et social des femmes rurales, contribuant au renforcement des compétences locales et à l’amélioration de la résilience des systèmes agroalimentaires nationaux.

Cette distinction s’inscrit dans le cadre de l’initiative de la FAO intitulée « 00 femmes héroïnes dans les systèmes agroalimentaires et le développement rural », lancée à l’occasion de l’Année internationale des agricultrices 2026. Elle vise à mettre en lumière des parcours féminins remarquables et à valoriser la contribution des femmes au développement des systèmes agroalimentaires.

La FAO précise également les femmes distinguées se sont illustrées à différentes étapes de la chaîne de valeur agroalimentaire, notamment par leurs actions en faveur de la sécurité alimentaire, de l’accès aux marchés, de la préservation des savoirs locaux et des ressources naturelles, ainsi que de la création d’emplois en milieu rural.

L’article La Tunisienne Amal Mekni dans la liste des 100 femmes leaders des systèmes agroalimentaires (FAO) est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Budget économique 2027 : les investissements dans la santé publique bondissent à 1,321 milliard de dinars

Les dépenses d’investissement dans le secteur de la santé devraient atteindre 1 321 millions de dinars en 2027, contre 780 millions de dinars en 2026, soit une hausse d’environ 69 %, selon le document du projet de budget économique pour 2027.

Le financement du Fonds de soutien à la santé publique devrait également doubler pour s’établir à 200 millions de dinars l’année prochaine, contre 100 millions de dinars en 2026.

Ces prévisions s’inscrivent dans les orientations de la politique sanitaire pour 2027, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de développement 2026-2030. L’objectif est de poursuivre la réforme du système de santé, d’améliorer la qualité des services publics, de renforcer la prévention et la sécurité sanitaire, ainsi que de garantir un accès plus équitable aux soins.

Les priorités annoncées portent notamment sur le renforcement des soins de santé de base et des spécialités médicales, le développement des services de santé numériques et l’accélération de l’achèvement des projets en cours.

Une attention particulière sera accordée aux hôpitaux régionaux et locaux, afin d’améliorer la qualité des prestations et de rapprocher les services de santé des citoyens.

L’article Budget économique 2027 : les investissements dans la santé publique bondissent à 1,321 milliard de dinars est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Le ministre du Commerce négocie des baisses de prix avec les grandes surfaces

Le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a rencontré lundi matin des représentants des grandes surfaces commerciales afin d’examiner les conditions d’approvisionnement, l’évolution des prix et les moyens de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs.

Au cœur des discussions figure la mise en place de réductions sur certains produits de consommation dans les prochains jours, dans le cadre de la politique sociale de l’État.

Selon une publication du ministère du Commerce sur sa page officielle Facebook, cette rencontre s’inscrit dans une démarche participative visant à renforcer la coopération entre les pouvoirs publics et le secteur privé. L’objectif est de mieux maîtriser les prix des produits de consommation, notamment dans un contexte exceptionnel, tout en veillant à la disponibilité des différentes marchandises sur le marché.

Les réductions annoncées devraient ainsi contribuer à alléger les dépenses des ménages. Leur ampleur et la liste des produits concernés n’ont toutefois pas été précisées.

L’article Le ministre du Commerce négocie des baisses de prix avec les grandes surfaces est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  
❌