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Wifak Bank lance un appel à candidatures pour la présidence de son comité d’audit

Wifak International Bank lance un appel à candidatures pour désigner un administrateur indépendant appelé à présider son Comité d’audit pour les exercices 2026 et 2027. D’après le CMF, les candidats intéressés ont jusqu’au 11 novembre 2026 à 17h pour déposer leur dossier.

Le poste est ouvert aux profils titulaires d’un diplôme universitaire de niveau bac+4 au minimum en finance, économie, comptabilité ou gestion des risques, et justifiant d’au moins dix ans d’expérience professionnelle dans le secteur financier. Les candidats doivent également répondre aux exigences réglementaires en matière d’indépendance, d’intégrité et d’absence de conflits d’intérêts avec la banque.

Le dossier de candidature doit comprendre une demande motivée adressée au président du Conseil d’administration, un CV conforme au modèle fourni, une fiche signalétique, une déclaration sur l’honneur légalisée, une copie conforme de la carte d’identité nationale, un extrait du bulletin n° 3 datant de moins de trois mois ainsi que les justificatifs des diplômes et de l’expérience professionnelle.

Les candidatures doivent être transmises sous enveloppe scellée, soit par lettre recommandée avec accusé de réception, soit par dépôt direct contre récépissé, au Centre d’Affaires de Wifak Bank, situé dans la zone d’activités Kheireddine, au Lac III, à Tunis. Le dossier doit parvenir à la banque au plus tard le mercredi 11 novembre 2026 à 17h. Tout dossier incomplet ou reçu hors délai sera écarté.

La sélection sera assurée par le Comité de nomination et de rémunération de la banque. La nomination devra ensuite être arrêtée par le Conseil d’administration, soumise aux approbations réglementaires de la Banque centrale de Tunisie et du Conseil du marché financier, puis présentée à la prochaine Assemblée générale ordinaire pour ratification.

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L’ISG Job Fair 6.0 donne rendez-vous aux étudiants le 28 octobre

L’Institut supérieur de gestion de Tunis accueillera, le 28 octobre 2026, la sixième édition de l’ISG Job Fair. Organisé par Smart Marketing Advisors Junior Entreprise, en collaboration avec l’ISG, ce forum entend rapprocher les étudiants des entreprises et faciliter leur accès aux stages et aux premières opportunités professionnelles.

Sous le thème “Future in Motion: Navigate. Adapt. Succeed”, cette nouvelle édition met l’accent sur les compétences et la capacité d’adaptation nécessaires pour intégrer le marché du travail. Ouvert aux étudiants de l’ensemble des établissements universitaires, le forum leur permettra de rencontrer des recruteurs, de découvrir des opportunités de stage de projet de fin d’études (PFE) et de pré-embauche, ainsi que d’explorer différentes perspectives de carrière.

Le programme prévoit un salon d’exposition réunissant des entreprises, des panels animés par des professionnels, des ateliers pratiques et des sessions de formation. Des entretiens sur place et des rencontres de networking offriront également aux participants l’occasion d’échanger directement avec les recruteurs et de mieux comprendre leurs attentes.

L’événement s’appuie sur les résultats de sa précédente édition, qui avait rassemblé plus de 2 500 participants et 33 exposants. Avec cinq panélistes et un taux de satisfaction annoncé de 90 %, l’ISG Job Fair 5.0 avait confirmé l’intérêt de ce type de rencontre pour rapprocher le monde universitaire des besoins des entreprises.

À travers cette sixième édition, les organisateurs souhaitent poursuivre cette dynamique en faisant du forum un espace de rencontre entre les futurs diplômés et les acteurs économiques, dans un contexte où l’accès au premier emploi demeure un enjeu majeur pour les jeunes.

 

 

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Tourisme médical: Tunis accueille la 3e édition de Paramed

La troisième édition de Paramed 2026 “Tunisia Medical Tourism, Laboratory & Paramedical expo”, ouvrira ses portes demain et durant trois jours du 23 au 25 octobre 2026 à Golden Tunis, aux berges du lac.

Une nouvelle dynamique qui renforce la position de la Tunisie en tant que plateforme régionale intégrée pour le tourisme médical, les laboratoires et les services paramédicaux, dans les secteurs public et privé ; réunissant les établissements de santé, les laboratoires, les professionnels, les entreprises de services, les institutions financières, les investisseurs ; avec pour objectif de bâtir un écosystème plus intégré et plus compétitif à l’échelle régionale et internationale.

Tourné vers un avenir plus sain et plus innovant, PARAMED réunit l’expertise, la technologie et les compétences au sein d’un même espace, tout en favorisant la communication et la coopération entre les différents acteurs des secteurs médical, paramédical et le bien-être. Le tourisme médical représente aujourd’hui un axe stratégique de diversification de l’offre touristique tunisienne, compte tenu du potentiel de notre pays en la matière.

Un programme scientifique très riche et des sujets d’actualités animés par des professionnels confirmés entre médecins, experts et startuppeurs ; au cœur des expertises, des échanges et des enjeux qui façonnent l’avenir de la santé.

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Huile d’olive: la Tunisie, deuxième producteur mondial, mise sur son 2eclient en Afrique subsaharienne

La Tunisie entend capitaliser sur le poids de son huile d’olive pour gagner du terrain en Afrique de l’Ouest. Le Sénégal, où le produit tunisien occupe déjà une place importante, constitue un point d’appui pour cette offensive commerciale.

Lors de la campagne 2025-2026, sa production a atteint 500 000 tonnes. Entre novembre 2025 et août 2026, les exportations ont dépassé 381 000 tonnes vers plus de 80 pays, pour près de 1,4 milliard d’euros de recettes. Ces performances donnent à la filière des atouts pour poursuivre son expansion, notamment en Afrique.

Le Sénégal occupe une place centrale dans cette démarche. D’après le ministère du commerce, il est le deuxième client de la Tunisie en Afrique subsaharienne et représente une porte d’entrée vers les marchés d’Afrique de l’Ouest. L’huile d’olive tunisienne couvre déjà plus de la moitié des importations sénégalaises de ce produit, selon les données communiquées.

Les exportateurs tunisiens veulent consolider cette position. Du 7 au 9 octobre 2026, les Journées promotionnelles de l’huile d’olive tunisienne ont réuni à Dakar une dizaine d’entreprises tunisiennes et des opérateurs économiques sénégalais. Près de 200 rencontres B2B ont été organisées pour développer les relations commerciales et explorer de nouvelles possibilités de coopération, notamment dans le conditionnement local, le transfert de savoir-faire et l’investissement.

Source: ministère du Commerce.

La promotion passe aussi par les consommateurs. À Dakar, des dégustations et des démonstrations culinaires ont présenté l’huile d’olive tunisienne dans la préparation de spécialités locales, dont le thiéboudiène et le yassa. Cette approche vise à mieux faire connaître le produit et à favoriser son intégration dans les habitudes de consommation.

La Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) peut soutenir cette dynamique en facilitant les échanges, selon les conditions tarifaires et réglementaires applicables. Pour la filière tunisienne, la prochaine étape consiste à concrétiser les contacts établis à Dakar et à étendre sa présence à d’autres marchés du continent. L’objectif est de diversifier les destinations d’exportation et de renforcer la valeur commerciale de l’or vert tunisien.

Et pour rappel, la Tunisie se hisse au 2e rang mondial des producteurs, derrière l’Espagne. Le pays figure également parmi les principaux exportateurs mondiaux et occupe la première place mondiale pour les superficies consacrées à l’oléiculture biologique.

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STEG International et la STB explorent une alliance financière avec une banque étrangère

STEG International cherche à renforcer ses liens avec les institutions financières régionales pour accompagner son développement à l’international. Selon les propos relayés par l’agence TAP, l’entreprise tunisienne a récemment examiné avec la banque omanaise Sohar International, en collaboration avec la Société tunisienne de banque (STB), les possibilités de coopération financière et économique autour de futurs projets énergétiques.

Cette démarche s’inscrit dans la volonté de la filiale de la STEG de diversifier ses sources de financement, de consolider ses partenariats internationaux et de valoriser son savoir-faire dans les infrastructures électriques et gazières. Créée en 2006, STEG International intervient dans plus de 20 pays en Afrique et dans la région du Golfe. Elle assure notamment l’ingénierie et la réalisation de projets de production, de transport et de distribution d’électricité, ainsi que des missions d’électrification rurale, de maintenance industrielle et d’assistance technique. La rencontre s’est déroulée en présence d’un représentant de l’ambassade du Sultanat d’Oman à Tunis.

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TotalEnergies Marketing Tunisie et Dauphine Tunis signent un partenariat pour renforcer les passerelles entre la formation et le monde professionnel

TotalEnergies Marketing Tunisie et Dauphine Tunis ont signé une convention de partenariat visant à renforcer les liens entre l’enseignement supérieur et le monde de l’entreprise, à travers des initiatives en faveur de l’expérience professionnelle, de l’insertion des étudiants et du partage d’expertise. 

Une cérémonie organisée sur le campus de Dauphine Tunis a marqué la signature de cette convention, en présence d’Amina Bouzguenda Zeghal, directrice générale de Dauphine Tunis, et d’Ouafa Kourdaa, présidente-directrice générale de TotalEnergies Marketing Tunisie.

À travers cet accord, les deux partenaires réaffirment leur volonté commune de multiplier les opportunités de rapprochement entre la formation académique et l’expérience professionnelle, afin d’accompagner les étudiants dans la construction de leur parcours et leur insertion dans le monde du travail.

«Nous partageons avec TotalEnergies une même exigence d’excellence et des valeurs communes. Ce partenariat permet à nos étudiants de mieux se projeter dans le monde de l’entreprise, de découvrir ses réalités et de construire plus concrètement leur avenir professionnel», souligne Amina Bouzguenda Zeghal.

Le partenariat prévoit notamment le développement d’opportunités de stage destinées aux étudiants de Dauphine Tunis, ainsi que la participation de TotalEnergies Marketing Tunisie au programme Ujobs et au dispositif de bourses «Égalité des chances». Il permettra également de favoriser le partage d’expertise grâce à la contribution de cadres de l’entreprise à des séminaires, des conférences et des ateliers consacrés aux métiers, offrant ainsi aux étudiants l’occasion de mieux appréhender les réalités et les enjeux du monde professionnel.

«À travers l’accueil de stagiaires, la participation à des projets académiques et le partage de notre expertise, nous souhaitons contribuer à la formation des talents de demain et leur offrir de nouvelles opportunités de développement professionnel», déclare Ouafa Kourdaa.

Un volet consacré à la formation continue complète cet accord, avec la conception et la mise en œuvre d’actions de formation adaptées aux besoins des professionnels et des organisations. Au-delà de ces initiatives, cette convention témoigne d’une conviction partagée par Dauphine Tunis et TotalEnergies Marketing Tunisie: la formation prend pleinement son sens lorsqu’elle s’accompagne d’opportunités concrètes, favorise les rencontres entre les acteurs académiques et économiques et donne aux étudiants les moyens de préparer leur avenir professionnel

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La Tunisie, premier fournisseur de l’Europe en vêtements professionnels

La Tunisie occupe la première place parmi les fournisseurs de l’Europe en vêtements professionnels, avec une part de marché d’environ 17%. Selon un communiqué du ministère de l’Industrie, elle se classe également au 4e rang dans le segment des vêtements en jean, avec une part de 8%, confirmant la place du textile et de l’habillement dans les exportations nationales.

En 2025, les exportations du secteur ont atteint près de 9 milliards de dinars, avec un taux de couverture des importations par les exportations de 127%. La même source souligne que le textile représente environ 16% des exportations des industries manufacturières, derrière les industries mécaniques et électriques. Il compte plus de 1 400 entreprises industrielles et assure près de 146 000 emplois.

Pour maintenir ces positions sur les marchés internationaux, les entreprises doivent répondre aux exigences des donneurs d’ordre en matière de qualité, de coûts et de délais de livraison. La modernisation des méthodes de production constitue ainsi un enjeu pour préserver leur compétitivité. Dans cette optique, le Centre technique du textile (Cettex) a inauguré, le 21 octobre, à Monastir, une unité de production pilote numérique basée sur les technologies japonaises JUKI DX Pilot Line. Réalisé avec le soutien de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), du Centre japonais de productivité et du Cettex, ce projet tuniso-japonais vise à améliorer le suivi de la production et de la qualité, tout en accompagnant les entreprises, notamment les PME, dans l’adoption de solutions numériques.

À travers cette initiative, l’enjeu est de renforcer la productivité industrielle et de consolider la présence du textile tunisien sur le marché européen.

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TotalEnergies Marketing Tunisie et Dauphine Tunis : un partenariat au service de l’employabilité

TotalEnergies Marketing Tunisie et Dauphine Tunis ont signé une convention de partenariat visant à renforcer les liens entre l’enseignement supérieur et le monde de l’entreprise, à travers des initiatives en faveur de l’expérience professionnelle, de l’insertion des étudiants et du partage d’expertise.

Une cérémonie organisée sur le campus de Dauphine Tunis a marqué la signature de cette convention, en présence d’Amina Bouzguenda Zeghal, directrice générale de Dauphine Tunis, et d’Ouafa Kourdaa, présidente-directrice générale de TotalEnergies Marketing Tunisie.

À travers cet accord, les deux partenaires réaffirment leur volonté commune de multiplier les opportunités de rapprochement entre la formation académique et l’expérience professionnelle, afin d’accompagner les étudiants dans la construction de leur parcours et leur insertion dans le monde du travail.

« Nous partageons avec TotalEnergies une même exigence d’excellence et des valeurs communes. Ce partenariat permet à nos étudiants de mieux se projeter dans le monde de l’entreprise, de découvrir ses réalités et de construire plus concrètement leur avenir professionnel », souligne Amina Bouzguenda Zeghal, directrice générale de Dauphine Tunis.

Le partenariat prévoit notamment le développement d’opportunités de stage destinées aux étudiants de Dauphine Tunis, ainsi que la participation de TotalEnergies Marketing Tunisie au programme Ujobs et au dispositif de bourses « Égalité des chances ». Il permettra également de favoriser le partage d’expertise grâce à la contribution de cadres de l’entreprise à des séminaires, des conférences et des ateliers consacrés aux métiers, offrant ainsi aux étudiants l’occasion de mieux appréhender les réalités et les enjeux du monde professionnel.

« À travers l’accueil de stagiaires, la participation à des projets académiques et le partage de notre expertise, nous souhaitons contribuer à la formation des talents de demain et leur offrir de nouvelles opportunités de développement professionnel », déclare Ouafa Kourdaa, Présidente-directrice générale de TotalEnergies Marketing Tunisie.

Un volet consacré à la formation continue complète cet accord, avec la conception et la mise en œuvre d’actions de formation adaptées aux besoins des professionnels et des organisations.

Au-delà de ces initiatives, cette convention témoigne d’une conviction partagée par Dauphine Tunis et TotalEnergies Marketing Tunisie : la formation prend pleinement son sens lorsqu’elle s’accompagne d’opportunités concrètes, favorise les rencontres entre les acteurs académiques et économiques et donne aux étudiants les moyens de préparer leur avenir professionnel.

D’après communiqué

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Cargo Wings Express lance ses vols réguliers vers l’Europe à partir du 25 octobre

Le transport de marchandises entre la Tunisie et l’Europe s’enrichit d’une nouvelle offre. À compter du 25 octobre, Cargo Wings Express mettra en place 5 vols hebdomadaires vers deux plateformes européennes, Liège, en Belgique, desservie quatre fois par semaine, et Paris-Charles-de-Gaulle, à raison d’une rotation hebdomadaire.

Selon les déclarations de son directeur général, Sami Hamrouni, rapportées par l’agence TAP, cette nouvelle desserte doit offrir aux industriels tunisiens une solution plus prévisible pour leurs expéditions, en particulier lorsqu’il s’agit d’acheminer des composants, des pièces de rechange ou des produits nécessitant une livraison rapide. L’offre cible notamment les secteurs automobile, aéronautique et textile, dont l’activité dépend en partie de la fluidité des approvisionnements et du respect des délais. Pour répondre à ces besoins, la compagnie s’appuie sur deux Boeing 737 aménagés pour le transport de fret, avec une capacité maximale de 18 tonnes par appareil. L’enjeu dépasse toutefois la seule disponibilité de vols supplémentaires.

En développant une solution opérée par un transporteur tunisien, Cargo Wings Express entend aussi réduire le recours aux prestataires étrangers et, à terme, les sorties de devises liées à ces services. Basée à l’aéroport de Tunis-Carthage, la compagnie avait obtenu en juin 2026 son certificat de transporteur aérien auprès des autorités tunisiennes, avant de recevoir, le 9 octobre, l’autorisation d’exploitation de l’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne (AESA) et l’agrément de sûreté ACC3, nécessaires pour desservir le marché européen. Ces nouvelles liaisons ouvrent ainsi une possibilité supplémentaire pour les entreprises tunisiennes qui importent ou exportent par voie aérienne. Leur intérêt économique se vérifiera néanmoins sur le terrain, en fonction des tarifs, de la fiabilité des rotations et de la capacité du service à répondre aux contraintes concrètes des exportateurs.

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Le CETTEX inaugure une unité de production numérique à Monastir

Le Centre technique du textile (CETTEX) a inauguré, mercredi 21 octobre, une unité de production pilote numérique à Monastir. Selon communiqué du ministère de l’Industrie, équipée des technologies japonaises JUKI DX Pilot Line, elle vise à améliorer la qualité et la productivité des entreprises textiles.

Réalisé avec le soutien de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), le projet s’inscrit dans le programme de coopération tuniso-japonais 2024-2028. Il repose notamment sur le “Kaizen numérique”, qui permet de suivre en temps réel la production et la qualité.

Cette unité doit également accompagner les PME dans l’adoption de solutions technologiques et de méthodes de travail plus performantes

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Jusqu’à 100 000 emplois : Nizar Yaïche propose de faire du solaire tunisien une source d’électricité pour l’Europe

Lors d’une rencontre consacrée aux 70 ans du partenariat tuniso-allemand, Nizar Yaïche a défendu une nouvelle approche de la coopération industrielle avec l’Europe. Au cœur de sa proposition : un corridor d’électricité verte alimenté par le solaire tunisien, dont la capacité pourrait atteindre 100 GW à terme et qui générerait, selon ses estimations, entre 80 000 et 100 000 emplois.

L’objectif est de dépasser les modèles traditionnels de coopération et de sous-traitance pour bâtir de grands projets communs, capables de répondre aux besoins des deux partenaires tout en renforçant la création de valeur en Tunisie.

Nizar Yaïche s’exprimait lors d’une intervention consacrée au diagnostic général de l’industrie tunisienne, organisée par la Konrad-Adenauer-Stiftung (KAS) Tunisie et la CONECT dans le cadre de la célébration des 70 ans des relations tuniso-allemandes. L’énergie, et plus particulièrement le solaire, occupe une place centrale dans sa vision.

Du solaire tunisien à l’électricité européenne

Le corridor envisagé démarrerait avec une capacité de 5 à 5,5 GW, avant de monter progressivement en puissance sur dix à vingt ans pour atteindre 100 GW. Le principe consiste à exploiter le potentiel solaire du territoire tunisien, notamment dans les régions désertiques, pour produire de l’électricité renouvelable, la convertir, la stocker puis l’acheminer vers l’Europe par des câbles électriques, notamment via l’Italie.

Selon Nizar Yaïche, 3 à 4 % de la superficie du désert tunisien pourraient suffire à produire 100 GW avec les technologies envisagées. Il s’agit d’un potentiel à développer progressivement, au rythme des avancées technologiques, notamment en matière de stockage et de conversion de l’énergie.

La priorité serait toutefois accordée aux besoins énergétiques de la Tunisie, les excédents étant destinés à l’exportation. Le projet pourrait ainsi contribuer à réduire le déficit énergétique national et à renforcer la sécurité d’approvisionnement, tout en offrant à l’Europe une source supplémentaire d’électricité renouvelable.

Nizar Yaïche affirme que les premières études de faisabilité auxquelles il se réfère concluent à la faisabilité technique, financière et économique du projet. Sa concrétisation reste néanmoins tributaire de la poursuite des études, de la structuration des investissements et de la définition des modalités de réalisation.

Jusqu’à 100 000 emplois annoncés

Au-delà de la production d’électricité, Nizar Yaïche met en avant les retombées économiques potentielles du corridor. Il estime que le projet pourrait générer entre 80 000 et 100 000 emplois, tout en ayant des effets positifs sur les finances publiques, le déficit commercial, l’accès à l’eau et l’agriculture.

Une infrastructure de cette envergure pourrait également favoriser le développement d’activités industrielles connexes, notamment dans la fabrication d’équipements énergétiques, les technologies de stockage et les services d’exploitation des réseaux.

Pour l’Europe, le projet représenterait une source d’approvisionnement supplémentaire et un levier pour accélérer la transition énergétique. Pour la Tunisie, il pourrait stimuler le développement industriel, à condition que ses retombées dépassent la seule production d’électricité pour se traduire par des investissements, des emplois qualifiés et une création de valeur durable.

ELMED, une première étape à valoriser

Le projet s’inscrirait dans le prolongement des connexions électriques entre les deux rives de la Méditerranée, notamment ELMED, l’interconnexion électrique entre la Tunisie et l’Italie, dont la capacité prévue est de 600 MW.

Pour Nizar Yaïche, ELMED constitue une première étape importante, mais ne saurait suffire à elle seule. Il appelle à anticiper son utilisation et à préparer les investissements complémentaires afin de valoriser la production solaire à mesure que les infrastructures de transport seront disponibles.

L’enjeu est de coordonner la production, le stockage, la conversion et le transport de l’électricité plutôt que de développer ces éléments séparément. Selon lui, cette approche permettrait de mieux rentabiliser les investissements et de préparer une montée en puissance des exportations.

Passer de la sous-traitance à la coproduction

Au-delà du solaire, Nizar Yaïche défend une refonte plus large des relations industrielles entre la Tunisie et l’Europe. Il plaide pour la complémentarité et la coproduction, plutôt que pour un modèle dans lequel les entreprises tunisiennes interviennent principalement comme sous-traitantes dans des chaînes de valeur conçues ailleurs.

Cette évolution suppose de construire des projets communs qui tiennent compte des capacités, des besoins et des intérêts de chaque partenaire. Elle implique également une approche différenciée, adaptée aux écarts de taille économique et industrielle entre la Tunisie et l’Union européenne, dans le respect de la souveraineté de chacun.

Le financement constitue un autre enjeu central. Nizar Yaïche préconise des mécanismes qui n’alourdissent ni la dette publique ni l’endettement des entreprises, mais renforcent leurs fonds propres, leur capacité d’investissement et leur solidité financière.

Il évoque notamment la création de sociétés de projet dédiées et le recours à des contrats d’achat d’électricité à long terme. Ces mécanismes permettraient, selon lui, de structurer le financement sans exercer de pression supplémentaire sur les finances publiques ou les banques nationales. Leur mise en œuvre nécessiterait toutefois des négociations approfondies et une répartition claire des risques entre les partenaires.

Plus largement, il appelle à évaluer les projets à l’aune de leur capacité à transformer l’économie, et pas seulement du nombre d’emplois annoncés ou des montants investis. L’énergie, les compétences, l’innovation et les chaînes de valeur doivent ainsi s’inscrire dans une même stratégie industrielle.

Un partenariat à construire sur le long terme

La concrétisation de cette ambition dépendra de la capacité de la Tunisie et de ses partenaires européens à dépasser les mécanismes habituels de financement et de coopération. Elle nécessitera une coordination étroite entre les infrastructures énergétiques, les politiques industrielles, le développement des compétences et les objectifs de création de valeur.

Le prochain cycle budgétaire européen, à partir de 2028, représente à cet égard une échéance importante pour défendre de nouveaux projets et inscrire la coopération tuniso-européenne dans la durée.

À travers cette proposition solaire, Nizar Yaïche défend une ambition qui dépasse les exportations d’électricité : faire de la Tunisie non plus seulement une base de production pour les entreprises européennes, mais un partenaire contribuant à la sécurité énergétique, à l’innovation et au développement de nouvelles chaînes de valeur industrielles.

 

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La DCO lance la deuxième édition des Prix de la prospériténumérique pour mettre en lumière les solutions qui façonnent dès aujourd’hui l’avenir numérique

L’Organisation de coopération numérique (DCO) lance la deuxième édition des Prix de la prospérité numérique (Digital Prosperity Awards, DPA), une initiative internationale qui met à l’honneur les solutions capables de transformer l’innovation technologique en progrès concrets et mesurables. Les candidatures et les nominations sont ouvertes au secteur public, le secteur privé et à la société civile, dans les États membres de la DCO et au-delà.

Ces prix distinguent les initiatives et les solutions technologiques qui contribuent au développement économique et social, accélèrent la transformation numérique et favorisent une économie numérique plus inclusive, durable et prospère. La première édition, organisée en février 2025, a récompensé sept lauréats.

Mme Deemah AlYahya, secrétaire générale de la DCO, a déclaré : « Un avenir numérique prospère se dessine dès aujourd’hui grâce à la vision, à l’engagement et à la créativité des gouvernements, des innovateurs, des organisations et des communautés qui œuvrent en faveur de la coopération numérique. Ensemble, ils transforment les possibilités offertes par la technologie en progrès concrets qui améliorent la vie des populationsÀ travers cette deuxième édition des Prix de la prospérité numérique, nous souhaitons reconnaître et mettre en valeur des solutions qui contribuent réellement à une prospérité numérique partagée. Ces prix offrent aux initiatives distinguées une visibilité internationale et leur permettent d’accéder à de nouveaux réseaux, de nouer des partenariats et de renforcer leur impact.

Nous invitons les innovateurs et les organisations de nos États membres et du monde entier à présenter leurs réalisations. Leurs initiatives peuvent améliorer des vies, renforcer les communautés et ouvrir de nouvelles perspectives de développement. C’est en associant les idées, les compétences et les efforts que nous pourrons construire un avenir numérique inclusif, durable et prospère, qui bénéficie à tous. »

Placée sous le thème « Bâtir l’avenir, dès aujourd’hui », cette deuxième édition met à l’honneur les solutions qui améliorent l’accès aux services, renforcent les capacités des communautés, soutiennent la croissance des entreprises, encouragent l’innovation et élargissent la participation à l’économie numérique. Les prix sont répartis en sept catégories couvrant les leviers du numérique, l’innovation numérique et la société numérique. Trois grands prix viennent également distinguer des contributions remarquables à la prospérité numérique, dans les États membres de la DCO et à l’échelle internationale.

Mme Alaa Abdulaal, responsable de l’intelligence économique numérique à la DCO, a déclaré : «Nous recherchons avant tout des solutions qui ont fait leurs preuves. Les meilleures candidatures seront celles qui démontrent leur capacité à répondre à un défi réel, à produire des résultats mesurables et à être déployées à plus grande échelle, au bénéfice d’un plus grand nombre de personnes. »

 

Les candidatures feront l’objet d’une vérification de leur admissibilité et de contrôles préalables, avant d’être examinées par un jury international d’experts selon des critères d’évaluation approuvés. Une attention particulière sera portée à la pertinence des solutions proposées, à leurs résultats mesurables et à leur potentiel d’impact. Les lauréats seront récompensés lors de la cérémonie des Prix de la prospérité numérique en 2027.

Les candidatures et les nominations sont ouvertes jusqu’au 4 janvier 2027. Pour en savoir plus sur les catégories, les conditions d’admissibilité et les modalités de participation, consultez le site officiel des Prix de la prospérité numérique

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Nigeria: Glovo mise sur le cashback pour fidéliser ses clients

La plateforme de livraison Glovo s’associe à Verve, marque nigériane de cartes de paiement, pour permettre aux consommateurs de récupérer une partie de leurs dépenses. L’offre prévoit jusqu’à 15% de cashback sur les commandes éligibles réglées avec une carte Verve, dans le cadre de la campagne promotionnelle Goodlife 7.0, prévue du 14 août au 30 novembre 2026.

Le dispositif concerne notamment les commandes passées sur Glovo, mais aussi les achats effectués auprès d’autres partenaires de Verve, dont Chowdeck et The Place. Selon les conditions officielles, le montant du cashback est plafonné entre 500 et 1 000 nairas par jour, selon le partenaire et les modalités applicables. Un seul avantage peut être obtenu quotidiennement par participant. 

Au-delà de l’économie réalisée par les consommateurs, cette initiative illustre l’intérêt commercial des partenariats entre plateformes de livraison et acteurs du paiement. En associant un avantage financier à l’utilisation d’une carte, les deux entreprises cherchent à encourager les paiements numériques et à inciter les clients à revenir sur leurs services. Pour Glovo, ce type d’opération peut contribuer à stimuler les commandes et à renforcer la fidélité des utilisateurs. Pour Verve, l’enjeu est d’accroître l’utilisation de ses cartes dans les dépenses courantes. Le partenariat s’inscrit ainsi dans une stratégie où le paiement devient aussi un levier d’acquisition et de fidélisation des clients. L’offre reste soumise aux conditions de la campagne, que Verve se réserve le droit de modifier. Les consommateurs concernés doivent donc vérifier les modalités applicables avant de passer commande.

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Cameroun : un patrouilleur américain à 691 millions de FCFA, qui paiera la facture ?

Le Cameroun doit recevoir un patrouilleur américain dans le cadre d’un contrat évalué à 1,197 million de dollars, soit environ 691 millions de FCFA. Attribuée par les garde-côtes américains au constructeur Gravois Aluminum Boats LLC, qui commercialise ses navires sous la marque Metal Shark, la commande comprend également une remorque, des pièces de rechange et la formation des opérateurs.

Le montant ressort des données de marchés publics américains relayées par la plateforme spécialisée GovTribe. Il n’est pas précisé dans le communiqué publié le 12 octobre 2026 par Metal Shark, qui confirme toutefois le contrat. Le modèle commandé est un 38 Defiant, un patrouilleur à coque en aluminium d’environ 11,6 mètres, conçu notamment pour la surveillance côtière et la sécurité portuaire. Il sera construit dans l’usine du fabricant à Jeanerette, en Louisiane, aux États-Unis. Selon les données contractuelles, la commande initiale s’élevait à environ 1,144 million de dollars. Un avenant de près de 53 000 dollars, daté du 24 septembre 2026, a porté sa valeur totale à 1,197 million de dollars, notamment pour des pièces de rechange. Le contrat prévoit une fin d’exécution au 31 août 2027, sans confirmer la date de livraison au Cameroun.

Le financement reste à éclaircir

L’opération s’inscrit dans le programme américain Foreign Military Sales (FMS), qui permet au gouvernement des États-Unis d’organiser la vente d’équipements de défense à des pays partenaires. Selon la Defense Security Cooperation Agency, ces acquisitions peuvent être financées par le pays bénéficiaire ou par des fonds américains. Dans le cas du Cameroun, les informations publiques disponibles ne précisent pas l’origine du financement. Les 691 millions de FCFA correspondent à la valeur du contrat industriel, et non nécessairement à une dépense directe du budget camerounais. Le coût global de l’opération pourrait également inclure d’autres prestations. Le contrat a été attribué après réception de trois offres, selon les données relayées par GovTribe. Le même jour, Metal Shark a annoncé une commande similaire pour la Géorgie, signe de l’élargissement de ses débouchés internationaux. L’administration camerounaise chargée de réceptionner le navire, les modalités de maintenance et les conditions de financement restent à préciser.

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Publication des indicateurs d’activité trimestriels de la BIAT au 30 septembre 2026

La BIAT, Banque Internationale Arabe de Tunisie publie ses indicateurs d’activité trimestriels arrêtés au 30 septembre 2026 qui font ressortir les résultats suivants :

· Un PNB de 1 236,1 millions de dinars ;

· Des charges opératoires de 558,1 millions de dinars ;

· Des encours de dépôts de 23 517,6 millions de dinars ;

· Des encours de crédits nets de 13 324,4 millions de dinars ;

· Un coefficient d’exploitation de 45,2 %.

Au cours des neuf premiers mois de l’année 2026, la BIAT a poursuivi son développement en s’appuyant sur la confiance de sa clientèle, la mobilisation de ses équipes et la diversification de ses leviers de croissance. Les performances enregistrées traduisent sa capacité à conjuguer croissance, maîtrise des équilibres financiers et accompagnement durable des acteurs économiques. La BIAT a confirmé son rôle d’acteur financier de référence en Tunisie à travers la réalisation d’opérations d’envergure. Elle a conduit, en qualité de chef de file et arrangeur, un financement syndiqué de 90 millions de dinars en faveur de Advans Tunisie, avant de prendre part à un crédit syndiqué de 160 millions de dinars accordé à Enda Tamweel. Ces interventions témoignent de sa volonté d’accompagner les institutions qui contribuent à l’élargissement de l’accès au financement et consolident son soutien à l’inclusion financière et au développement de l’entrepreneuriat. Le modèle de développement de la BIAT et la pertinence de ses orientations stratégiques ont été consacrés par plusieurs distinctions internationales. La banque s’est ainsi vu décerner le titre de « Meilleure banque en Tunisie 2026 » par Euromoney, récompensant sa performance globale, sa capacité d’innovation et la robustesse de son organisation. Cette reconnaissance est venue s’ajouter au trophée de « Meilleure Banque sur le marché de change en Tunisie » attribué par Global Finance. Obtenue pour la sixième année consécutive, cette distinction met en lumière l’expertise de la banque dans les métiers du change et son accompagnement des entreprises opérant à l’international. La BIAT a également reconduit sa certification au standard international MSI 20000 pour la quinzième année consécutive. Cette reconnaissance témoigne de la qualité de sa gestion financière, de la rigueur de sa gouvernance et de sa capacité à inscrire sa performance dans la durée selon les meilleurs standards internationaux. Parallèlement, la banque poursuit ses efforts de transformation et de modernisation, tant au niveau de ses agences bancaires qu’au niveau de l’accompagnement digital, offrant ainsi à ses clients des solutions plus simples et adaptées à l’évolution des usages. L’amélioration continue de l’expérience client, l’enrichissement des services digitaux et le développement de nouvelles solutions demeurent au cœur de ses priorités. 

À travers ces réalisations, la BIAT confirme sa capacité à créer de la valeur durable pour ses clients, ses collaborateurs et l’ensemble de ses parties prenantes. Forte de son expertise et de sa solidité financière, elle poursuit son ambition de contribuer activement au développement du pays.

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Solaire: Steg lance un appel d’offres international

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) a lancé un appel d’offres international pour construire une centrale solaire de 50 MW à Béni Mhira, dans le gouvernorat de Tataouine. En effet, le projet prévoit aussi un système de stockage par batteries de 10 MW et 20 MWh, ainsi que les équipements nécessaires pour relier la centrale au réseau électrique national.

Le projet vise à renforcer la production d’électricité à partir de sources renouvelables en Tunisie. Les batteries permettront de stocker une partie de l’énergie solaire produite pour mieux gérer son utilisation.

Le financement annoncé comprend un prêt pouvant atteindre 30 millions d’euros de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et un financement pouvant atteindre 20 millions d’euros du Fonds pour les technologies propres.

D’ailleurs, les entreprises intéressées ont jusqu’au 10 décembre 2026 à 9h pour déposer leurs offres sur la plateforme électronique prévue à cet effet.

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Ambassadrice d’Allemagne : la Tunisie, « une histoire de réussite » pour les entreprises allemandes

À l’ouverture des premiers Tunisia Industry Talks, organisés par la Konrad-Adenauer-Stiftung (KAS) Tunisie et la CONECT dans le cadre des 70 ans du partenariat tuniso-allemand, l’ambassadrice d’Allemagne en Tunisie, Elisabeth Wolbers, a plaidé pour la destination tunisienne. Son message tient en deux temps : les entreprises allemandes y réussissent, et le contexte mondial impose d’aller plus loin dans la coopération.

Des filiales tunisiennes parmi les plus performantes des groupes allemands

Pour étayer son propos, la diplomate s’est appuyée sur ses visites de terrain. Ces dernières semaines, elle s’est rendue dans trois entreprises allemandes venues célébrer 25 ou 30 ans de présence en Tunisie, ou inaugurer l’extension de leur site. Ces projets représentent des investissements de plusieurs millions d’euros et devraient créer des milliers d’emplois. Les trois sociétés appartiennent à de grands groupes internationaux, et leurs filiales tunisiennes sont les plus performantes de leur groupe à l’échelle mondiale.

Pour Elisabeth Wolbers, cet exemple illustre une réalité plus large. Les entreprises allemandes sont présentes en Tunisie « en nombre impressionnant », certaines depuis des décennies, d’autres plus récemment. Elle y voit « une histoire de réussite qui s’écrit depuis des années », célébrée la veille lors d’une soirée consacrée aux 70 ans de relations entre les deux pays.

Une jeunesse qualifiée au cœur de l’attractivité

Si ces groupes restent, c’est que les conditions d’investissement leur paraissent favorables. L’ambassadrice a insisté sur la main-d’œuvre hautement qualifiée et engagée, ainsi que sur le talent de la jeunesse tunisienne, qui font de la Tunisie une destination d’investissement « encore sous-estimée ».

Les entreprises allemandes poursuivent leur développement dans les secteurs traditionnels, l’automobile en tête, mais avec des technologies de pointe. Elles investissent aussi de plus en plus dans la recherche et le développement, signe d’une montée en gamme de leur présence dans le pays.

Un monde en mutation, une adaptation permanente

Cette dynamique s’inscrit toutefois dans un environnement instable. Bouleversements géopolitiques, guerres, conflits, changement climatique : le monde change à grande vitesse, a rappelé Elisabeth Wolbers, et l’adaptation constante est devenue la condition de la stabilité, pour les entreprises allemandes comme tunisiennes. L’industrie automobile et son vaste réseau de fournisseurs, de part et d’autre de la Méditerranée, en offrent selon elle une illustration frappante.

Face à ces défis, la Tunisie a des atouts. Sa position stratégique et son potentiel la placent, a estimé l’ambassadrice, en bonne posture, à condition de s’appuyer sur un partenariat « durable et fiable » avec l’Allemagne et l’Europe.

Les partenariats stratégiques, une condition indispensable

Parmi les conditions évoquées par les orateurs précédents, la diplomate en a retenu une seule : les partenariats stratégiques. Elle a salué les stratégies nationales tunisiennes en matière de sécurité et d’efficacité énergétiques, d’adaptation au changement climatique et de promotion des investissements directs étrangers. Prometteuses, elles intéressent aussi les entreprises allemandes et européennes, dont la réussite dépend de la mise en œuvre de solutions durables.

Deux acteurs allemands incarnent, à ses yeux, cette coopération. Présente dans le pays depuis 1979, la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-allemande (AHK) compte plus de 1 000 entreprises membres, tunisiennes et allemandes, et accompagne celles qui souhaitent s’installer. La coopération allemande, à travers la GIZ et la KfW, soutient pour sa part la compétitivité des entreprises ainsi que leur transition numérique et écologique.

Les deux institutions œuvrent aussi pour la formation professionnelle, indispensable pour adapter les qualifications aux besoins des entreprises. L’Allemagne y dispose d’une expérience qu’elle entend mettre au service de ce partenariat.

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Industrie : « La Tunisie ne peut plus se contenter d’être le sous-traitant de l’Europe »

L’ancien ministre des Finances plaide pour une coopération industrielle fondée davantage sur la coproduction et la création de valeur en Tunisie. Corridor d’électricité renouvelable, garanties à l’investissement et intégration aux chaînes de valeur européennes figurent parmi les pistes qu’il propose.

La Tunisie doit dépasser une relation industrielle avec l’Europe encore marquée, selon Nizar Yaïche, par la sous-traitance à faible valeur ajoutée. Pour l’expert international et ancien ministre des Finances, le potentiel de coopération entre les deux partenaires reste largement inexploité. Il appelle à changer de méthode et à engager des projets d’une autre dimension. C’est le principal message de son keynote prononcé mercredi 21 octobre 2026, lors de la première édition de Tunisia Industry Talks, organisée en partenariat avec la Konrad-Adenauer-Stiftung Tunisie. « On est un petit sous-traitant à faible valeur ajoutée pour l’Europe aujourd’hui », estime-t-il, en précisant que son constat concerne les investissements industriels européens en Tunisie, et non l’ensemble de l’industrie nationale.

Pour illustrer ce décalage, Nizar Yaïche avance deux chiffres : la Tunisie représenterait 1 % des emplois créés par les investissements extérieurs à l’Union européenne et seulement 0,11 % du chiffre d’affaires associé, selon les données présentées lors de son intervention. Pour lui, ces indicateurs soulignent l’écart entre les possibilités de coopération et la valeur économique effectivement générée. Ce constat intervient alors que l’Europe demeure un partenaire majeur de la Tunisie, absorbant, selon l’intervenant, 72 à 73 % des exportations tunisiennes. Mais les tensions géopolitiques, les coûts énergétiques, la progression industrielle de la Chine et les transformations liées à l’intelligence artificielle rendent nécessaire une nouvelle approche de la compétitivité.

Parmi les pistes avancées figure la création d’un corridor d’électricité propre entre la Tunisie et l’Europe. Nizar Yaïche propose de commencer par une capacité de 5 à 5,5 gigawatts (GW), avant d’envisager une montée en puissance progressive jusqu’à 100 GW sur un horizon de 10 à 20 ans. Il estime que l’exploitation de 3 à 4 % de la superficie du désert tunisien pourrait permettre d’atteindre cette capacité avec les technologies actuelles. Le projet associerait production renouvelable, stockage et transport d’électricité. Une partie de la production serait destinée en priorité aux besoins tunisiens, notamment à ceux de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), avant l’exportation du surplus. L’intervenant évoque également un potentiel de 80 000 à 100 000 emplois. Il s’agit toutefois d’une estimation avancée dans son keynote, et non d’un résultat acquis. La réalisation d’un tel projet nécessiterait des études détaillées, des financements, des infrastructures adaptées et des accords avec les partenaires concernés. Nizar Yaïche plaide notamment pour des montages financiers reposant sur des sociétés de projet et des contrats d’achat d’électricité à long terme, afin de limiter le recours à la dette publique et les garanties de l’État.

Faciliter les investissements et la coproduction

Au-delà de l’énergie, l’ancien ministre propose de mieux intégrer les produits tunisiens aux chaînes de valeur européennes. Il avance l’idée d’un mécanisme permettant, sous certaines conditions de conformité, de reconnaître des produits tunisiens comme équivalents à des produits européens. Les critères pourraient notamment porter sur les normes, la traçabilité et l’impact environnemental. Il souhaite également la création d’un dispositif baptisé « Europe Tunisia Africa Investment Act », destiné à mieux accompagner les investisseurs, depuis les études préalables jusqu’au financement et à la production. Cette approche pourrait combiner garanties de change, partage des risques et instruments de financement existants. Autre proposition : créer une facilité européenne dédiée à la coproduction industrielle avec la Tunisie dans le cadre des discussions sur le prochain budget pluriannuel de l’Union européenne, dont le cycle doit commencer en 2028. Nizar Yaïche privilégie les garanties capables de mobiliser des financements importants plutôt que des crédits supplémentaires qui alourdiraient l’endettement des entreprises. Il évoque des enveloppes de l’ordre du milliard d’euros, sans qu’il s’agisse de financements déjà accordés. Il recommande aussi de développer une plateforme industrielle de prototypage pour rapprocher la recherche et les entreprises, protéger la propriété intellectuelle et faciliter le passage de l’innovation à la production. Des pactes sectoriels pourraient compléter ce dispositif, en tenant compte des besoins spécifiques de filières comme le textile et les composants électroniques.

Pour Nizar Yaïche, cette ambition suppose une relation de confiance entre les partenaires. Il évoque notamment les tensions autour des exportations tunisiennes d’huile d’olive vers l’Europe et appelle les partenaires européens à faire un geste sur ce dossier, afin de ne pas laisser ce différend fragiliser une coopération économique plus large. La Tunisie doit, de son côté, améliorer sa capacité à exécuter les projets et à rassurer les investisseurs. L’ancien ministre préconise un tableau de bord pour suivre les financements mobilisés, les emplois créés et la valeur ajoutée générée.

Son message ne consiste donc pas à remettre en cause le partenariat européen, mais à en transformer les modalités. L’objectif est de passer d’une coopération principalement fondée sur la sous-traitance à une relation où les entreprises tunisiennes participent davantage à la production, à l’innovation et à la création de valeur. Les mécanismes avancés restent des propositions à examiner et à négocier. Leur portée dépendra de leur faisabilité, des décisions des partenaires et de la capacité à les traduire en projets concrets.

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Industrie tunisienne : voici les trois priorités pour renforcer la compétitivité

La Tunisie doit renforcer la compétitivité de son industrie en misant sur la modernisation des entreprises, l’accès au financement et la maîtrise des coûts énergétiques. C’est le constat défendu par Slah Zouari, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, lors de la première édition de Tunisia Industry Talks 2026, organisée mercredi 21 octobre en partenariat avec la Konrad-Adenauer-Stiftung Tunisie.

Dans un contexte de recomposition des chaînes de valeur mondiales, de transition énergétique et de développement de l’intelligence artificielle, le ministre a souligné la nécessité pour la Tunisie de consolider ses atouts industriels et de mieux se positionner dans la concurrence internationale. Le pays dispose d’une base industrielle diversifiée, de compétences reconnues, d’une proximité géographique avec les marchés européens et d’un réseau d’accords commerciaux. Les industries mécaniques et électriques, l’automobile, l’aéronautique, le textile et l’agroalimentaire témoignent de ces capacités.

Selon les données du bilan industriel 2025 citées par Slah Zouari, les exportations des industries mécaniques et électriques ont progressé de 8,7 %, tandis que les investissements industriels déclarés ont avoisiné 2,5 milliards de dinars. Pour autant, ces résultats doivent être consolidés. Le ministre a notamment insisté sur la nécessité de transformer les capacités existantes et les investissements en projets effectivement réalisés, en emplois qualifiés et en valeur ajoutée durable. Il a également appelé à faire évoluer le positionnement industriel du pays, de la sous-traitance vers davantage de conception, d’ingénierie et d’innovation.

Trois chantiers ont été identifiés comme prioritaires. Le premier porte sur la modernisation de l’appareil productif, notamment à travers le programme national d’accompagnement vers l’industrie 4.0. L’intégration des outils numériques, de l’automatisation et des technologies avancées doit aller de pair avec le développement des compétences, la recherche appliquée et le rapprochement entre universités et entreprises. Le deuxième chantier concerne le financement. Les difficultés rencontrées par de nombreuses PME pour financer leur modernisation, renforcer leurs fonds propres et accéder à des instruments adaptés à leurs besoins constituent, selon le ministre, un obstacle à lever. Les mécanismes de mise à niveau, de bonification et de restructuration financière doivent notamment gagner en lisibilité, en accessibilité et en complémentarité.

Le troisième axe est énergétique. La sécurité de l’approvisionnement, la maîtrise des coûts et l’efficacité énergétique conditionnent directement la capacité des entreprises à produire et à exporter. Le développement des énergies renouvelables et la décarbonation industrielle représentent également des enjeux de compétitivité et d’accès aux marchés. Au-delà de ces priorités, Slah Zouari a plaidé pour une diversification des partenariats industriels. Si l’Europe demeure un partenaire majeur, la coopération avec les marchés africains et les autres espaces régionaux doit être davantage exploitée. Les partenariats recherchés devraient favoriser la coproduction, le transfert technologique, la recherche-développement et l’intégration des entreprises tunisiennes dans les chaînes de valeur internationales.

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Industrie : la Chine accélère, l’Europe vacille, quel enjeu pour la Tunisie ?

Face à la montée en puissance industrielle de la Chine et aux fragilités économiques de l’Europe, la Tunisie doit repenser son positionnement industriel.

Lors de Tunisia Industry Talks, organisé le 21 octobre 2026 par la Konrad-Adenauer-Stiftung Tunisie et la Conect, l’ancien ministre des Finances et expert international Nizar Yaïche a dressé un diagnostic des bouleversements mondiaux et appelé à renforcer la co-construction industrielle entre la Tunisie et l’Europe.

La concurrence industrielle mondiale s’intensifie, tandis que les équilibres économiques qui ont structuré les échanges internationaux depuis des décennies sont remis en question. Entre tensions géopolitiques, coûts énergétiques élevés, endettement public, vieillissement démographique et accélération technologique, l’Europe fait face à des défis qui touchent directement ses partenaires industriels, dont la Tunisie.

Pour Nizar Yaïche, l’enjeu est désormais de transformer cette interdépendance en levier de compétitivité. « Nous devons bâtir notre avenir ensemble », a-t-il souligné, estimant que cette ambition commune doit constituer le point de départ d’une coopération industrielle plus structurée.

La Chine gagne du terrain, l’Europe sous pression

La progression de la Chine dans l’industrie mondiale constitue l’un des principaux enseignements du diagnostic de Nizar Yaïche. Selon les chiffres qu’il a présentés, le pays représente déjà environ 37 % de la production industrielle mondiale et pourrait atteindre près de 42 % dans les cinq à six prochaines années.

Cette progression ne repose pas uniquement sur les capacités de production. La Chine a également développé un écosystème reliant recherche universitaire, prototypage, financement et commercialisation. Dans les véhicules électriques, les batteries et le stockage de l’énergie, elle a acquis une avance qui renforce sa position dans les chaînes de valeur mondiales.

Les États-Unis conservent, pour leur part, une place majeure dans l’intelligence artificielle, tandis que l’Europe doit consolider ses capacités dans plusieurs technologies stratégiques. Pour l’expert, cette évolution impose de regarder en face les écarts de compétitivité et d’investir davantage dans l’innovation, sans considérer la progression chinoise comme une fatalité.

À cette concurrence s’ajoutent les tensions commerciales provoquées par les droits de douane américains. Au-delà de leurs effets immédiats sur les échanges, ces mesures remettent en question les règles économiques établies depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et accentuent les divisions au sein du bloc occidental.

La guerre en Europe et l’augmentation des dépenses militaires compliquent également les arbitrages budgétaires. Une partie des ressources consacrées à l’armement ne peut plus être affectée à d’autres priorités, comme les infrastructures, la transition énergétique ou l’innovation. De plus, une part importante des commandes militaires européennes bénéficie à des fournisseurs étrangers, notamment américains, limitant les retombées industrielles pour le continent.

Énergie, dette et démographie : les fragilités européennes

La compétitivité européenne est aussi pénalisée par le coût de l’énergie. Selon Nizar Yaïche, les industriels européens paient leur gaz plus cher que leurs concurrents américains et chinois. Cet écart alourdit les coûts de production, réduit les marges et fragilise les décisions d’investissement.

L’Europe apparaît également plus exposée aux chocs énergétiques, ce qui renforce l’incertitude pour les entreprises. Cette vulnérabilité concerne indirectement la Tunisie, dont les exportateurs sont étroitement intégrés aux chaînes de valeur européennes. La capacité du continent à préserver une énergie compétitive pèsera donc sur l’avenir de ses partenaires industriels.

Autre contrainte : l’endettement public. À l’échelle mondiale, la dette publique dépasse 100 000 milliards de dollars, selon les estimations avancées par l’expert, et pourrait atteindre l’équivalent de 100 % du PIB mondial dans les prochaines années. Aux États-Unis, la dette fédérale dépasse 40 000 milliards de dollars. En Europe, la hausse des taux d’intérêt renchérit le financement des déficits et réduit les marges de manœuvre des États.

Cette pression risque de compliquer les choix budgétaires, alors que les besoins d’investissement restent importants dans la transition énergétique, les infrastructures et les nouvelles technologies.

Le vieillissement démographique accentue ces difficultés. Selon Nizar Yaïche, la Tunisie pourrait encore bénéficier d’une période relativement favorable pendant quinze à vingt ans, tandis que l’Europe et la Chine devraient être davantage confrontées aux conséquences du vieillissement de leur population.

À l’échelle mondiale, il évoque environ 37 personnes âgées de plus de 60 ans pour 100 personnes en âge de travailler. La dégradation de ce ratio dans les économies vieillissantes entraînera des besoins croissants en main-d’œuvre, en personnel de santé et en financement des retraites.

Pour l’industrie européenne, ces évolutions renforcent la nécessité d’améliorer la productivité, de développer l’automatisation et de répondre aux besoins en compétences. Elles peuvent aussi ouvrir des perspectives de coopération avec la Tunisie, à condition que celle-ci investisse dans la formation et la qualification de sa main-d’œuvre.

Le climat et les technologies redéfinissent les priorités industrielles

Les mutations climatiques constituent une autre source de pression. Nizar Yaïche évoque un scénario de réchauffement mondial de 2,5 à 2,8 °C à la fin du siècle, voire des trajectoires dépassant 4 °C. Ces évolutions impliqueraient des dépenses d’adaptation supplémentaires, des pertes économiques et une pression accrue sur les systèmes de protection sociale.

Dans un scénario de réchauffement de 2,5 °C, les épisodes de chaleur extrême pourraient devenir jusqu’à huit fois plus fréquents que par le passé, selon les chiffres présentés par l’expert. Il cite également environ 180 000 décès liés à la chaleur en Europe au cours des trois dernières années.

Pour la Tunisie, les conséquences sont particulièrement sensibles dans les secteurs de l’eau et de l’agriculture. L’adaptation climatique doit donc être intégrée aux stratégies de développement et aux choix industriels, dans un contexte où la maîtrise des ressources devient un enjeu économique majeur.

En parallèle, l’intelligence artificielle et la robotique transforment les processus de production. Elles offrent des gains potentiels de productivité, mais soulèvent des questions relatives à l’emploi, à la souveraineté technologique et à la protection des données.

Pour Nizar Yaïche, la capacité à maîtriser ces technologies sera déterminante pour la compétitivité future. L’enjeu ne consiste pas simplement à adopter des solutions existantes, mais à développer un écosystème capable de relier recherche, expérimentation, financement et industrialisation. C’est précisément sur ce terrain que l’expérience chinoise offre des enseignements aux économies européennes et tunisiennes.

Quel positionnement pour la Tunisie ?

Dans cet environnement incertain, la Tunisie entretient un lien industriel étroit avec l’Europe. Le marché européen absorbe entre 72 et 73 % des exportations tunisiennes, tandis que les investissements européens contribuent à environ 350 000 emplois dans le pays.

Cette interdépendance représente à la fois une force et une source de vulnérabilité. Les difficultés de l’industrie européenne peuvent se répercuter sur les commandes, les investissements et les débouchés des entreprises tunisiennes. À l’inverse, le renforcement du tissu industriel national peut consolider les chaînes de valeur européennes et améliorer la compétitivité des deux partenaires.

La question est donc de savoir comment la Tunisie peut tirer parti de ces transformations sans rester cantonnée à son rôle actuel dans les chaînes de production. Pour Nizar Yaïche, la réponse passe par une coopération plus ambitieuse, fondée sur la complémentarité industrielle, l’innovation, la formation et la création de valeur.

Le potentiel démographique tunisien ne constituera un avantage que s’il s’accompagne d’une main-d’œuvre qualifiée et d’une capacité accrue à intégrer les technologies. De même, la proximité avec l’Europe ne suffira pas à garantir la compétitivité sans une amélioration des capacités productives et une adaptation aux nouvelles exigences industrielles.

Passer de la coopération à la co-construction

Organisé par la Konrad-Adenauer-Stiftung Tunisie et la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect), Tunisia Industry Talks s’inscrit dans le cadre du 70e anniversaire des relations tuniso-allemandes, sur le thème « 70 ans de partenariat tuniso-allemand : de la coopération à la co-construction industrielle ».

Pour Nizar Yaïche, les bouleversements mondiaux imposent de dépasser une coopération fondée principalement sur les échanges commerciaux pour construire une stratégie industrielle commune. L’objectif est de renforcer les capacités d’innovation, de sécuriser les chaînes de valeur et de développer des complémentarités durables entre les entreprises tunisiennes et européennes.

La Chine accélère, l’Europe doit consolider sa compétitivité et la Tunisie doit définir sa place dans cette recomposition. L’enjeu du partenariat tuniso-européen est désormais de transformer une relation économique déjà forte en projets industriels concrets, capables de créer davantage de valeur et de renforcer la résilience des deux économies.

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