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Procès de Zied El-Heni reporté au 27 octobre | Son comité de soutien réclame sa libération

La justice a décidé, une nouvelle fois, de reporter l’examen de l’affaire des enregistrements fuités visant le journaliste Zied El-Heni, aux côtés d’autres prévenus.

C’est ce qu’a indiqué son comité de soutien, précisant que la cinquième chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis, spécialisée dans les affaires de terrorisme, a renvoyé l’examen du dossier au 27 octobre courant.

Ce nouveau report fait suite à une précédente audience fixée au vendredi 16 octobre devant la même chambre. Le comité de soutien a déploré cet ajournement et réitéré son appel à la libération du journaliste.

Pour rappel, cette affaire remonte à septembre 2023. Elle porte sur la diffusion et le traitement d’enregistrements audio attribués à Mondher Ounissi, évoquant ses rencontres avec des hommes d’affaires influents ainsi que de présumées infractions financières liées au parti islamiste. Initialement convoqué en qualité de témoin dans ce dossier, Zied El-Heni a par la suite fait l’objet de poursuites judiciaires.

Y. N.

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Trafic de drogue | Saisie de près de 27.000 comprimés de stupéfiant (DGSN)

La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a a annoncé le démantèlement d’un réseau de trafic de dtogue et la saisie de 26 831 comprimés de stupéfiant

Dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue, la sous-direction anti-stupéfiants relevant de la direction de la police judiciaire de Gorjani a réussi, ce mardi 20 octobre 2026, à identifier et à interpeller les membres d’un réseau criminel impliqué dans ce trafic de drogue.

Cette opération d’envergure a été menée au terme d’un travail d’investigation rigoureux et de suivis minutieux sur le terrain, souligne la DGSN, qui précise que ce réseau structuré ciblait principalement les milieux de la jeunesse, et plus particulièrement les milieux scolaires.

Les investigations approfondies menées par les forces de l’ordre ont permis la saisie de 26 831 comprimés psychotropes de type « Pregabaline », plus communément connus sous le nom commercial de « Lyrica » ( médicament antiépileptique utilisé pour traiter les douleurs neuropathiques et le trouble anxieux généralisé, dont l’usage est détourné par les consommateurs de drogue).

Lors de cette même intervention, la police a saisi 26831 comprimés psychotropes de type « Pregabalin », plus communément connus sous le nom commercial de « Lyrica » ainsi qu’une somme d’argent en liquide estimée à près de 32 000 dinars.

L’enquête se poursuit sous la supervision des autorités judiciaires compétentes, ajoute encore la DGSN.

Y. N.

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Interview. « J’ai fait un rêve » de The Domino, révélation rap qui conjugue noirceur et mélancolie

En cette fin 2026 tourmentée, l’artiste français d’origine tunisienne The Domino conçoit sa musique comme le reflet d’un monde en mutation, entre dures réalités urbaines, fractures sociales et histoires humaines. Véritable point d’orgue, « J’ai fait un rêve » sonne…

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Tunisia BioHub : Des experts de l’IVI attendus en décembre, un centre de formation en chirurgie robotique en projet

La Tunisie a convenu avec l’International Vaccine Institute (IVI) d’organiser une mission d’experts du 1er au 4 décembre 2026, financée par la partie sud-coréenne, pour accompagner le projet Tunisia BioHub dans la recherche, la formation et la fabrication biologique. Un plan d’action a également été adopté en vue de créer en Tunisie un centre de formation par simulation en chirurgie robotique destiné aux médecins tunisiens et africains.

La coopération sanitaire entre la Tunisie et la Corée du Sud franchit une nouvelle étape. En marge du World Bio Summit 2026, organisé à Séoul, le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a conclu de nouveaux accords portant sur le développement des capacités nationales en recherche biomédicale, en production biologique et en chirurgie robotique.

Le principal rendez-vous opérationnel annoncé concerne Tunisia BioHub. Des experts de l’International Vaccine Institute (IVI) sont attendus en Tunisie du 1er au 4 décembre prochain. Leur mission, financée par la partie sud-coréenne, devra soutenir le projet dans trois domaines : la recherche, la formation et la fabrication biologique.

Un centre de formation en chirurgie robotique envisagé

Cette visite constitue une nouvelle étape dans le développement du projet, même si les informations communiquées ne précisent ni le montant du financement ni les objectifs techniques détaillés de la mission.

L’autre volet porte sur la formation médicale. Les discussions ont abouti à l’adoption d’un plan d’action pour créer en Tunisie un centre de formation à la chirurgie robotique reposant sur la simulation. La structure est destinée aux médecins tunisiens et africains.

Le projet s’inscrit dans la continuité de la coopération tuniso-coréenne en matière de chirurgie robotique, déjà évoquée dans les précédentes annonces relatives au développement de cette spécialité en Tunisie.

L’intelligence artificielle également au programme

Les échanges avec la Corée du Sud se sont également poursuivis autour de l’intelligence artificielle appliquée à la santé. Les pistes de coopération concernent notamment la recherche, la formation, le transfert de technologies et l’amélioration des services sanitaires.

En marge du sommet, le ministre tunisien de la Santé a par ailleurs rencontré ses homologues turc et qatari pour examiner les perspectives de coopération dans les domaines de la santé numérique et des industries pharmaceutiques.

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Le Maroc livre des véhicules militaires au Liberia et formera 140 soldats

Le Maroc a commencé à fournir des véhicules et du matériel militaires au Liberia, pendant que près de 140 soldats libériens s’apprêtent à se rendre au Royaume pour une formation de commando, rapporte The Liberian Investigator dans un article publié le 20 octobre et nous apprend yabiladi. Un avion-cargo marocain C-130 a atterri le 19 […]

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Tebboune opère un mouvement partiel dans le corps des walis

Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a opéré, hier mardi, un mouvement partiel dans le corps des walis de la République, indique un communiqué de la Présidence de la République. «Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a opéré, ce jour, un mouvement partiel dans le corps des walis, en vertu duquel […]

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Trafic de drogue: Un cartel de trois frères neutralisé à Hafsia

Lacbrigade de la police judiciaire de Bab Souika a procédé, à l’aube de ce mercredi, à l’arrestation de trois frères soupçonnés de trafic de stupéfiants, à la suite d’une perquisition menée dans un domicile situé à « Houmet Jeraba », dans le quartier de Hafsia, au Vieux Tunis. Cette opération a permis d’interpeller les trois frangins, en […]

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Riadh Sidaoui : « La contestation en France n’influencera pas la jeunesse tunisienne »

Les mouvements sociaux français n’ont rien à voir avec la situation en Tunisie, affirme Riadh Sidaoui. Le politologue y voit une dynamique européenne.

Dans une déclaration à L’Économiste Maghrébin, Riadh Sidaoui, directeur du Centre arabe d’études politiques et sociales de Genève, écarte tout lien entre les manifestations en France et la situation en Tunisie. Il estime qu’elles n’influenceront pas la jeunesse tunisienne, car elles relèvent d’une logique européenne sans rapport avec celle du pays.

Le politologue précise que la France traverse une crise systémique d’une gravité inédite, que la figure de l’immigré et du musulman, érigée en bouc émissaire, permettrait de dissimuler. La dette publique atteint 3 300 milliards de dollars synonyme de faillite bancaire virtuelle de l’État, placé sous avertissement de l’Union européenne. Le pouvoir politique et l’extrême droite instrumentaliseraient l’immigration pour masquer le fossé entre une oligarchie multimilliardaire et une classe moyenne en voie de paupérisation. Pourtant, les grandes révolutions françaises, de 1789 à Mai 68 en passant par 1848 et la Commune de Paris, se sont toutes déroulées sans présence immigrée. Les immigrés ont au contraire été invités durant les Trente Glorieuses pour reconstruire le pays et bâtir son industrie.

Une oligarchie aux commandes de l’État et des médias

Le politologue compare le système politique français à une dictature sans dictateur. Une poignée de familles oligarchiques y détient, affirme-t-il, le pouvoir réel. Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy n’en sont que des employés, et la famille Dassault, propriétaire du groupe aéronautique Rafale et du quotidien Le Figaro, en est une incarnation. Il estime que cette oligarchie contrôle presque entièrement les médias, l’édition, la haute hiérarchie militaire, les services de renseignement et la police.

Face aux soulèvements provoqués par l’inflation des denrées alimentaires et de l’énergie, Riadh Sidaoui dénonce la manipulation du discours public par les médias dominants. En focalisant l’attention sur les violences et le pillage, ces derniers étouffent les revendications de la jeunesse et des travailleurs, tout en passant sous silence la violence policière et institutionnelle.

Cette analyse met également en lumière le désespoir d’une diplomatie française confrontée à l’épuisement des caisses de l’État. Ainsi, la tournée d’Emmanuel Macron dans les pays du Golfe ne vise pas principalement l’approvisionnement pétrolier — d’ailleurs rendu complexe par le contrôle iranien sur le détroit d’Ormuz et la crise de Bab el-Mandeb —, mais cherche avant tout à obtenir des liquidités fraîches auprès des fonds souverains.

Dans ce contexte de basculement économique mondial au profit de Pékin, la dette souveraine française apparaît massivement détenue par la Chine, qui en possède environ 300 milliards de dollars sous forme de bons du Trésor. Cet affaiblissement économique entraîne la dégradation du secteur industriel historique, notamment l’automobile. Tandis que la hausse du coût de la vie pousse de nombreux Français à émigrer vers la Suisse, le Royaume-Uni, l’Australie, le Canada ou la Tunisie.

Une influence en recul et une contestation qui se radicalise

Pour Riadh Sidaoui, l’influence de la France s’effondre sur les plans géopolitique et culturel. Faute de moyens pour investir et soutenir le développement, Paris se voit chassée de ses bases militaires au Mali, au Burkina Faso, au Niger, en République centrafricaine, au Tchad et au Sénégal, au profit de la Chine et de la Russie via le groupe Wagner. Ce déclin s’accompagne d’un recul de la francophonie, le français ayant glissé au dix-septième rang mondial des langues natives. L’anglais s’impose désormais comme le passage obligé des sciences, de la technologie, du commerce et du voyage, poussant l’Algérie, le Maroc et la Tunisie à privilégier l’enseignement de l’anglais ou de l’allemand dès le primaire.

Sur le plan intérieur, la prise de conscience populaire et le contournement du monopole médiatique ouvrent la voie à une radicalisation de la contestation. Grâce aux réseaux sociaux et aux chaînes indépendantes, la jeunesse et les mouvements sociaux — soutenus par des formations comme La France Insoumise et par les syndicats — déjouent la censure et la stigmatisation orchestrées par les services de renseignement.

Malgré les couvre-feux et les tentatives de l’oligarchie de pousser le mouvement vers le chaos pour justifier la répression, la tradition révolutionnaire française se réactive. Face à l’enrichissement démesuré des milliardaires au détriment du peuple, l’exaspération populaire prépare ainsi des affrontements sociaux d’une ampleur sans précédent.

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Administration : Deux projets pilotes d’intelligence artificielle prévus dans les services publics

Le programme gouvernemental pour 2027 prévoit deux projets pilotes destinés à intégrer l’intelligence artificielle dans les prestations administratives. Il annonce également de nouveaux services numériques, des bornes interactives et la numérisation du dispositif « Citoyen contrôleur », sans préciser à ce stade les usages qui seront confiés à l’IA.

La transformation numérique de l’administration tunisienne doit franchir une nouvelle étape en 2027 avec l’expérimentation de deux projets pilotes fondés sur l’intelligence artificielle. Cette orientation figure parmi les mesures inscrites dans le document du ministère de l’Économie et de la Planification consacré aux perspectives économiques pour l’année prochaine avec l’objectif de poursuivre la numérisation des services publics et d’en améliorer l’accessibilité, tout en développant de nouveaux moyens d’interaction entre les administrations et les citoyens.

De nouveaux services et des points d’accès numériques

Le gouvernement prévoit le développement de 20 services numériques supplémentaires. Le programme comprend également l’installation de bornes interactives proposant des services administratifs dans les lieux les plus fréquentés par les citoyens.

Une autre mesure porte sur la mise en place d’un « bouquet de services administratifs proactifs ». Le document prévoit aussi de poursuivre la simplification des démarches selon l’approche du « parcours de vie », qui consiste à regrouper les formalités liées à une même situation autour d’un point d’accès unique.

Cette approche doit s’accompagner de la simplification de quatre parcours administratifs et de l’amélioration de l’accès aux procédures à travers la plateforme nationale dédiée.

La modernisation concerne également les outils de suivi. Le dispositif « Citoyen contrôleur » doit être développé et ses interventions numérisées. Dans une première phase, les ministères pourront suivre les dysfonctionnements signalés et les mesures correctives par messagerie électronique, avant une généralisation prévue aux niveaux central et régional.

La protection des données, un chantier parallèle

L’extension des services numériques s’accompagne d’objectifs en matière de cybersécurité et de protection des données personnelles. Le programme prévoit notamment le recours accru à des protocoles de communication sécurisée sur les sites web et les applications publics.

Il prévoit également l’élaboration d’une feuille de route nationale pour la gouvernance des données publiques, ainsi que le développement du portail national des données ouvertes et des mécanismes de partage et de valorisation des données.

Ces orientations dessinent le cadre dans lequel l’administration entend développer de nouveaux outils numériques. Leur portée concrète dépendra toutefois des applications retenues, des modalités de déploiement et des garanties apportées à la sécurité des informations.

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Fonction publique : 50.000 fiches de postes à intégrer au système numérique

Le programme gouvernemental prévu pour 2027 mise sur la gestion prévisionnelle des emplois, la révision du statut général des agents de la fonction publique et la modernisation de la formation. Quelque 50.000 fiches d’identification de nouveaux postes doivent être élaborées puis intégrées dans un système numérique.

La réforme de la fonction publique figure parmi les chantiers inscrits dans le programme économique du gouvernement pour 2027. L’objectif consiste à moderniser la gestion des ressources humaines, à mieux organiser les besoins des administrations et à développer les compétences des agents publics.

Parmi les principales mesures annoncées figure l’élaboration de 50.000 fiches d’identification de nouveaux postes, dont l’intégration est prévue dans un système numérique. Cette démarche relève de la gestion prévisionnelle des emplois et des effectifs. Elle doit permettre de mieux structurer les besoins en personnel des administrations. Ce chiffre ne correspond toutefois pas à une annonce de 50.000 recrutements.

Le statut des agents et les compétences dans le viseur

Le programme prévoit également la révision du statut général des agents de la fonction publique et l’élaboration des textes d’application correspondants. Il s’agit d’un volet réglementaire qui accompagne la modernisation de la gestion des ressources humaines.

La formation constitue un autre axe de cette réforme. Le gouvernement prévoit la mise en service d’une plateforme nationale de gestion et de formation à distance, avec l’objectif de garantir l’égalité d’accès à cet outil aux niveaux central, régional et local.

Les nouveaux recrutés devraient bénéficier de formations spécifiques. D’autres programmes porteront sur la gestion des politiques publiques, les compétences numériques et la conduite de projets. Le renforcement de la formation à distance et la généralisation de l’adhésion au dispositif de certification « MAHARAT » figurent également parmi les mesures programmées.

Une réforme confrontée à des obstacles structurels

La mise en œuvre de ces orientations reste tributaire de plusieurs contraintes identifiées dans le document. Celui-ci souligne notamment le manque de souplesse dans la gestion des ressources humaines ainsi que la lenteur de certaines réformes législatives et numériques.

L’enjeu dépasse ainsi la seule numérisation des dossiers. Il porte également sur la capacité des administrations à adapter leur organisation, à anticiper leurs besoins et à mieux mobiliser les compétences disponibles.

Le programme pour 2027 fixe des orientations et des objectifs, mais les modalités précises de déploiement des fiches de postes et les effets attendus sur l’organisation des administrations devront encore être précisés.

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Chiffre de la semaine : 149 incarcérations après les violences et pillages du week-end

Suite aux violences et aux pillages occasionnés dans le sillage de la manifestation du 17 octobre, près de 150 incarcérations ont été prononcées hier (20 octobre). En bref 149 personnes ont été incarcérées depuis le week-end de violences et de…

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Décès de Mohamed Lakhdar Ellala, figure historique de la gauche tunisienne

Mohamed Lakhdar Ellala, figure historique mouvement étudiant tunisien et de la gauche tunisienne, président de l’Association des Tunisiens en France (ATF), vient de décéder à Tunis. Il sera inhumé dans sa ville natale de Nefta, le jeudi 22 octobre 2026.

Le défunt a été l’un des dirigeants du mouvement de Février 1972 et s’est illustré au congrès de Korba de l’Union générale des étudiants tunisiens (Uget). Avec ses camarades, il a contesté la mainmise du parti au pouvoir sur l’organisation estudiantine et défendu l’autonomie des organisations étudiantes et syndicales.

Arrivé en France, il est devenu l’un des grands noms du mouvement associatif de l’immigration tunisienne. Il a été l’un des fondateurs de l’ATF, qu’il a longtemps présidée. Il a aussi participé au comité de défense de l’Union générale tunisienne en France (UGTT) en France après les événements du 26 janvier 1978. « De l’ère Bourguiba à la lutte contre la dictature, puis pendant la transition démocratique, il n’a jamais cessé de se battre pour une Tunisie libre, juste et progressiste. Il a poursuivi cet engagement politique au sein d’Ettajdid puis d’El Massar», a rappelé la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) dans un communiqué d’hommage publié le 20 octobre 2026.

«Pendant des décennies, la FTCR et l’ATF ont mené côte à côte les mêmes combats : les droits des immigrés, l’égalité et la citoyenneté, la lutte contre le racisme et les discriminations, la solidarité avec les luttes démocratiques en Tunisie. Lakhdar était un partenaire fidèle, un militant entier et un ami. Il nous laisse un immense vide», a ajouté la FTCR, en présentant ses condoléances les plus sincères et les plus attristées à ses enfants Mehdi, Marouane et Moez, à son épouse Amna, à toute sa famille, ainsi qu’à ses camarades de l’ATF et à tous ses amis, en Tunisie comme en France.

I. B.

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Le Rwanda pressenti pour accueillir le premier centre de migrants expulsés d’Europe

Le Rwanda est pressenti pour accueillir le premier centre pour migrants expulsés d’Europe, possiblement dès le début de l’année prochaine, ont indiqué des sources concordantes à l’AFP. En vertu d’un accord attendu dans les prochaines semaines, des déboutés d’asile de cinq pays européens devraient bientôt être envoyés dans un « hub de retour » de ce pays […]

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A travers Rima Hassan, la France cherche-t-elle à museler la voix de la Palestine ?  

Le parquet de Paris a requis, mardi 20 octobre 2026, dix mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité contre l’eurodéputée de La France insoumise, poursuivie pour apologie du terrorisme. À l’origine de l’affaire, une publication sur X citant Kozo Okamoto, l’un des auteurs de l’attentat de 1972 à l’aéroport de Lod, en Israël. Les réquisitions ont provoqué une réaction virulente de Jean-Luc Mélenchon, qui dénonce un abus de pouvoir et met en cause le gouvernement. Le jugement est attendu le 30 novembre.

Djamal Guettala

Le parquet de Paris a demandé dix mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité contre Rima Hassan, jugée depuis lundi 19 octobre devant la 10e chambre correctionnelle de Paris. L’eurodéputée de LFI est poursuivie pour apologie du terrorisme à la suite d’un message publié sur X le 26 mars, puis supprimé.

La publication reprenait une citation attribuée à Kozo Okamoto, membre de l’Armée rouge japonaise et l’un des trois auteurs de l’attentat commis le 30 mai 1972 à l’aéroport de Lod, près de Tel-Aviv. L’attaque avait fait 26 morts et environ 80 blessés.

Le message relayé par Rima Hassan indiquait : «J’ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu’il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir.»

Pour le ministère public, la publication ne peut être dissociée de la participation d’Okamoto à cet attentat. Le parquet estime qu’en reprenant ces propos sans prendre ses distances avec leur auteur, l’eurodéputée a contribué à banaliser le massacre et à valoriser celui qui l’a commis. Il a écarté l’idée d’une instrumentalisation des poursuites en raison de ses opinions politiques.

Mélenchon dénonce un abus de pouvoir

Les réquisitions ont suscité une réaction immédiate de Jean-Luc Mélenchon. Sur X, le fondateur de LFI a dénoncé ce qu’il considère comme une procédure abusive et accusé la «Macronie» de se montrer servile envers Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien.

Cette réaction inscrit le procès dans la confrontation politique autour de la guerre à Gaza et des prises de position de Rima Hassan sur la Palestine. Pour le dirigeant insoumis, les poursuites visent une élue dont les interventions dérangent le pouvoir. Cette lecture est contestée par le ministère public, qui affirme que l’affaire porte sur le contenu d’une publication et non sur les opinions politiques de son auteure.

Lors de l’audience du lundi 19 octobre, Rima Hassan avait elle-même dénoncé une «tentative d’intimidation» et une volonté de «mise sous silence d’une élue de l’opposition». Elle avait ensuite choisi d’exercer son droit au silence. Son avocat, Vincent Brengarth, conteste également la procédure et estime que la liberté d’expression de sa cliente est en jeu.

Une décision attendue le 30 novembre

Au-delà de l’affrontement entre LFI et le parquet, le tribunal doit déterminer si le message publié répond aux critères juridiques de l’apologie du terrorisme. La question est précise : il ne s’agit pas de juger la défense des droits des Palestiniens en général, mais d’apprécier la portée d’une citation attribuée à un homme impliqué dans un attentat meurtrier.

La distinction est importante. La défense d’une cause politique ne constitue pas en elle-même une apologie du terrorisme. Mais la référence à cette cause ne suffit pas non plus à soustraire une publication à l’examen de la justice, estime l’accusation, qui n’aurait sans doute pas utilisé ce même argument si l’auteur du poste n’était pas connu pour ses positions propalestiniennes. C’est une justice sur-mesure ou à la tête du client, disent les soutiens de la Palestinienne, qui se trouve ainsi entraînée dans une casuistique consistant à apprécier les termes employés dans une simple citation, leur auteur, leur contexte, leur signification et quoi encore.

Rima Hassan encoure jusqu’à sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende. Les peines demandées par le parquet ne constituent pas une condamnation. Le tribunal rendra sa décision le 30 novembre, date à laquelle les arguments des parties seront confrontés à l’appréciation judiciaire des faits.

D’ici là, l’affaire continuera vraisemblablement d’alimenter les débats sur la limite de la liberté d’expression au supposé pays des droits de l’homme et le traitement politique des prises de position sur le conflit israélo-palestinien, souvent biaisé par des partis-pris pro-israéliens flagrants.

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Libye | Saddam Haftar, dauphin de Cyrénaïque

Le maréchal Khalifa Haftar, commandant en chef de l’Armée nationale libyenne (ANL) et homme fort de l’Est de la Libye (Cyrénaïque) fêtera le 7 novembre prochain son 83e anniversaire et la question de sa succession se fait de plus en plus pressante surtout avec la montée en puissance de son fils Saddam, 35 ans, nommé le 11 août 2025 commandant en chef adjoint de l’Armée nationale libyenne et dont le rôle dépasse aujourd’hui le seul champ militaire, son rôle diplomatique et politique s’accentue de plus en plus. Toutefois, rien n’est joué d’avance, les allégeances des tribus ne sont pas tranchées et la rivalité avec ses frères Khaled (chef d’état-major de l’ANL) et Belgassem (qui dirige le Fonds libyen de développement et de reconstruction, le bras financier de la Cyrénaïque) peuvent peser sur la succession.

Imed Bahri

Selon le journal londonien arabophone Al-Quds al-Arabi, la question de la succession du maréchal Khalifa Haftar qui dirige d’une main de fer l’est de la Libye ne relève plus de simples spéculations liées à son âge avancé. Les manœuvres de son fils, Saddam, dessinent désormais une trajectoire claire visant à réorganiser les centres de pouvoir au sein du camp oriental. Cette stratégie combine nominations militaires, rencontres diplomatiques de haut niveau, mobilisation de soutiens tribaux ainsi qu’une extension de l’influence politique et économique. Si ces démarches témoignent d’une volonté d’assurer une transmission du pouvoir au sein de la famille, elles soulèvent également des interrogations quant à la capacité de Saddam à hériter des alliances tissées par son père et quant à la disposition de ses frères —ainsi que des dirigeants militaires et tribaux— à l’accepter comme chef pour la phase à venir.

Ces dispositions revêtent une importance particulière alors que Khalifa Haftar aura 83 ans le mois prochain et que ses fils occupent une place croissante dans la gestion des dossiers militaires, économiques et politiques. L’avenir de l’est de la Libye se trouve ainsi lié aux rapports de force au sein de la famille Haftar ainsi qu’à la nature des alliances qui ont assuré la cohésion du camp Haftar depuis 2014.

La fabrique d’un héritier

La date du 11 août 2025 a marqué un tournant décisif dans l’ascension de Saddam Haftar. Son père a en effet pris la décision de le nommer adjoint, une mesure qui lui confère une position de premier plan dans la chaîne de commandement des forces armées basées dans l’est de la Libye, faisant de lui, sur le plan institutionnel, le mieux placé pour assumer le commandement en cas d’absence de son père.

Cette nomination s’inscrit dans une série de changements incluant la désignation de son frère, Khaled Haftar, à la tête de l’État-major général et le transfert d’Abdelrazzaq al-Nadori au poste de conseiller à la sécurité nationale. Une réorganisation qui a permis une redistribution des prérogatives militaires entre l’ancienne génération de dirigeants et les fils de Haftar.

Ces changements ne se limitaient pas à une simple restructuration administrative, ils s’accompagnaient d’une extension des prérogatives de Saddam. Ce dernier avait déjà dirigé des unités militaires de premier plan, notamment la brigade Tariq ibn Ziyad, avant de s’imposer progressivement comme l’une des figures centrales chargées des dossiers militaires et sécuritaires ainsi que des relations extérieures.

La nature de ces nouvelles fonctions témoigne d’une volonté d’institutionnaliser le transfert d’influence au sein de la famille plutôt que de laisser la question de la succession à la merci des équilibres militaires et tribaux en cas de disparition du père. Toutefois, ces mesures en faveur de Saddam ne suffisent pas, à elles seules, à garantir une transition en douceur du pouvoir.

Les allégeances tribales

La préparation de Saddam ne s’est pas limitée à l’appareil militaire, elle s’est étendue à la base sociale qui constituait l’un des piliers de la puissance de son père. Ainsi, sa nomination au poste de commandant adjoint a coïncidé avec des célébrations et des rencontres tribales exprimant un soutien explicite à ces nouveaux arrangements.

Le 18 août 2025, la ville de Syrte a été le théâtre d’une manifestation de soutien à la nomination de Saddam, en présence de représentants du Conseil social des tribus de Syrte, ainsi que de cheikhs, de notables et de responsables locaux. Cette initiative visait à démontrer une acceptation sociale de la décision, au-delà de la ville de Benghazi.

Par ailleurs, la cérémonie de son investiture a vu la participation de figures tribales, suivie d’entretiens avec des représentants des tribus Awlad Suleiman et Darsa. Saddam a également reçu une délégation de cheikhs issus des tribus égyptiennes Awlad Ali venus le féliciter pour ses nouvelles fonctions. Ces démarches se sont étendues au sud du pays, où, à Sebha, des rencontres ont eu lieu avec des représentants de tribus et de composantes sociales influentes —notamment les Gaddafa, les Magarha, les Ziyadin, les Ouled Bou Saif, les Warfalla et les Mashashia— dans le but de renforcer les liens avec des régions dotées d’un poids social et militaire significatif.

Bien que certaines manifestations de soutien aient pris une tournure s’apparentant à une allégeance politique, les déclarations publiques ne confirment pas l’existence d’une allégeance formelle et globale de la part de ces tribus envers Saddam en tant que successeur de son père. Elles attestent plutôt d’un soutien, exprimé par des délégations et des chefs tribaux, à sa nomination et à l’élargissement de son rôle.

L’importance de ces manœuvres réside dans le fait que la loyauté des tribus envers Khalifa Haftar ne s’est pas construite en une seule fois, elle est le fruit d’années d’alliances sécuritaires et politiques ainsi que d’une répartition des influences et des intérêts. Par conséquent, le transfert de ces loyautés à son fils n’est nullement garanti d’autant plus que les positions des notables et des dirigeants locaux peuvent diverger au sein même d’une seule tribu.

Par ailleurs, le sud de la Libye —marqué par une rivalité entre groupes armés et par l’enchevêtrement des intérêts tribaux et économiques— constitue un défi supplémentaire pour Saddam qui doit démontrer sa capacité à préserver les alliances nouées par son père.

Présence sur la scène internationale

Parallèlement à ces activités internes, la présence de Saddam Haftar sur la scène internationale s’est intensifiée. Il est devenu un interlocuteur clé lors de rencontres avec des responsables occidentaux, russes et arabes, ce qui semble s’inscrire dans une stratégie visant à le présenter comme l’un des principaux décideurs dans l’est de la Libye.

Ainsi, en janvier 2026, il a mené des entretiens avec des responsables français au palais de l’Élysée, ses contacts avec Paris s’étant par la suite multipliés au cours des mois suivants. En juin, il a rencontré le secrétaire d’État américain Marco Rubio à Washington, en présence du conseiller du président américain Massad Boulos, afin de discuter de l’initiative américaine concernant la crise libyenne et de la possibilité d’unifier les institutions militaires et politiques.

Il s’est également rendu à Moscou en août, où il a rencontré le ministre russe de la Défense, Andreï Belooussov, pour discuter de coopération militaire et sécuritaire. Cette démarche témoigne de la volonté du camp Haftar de maintenir des canaux de communication avec les puissances internationales qui rivalisent d’influence en Libye.

Cette présence offre à Saddam une plus grande marge de manœuvre, dépassant le rôle traditionnel d’un commandant militaire, et lui permet de tisser un réseau de relations directes avec des acteurs qui, par le passé, traitaient principalement avec son père.

Toutefois, ces rencontres ne signifient pas nécessairement qu’il a obtenu une reconnaissance internationale en tant que successeur de Haftar, elles sont également liées aux intérêts sécuritaires et politiques de ces États, ainsi qu’à leur besoin d’interagir avec les personnalités qui pèsent sur les rapports de force actuels.

Rivalités entre frères

Malgré les avancées de Saddam sur les plans militaire et diplomatique, la répartition de l’influence au sein de la famille Haftar fait apparaître d’autres centres de pouvoir susceptibles de devenir des sources de rivalité à l’avenir.

Son frère Khaled occupe le poste de chef d’état-major, une position qui lui confère une présence significative au sein de l’institution militaire, ainsi que des liens directs avec les commandements et les unités qui en dépendent. De son côté, son autre frère Belgacem supervise le Fonds pour le développement et la reconstruction de la Libye, qui gère des projets chiffrés en milliards de dinars libyens ce qui lui confère une influence économique et un vaste réseau de relations avec des entreprises, des entrepreneurs et des acteurs aussi bien locaux qu’étrangers. L’une des prérogatives du Fonds est de sceller les contrats avec des entreprises étrangères (notamment égyptiennes, turques et émiraties) pour mener à bien les grands chantiers d’infrastructures.

Cette répartition illustre un modèle où le pouvoir militaire s’entremêle avec les ressources économiques et les fonctions politiques, chaque frère conservant ainsi sa propre sphère d’influence, liée à des institutions, des individus et des intérêts distincts.

Des rapports de presse ont fait état de divergences entre Saddam et ses deux frères, Khaled et Belgacem, concernant certains choix politiques et la répartition des prérogatives. Ces tensions surviennent notamment alors que le rôle de Saddam s’élargit dans la gestion des relations extérieures et dans le remodelage des équilibres politiques dans l’est du pays.

La gravité de ces divergences réside dans le fait que, tant que le père est présent, il constitue une référence commune permettant de trancher les différends. En revanche, sa disparition pourrait rouvrir le débat sur le partage du pouvoir et des ressources ainsi que sur le commandement des unités armées.

Cela étant, évoquer un conflit militaire imminent entre les frères reste prématuré, faute d’indices tangibles d’une scission directe des forces entre les membres de la famille.

L’éviction d’Aguila

Les récents développements au sein de la Chambre des représentants ont ajouté une nouvelle dimension politique aux arrangements liés à la succession. Le 6 octobre, Benghazi a été le théâtre de l’élection d’un nouveau bureau de présidence, une manœuvre qui, selon ses initiateurs, met fin à la présidence d’Aguila Saleh à la tête de l’institution.

Ces événements surviennent dans un contexte marqué par des informations faisant état du rôle joué par Saddam Haftar dans le soutien aux démarches visant à changer la présidence du Parlement. Cela témoigne d’une implication croissante de sa part dans des dossiers politiques qui, pendant des années, étaient étroitement liés aux relations que son père entretenait avec les institutions en place dans l’est du pays.

L’éviction d’Aguila Saleh revêt une importance particulière, étant donné qu’il a été l’un des principaux alliés politiques de Haftar depuis 2014. Il bénéficie, en outre, de solides réseaux tribaux dans l’est du pays et de liens régionaux influents, notamment avec l’Égypte.

Par ailleurs, le maintien de Saleh à son poste lui conférait une capacité d’influence sur la législation et les accords politiques relatifs à l’avenir du pouvoir, y compris sur toute disposition susceptible d’affecter la position de la famille Haftar au sein des institutions.

Toutefois, l’élection d’une nouvelle direction a suscité des objections et des recours juridiques donnant lieu à une controverse sur la légitimité de la procédure et sur le quorum requis dans un contexte marqué par une division persistante des institutions judiciaires et étatiques.

Ainsi, cette tentative de recomposition du Parlement pourrait offrir à Saddam Haftar une marge de manœuvre politique accrue, elle comporte néanmoins le risque d’accentuer les clivages au sein du camp de l’Est surtout si les différends entre les dirigeants politiques et tribaux se cristallisent en factions rivales.

Les enjeux d’un règlement

Les tractations autour de la succession s’inscrivent également dans le cadre des efforts déployés par les États-Unis pour parvenir à un règlement entre l’est et l’ouest de la Libye. Dans ce contexte, Saddam Haftar est apparu comme un acteur impliqué dans les discussions liées à l’initiative portée par Massad Boulos.

Selon certains rapports, des scénarios non officiels envisageraient un partage des postes exécutifs entre les deux camps, incluant l’attribution d’une fonction présidentielle à Saddam Haftar, en échange du maintien de l’influence du camp d’Abdelhamid Dbeibeh au sein du gouvernement.

Cependant, ces pistes n’ont pas abouti à un accord formel et se heurtent toujours à des obstacles liés à la légitimité constitutionnelle, aux positions des différentes parties politiques et militaires ainsi qu’à l’avenir du processus électoral. 

Le passage de Saddam d’une position de commandement militaire à un rôle politique national exige des consensus qui dépassent les zones d’influence de son père. Cela soulève également des interrogations quant à la possibilité d’intégrer les forces de l’Est au sein d’une institution militaire unifiée sans pour autant maintenir les centres de pouvoir existants.

L’avenir de la succession

    L’ensemble de ces manœuvres révèle que la préparation de Saddam Haftar s’opère via des axes parallèles: consolidation de sa position militaire, élargissement de son ancrage tribal et diplomatique, et, à terme, influence sur la refonte des institutions politiques.

    Toutefois, la réussite de ces arrangements successoraux dépend de facteurs qui ne sauraient être tranchés par de simples nominations. Il s’agit notamment de la pérennité de la loyauté des chefs militaires, des positions des tribus, de l’équilibre des intérêts entre les frères, sans oublier les calculs des acteurs régionaux et internationaux.

    Alors que Khalifa Haftar s’appuie sur un réseau de relations tissé au fil de plus d’une décennie de conflits et d’alliances, Saddam, quant à lui, en est encore à transformer une influence héritée en une autorité fondée sur sa propre position et sur sa capacité à gérer les équilibres.

    Dans un pays où les institutions demeurent fragmentées et où le processus électoral se heurte à des obstacles politiques et juridiques, la question de la succession dans l’est de la Libye pourrait bien passer du statut d’affaire familiale à celui de facteur déterminant dans la reconfiguration du paysage du pouvoir. Ainsi, la question ne se limite plus à savoir si Saddam est préparé à succéder à son père, elle porte davantage sur la capacité des alliances militaires, tribales et politiques sur lesquelles repose le camp de Haftar à perdurer sous une nouvelle direction. Il s’agit également de déterminer si cette transition du pouvoir préservera l’équilibre actuel ou si elle ouvrira la voie à des rivalités internes susceptibles de remodeler le paysage dans l’est du pays.

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    La mythologie grecque au service des apôtres de la high-tech

    Pour faire accepter le bouleversement de l’IA Agentique et masquer les périls de son autonomie, la Silicon Valley & Cie déploient une stratégie sémantique redoutable. Le lancement récent par Meta de sa gamme «Muse» déclinée de l’étincelle initiale (Muse Spark) et l’émerveillement de l’action autonome (Muse Wonder et Muse Wonder Full) ne relève pas d’une intuition isolée. Il s’agit d’une référence directe aux muses de la mythologie grecque, ces divinités qui inspiraient les poètes, les artistes et les savants.

    Mahjoub Lotfi Belhedi *

    Pourtant, Meta ne fait qu’emboîter le pas à une tradition bien ancrée dans l’industrie. Des pionniers des bases de données aux géants du cloud, la captation des mythes antiques est une constante stratégique globale, exploitée pour des fins strictement marketing à travers des mécanismes psychologiques bien précis.

    Désamorcer la peur et asseoir l’autorité

    Le recours aux figures mythologiques répond à un besoin fondamental de l’ensemble de l’industrie technologique : rendre l’inconnu acceptable et le complexe désirable à travers :

    – l’humanisation par l’archétype : la mythologie offre des récits universels ancrés dans l’inconscient collectif. Associer un agent autonome à une «muse» permet de désamorcer la peur de la machine froide, intrusive ou menaçante. Le robot se transforme en un compagnon poétique, rassurant et presque familier;

    – la divinisation de la technologie : en baptisant des programmes ou des infrastructures du nom de forces supérieures, la tech opère un transfert d’autorité cognitive profond. L’utilisateur n’interagit plus avec un produit commercial faillible conçu par une multinationale, mais une entité quasi-sacrée où on remet souvent moins en cause la légitimité ou la moralité d’un dieu que d’un logiciel;

    – le paravent de l’infaillibilité : derrière la beauté du mythe se cache un piège marketing cynique. Présenter un système comme une «sentinelle» immuable ou une source d’inspiration omnisciente permet d’endormir la vigilance des utilisateurs, des entreprises et des États. Le merveilleux sert d’anesthésiant face aux réalité des failles de sécurité, de la fuite des données et de la perte de la souveraineté.

    Une liturgie high tech partagée   

    Pour matérialiser cette stratégie, Meta applique une recette éprouvée bien avant elle par ses pairs, transformant l’ingénierie en une véritable théologie numérique via :

    – l’infaillibilité des Oracles : bien avant l’avènement de l’IA Agentique, la firme Oracle s’était déjà approprié le vocabulaire du sacré pour ses bases de données, promettant aux entreprises des réponses absolues et divinatoires de leurs flux d’information;

    – les protecteurs de l’infrastructure : chez Amazon Web Services (AWS), le service de gestion des identités et des accès s’appelle «Cognito», tandis que d’autres protocoles de sécurité à travers l’industrie empruntent les noms d’«Argus» (le géant aux cents yeux) ou d’«Athena» pour désigner la puissance d’analyse.

    Même dans l’univers open-source, les ingénieurs invoquent «Hermes» pour accélérer l’exécution du code, transformant le messager des dieux en un processeur de données;

    – la promesse prométhèenne : à l’image du double agent de sécurité développer pour protéger «Muse», nommé «Sentinel», la Tech crée ses propres divinités gardiennes.

    Les leaders du secteur se mettent eux-mêmes en scènes comme des héros mythologiques apportant le feu de l’hyper intelligence aux hommes, masquant sous des récits épiques des logiques de monétisation marchande.

    Tout compte fait, ce constat alarmant souligne l’urgence de démasquer cette illusion sémantique. Face à la mythologie marketing qui cherche à nous inféoder à une machine sacralisée, l’être humain ne peut plus se contenter du rôle de simple comparse émerveillé…

    * Expert en stratégie IA.

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    «Japan Festival» | L’amitié tuniso-japonaise en fête à la Cité de la culture

    Le 19 octobre, l’Ambassadeur Jun Saito s’est entretenu avec Amina SRARFI, ministre des Affaires culturelles, pour échanger sur le développement et la promotion des relations culturelles bilatérales.

    Au cœur de leurs échanges figurait le «Japan Festival», qui se tiendra du 30 octobre au 1er novembre à la Cité de la Culture de Tunis, à l’occasion du 70ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Japon et la Tunisie. L’Ambassadeur et la Ministre ont exprimé leur volonté commune de faire de cet événement exceptionnel, une célébration de 70 ans d’histoire partagée et de la créativité qui caractérise nos deux pays, le Japon et la Tunisie.

    Du 30 octobre au 1er novembre, nous vous invitons chaleureusement à nous rejoindre à la Cité de la Culture. Venez célébrer avec nous ces journées placées sous le signe de l’amitié entre le Japon et la Tunisie!

    Communiqué

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    Budget économique 2027 : les investissements dans la santé publique bondissent à 1,321 milliard de dinars

    Les dépenses d’investissement dans le secteur de la santé devraient atteindre 1 321 millions de dinars en 2027, contre 780 millions de dinars en 2026, soit une hausse d’environ 69 %, selon le document du projet de budget économique pour 2027.

    Le financement du Fonds de soutien à la santé publique devrait également doubler pour s’établir à 200 millions de dinars l’année prochaine, contre 100 millions de dinars en 2026.

    Ces prévisions s’inscrivent dans les orientations de la politique sanitaire pour 2027, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de développement 2026-2030. L’objectif est de poursuivre la réforme du système de santé, d’améliorer la qualité des services publics, de renforcer la prévention et la sécurité sanitaire, ainsi que de garantir un accès plus équitable aux soins.

    Les priorités annoncées portent notamment sur le renforcement des soins de santé de base et des spécialités médicales, le développement des services de santé numériques et l’accélération de l’achèvement des projets en cours.

    Une attention particulière sera accordée aux hôpitaux régionaux et locaux, afin d’améliorer la qualité des prestations et de rapprocher les services de santé des citoyens.

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    Gaza : le PAM contraint de réduire l’aide alimentaire d’urgence

    Affichant des financements en très net recul, le Programme alimentaire mondial (PAM) est forcé de revoir l’aide alimentaire d’urgence à la baisse, à Gaza et en Cisjordanie. En bref En 2026, le PAM a reçu moins de la moitié des…

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    L’agriculture bio tunisienne dépasse les 700 millions de dinars d’exportations en neuf mois

    Les exportations tunisiennes de produits issus de l’agriculture biologique ont atteint environ 700 millions de dinars à fin septembre 2026. C’est ce que font ressortir les estimations annoncées mardi par le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche maritime, Ezzeddine Ben Cheikh.

    Cette performance a été évoquée à l’ouverture d’un atelier consacré à l’état des lieux et aux perspectives de l’agriculture biologique en Tunisie. À cette occasion, le ministre a souligné le rôle stratégique de cette filière face aux défis du changement climatique et du stress hydrique. Et notamment grâce à sa contribution à la préservation des ressources naturelles et à la valorisation des produits agricoles.

    La Tunisie dispose d’atouts importants, en particulier dans l’huile d’olive et les dattes biologiques. Pour consolider les performances du secteur, Ezzeddine Ben Cheikh a insisté sur la nécessité de diversifier la production, de développer les produits à forte valeur ajoutée et d’améliorer les revenus des agriculteurs.

    Le renforcement des dispositifs de certification, de contrôle et de traçabilité constitue également un enjeu majeur. Il s’agit de garantir la conformité des produits tunisiens aux normes internationales, de consolider la confiance des consommateurs et de faciliter l’accès aux marchés étrangers, notamment européen. Le ministre a, par ailleurs, plaidé pour le développement du marché local afin que les retombées économiques de cette filière profitent davantage aux producteurs et aux régions agricoles.

    La coopération internationale contribue également à soutenir cette dynamique. Plusieurs projets menés avec l’Italie, la Suisse et la Belgique visent à favoriser le développement local, la durabilité des systèmes agricoles et la diversification des activités économiques, notamment à travers le tourisme agricole.

    235 000 hectares consacrés à l’agriculture biologique

    L’essor des exportations s’appuie sur une filière qui a connu un développement important ces dernières années. En 2024, les superficies consacrées à l’agriculture biologique en Tunisie avoisinaient 235 000 hectares, dont 144 000 hectares dédiés à l’oléiculture biologique. Ces chiffres placent le pays au premier rang mondial en matière de superficies consacrées à la culture biologique de l’olivier.

    Le secteur comptait également 6 270 intervenants, comprenant des producteurs, des transformateurs et des exportateurs.

    La reconnaissance mutuelle de la Tunisie par l’Union européenne, la Confédération suisse et le Royaume-Uni en tant que pays exportateur de produits biologiques a facilité l’accès de la filière aux marchés internationaux. En 2025, les exportations tunisiennes de produits biologiques avaient déjà atteint près de 750 millions de dinars.

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