❌

Lese-Ansicht

Cameroun : un patrouilleur américain à 691 millions de FCFA, qui paiera la facture ?

Le Cameroun doit recevoir un patrouilleur américain dans le cadre d’un contrat évalué à 1,197 million de dollars, soit environ 691 millions de FCFA. Attribuée par les garde-côtes américains au constructeur Gravois Aluminum Boats LLC, qui commercialise ses navires sous la marque Metal Shark, la commande comprend également une remorque, des pièces de rechange et la formation des opérateurs.

Le montant ressort des données de marchés publics américains relayées par la plateforme spécialisée GovTribe. Il n’est pas précisé dans le communiqué publié le 12 octobre 2026 par Metal Shark, qui confirme toutefois le contrat. Le modèle commandé est un 38 Defiant, un patrouilleur à coque en aluminium d’environ 11,6 mètres, conçu notamment pour la surveillance côtière et la sécurité portuaire. Il sera construit dans l’usine du fabricant à Jeanerette, en Louisiane, aux États-Unis. Selon les données contractuelles, la commande initiale s’élevait à environ 1,144 million de dollars. Un avenant de près de 53 000 dollars, daté du 24 septembre 2026, a porté sa valeur totale à 1,197 million de dollars, notamment pour des pièces de rechange. Le contrat prévoit une fin d’exécution au 31 août 2027, sans confirmer la date de livraison au Cameroun.

Le financement reste à éclaircir

L’opération s’inscrit dans le programme américain Foreign Military Sales (FMS), qui permet au gouvernement des États-Unis d’organiser la vente d’équipements de défense à des pays partenaires. Selon la Defense Security Cooperation Agency, ces acquisitions peuvent être financées par le pays bénéficiaire ou par des fonds américains. Dans le cas du Cameroun, les informations publiques disponibles ne précisent pas l’origine du financement. Les 691 millions de FCFA correspondent à la valeur du contrat industriel, et non nécessairement à une dépense directe du budget camerounais. Le coût global de l’opération pourrait également inclure d’autres prestations. Le contrat a été attribué après réception de trois offres, selon les données relayées par GovTribe. Le même jour, Metal Shark a annoncé une commande similaire pour la Géorgie, signe de l’élargissement de ses débouchés internationaux. L’administration camerounaise chargée de réceptionner le navire, les modalités de maintenance et les conditions de financement restent à préciser.

L’article Cameroun : un patrouilleur américain à 691 millions de FCFA, qui paiera la facture ? est apparu en premier sur Managers.

  •  

Publication des indicateurs d’activité trimestriels de la BIAT au 30 septembre 2026

La BIAT, Banque Internationale Arabe de Tunisie publie ses indicateurs d’activité trimestriels arrêtés au 30 septembre 2026 qui font ressortir les résultats suivants :

· Un PNB de 1 236,1 millions de dinars ;

· Des charges opératoires de 558,1 millions de dinars ;

· Des encours de dépôts de 23 517,6 millions de dinars ;

· Des encours de crédits nets de 13 324,4 millions de dinars ;

· Un coefficient d’exploitation de 45,2 %.

Au cours des neuf premiers mois de l’année 2026, la BIAT a poursuivi son développement en s’appuyant sur la confiance de sa clientèle, la mobilisation de ses équipes et la diversification de ses leviers de croissance. Les performances enregistrées traduisent sa capacité à conjuguer croissance, maîtrise des équilibres financiers et accompagnement durable des acteurs économiques. La BIAT a confirmé son rôle d’acteur financier de référence en Tunisie à travers la réalisation d’opérations d’envergure. Elle a conduit, en qualité de chef de file et arrangeur, un financement syndiqué de 90 millions de dinars en faveur de Advans Tunisie, avant de prendre part à un crédit syndiqué de 160 millions de dinars accordé à Enda Tamweel. Ces interventions témoignent de sa volonté d’accompagner les institutions qui contribuent à l’élargissement de l’accès au financement et consolident son soutien à l’inclusion financière et au développement de l’entrepreneuriat. Le modèle de développement de la BIAT et la pertinence de ses orientations stratégiques ont été consacrés par plusieurs distinctions internationales. La banque s’est ainsi vu décerner le titre de « Meilleure banque en Tunisie 2026 » par Euromoney, récompensant sa performance globale, sa capacité d’innovation et la robustesse de son organisation. Cette reconnaissance est venue s’ajouter au trophée de « Meilleure Banque sur le marché de change en Tunisie » attribué par Global Finance. Obtenue pour la sixième année consécutive, cette distinction met en lumière l’expertise de la banque dans les métiers du change et son accompagnement des entreprises opérant à l’international. La BIAT a également reconduit sa certification au standard international MSI 20000 pour la quinzième année consécutive. Cette reconnaissance témoigne de la qualité de sa gestion financière, de la rigueur de sa gouvernance et de sa capacité à inscrire sa performance dans la durée selon les meilleurs standards internationaux. Parallèlement, la banque poursuit ses efforts de transformation et de modernisation, tant au niveau de ses agences bancaires qu’au niveau de l’accompagnement digital, offrant ainsi à ses clients des solutions plus simples et adaptées à l’évolution des usages. L’amélioration continue de l’expérience client, l’enrichissement des services digitaux et le développement de nouvelles solutions demeurent au cœur de ses priorités. 

À travers ces réalisations, la BIAT confirme sa capacité à créer de la valeur durable pour ses clients, ses collaborateurs et l’ensemble de ses parties prenantes. Forte de son expertise et de sa solidité financière, elle poursuit son ambition de contribuer activement au développement du pays.

L’article Publication des indicateurs d’activité trimestriels de la BIAT au 30 septembre 2026 est apparu en premier sur Managers.

  •  

Solaire: Steg lance un appel d’offres international

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) a lancé un appel d’offres international pour construire une centrale solaire de 50 MW à Béni Mhira, dans le gouvernorat de Tataouine. En effet, le projet prévoit aussi un système de stockage par batteries de 10 MW et 20 MWh, ainsi que les équipements nécessaires pour relier la centrale au réseau électrique national.

Le projet vise à renforcer la production d’électricité à partir de sources renouvelables en Tunisie. Les batteries permettront de stocker une partie de l’énergie solaire produite pour mieux gérer son utilisation.

Le financement annoncé comprend un prêt pouvant atteindre 30 millions d’euros de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et un financement pouvant atteindre 20 millions d’euros du Fonds pour les technologies propres.

D’ailleurs, les entreprises intéressées ont jusqu’au 10 décembre 2026 à 9h pour déposer leurs offres sur la plateforme électronique prévue à cet effet.

L’article Solaire: Steg lance un appel d’offres international est apparu en premier sur Managers.

  •  

Ambassadrice d’Allemagne : la Tunisie, « une histoire de réussite » pour les entreprises allemandes

À l’ouverture des premiers Tunisia Industry Talks, organisés par la Konrad-Adenauer-Stiftung (KAS) Tunisie et la CONECT dans le cadre des 70 ans du partenariat tuniso-allemand, l’ambassadrice d’Allemagne en Tunisie, Elisabeth Wolbers, a plaidé pour la destination tunisienne. Son message tient en deux temps : les entreprises allemandes y réussissent, et le contexte mondial impose d’aller plus loin dans la coopération.

Des filiales tunisiennes parmi les plus performantes des groupes allemands

Pour étayer son propos, la diplomate s’est appuyée sur ses visites de terrain. Ces dernières semaines, elle s’est rendue dans trois entreprises allemandes venues célébrer 25 ou 30 ans de présence en Tunisie, ou inaugurer l’extension de leur site. Ces projets représentent des investissements de plusieurs millions d’euros et devraient créer des milliers d’emplois. Les trois sociétés appartiennent à de grands groupes internationaux, et leurs filiales tunisiennes sont les plus performantes de leur groupe à l’échelle mondiale.

Pour Elisabeth Wolbers, cet exemple illustre une réalité plus large. Les entreprises allemandes sont présentes en Tunisie « en nombre impressionnant », certaines depuis des décennies, d’autres plus récemment. Elle y voit « une histoire de réussite qui s’écrit depuis des années », célébrée la veille lors d’une soirée consacrée aux 70 ans de relations entre les deux pays.

Une jeunesse qualifiée au cœur de l’attractivité

Si ces groupes restent, c’est que les conditions d’investissement leur paraissent favorables. L’ambassadrice a insisté sur la main-d’œuvre hautement qualifiée et engagée, ainsi que sur le talent de la jeunesse tunisienne, qui font de la Tunisie une destination d’investissement « encore sous-estimée ».

Les entreprises allemandes poursuivent leur développement dans les secteurs traditionnels, l’automobile en tête, mais avec des technologies de pointe. Elles investissent aussi de plus en plus dans la recherche et le développement, signe d’une montée en gamme de leur présence dans le pays.

Un monde en mutation, une adaptation permanente

Cette dynamique s’inscrit toutefois dans un environnement instable. Bouleversements géopolitiques, guerres, conflits, changement climatique : le monde change à grande vitesse, a rappelé Elisabeth Wolbers, et l’adaptation constante est devenue la condition de la stabilité, pour les entreprises allemandes comme tunisiennes. L’industrie automobile et son vaste réseau de fournisseurs, de part et d’autre de la Méditerranée, en offrent selon elle une illustration frappante.

Face à ces défis, la Tunisie a des atouts. Sa position stratégique et son potentiel la placent, a estimé l’ambassadrice, en bonne posture, à condition de s’appuyer sur un partenariat « durable et fiable » avec l’Allemagne et l’Europe.

Les partenariats stratégiques, une condition indispensable

Parmi les conditions évoquées par les orateurs précédents, la diplomate en a retenu une seule : les partenariats stratégiques. Elle a salué les stratégies nationales tunisiennes en matière de sécurité et d’efficacité énergétiques, d’adaptation au changement climatique et de promotion des investissements directs étrangers. Prometteuses, elles intéressent aussi les entreprises allemandes et européennes, dont la réussite dépend de la mise en œuvre de solutions durables.

Deux acteurs allemands incarnent, à ses yeux, cette coopération. Présente dans le pays depuis 1979, la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-allemande (AHK) compte plus de 1 000 entreprises membres, tunisiennes et allemandes, et accompagne celles qui souhaitent s’installer. La coopération allemande, à travers la GIZ et la KfW, soutient pour sa part la compétitivité des entreprises ainsi que leur transition numérique et écologique.

Les deux institutions œuvrent aussi pour la formation professionnelle, indispensable pour adapter les qualifications aux besoins des entreprises. L’Allemagne y dispose d’une expérience qu’elle entend mettre au service de ce partenariat.

L’article Ambassadrice d’Allemagne : la Tunisie, « une histoire de réussite » pour les entreprises allemandes est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Industrie : « La Tunisie ne peut plus se contenter d’être le sous-traitant de l’Europe »

L’ancien ministre des Finances plaide pour une coopération industrielle fondée davantage sur la coproduction et la création de valeur en Tunisie. Corridor d’électricité renouvelable, garanties à l’investissement et intégration aux chaînes de valeur européennes figurent parmi les pistes qu’il propose.

La Tunisie doit dépasser une relation industrielle avec l’Europe encore marquée, selon Nizar Yaïche, par la sous-traitance à faible valeur ajoutée. Pour l’expert international et ancien ministre des Finances, le potentiel de coopération entre les deux partenaires reste largement inexploité. Il appelle à changer de méthode et à engager des projets d’une autre dimension. C’est le principal message de son keynote prononcé mercredi 21 octobre 2026, lors de la première édition de Tunisia Industry Talks, organisée en partenariat avec la Konrad-Adenauer-Stiftung Tunisie. « On est un petit sous-traitant à faible valeur ajoutée pour l’Europe aujourd’hui », estime-t-il, en précisant que son constat concerne les investissements industriels européens en Tunisie, et non l’ensemble de l’industrie nationale.

Pour illustrer ce décalage, Nizar Yaïche avance deux chiffres : la Tunisie représenterait 1 % des emplois créés par les investissements extérieurs à l’Union européenne et seulement 0,11 % du chiffre d’affaires associé, selon les données présentées lors de son intervention. Pour lui, ces indicateurs soulignent l’écart entre les possibilités de coopération et la valeur économique effectivement générée. Ce constat intervient alors que l’Europe demeure un partenaire majeur de la Tunisie, absorbant, selon l’intervenant, 72 à 73 % des exportations tunisiennes. Mais les tensions géopolitiques, les coûts énergétiques, la progression industrielle de la Chine et les transformations liées à l’intelligence artificielle rendent nécessaire une nouvelle approche de la compétitivité.

Parmi les pistes avancées figure la création d’un corridor d’électricité propre entre la Tunisie et l’Europe. Nizar Yaïche propose de commencer par une capacité de 5 à 5,5 gigawatts (GW), avant d’envisager une montée en puissance progressive jusqu’à 100 GW sur un horizon de 10 à 20 ans. Il estime que l’exploitation de 3 à 4 % de la superficie du désert tunisien pourrait permettre d’atteindre cette capacité avec les technologies actuelles. Le projet associerait production renouvelable, stockage et transport d’électricité. Une partie de la production serait destinée en priorité aux besoins tunisiens, notamment à ceux de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), avant l’exportation du surplus. L’intervenant évoque également un potentiel de 80 000 à 100 000 emplois. Il s’agit toutefois d’une estimation avancée dans son keynote, et non d’un résultat acquis. La réalisation d’un tel projet nécessiterait des études détaillées, des financements, des infrastructures adaptées et des accords avec les partenaires concernés. Nizar Yaïche plaide notamment pour des montages financiers reposant sur des sociétés de projet et des contrats d’achat d’électricité à long terme, afin de limiter le recours à la dette publique et les garanties de l’État.

Faciliter les investissements et la coproduction

Au-delà de l’énergie, l’ancien ministre propose de mieux intégrer les produits tunisiens aux chaînes de valeur européennes. Il avance l’idée d’un mécanisme permettant, sous certaines conditions de conformité, de reconnaître des produits tunisiens comme équivalents à des produits européens. Les critères pourraient notamment porter sur les normes, la traçabilité et l’impact environnemental. Il souhaite également la création d’un dispositif baptisé « Europe Tunisia Africa Investment Act », destiné à mieux accompagner les investisseurs, depuis les études préalables jusqu’au financement et à la production. Cette approche pourrait combiner garanties de change, partage des risques et instruments de financement existants. Autre proposition : créer une facilité européenne dédiée à la coproduction industrielle avec la Tunisie dans le cadre des discussions sur le prochain budget pluriannuel de l’Union européenne, dont le cycle doit commencer en 2028. Nizar Yaïche privilégie les garanties capables de mobiliser des financements importants plutôt que des crédits supplémentaires qui alourdiraient l’endettement des entreprises. Il évoque des enveloppes de l’ordre du milliard d’euros, sans qu’il s’agisse de financements déjà accordés. Il recommande aussi de développer une plateforme industrielle de prototypage pour rapprocher la recherche et les entreprises, protéger la propriété intellectuelle et faciliter le passage de l’innovation à la production. Des pactes sectoriels pourraient compléter ce dispositif, en tenant compte des besoins spécifiques de filières comme le textile et les composants électroniques.

Pour Nizar Yaïche, cette ambition suppose une relation de confiance entre les partenaires. Il évoque notamment les tensions autour des exportations tunisiennes d’huile d’olive vers l’Europe et appelle les partenaires européens à faire un geste sur ce dossier, afin de ne pas laisser ce différend fragiliser une coopération économique plus large. La Tunisie doit, de son côté, améliorer sa capacité à exécuter les projets et à rassurer les investisseurs. L’ancien ministre préconise un tableau de bord pour suivre les financements mobilisés, les emplois créés et la valeur ajoutée générée.

Son message ne consiste donc pas à remettre en cause le partenariat européen, mais à en transformer les modalités. L’objectif est de passer d’une coopération principalement fondée sur la sous-traitance à une relation où les entreprises tunisiennes participent davantage à la production, à l’innovation et à la création de valeur. Les mécanismes avancés restent des propositions à examiner et à négocier. Leur portée dépendra de leur faisabilité, des décisions des partenaires et de la capacité à les traduire en projets concrets.

L’article Industrie : « La Tunisie ne peut plus se contenter d’être le sous-traitant de l’Europe » est apparu en premier sur Managers.

  •  

Industrie tunisienne : voici les trois priorités pour renforcer la compétitivité

La Tunisie doit renforcer la compétitivité de son industrie en misant sur la modernisation des entreprises, l’accès au financement et la maîtrise des coûts énergétiques. C’est le constat défendu par Slah Zouari, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, lors de la première édition de Tunisia Industry Talks 2026, organisée mercredi 21 octobre en partenariat avec la Konrad-Adenauer-Stiftung Tunisie.

Dans un contexte de recomposition des chaînes de valeur mondiales, de transition énergétique et de développement de l’intelligence artificielle, le ministre a souligné la nécessité pour la Tunisie de consolider ses atouts industriels et de mieux se positionner dans la concurrence internationale. Le pays dispose d’une base industrielle diversifiée, de compétences reconnues, d’une proximité géographique avec les marchés européens et d’un réseau d’accords commerciaux. Les industries mécaniques et électriques, l’automobile, l’aéronautique, le textile et l’agroalimentaire témoignent de ces capacités.

Selon les données du bilan industriel 2025 citées par Slah Zouari, les exportations des industries mécaniques et électriques ont progressé de 8,7 %, tandis que les investissements industriels déclarés ont avoisiné 2,5 milliards de dinars. Pour autant, ces résultats doivent être consolidés. Le ministre a notamment insisté sur la nécessité de transformer les capacités existantes et les investissements en projets effectivement réalisés, en emplois qualifiés et en valeur ajoutée durable. Il a également appelé à faire évoluer le positionnement industriel du pays, de la sous-traitance vers davantage de conception, d’ingénierie et d’innovation.

Trois chantiers ont été identifiés comme prioritaires. Le premier porte sur la modernisation de l’appareil productif, notamment à travers le programme national d’accompagnement vers l’industrie 4.0. L’intégration des outils numériques, de l’automatisation et des technologies avancées doit aller de pair avec le développement des compétences, la recherche appliquée et le rapprochement entre universités et entreprises. Le deuxième chantier concerne le financement. Les difficultés rencontrées par de nombreuses PME pour financer leur modernisation, renforcer leurs fonds propres et accéder à des instruments adaptés à leurs besoins constituent, selon le ministre, un obstacle à lever. Les mécanismes de mise à niveau, de bonification et de restructuration financière doivent notamment gagner en lisibilité, en accessibilité et en complémentarité.

Le troisième axe est énergétique. La sécurité de l’approvisionnement, la maîtrise des coûts et l’efficacité énergétique conditionnent directement la capacité des entreprises à produire et à exporter. Le développement des énergies renouvelables et la décarbonation industrielle représentent également des enjeux de compétitivité et d’accès aux marchés. Au-delà de ces priorités, Slah Zouari a plaidé pour une diversification des partenariats industriels. Si l’Europe demeure un partenaire majeur, la coopération avec les marchés africains et les autres espaces régionaux doit être davantage exploitée. Les partenariats recherchés devraient favoriser la coproduction, le transfert technologique, la recherche-développement et l’intégration des entreprises tunisiennes dans les chaînes de valeur internationales.

L’article Industrie tunisienne : voici les trois priorités pour renforcer la compétitivité est apparu en premier sur Managers.

  •  

Industrie : la Chine accélère, l’Europe vacille, quel enjeu pour la Tunisie ?

Face à la montée en puissance industrielle de la Chine et aux fragilités économiques de l’Europe, la Tunisie doit repenser son positionnement industriel.

Lors de Tunisia Industry Talks, organisé le 21 octobre 2026 par la Konrad-Adenauer-Stiftung Tunisie et la Conect, l’ancien ministre des Finances et expert international Nizar Yaïche a dressé un diagnostic des bouleversements mondiaux et appelé à renforcer la co-construction industrielle entre la Tunisie et l’Europe.

La concurrence industrielle mondiale s’intensifie, tandis que les équilibres économiques qui ont structuré les échanges internationaux depuis des décennies sont remis en question. Entre tensions géopolitiques, coûts énergétiques élevés, endettement public, vieillissement démographique et accélération technologique, l’Europe fait face à des défis qui touchent directement ses partenaires industriels, dont la Tunisie.

Pour Nizar Yaïche, l’enjeu est désormais de transformer cette interdépendance en levier de compétitivité. « Nous devons bâtir notre avenir ensemble », a-t-il souligné, estimant que cette ambition commune doit constituer le point de départ d’une coopération industrielle plus structurée.

La Chine gagne du terrain, l’Europe sous pression

La progression de la Chine dans l’industrie mondiale constitue l’un des principaux enseignements du diagnostic de Nizar Yaïche. Selon les chiffres qu’il a présentés, le pays représente déjà environ 37 % de la production industrielle mondiale et pourrait atteindre près de 42 % dans les cinq à six prochaines années.

Cette progression ne repose pas uniquement sur les capacités de production. La Chine a également développé un écosystème reliant recherche universitaire, prototypage, financement et commercialisation. Dans les véhicules électriques, les batteries et le stockage de l’énergie, elle a acquis une avance qui renforce sa position dans les chaînes de valeur mondiales.

Les États-Unis conservent, pour leur part, une place majeure dans l’intelligence artificielle, tandis que l’Europe doit consolider ses capacités dans plusieurs technologies stratégiques. Pour l’expert, cette évolution impose de regarder en face les écarts de compétitivité et d’investir davantage dans l’innovation, sans considérer la progression chinoise comme une fatalité.

À cette concurrence s’ajoutent les tensions commerciales provoquées par les droits de douane américains. Au-delà de leurs effets immédiats sur les échanges, ces mesures remettent en question les règles économiques établies depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et accentuent les divisions au sein du bloc occidental.

La guerre en Europe et l’augmentation des dépenses militaires compliquent également les arbitrages budgétaires. Une partie des ressources consacrées à l’armement ne peut plus être affectée à d’autres priorités, comme les infrastructures, la transition énergétique ou l’innovation. De plus, une part importante des commandes militaires européennes bénéficie à des fournisseurs étrangers, notamment américains, limitant les retombées industrielles pour le continent.

Énergie, dette et démographie : les fragilités européennes

La compétitivité européenne est aussi pénalisée par le coût de l’énergie. Selon Nizar Yaïche, les industriels européens paient leur gaz plus cher que leurs concurrents américains et chinois. Cet écart alourdit les coûts de production, réduit les marges et fragilise les décisions d’investissement.

L’Europe apparaît également plus exposée aux chocs énergétiques, ce qui renforce l’incertitude pour les entreprises. Cette vulnérabilité concerne indirectement la Tunisie, dont les exportateurs sont étroitement intégrés aux chaînes de valeur européennes. La capacité du continent à préserver une énergie compétitive pèsera donc sur l’avenir de ses partenaires industriels.

Autre contrainte : l’endettement public. À l’échelle mondiale, la dette publique dépasse 100 000 milliards de dollars, selon les estimations avancées par l’expert, et pourrait atteindre l’équivalent de 100 % du PIB mondial dans les prochaines années. Aux États-Unis, la dette fédérale dépasse 40 000 milliards de dollars. En Europe, la hausse des taux d’intérêt renchérit le financement des déficits et réduit les marges de manœuvre des États.

Cette pression risque de compliquer les choix budgétaires, alors que les besoins d’investissement restent importants dans la transition énergétique, les infrastructures et les nouvelles technologies.

Le vieillissement démographique accentue ces difficultés. Selon Nizar Yaïche, la Tunisie pourrait encore bénéficier d’une période relativement favorable pendant quinze à vingt ans, tandis que l’Europe et la Chine devraient être davantage confrontées aux conséquences du vieillissement de leur population.

À l’échelle mondiale, il évoque environ 37 personnes âgées de plus de 60 ans pour 100 personnes en âge de travailler. La dégradation de ce ratio dans les économies vieillissantes entraînera des besoins croissants en main-d’œuvre, en personnel de santé et en financement des retraites.

Pour l’industrie européenne, ces évolutions renforcent la nécessité d’améliorer la productivité, de développer l’automatisation et de répondre aux besoins en compétences. Elles peuvent aussi ouvrir des perspectives de coopération avec la Tunisie, à condition que celle-ci investisse dans la formation et la qualification de sa main-d’œuvre.

Le climat et les technologies redéfinissent les priorités industrielles

Les mutations climatiques constituent une autre source de pression. Nizar Yaïche évoque un scénario de réchauffement mondial de 2,5 à 2,8 °C à la fin du siècle, voire des trajectoires dépassant 4 °C. Ces évolutions impliqueraient des dépenses d’adaptation supplémentaires, des pertes économiques et une pression accrue sur les systèmes de protection sociale.

Dans un scénario de réchauffement de 2,5 °C, les épisodes de chaleur extrême pourraient devenir jusqu’à huit fois plus fréquents que par le passé, selon les chiffres présentés par l’expert. Il cite également environ 180 000 décès liés à la chaleur en Europe au cours des trois dernières années.

Pour la Tunisie, les conséquences sont particulièrement sensibles dans les secteurs de l’eau et de l’agriculture. L’adaptation climatique doit donc être intégrée aux stratégies de développement et aux choix industriels, dans un contexte où la maîtrise des ressources devient un enjeu économique majeur.

En parallèle, l’intelligence artificielle et la robotique transforment les processus de production. Elles offrent des gains potentiels de productivité, mais soulèvent des questions relatives à l’emploi, à la souveraineté technologique et à la protection des données.

Pour Nizar Yaïche, la capacité à maîtriser ces technologies sera déterminante pour la compétitivité future. L’enjeu ne consiste pas simplement à adopter des solutions existantes, mais à développer un écosystème capable de relier recherche, expérimentation, financement et industrialisation. C’est précisément sur ce terrain que l’expérience chinoise offre des enseignements aux économies européennes et tunisiennes.

Quel positionnement pour la Tunisie ?

Dans cet environnement incertain, la Tunisie entretient un lien industriel étroit avec l’Europe. Le marché européen absorbe entre 72 et 73 % des exportations tunisiennes, tandis que les investissements européens contribuent à environ 350 000 emplois dans le pays.

Cette interdépendance représente à la fois une force et une source de vulnérabilité. Les difficultés de l’industrie européenne peuvent se répercuter sur les commandes, les investissements et les débouchés des entreprises tunisiennes. À l’inverse, le renforcement du tissu industriel national peut consolider les chaînes de valeur européennes et améliorer la compétitivité des deux partenaires.

La question est donc de savoir comment la Tunisie peut tirer parti de ces transformations sans rester cantonnée à son rôle actuel dans les chaînes de production. Pour Nizar Yaïche, la réponse passe par une coopération plus ambitieuse, fondée sur la complémentarité industrielle, l’innovation, la formation et la création de valeur.

Le potentiel démographique tunisien ne constituera un avantage que s’il s’accompagne d’une main-d’œuvre qualifiée et d’une capacité accrue à intégrer les technologies. De même, la proximité avec l’Europe ne suffira pas à garantir la compétitivité sans une amélioration des capacités productives et une adaptation aux nouvelles exigences industrielles.

Passer de la coopération à la co-construction

Organisé par la Konrad-Adenauer-Stiftung Tunisie et la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect), Tunisia Industry Talks s’inscrit dans le cadre du 70e anniversaire des relations tuniso-allemandes, sur le thème « 70 ans de partenariat tuniso-allemand : de la coopération à la co-construction industrielle ».

Pour Nizar Yaïche, les bouleversements mondiaux imposent de dépasser une coopération fondée principalement sur les échanges commerciaux pour construire une stratégie industrielle commune. L’objectif est de renforcer les capacités d’innovation, de sécuriser les chaînes de valeur et de développer des complémentarités durables entre les entreprises tunisiennes et européennes.

La Chine accélère, l’Europe doit consolider sa compétitivité et la Tunisie doit définir sa place dans cette recomposition. L’enjeu du partenariat tuniso-européen est désormais de transformer une relation économique déjà forte en projets industriels concrets, capables de créer davantage de valeur et de renforcer la résilience des deux économies.

L’article Industrie : la Chine accélère, l’Europe vacille, quel enjeu pour la Tunisie ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Aslan Berjeb plaide pour de meilleures retombées locales des investissements industriels

La Tunisie a construit, depuis les années 1970, des filières exportatrices dans le textile, la mécanique et les industries électriques et électroniques. Pour la prochaine étape, le président de la Conect veut que les investissements contribuent davantage au développement des fournisseurs locaux, de l’ingénierie et de la recherche.

Une usine peut exporter, créer des emplois et contribuer à l’activité économique. Mais que reste-t-il autour d’elle lorsque les commandes s’arrêtent ou que les marchés changent? La question renvoie à un enjeu de fond pour l’industrie tunisienne. Transformer les investissements en occasions de développement pour un tissu plus large d’entreprises locales! C’est dans cette perspective qu’Aslan Berjeb, président de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect), a placé son discours d’ouverture de la première édition des Tunisia Industry Talks 2026, organisée le 21 octobre à Tunis sous le patronage du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, avec la Conect et la Konrad-Adenauer-Stiftung Tunisie. Consacrée à la compétitivité, à l’innovation et aux partenariats stratégiques, la rencontre a été l’occasion de poser la question de la place que la Tunisie peut occuper dans l’industrie de demain.

L’histoire industrielle du pays constitue un point de départ. Depuis les années 1970, le textile, la mécanique, les industries électriques et électroniques ainsi que l’agroalimentaire ont contribué à installer la Tunisie dans les circuits de production internationaux. Cet héritage repose sur des entreprises, des compétences techniques, des infrastructures et des savoir-faire développés au fil des décennies. Or, selon Aslan Berjeb, cette base doit désormais permettre d’aller plus loin. L’enjeu n’est pas seulement d’attirer des unités de production ou de participer à des chaînes de valeur mondiales. Il est aussi de faire émerger, autour des investissements, de nouvelles activités capables de retenir davantage de valeur dans le pays.

“Lorsqu’un investissement s’installe, demandons-nous quel fournisseur tunisien il peut mobiliser, quelles compétences tunisiennes il développe et quelles activités nouvelles il peut faire naître autour de lui”, a-t-il déclaré.

L’exemple des industries maritimes donne corps à cette idée. La construction d’un bateau ne se limite pas à son assemblage. Elle fait appel à la conception, aux matériaux, à la mécanique, à l’électronique, aux équipements et à la maintenance. Autant de spécialités qui peuvent représenter des marchés pour des entreprises tunisiennes. Encore faut-il qu’elles disposent des compétences, des moyens et des relations commerciales nécessaires pour intégrer ces projets. Cette logique vaut également pour les autres filières industrielles. La montée en gamme passe par la capacité à intervenir plus tôt dans la chaîne de production, notamment dans la conception, l’ingénierie et le développement technologique.

“Nous disposons d’ingénieurs et de techniciens de très grande qualité. Donnons-leur les moyens de développer ici des solutions reconnues à l’international”, a insisté Aslan Berjeb.

Le rapprochement entre les entreprises, les universités et la recherche scientifique devient alors déterminant. Il s’agit de mieux convertir les compétences disponibles en solutions commercialisables, tout en permettant aux entreprises tunisiennes de se positionner sur des activités plus complexes. Comme l’a résumé le président de la Conect, “l’importance industrielle de notre pays dépasse la taille de son marché intérieur. Elle tient à sa capacité à participer à ce que le monde produit”. Cette évolution ne dépend toutefois pas des seules entreprises. Les financements, la performance logistique, la prévisibilité des procédures et l’adaptation des formations aux besoins industriels font partie des conditions qu’Aslan Berjeb juge nécessaires. Il a également mis l’accent sur l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables et l’intégration de l’intelligence artificielle dans les PME, autant de sujets qui pèsent sur la capacité des entreprises à rester compétitives. 

Aux partenaires internationaux, son invitation tient en une phrase: “Venez concevoir, venez produire, venez développer de nouveaux marchés avec les entreprises tunisiennes”

Le défi posé par cette intervention est finalement celui de la profondeur du tissu industriel tunisien. Au-delà des investissements attirés et des volumes exportés, la question est de savoir si les entreprises locales pourront prendre une place plus importante dans la conception, les technologies et les activités qui gravitent autour de la production.

L’article Aslan Berjeb plaide pour de meilleures retombées locales des investissements industriels est apparu en premier sur Managers.

  •  

Bientôt, les Tunisiens pourront suivre les horaires des transports en temps réel

Le matin, chaque minute compte. Entre les embouteillages, les horaires de travail et les correspondances à ne pas rater, le moindre retard dans les transports peut compliquer toute une journée. En Tunisie, un nouveau dispositif numérique pourrait bientôt aider les voyageurs à mieux anticiper leurs déplacements.

Le ministère du Transport prépare une plateforme qui permettra de consulter les horaires actualisés et les heures d’arrivée estimées des moyens de transport. Des écrans dans les grandes stations, une application mobile et un portail en ligne sont prévus. L’idée est de donner aux usagers une information plus fiable, notamment aux heures de pointe, lorsque les quais se remplissent et que chacun cherche à gagner du temps.

Ce type de service pourrait aussi positivement faciliter les déplacements des Tunisiens résidant à l’étranger et des visiteurs étrangers. Pour ceux qui découvrent le réseau de transport local, pouvoir vérifier un horaire ou préparer un itinéraire depuis son téléphone simplifierait les trajets. Dans plusieurs villes étrangères, les applications de transport en temps réel font déjà partie des habitudes quotidiennes. En Tunisie, le projet vise à développer des outils de ce type, même si son déploiement et ses fonctionnalités restent à préciser.

Selon un communiqué du ministère du Transport publié le 20 octobre 2026, le projet sera mené en partenariat avec le ministère des Technologies de la communication. Son principe? Permettre aux voyageurs de consulter des informations actualisées sur leurs déplacements, sans devoir multiplier les recherches. D’ailleurs, des écrans installés dans les grandes stations afficheront les horaires et les heures d’arrivée estimées des moyens de transport. Une application mobile et un portail en ligne compléteront le dispositif. Les voyageurs pourront ainsi mieux préparer leurs trajets et choisir des itinéraires adaptés.

Mais le projet ne s’arrête pas à l’information du public. Il prévoit aussi des outils d’aide à l’exploitation pour les sociétés nationales et régionales de transport. L’objectif est de leur permettre de mieux suivre leurs activités et de gagner en efficacité dans la gestion quotidienne de leurs services. Pour passer à l’étape suivante, le ministère des Technologies de la communication a lancé un appel d’offres sur Tuneps, le 20 octobre. Le projet sera financé par le Fonds de développement des communications et des technologies de l’information (Fond TIC).

Le calendrier de déploiement n’a pas encore été précisé. Le projet pourrait aussi ouvrir la voie à des collaborations avec les startups tunisiennes qui développent déjà des solutions dans la mobilité et les services numériques. En associant les moyens du secteur public à l’agilité et au savoir-faire du privé, la Tunisie pourrait accélérer la mise en place de services plus pratiques, adaptés aux besoins des voyageurs. Un seul mot d’ordre: l’union fait la force! 

A suivre…

L’article Bientôt, les Tunisiens pourront suivre les horaires des transports en temps réel est apparu en premier sur Managers.

  •  

Visa Schengen: 5 nouveaux pays ajoutés à la liste des pays exemptés de visa

L’Union européenne ouvre la voie à un possible assouplissement des conditions d’entrée dans l’espace Schengen pour 5 pays du Golfe.

Le Conseil de l’UE a enregistré, le 19 octobre 2026, des conclusions portant sur le lancement d’une procédure d’exemption de visa pour l’Arabie saoudite, Bahreïn, le Koweït, Oman et le Qatar. 

Cette démarche constitue une nouvelle étape dans les relations entre Bruxelles et les pays concernés. Elle vise à engager un processus pouvant aboutir à une dispense de visa pour leurs ressortissants, sous réserve des étapes et conditions requises.

Les travaux préparatoires figuraient déjà à l’ordre du jour du Comité des représentants permanents des États membres de l’UE début octobre. Les documents du Conseil mentionnaient alors l’approbation des conclusions relatives au lancement du processus et la validation de plans d’action sur l’exemption de visa. Une éventuelle exemption faciliterait les déplacements de leurs ressortissants vers les pays de l’espace Schengen, notamment pour le tourisme et les voyages d’affaires.

Il ne s’agit toutefois pas encore d’une suppression effective de l’obligation de visa. Les conclusions inscrites au registre du Conseil ne constituent pas, à elles seules, un acte juridique contraignant. La mise en place d’un régime d’exemption dépendra des prochaines étapes institutionnelles et des décisions nécessaires au niveau européen.

L’article Visa Schengen: 5 nouveaux pays ajoutés à la liste des pays exemptés de visa est apparu en premier sur Managers.

  •  

La Tunisienne Amal Mekni distinguée parmi les 100 femmes leaders mondiales de l’agroalimentaire par la FAO

L’experte tunisienne en élevage Amal Mekni figure parmi les 100 femmes distinguées par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Cette sélection met en lumière son engagement en faveur des femmes rurales et d’une agriculture durable en Tunisie.

Spécialiste de l’élevage ovin, bovin et caprin, Amal Mekni a fait de la formation un axe majeur de son parcours. Elle a fondé une ferme pilote qui sert aussi de centre d’apprentissage. Plus de 100 étudiants et apprenants de la formation professionnelle y ont été formés aux pratiques agricoles.

Son engagement se poursuit sur le terrain. Elle accompagne les femmes rurales dans le développement de leurs compétences techniques et sociales. Son travail contribue à renforcer leur autonomie et à mieux préparer les communautés rurales aux défis du secteur agricole.

Cette reconnaissance s’inscrit dans l’initiative de la FAO « 100 femmes héroïnes dans les systèmes agroalimentaires et le développement rural ». Lancée à l’occasion de l’Année internationale des agricultrices 2026, elle valorise des femmes qui contribuent à faire évoluer l’agriculture.

Leurs actions couvrent plusieurs domaines : sécurité alimentaire, accès aux marchés, préservation des ressources naturelles et transmission des savoirs locaux. Elles participent également à la création d’emplois et au développement économique des zones rurales.

À travers cette distinction, le parcours d’Amal Mekni illustre la contribution des compétences tunisiennes au développement agricole et souligne le rôle des femmes dans la transformation des systèmes agroalimentaires.

L’article La Tunisienne Amal Mekni distinguée parmi les 100 femmes leaders mondiales de l’agroalimentaire par la FAO est apparu en premier sur Managers.

  •  

R. STAHL s’installe en Tunisie et mise sur les talents locaux

La Tunisie attire un nouvel acteur industriel allemand. Le groupe R. STAHL, spécialisé dans les équipements de protection contre les explosions, a inauguré le 12 octobre 2026 son nouveau bureau au Kram, dans le Grand Tunis. Son ambition? Faire appel aux compétences tunisiennes pour donner un coup d’accélérateur à ses activités numériques.

Source: AHK tunisie.

Fondé en 1876, le groupe allemand fournit des équipements électriques, des systèmes de commande et des solutions d’automatisation destinés aux environnements industriels à risque, notamment dans les secteurs de la chimie et des hydrocarbures. Avec cette nouvelle implantation, R. STAHL entend étoffer ses capacités de développement logiciel et renforcer son offre de services numériques.

À Tunis, une première équipe est déjà à pied d’œuvre. Elle contribuera notamment au développement de logiciels et au déploiement de solutions en mode Software-as-a-Service (SaaS), qui permettent aux utilisateurs d’accéder à des applications en ligne. Pour le groupe, l’enjeu est de faire davantage de place au numérique dans ses activités, tout en tirant parti du savoir-faire des ingénieurs et développeurs tunisiens.

Ce choix met en lumière un autre atout de la Tunisie, à savoir, ses compétences technologiques. Au-delà de son rôle de bureau de développement, le site pourrait, à terme, prendre de l’ampleur et évoluer vers un centre de services partagés. Une perspective qui reste à concrétiser, mais qui ouvre la voie à un élargissement des missions confiées aux équipes locales.

L’AHK Tunisie, qui accompagne les entreprises allemandes dans leur développement dans le pays, a salué cette nouvelle étape. Un accord d’adhésion entre la chambre et R. STAHL a également été signé lors de l’inauguration.

Avec cette implantation, R. STAHL ajoute une nouvelle corde à son arc en s’appuyant sur les talents tunisiens pour accompagner son virage numérique.  

L’article R. STAHL s’installe en Tunisie et mise sur les talents locaux est apparu en premier sur Managers.

  •  

ChatGPT : vos conversations sensibles peuvent désormais être verrouillées par un code PIN

OpenAI introduit une nouvelle option de confidentialité dans ChatGPT : les utilisateurs peuvent désormais verrouiller certaines conversations à l’aide d’un code PIN à quatre chiffres ou d’une authentification biométrique sur les appareils compatibles. Annoncée le 20 octobre 2026, cette fonctionnalité permet de mieux contrôler l’accès aux échanges que l’on souhaite garder à l’écart de l’historique habituel.

Une fois verrouillée, la discussion disparaît de l’historique classique et des résultats de recherche habituels. Elle reste accessible dans un espace dédié, après authentification. Pour activer cette protection, il suffit d’ouvrir le menu de la conversation et de sélectionner « Lock chat ». Pour les entrepreneurs, les dirigeants et les salariés, cette option peut être utile pour préserver la discrétion de discussions portant sur une négociation commerciale, une stratégie d’entreprise ou un projet en préparation, notamment lorsqu’ils utilisent ChatGPT sur un appareil partagé ou en présence de tiers.

Attention toutefois : verrouiller une conversation ne signifie pas que son contenu devient inaccessible à OpenAI. Cette fonction ne constitue pas un chiffrement de bout en bout et ne modifie pas, à elle seule, les règles de conservation des données ni les paramètres relatifs à leur utilisation pour améliorer les modèles. Elle ne remplace donc pas les précautions nécessaires lorsqu’il s’agit de traiter des informations commerciales ou personnelles sensibles. La fonctionnalité est en cours de déploiement sur le Web, les applications mobiles et les applications de bureau, avec une disponibilité qui peut varier selon les comptes et les appareils. Pour les entreprises, elle représente une protection supplémentaire au quotidien, mais ne dispense pas de définir des règles claires sur les informations pouvant être partagées avec les outils d’intelligence artificielle.

L’article ChatGPT : vos conversations sensibles peuvent désormais être verrouillées par un code PIN est apparu en premier sur Managers.

  •  

Revolut, victime d’une panne chez Google Cloud

La panne d’un prestataire informatique a suffi à désorganiser les services de Revolut, le mardi 20 octobre 2026. Des clients ont rencontré des difficultés pour payer par carte, retirer de l’argent aux distributeurs ou effectuer des virements. À l’origine de l’incident : une défaillance électrique touchant une partie de l’infrastructure de Google Cloud à Londres. L’incident, largement résorbé dans la journée selon les informations publiées par Google, met en lumière une vulnérabilité des banques numériques : leur dépendance à des infrastructures technologiques qu’elles ne contrôlent pas entièrement.

Les premiers dysfonctionnements ont été signalés dans la matinée. Sur sa page officielle de suivi des services, Revolut a notamment recensé des perturbations affectant les paiements par carte, les virements, les retraits aux distributeurs et la connexion à l’application. Des utilisateurs ont également rencontré des difficultés pour recharger leurs cartes. Les signalements ont concerné plusieurs pays, dont la France. L’entreprise a assuré que les fonds et les données de ses clients restaient en sécurité, tout en indiquant que ses équipes travaillaient au rétablissement des services. La panne n’impliquait donc pas une disparition des dépôts, mais une difficulté à accéder à certains services permettant de les utiliser.

L’origine de l’incident se trouve dans la région informatique de Google Cloud située à Londres, identifiée sous le nom « europe-west2 ». Google a fait état d’un incident électrique ayant provoqué des erreurs et des interruptions intermittentes du réseau. L’incident a commencé à 6 h 08 GMT le 20 octobre et a affecté plusieurs services de son infrastructure cloud. Les conséquences ont dépassé Revolut. Plusieurs banques britanniques, dont Lloyds et HSBC, ont également signalé des perturbations. D’autres services numériques ont rencontré des difficultés, illustrant les effets en chaîne que peut provoquer une défaillance chez un fournisseur technologique majeur.

Le cloud permet aux entreprises d’héberger leurs applications, de stocker des données et de faire fonctionner une partie de leurs systèmes informatiques sans gérer elles-mêmes l’ensemble des infrastructures physiques. Mais lorsqu’un service essentiel rencontre un incident, les entreprises qui en dépendent peuvent subir des interruptions simultanées. La panne du 20 octobre en fournit une illustration concrète.

 

L’article Revolut, victime d’une panne chez Google Cloud est apparu en premier sur Managers.

  •  

La Tunisie attire Scatec et Aeolus sur le marché des énergies renouvelables

La centrale solaire Sidi Bouzid II, d’une capacité de 120 mégawatts (MW), est au cœur du partenariat entre le groupe norvégien Scatec et Aeolus, filiale du japonais Toyota Tsusho, en Tunisie. Le projet, dont le financement a été bouclé et dont la construction a démarré en juin 2026, représente un investissement estimé à 96 millions d’euros, selon Scatec. Le groupe a réaffirmé son intérêt pour le marché tunisien lors d’une rencontre avec les autorités, le 20 octobre.

Conduite par Terje Pilskog, directeur général de Scatec, la délégation a été reçue par Salah Zouari, ministre de l’Équipement et de l’Habitat chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, en présence du secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, et de représentants de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG). Au-delà de la centrale de Sidi Bouzid II, les discussions ont porté sur les projets solaires et éoliens en cours ou envisagés, ainsi que sur l’intégration de nouvelles technologies, notamment les systèmes de stockage de l’énergie. Le groupe a également exprimé sa volonté d’élargir ses investissements en Tunisie.

Sidi Bouzid II s’inscrit dans la stratégie de développement de Scatec et Aeolus sur le marché tunisien. Selon les données publiées par Scatec le 17 juin 2026, le projet bénéficie d’un financement estimé à 96 millions d’euros, assuré par des fonds propres et de la dette. La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la Banque européenne d’investissement (BEI) figurent parmi les prêteurs, tandis que le projet bénéficie également de mécanismes européens de soutien et de garantie. Les deux partenaires détiennent chacun 50 % du projet. Scatec assure notamment les activités d’ingénierie, d’approvisionnement, de construction et les services d’exploitation et de maintenance. La centrale devrait produire environ 276 gigawattheures d’électricité par an et permettre d’éviter près de 107 000 tonnes d’émissions de CO₂ annuelles, selon les estimations de l’entreprise. Ces volumes donnent une idée de l’apport attendu du projet à la production électrique tunisienne.

 

L’article La Tunisie attire Scatec et Aeolus sur le marché des énergies renouvelables est apparu en premier sur Managers.

  •  

Agriculture biologique: 700 MD de recettes à l’export en neuf mois

Les exportations tunisiennes de produits agricoles biologiques ont généré près de 700 millions de dinars (MD) au cours des neuf premiers mois de 2026, d’après TAP. Ce chiffre a été annoncé mardi par le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, à l’ouverture d’un atelier consacré aux perspectives du secteur.

Portée notamment par l’huile d’olive et les dattes, la filière dispose d’atouts pour diversifier la production agricole, créer de la valeur ajoutée et améliorer les revenus des agriculteurs. Ladite source explique qu’elle contribue également à la préservation des ressources naturelles et à l’adaptation aux changements climatiques.

Pour maintenir cette dynamique, le ministre a souligné la nécessité de renforcer la certification, le contrôle et la traçabilité des produits afin de répondre aux exigences des marchés internationaux. L’Union européenne demeure un débouché stratégique pour les exportations biologiques tunisiennes.

Ben Cheikh a également appelé à développer le marché local et à mieux valoriser les productions nationales, afin que les retombées économiques de cette activité profitent davantage aux producteurs et aux territoires.

L’article Agriculture biologique: 700 MD de recettes à l’export en neuf mois est apparu en premier sur Managers.

  •  

Merck mise près d’un milliard d’euros sur une biotech britannique et ses traitements innovants

Le groupe pharmaceutique allemand Merck renforce ses ambitions dans les maladies rares avec le rachat de Silence Therapeutics, une biotech britannique spécialisée dans les traitements fondés sur l’ARN. Annoncée le 19 octobre 2026, l’opération représente environ 1,3 milliard de dollars, soit un peu plus d’un milliard d’euros en valeur des capitaux propres. La valeur de l’entreprise hors trésorerie s’établit à environ 1,1 milliard de dollars.

L’acquisition doit permettre à Merck d’accélérer le développement de médicaments ciblant directement les mécanismes génétiques de certaines maladies. Au cœur de cette stratégie figure le divesiran, un candidat-médicament destiné à traiter la polyglobulie de Vaquez, une maladie rare du sang caractérisée par une production excessive de globules rouges. Ce traitement repose sur la technologie des petits ARN interférents (siRNA), capables de bloquer certains messages génétiques avant qu’ils ne conduisent à la production de protéines. Lors d’un essai clinique de phase II, le divesiran a enregistré un taux de réponse de 88 %, contre 19 % sous placebo. Il doit désormais progresser vers la phase III, sous réserve de la poursuite de son développement clinique.

Pour convaincre les actionnaires de Silence Therapeutics, Merck propose 20 dollars en espèces par American Depositary Share (ADS), un titre représentant trois actions ordinaires. Cette offre correspond à une prime de 130 % par rapport au cours de clôture du 16 octobre 2026, et de 82 % par rapport au cours moyen pondéré des 30 jours précédents. L’opération devrait être finalisée au premier trimestre 2027, sous réserve notamment de l’approbation des actionnaires et des autorisations nécessaires. Merck prévoit de la financer par de nouveaux emprunts. Au-delà du divesiran, le groupe allemand récupérera également une plateforme technologique et plusieurs programmes expérimentaux, notamment dans les maladies cardiovasculaires, le cholestérol, l’obésité et les troubles immunitaires.

Cette acquisition illustre un enjeu majeur pour l’industrie pharmaceutique : les grands laboratoires cherchent à compléter leur recherche interne en rachetant des biotechs capables de développer des traitements innovants. Pour Merck, l’objectif est de renforcer son portefeuille de médicaments spécialisés et de disposer de nouvelles sources de croissance, tout en assumant les risques cliniques et financiers liés au développement de molécules encore expérimentales.

L’article Merck mise près d’un milliard d’euros sur une biotech britannique et ses traitements innovants est apparu en premier sur Managers.

  •  

Vietnam: un accord commercial ouvre quatre marchés européens aux entreprises

Le Vietnam vient de franchir une nouvelle étape dans sa stratégie commerciale. Le pays asiatique a signé, le 18 octobre 2026, à Hanoï, un accord de libre-échange avec la Suisse, la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein. Ce partenariat doit faciliter les échanges, réduire certains droits de douane et encourager les investissements entre les deux parties. Il pourrait aussi renforcer l’accès des entreprises vietnamiennes à des marchés européens à fort pouvoir d’achat.

L’accord, conclu avec les quatre membres de l’Association européenne de libre-échange (AELE), intervient après plus de quatorze ans de négociations, lancées en 2012, ralenties en 2018 puis relancées en septembre 2025. Les discussions ont abouti en juillet 2026, avant la signature officielle. L’entrée en vigueur reste toutefois en attente. Le texte couvre les échanges de marchandises et de services, les investissements, la propriété intellectuelle, les marchés publics, les règles d’origine ainsi que les questions de concurrence et de développement durable. Il prévoit notamment de réduire ou de supprimer certains droits de douane, selon les produits et les engagements prévus par chaque pays. Les entreprises vietnamiennes exportent principalement vers les marchés de l’AELE des produits de la mer, des chaussures, des vêtements, des équipements mécaniques et des composants électroniques. En retour, elles importent notamment des machines industrielles, des produits chimiques, des médicaments et des matières premières destinées à la production. Pour les entreprises, l’intérêt dépasse donc la seule baisse des tarifs douaniers. L’accord peut faciliter l’accès à de nouveaux clients, diversifier les fournisseurs et ouvrir des perspectives de coopération dans les technologies, la logistique, l’industrie de précision et l’énergie.

Les échanges commerciaux entre le Vietnam et les pays de l’AELE ont atteint 4,8 milliards d’euros en 2025, selon les données publiées par l’organisation. Le Vietnam a enregistré un excédent commercial de 2,5 milliards d’euros. Les investissements constituent un autre enjeu. À la fin de 2025, la Suisse comptait 234 projets d’investissement enregistrés au Vietnam, pour plus de 2,4 milliards de dollars. La Norvège en comptait 62, représentant plus de 201 millions de dollars. L’accord pourrait favoriser de nouveaux partenariats et faciliter l’arrivée de capitaux, de technologies et de compétences européennes. Mais les retombées dépendront de son entrée en vigueur et de la capacité des entreprises à respecter les conditions d’accès aux marchés, notamment les règles d’origine et les exigences techniques.

L’article Vietnam: un accord commercial ouvre quatre marchés européens aux entreprises est apparu en premier sur Managers.

  •  

Le tourisme, une machine à valeur ajoutée encore sous-exploitée

Les chiffres du Compte Satellite du Tourisme 2025, qui viennent d’être publiés par l’INS, révèlent une réalité souvent occultée: le tourisme tunisien n’est pas seulement une industrie de flux, c’est une industrie de valeur.

En 2025, la valeur ajoutée brute directe du tourisme s’est établie à 8 662,5 MTND, soit 5,4% de la valeur ajoutée brute totale du pays. Le PIB direct du tourisme s’établit à 8 935,3 MTND, représentant 5,2% du PIB national. Ces ratios, en légère progression sur les dernières années, confirment le poids structurel du secteur dans l’économie nationale.

L’aspect le plus intéressant réside dans la répartition de cette valeur. Les comptes publiés montrent que l’hébergement capte, à lui seul, 40,3% des dépenses du tourisme récepteur et 38% de la demande intérieure totale. Pourtant, sa contribution à la valeur ajoutée brute touristique n’est que de 1 817 MTND, contre 6 285 MTND pour la restauration et 6 280 MTND pour le transport de passagers. L’hébergement génère le plus de dépenses, mais pas le plus de valeur ajoutée. La restauration et le transport, moins visibles dans les enquêtes de dépenses, sont les véritables moteurs de la valeur.

Cette asymétrie révèle une évidence stratégique: le modèle touristique tunisien, encore largement dépendant de l’hôtellerie et de ses marges comprimées, sous-exploite les segments à plus forte valeur ajoutée que sont la restauration et le transport. Le ratio de contribution du tourisme à la production de services d’hébergement atteint 95%, ce qui signifie que l’hôtellerie est presque entièrement touristique, alors que la restauration n’est touristique qu’à 21,2%. Le potentiel de croissance réside donc moins dans la construction de nouveaux hôtels que dans la montée en gamme des services connexes et dans la captation d’une part plus large de la dépense touristique par les acteurs locaux. Le tourisme tunisien n’a pas un problème de volume, il a un problème de structure de valeur.

L’article Le tourisme, une machine à valeur ajoutée encore sous-exploitée est apparu en premier sur Managers.

  •  

«Made in Tunisia» : quatre secteurs industriels ciblés pour lancer la nouvelle marque nationale

La Tunisie prépare une marque nationale « Made in Tunisia » pour mieux identifier ses produits, renforcer la confiance des consommateurs et faciliter leur promotion sur les marchés étrangers. Le projet vient de franchir une nouvelle étape avec la validation de la charte graphique de la marque, lors d’une réunion tenue le 20 octobre 2026 au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie.

Quatre secteurs industriels sont concernés en priorité : les industries mécaniques et électriques, le textile-habillement, le cuir et la chaussure, ainsi que les industries agroalimentaires. Dans une première phase, des entreprises de ces filières bénéficieront d’un programme d’accompagnement destiné à les aider à remplir les conditions et les critères nécessaires pour obtenir la marque. L’objectif est de mettre en place une identité commune permettant de reconnaître les produits tunisiens et de mieux valoriser leur origine. Pour les entreprises, cette démarche pourrait constituer un levier de différenciation commerciale, aussi bien sur le marché local qu’à l’export, à condition que la marque s’accompagne de critères de qualité clairement définis et vérifiables. Le projet vise également à encourager les entreprises à améliorer la qualité de leurs produits et à respecter les normes applicables. À terme, le dispositif devrait être étendu à l’ensemble des secteurs industriels.

La réunion de suivi a été présidée par Salah Zouari, ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie. Elle a réuni notamment des représentants du ministère du Commerce et du Développement des exportations, du Centre de promotion des exportations (CEPEX), de l’Institut national de la normalisation et de la propriété industrielle (INNORPI) et de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII).

L’article «Made in Tunisia» : quatre secteurs industriels ciblés pour lancer la nouvelle marque nationale est apparu en premier sur Managers.

  •  
❌