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L’agroalimentaire tunisien au Sial Paris 2026

Neuf entreprises tunisiennes, spécialisées dans les secteurs de l’huile d’olive, des dattes et de leurs dérivés, participent au salon Sial Paris, qui se tient du 16 au 21 octobre  2026. Autres secteurs représentés par les 71 entreprises présentes : conserves et préparations alimentaires ; produits de la mer ; produits céréaliers ; pâtes et couscous ; confiseries ; sauces et épices ; produits biologiques ; et plats traditionnels.

Cette participation vise à renforcer la présence des produits tunisiens sur les marchés européens, tout en mettant en avant leur qualité et leurs spécificités, indique un communiqué du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, ajoutant que la Tunisie cherche à accroître le rayonnement de ses produits agroalimentaires traditionnels sur les marchés européens à travers l’initiative «Tunisie, Terre de Saveurs», s’inscrivant dans une démarche globale de soutien à l’exportation et à l’accès aux marchés internationaux.

Cette initiative a pour objectif de mieux faire connaître l’huile d’olive tunisienne — notamment l’huile d’olive vierge extra — ainsi que les dattes «Deglet Nour» et leurs dérivés, auprès des consommateurs et des professionnels européens. Elle vise également à nouer de nouvelles relations commerciales avec des importateurs, des distributeurs et des partenaires économiques.

Cette participation a réuni 6 entreprises opérant dans le secteur de l’huile d’olive et 3 spécialisées dans les dattes et leurs dérivés, qui ont proposé une offre diversifiée alliant qualité des produits, un savoir-faire local ancestral et innovation en matière de production, de valorisation et de commercialisation.

Une délégation composée de représentants du ministère, du Centre technique de l’emballage et du conditionnement (Packtec) et du Groupement des industries de conserves alimentaires a également pris part à cet événement.

Par ailleurs, l’initiative «Tunisie, terre de saveurs» s’inscrit dans les orientations de la Stratégie nationale pour l’industrie et l’innovation, qui vise à renforcer la compétitivité des entreprises industrielles du secteur agroalimentaire et à faciliter leur accès aux marchés internationaux.

Le pavillon tunisien au Sial s’étend sur une superficie de 991 mètres carrés, accueillant 71 entreprises opérant dans dix secteurs différents de l’industrie agroalimentaire et de transformation (huile d’olive ; dattes et dérivés ; conserves et préparations alimentaires ; produits de la mer ; produits céréaliers ; pâtes et couscous ; confiseries ; sauces et épices ; produits biologiques ; et plats traditionnels).

Cette participation, organisée par le Centre de promotion des exportations (Cepex ) en coordination avec l’ambassade de Tunisie à Paris ainsi que les groupements professionnels des produits de la pêche, des industries de conserves alimentaires, des fruits et des dattes, constitue une occasion de mieux faire connaître la diversité, la qualité et la compétitivité des produits tunisiens.

Elle vise également à ouvrir de nouvelles perspectives aux entreprises tunisiennes, notamment par l’organisation de rencontres de partenariat et de coopération avec des acteurs et professionnels français et étrangers, ainsi que par diverses activités parallèles au sein du pavillon tunisien, telles que des séances de dégustation et des démonstrations culinaires («cooking shows»).

En marge du salon, plusieurs activités promotionnelles ont été organisées, notamment un atelier au sein d’un institut parisien spécialisé dans la formation aux arts culinaires. Cet événement a comporté une séance de dégustation et de promotion de l’huile d’olive et des dattes (sous forme de «master class»), en présence de spécialistes de la nutrition et de la dégustation, ainsi que des représentants d’organismes professionnels et commerciaux français. Par ailleurs, des actions de promotion de l’huile d’olive et des dattes ont été menées dans un espace ouvert au grand public.

I. B.

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SIAL Paris 2026 : l’Inde, pays partenaire pour la première fois, place la sécurité alimentaire mondiale au cœur du débat

La présence de l’Inde au SIAL Paris, qui se tient du 17 au 21 octobre 2026 au Parc des Expositions de Paris-Nord Villepinte, est particulièrement remarquable dès le coup d’envoi du salon. Elle traduit l’ambition du pays de renforcer son rôle dans les filières agroalimentaires mondiales et de mesurer, au fil des journées, l’écho de cette participation auprès des acheteurs internationaux.

Lors d’un point de presse consacré à cette participation, il convient de rappeler qu’il s’agit de la première fois que l’Inde bénéficie du statut de pays partenaire du SIAL Paris. Cette présence est pilotée par l’India Trade Promotion Organisation (ITPO), en collaboration avec l’Agricultural and Processed Food Products Export Development Authority (APEDA)

Près de 190 exportateurs indiens des secteurs agroalimentaire et des boissons présentent leurs produits, dont environ 150 réunis sous le pavillon officiel de l’Inde. L’objectif est de mettre en avant le dynamisme de l’agriculture indienne, de valoriser les nouvelles tendances agroalimentaires, de nouer des partenariats avec des acheteurs internationaux et de stimuler les exportations
L’Inde est mise à l’honneur dès la journée d’ouverture du salon, le samedi 17 octobre 2026. En marge d’un point de presse, L’Économiste Maghrébin a interrogé Jawed Ashraf, l’ambassadeur de l’Inde en France, sur les enjeux du secteur agroalimentaire et sur la manière dont il perçoit « la nourriture de demain ».

Avec une pointe d’humour, Jawed Ashraf a d’abord salué la formule : « J’aime ces petits détournements de phrases. La nourriture de demain est un message : assurer la sécurité alimentaire pour tous dans le monde est une responsabilité collective. »
« Si je disais que l’Inde sera le garde-manger du monde, ce serait trop présomptueux », a-t-il poursuivi. « Mais la nourriture de demain est une question collective et mondiale. Davantage de personnes devront être nourries par la même planète, dans un contexte climatique très difficile, malgré les sceptiques. »
Selon lui, le changement climatique n’est plus une hypothèse théorique, mais une réalité vécue. Il a évoqué les épisodes de chaleur extrême en Europe, les inondations en Asie du Sud, ainsi que les conséquences des conflits, notamment la guerre en Ukraine et les tensions dans la région MENA, sur l’accès à l’énergie et aux engrais. « Nous devons travailler ensemble », a-t-il insisté.

Pour l’ambassadeur, l’Inde peut contribuer non seulement à sa propre sécurité alimentaire, mais aussi à celle du monde. Il a mis en avant la productivité et la croissance de son agriculture, ainsi que la diversité de sa production : céréales, fruits et légumes, lait, œufs, viande, oléagineux et protéines végétales.

« Nous avons déjà vu cela se produire pendant la Covid-19 », a-t-il rappelé. « Malgré les perturbations mondiales, l’Inde a pu fournir des produits essentiels à de nombreux pays. Nous avons également fourni des vaccins à plus de 100 pays. Cela n’a pas été fait pour conquérir des marchés, mais pour aider des pays en difficulté. »
Interrogé sur les mécanismes européens liés au carbone et leurs possibles effets sur les importations agroalimentaires, Jawed Ashraf a précisé que le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières ne concerne pas, à ce stade, le secteur alimentaire, mais principalement des secteurs intensifs en émissions, tels que l’acier et l’aluminium.

« C’est le droit souverain de l’Union européenne d’imposer sa réglementation, à condition qu’elle ne crée pas de désavantage ou de discrimination contre l’Inde », a-t-il déclaré. « Nous travaillons de manière constructive sur les mécanismes de vérification et de contrôle, notamment sur la mesure de l’intensité carbone, sa vérification et les méthodes d’évaluation. »

Il a toutefois souligné que les normes sanitaires et de qualité peuvent parfois constituer des barrières non tarifaires. « L’Inde dispose de ses propres normes, notamment celles de la FSSAI, ainsi que de dispositifs de contrôle qualité. C’est une source de préoccupation pour d’autres pays également », a-t-il conclu.

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