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Le torchon brûle entre l’Espérance de Tunis et la chaîne Libya Al-Riyadiya

Le torchon brûle entre l’Espérance sportive de Tunis et la chaîne Libya Al-Riyadiya. Le club tunisien a annoncé, mardi 20 octobre 2026, son intention d’engager des mesures juridiques et réglementaires contre la chaîne libyenne, à la suite de propos tenus par son commentateur et plusieurs journalistes lors et après la rencontre face au club libyen d’Al-Suwaihli. En cause : des accusations de pressions sur l’arbitrage que la direction espérantiste rejette catégoriquement.

Dans un communiqué, l’Espérance dénonce des déclarations qu’elle qualifie d’infondées et estime qu’elles portent atteinte à la réputation du club, à son histoire et à son statut sur les scènes nationale et continentale. La direction considère également que ces propos sont contraires aux principes de professionnalisme, d’impartialité et d’éthique qui doivent encadrer la couverture des compétitions sportives.

L’Espérance exige des excuses et brandit la menace d’un boycott médiatique

Face à ce qu’elle considère comme un dérapage professionnel inacceptable, la direction de l’Espérance demande à Libya Al-Riyadiya de fournir des explications officielles et de présenter des excuses publiques pour les déclarations de ses collaborateurs.

Le club tunisien affirme par ailleurs que ses résultats reposent sur le travail de ses joueurs, de son encadrement technique et de sa direction, ainsi que sur le soutien de ses supporters. Il met en avant son palmarès et assure respecter les principes de la compétition loyale et les règlements du football.

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La réponse espérantiste pourrait également avoir des conséquences sur la couverture médiatique de la prochaine confrontation entre les deux équipes. Le club indique étudier la possibilité de ne pas autoriser la chaîne libyenne à retransmettre le match retour si ses demandes restent sans réponse.

Saisir les instances médiatiques

L’Espérance se réserve en outre le droit de saisir les instances médiatiques et sportives compétentes afin de défendre son image et ses intérêts. Tout en dénonçant les déclarations litigieuses, elle appelle les médias sportifs à faire preuve de responsabilité et à privilégier le respect mutuel.

Cette affaire intervient dans un contexte où les commentaires autour de l’arbitrage peuvent rapidement dépasser le cadre sportif et affecter les relations entre clubs et médias. La suite dépendra notamment de la réaction de Libya Al-Riyadiya et de l’éventuelle présentation d’excuses réclamée par la direction espérantiste.

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Affaire Amal Mekki | Quand l’origine d’une journaliste devient un sujet de controverse

Le témoignage de la journaliste tunisienne, Amal Mekki, ancienne responsable de la rédaction arabophone de Swissinfo, met en lumière les tensions qu’elle dit avoir subies au sein du média suisse. Son identité arabo-musulmane, sa couverture de Gaza et la place de ses convictions personnelles sont au cœur du dossier.

Djamal Guettala

Le 30 octobre 2024, une question adressée à Amal Mekki par son supérieur hiérarchique allait prendre une place centrale dans le conflit professionnel qui l’opposait à la direction de Swissinfo. «Pouvons-nous mentionner que vous êtes juive ? », lui aurait écrit Mark Livingston, alors rédacteur en chef du média suisse, selon une enquête publiée le 16 octobre 2026 par Antithèse.

Les auteurs, Martin Bernard et Sid Ahmed Hammouche, affirment avoir consulté ce courriel. La demande serait intervenue alors que Swissinfo préparait une réponse aux critiques de Daniel Rickenbacher, journaliste de la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), sur le traitement du Proche-Orient par sa rédaction arabophone.

Amal Mekki est tunisienne, arabe et musulmane. Dans son témoignage publié sur son site, elle confirme cet échange et raconte avoir rappelé à son supérieur son identité réelle, qu’il connaissait déjà. Pour elle, cet épisode marque le début d’une séquence au cours de laquelle ses origines et ses convictions auraient pris une place excessive dans l’appréciation de son travail.

L’affaire pose une question qui dépasse le parcours individuel de cette journaliste : jusqu’où l’identité d’un journaliste et ses convictions personnelles peuvent-elles intervenir dans l’évaluation de son travail, notamment lorsqu’il couvre un conflit aussi sensible que celui de Gaza ?

Des prises de position antérieures à son recrutement

Le 2 décembre 2024, la NZZ publie un article consacré à Amal Mekki. Le journaliste s’appuie notamment sur d’anciennes publications de celle-ci sur les réseaux sociaux, ainsi que sur son travail autour du débat suisse relatif à une éventuelle interdiction du Hamas.

Amal Mekki ne conteste pas l’authenticité de ces publications. Elle explique qu’elles étaient antérieures à son arrivée à Swissinfo et qu’elles exprimaient son soutien aux droits des Palestiniens. Elle conteste en revanche la manière dont ses responsabilités professionnelles et le travail de la rédaction arabophone auraient été présentés.

Selon son témoignage, les quelques entretiens cités dans l’article ne représentaient qu’une partie de la couverture réalisée par Swissinfo sur la question du Hamas. Elle réfute également l’affirmation selon laquelle elle aurait été responsable de la majorité des reportages sur le Moyen-Orient.

La distinction est importante. Les prises de position publiques d’un journaliste peuvent légitimement susciter des questions déontologiques. Mais leur existence ne suffit pas, à elle seule, à démontrer un manquement professionnel. Encore faut-il examiner les articles publiés, les méthodes de travail, les sources mobilisées et les règles appliquées par la rédaction.

«À cause de qui vous êtes»

Dans son récit, Amal Mekki situe un autre moment décisif au 6 décembre 2024, lors d’une réunion avec Mark Livingston et un responsable des ressources humaines. Elle explique qu’elle souhaitait obtenir des corrections concernant les informations qu’elle jugeait trompeuses et être protégée face aux conséquences de la controverse.

Elle affirme que la discussion a rapidement porté sur son rapport entre engagement et journalisme. Elle rapporte surtout que son supérieur lui aurait demandé de prendre ses distances avec l’expression «occupation israélienne», en invoquant, selon elle, «qui elle est».

La journaliste dit avoir contesté cette demande. À ses yeux, le terme employé renvoyait à la situation des territoires palestiniens occupés et ne pouvait être écarté au seul motif de son identité.

Cet échange, tel qu’elle le rapporte, est au centre de son accusation : elle estime que son origine arabe et sa confession musulmane ont pesé dans la manière dont ses prises de position ont été appréciées. Il reste toutefois nécessaire de distinguer son interprétation des événements des intentions des personnes mises en cause. Les éléments disponibles ne permettent pas de trancher à eux seuls l’ensemble des responsabilités.

Une affaire qui interroge les médias européens

Amal Mekki indique ne pas être retournée travailler à Swissinfo après cette réunion. Selon son témoignage et l’enquête d’Antithèse, son contrat a pris fin le 31 juillet 2026.

Elle présente son expérience comme celle d’une journaliste dont les convictions et l’identité auraient fini par prendre le pas sur l’examen de son travail. Cette lecture est la sienne. Les accusations qu’elle formule ne doivent pas être présentées comme des faits judiciairement établis en l’absence d’une décision en ce sens.

Pour autant, son témoignage soulève des questions légitimes sur la manière dont les rédactions gèrent les désaccords liés à la couverture du conflit israélo-palestinien. La neutralité journalistique ne signifie pas l’absence de convictions personnelles. Elle repose d’abord sur des méthodes : vérifier les faits, confronter les sources, distinguer les informations des commentaires et appliquer des règles professionnelles cohérentes.

Ces exigences doivent être les mêmes pour tous. Elles ne sauraient dépendre de l’origine d’un journaliste, de sa religion ou de l’histoire personnelle qu’il porte avec lui. À l’inverse, toute accusation de discrimination doit pouvoir être examinée à partir d’éléments précis, sans présumer d’emblée de la culpabilité des personnes concernées.

L’affaire Amal Mekki ne permet pas, à elle seule, de tirer une conclusion générale sur le traitement des journalistes arabes dans les médias européens. Elle met néanmoins en lumière une difficulté réelle : lorsque la guerre à Gaza entre dans les rédactions, les débats sur les mots, les angles et l’impartialité peuvent aussi devenir des débats sur l’identité de ceux qui les portent. Et si cette «règle» est appliquée aux journalistes arabo-musulmans, elle devrait l’être à tous les journalistes, dont l’accusateur de la journaliste tunisienne, Daniel Rickenbacher, historien, chercheur postdoctoral à l’Institut Ben Gourion d’études sur Israël et le sionisme, au Néguev, qui publie depuis des années dans des médias ouvertement proches d’Israël : Audiatur-Online, Fathom Journal, Jüdische Allgemeine. Les deux poids, deux mesures, encore et toujours…

C’est précisément là que se joue l’enjeu professionnel. Une rédaction doit pouvoir questionner les choix éditoriaux de ses journalistes, mais elle doit aussi être en mesure d’expliquer ses décisions et de démontrer que les mêmes critères sont appliqués à tous. Dans cette affaire, les documents et témoignages rapportés par Antithèse et par Amal Mekki appellent un examen attentif, sans confondre les accusations formulées avec des conclusions déjà établies.

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Jamaity.org | Pour une société civile tunisienne mieux informée  

L’association Jamaity vient de lancer la nouvelle version de sa plateforme numérique Jamaity.org, qui «marque une nouvelle étape dans son engagement pour répondre aux besoins de la société civile tunisienne et renforcer sa capacité à agir, à collaborer et à porter des propositions», indique-t-elle dans un communiqué publié le 13 octobre 2026, à Tunis.

Depuis 2014, Jamaity facilite l’accès à l’information et aux ressources destinées aux associations en Tunisie. «Construite au fil des années grâce à l’engagement de ses partenaires, de ses équipes et de sa communauté, la plateforme propose désormais une expérience améliorée, avec un moteur de recherche par localisation et thématique, une carte interactive des acteurs associatifs, des profils enrichis et de nouvelles possibilités de contribution.

Les utilisateurs peuvent notamment proposer des associations, des projets, des opportunités et des initiatives de collaboration, contribuant ainsi à enrichir cette ressource collective», indique le communiqué.

Jamaity, qui veut contribuer à une société civile tunisienne informée, dotée de capacités renforcées et en mesure de jouer pleinement son rôle de force de proposition, a créé Jamaity Academy, pour faciliter l’accès à la formation grâce à des ressources numériques et à une plateforme d’apprentissage en ligne.

Son Help Desk propose un accompagnement personnalisé à distance pour aider les associations dans leurs démarches de conformité, l’évaluation de leurs pratiques de gouvernance et le renforcement de leurs capacités.

La plateforme Jamaity.org et Jamaity Maps contribuent également à la mise en réseau des acteurs, à la visibilité des initiatives et à une meilleure connaissance du paysage associatif grâce aux données et aux outils de recherche.

La plateforme est actuellement accessible en version bêta. Elle invite l’ensemble de sa communauté à la découvrir et à partager leurs retours afin de contribuer à son amélioration.

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Femmes Maghrébines poursuit son engagement contre le cancer du sein

Le magazine Femmes Maghrébines organise la 13e édition de sa campagne Octobre Rose sous le titre «Échec et mat: la reine, c’est moi !», un spectacle inédit en Tunisie, réunissant création artistique, émotion et engagement, le dimanche 18 octobre 2026, à partir de 18h30, au Radisson Blu Hotel & Convention Center de Tunis.

Depuis 2014, le magazine Femmes Maghrébines fait de la lutte contre le cancer du sein un engagement durable, porté par une conviction : sensibiliser au dépistage précoce, libérer la parole et faire évoluer les mentalités sont des responsabilités collectives.

Pour cette 13e édition de sa campagne Octobre Rose, le magazine poursuit son engagement avec le Défilé des Guerrières, qui célèbre cinq années d’espoir, de solidarité et de mobilisation aux côtés des femmes confrontées à la maladie.

Au cœur de ce rendez-vous, seize Guerrières, avec un message qui dépasse le seul combat contre le cancer : celui de la dignité, de la confiance en soi et du droit de chaque femme à rester pleinement elle-même, quelles que soient les épreuves traversées.

Au-delà du spectacle, le magazine féminin entend rappeler que la lutte contre le cancer du sein ne se limite pas à la prévention et au dépistage. Elle exige aussi de briser les tabous, de combattre les préjugés et de mieux accompagner les femmes tout au long de leur parcours.

Le Défilé des Guerrières rend hommage à ces femmes dont le courage transforme l’épreuve en une parole d’espoir, ainsi qu’aux familles et aux proches qui les soutiennent.

Billetterie : Teskerti.

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